Trivium
Ascendancy (2005)
genre : Metal-core
10/10
Roadrunner Records / Universal


Allez hop, encore du métalcore. La bonne chose, c’est que cette surabondance de disques a le mérite de nous faire ré-apprécier le death mélodique made in Sweden… Nouveaux arrivés dans l’écurie Roadrunner, qui au passage rafle bien la mise de ce que les pseudo intellos du metal appellent la New Wave Of American Heavy Metal, Trivium n’en est pas à son coup d’essai, et son précédent opus, sorti chez Lifeforce, est encore présent dans les esprits. Battant le fer tant qu’il est encore chaud, le groupe nous revient donc avec Ascendancy. Enregistré au mythique studio Morrisound et mixé par le non moins fameux Andy Sneap, cet album place très nettement le groupe dans le haut du peloton, renvoyant 95 % de la production actuelle metalcore (soit 378546 groupes) jouer à la marelle. Après une magnifique intro à la guitare sèche et au piano, le morceau « Rain » déboule, annonçant d’entrée la teneur de cet album, où se mêleront tout au long des 12 titres le hardcore old-school pour les mosh parts, une base indéniablement thrash mais surtout des influences heavy dans certains riffs et surtout dans les solos (n’hésitant pas à surprendre, comme sur « Dying In Your Arms » ou « Departure »… Argh, quel talent de composition !). La voix remplit parfaitement son rôle, sachant être agressive, mélodique même dans les moments de rage et surtout n’ayant pas peur de s’aventurer dans le chant clair. Trivium est enfin la bouffée d’air frais nécessaire à se style au bord de l’asphyxie, grâce à des constructions audacieuses et un sens de l’accroche rare. Tous les morceaux sont amenés à devenir des classiques du genre, aucune faiblesse du début à la fin.

Geoffrey