WASP
The Neon God : Part 1 – The Rise (2004)
genre : Heavy Rock Metal conceptuel
8/10
Sanctuary Records/Noise Records


Blackie Lawless et ses sbires sont de sacrés phénomènes ! Après la douloureuse expérience de leur premier album concept, The Crimson Idol, sorti en 1992, mais qui connut néanmoins un gros succès commercial, WASP remet le couvert avec cette fois-ci carrément une histoire complète en deux volumes dont le premier volet de 52 minutes sort ce mois-ci, le deuxième paraissant en juin. L’avenir dira si c’était un bon calcul de sortir deux disques en un temps si peu espacé, mais à la différence de 1992, le métal est revenu en force, et Kurt Cobain et le grunge sont morts ! Le risque n’est peut-être pas si grand non plus, car l’écoute de cet album nous montre un groupe en pleine possession de ses moyens, oeuvrant dans une sorte de heavy rock très californien, qui sait quand même se faire assez rapide et agressif quand il faut (Wishing Well, X.T.C Riders, The Running Man…) ou très mélodique comme en témoignent les nombreuses intros à la guitare sèche en arpèges (Why Am I Nothing, The Red Room Of The Rising Sun, What I’ll Never Find, Me & The Devil…) et qui recèlent de très bons solos. Par contre et c’est toujours là le problème, la compréhension de l’histoire très alambiquée de ce concept album ne sera pas aisée si vous ne maîtrisez pas l’anglais, d’autant qu’elle renferme au moins 12 personnages différents. Cette histoire raconte en gros les aventures pénibles de la vie d’un orphelin qui est tombé un jour sous l’influence d’un mentor lui ayant fait découvrir la métaphysique et l’occulte. Sa vie s’en trouve alors complètement changée mais à un moment, l’élève dépasse le maître et il devient à son tour un gourou avec beaucoup d’influence (The Neon God), en quête d’accession (The Rise en anglais) à un pouvoir supérieur, mais torturé par sa nouvelle position de messie… Oh, et puis après tout, c’est quand même la qualité de la musique qui nous intéresse le plus, et même s’il n’est pas évident de résumer en quelques mots les chansons de cet album, elles arrivent à très bien créer les ambiances qui servent de trame à cette histoire. C’est en ce sens qu’il est très bon et puis, soyons sérieux, c’est aussi du pur WASP, bien agressif quand il faut enfoncer le clou et Blackie Lawless reste quoiqu’on en dise, une des meilleurs et des plus choquants vocalistes de heavy (The Raging Storm) ! Les fans ne seront pas déçus par cet album, même si le côté animal et brutal des premiers albums des pourfendeurs de barbaque qu’étaient les WASP à leur époque, est loin. Quoique… Attendons la suite !


Will