Slash
Slash (2010)
genre : Hard Fm
6/10
Roadrunner / Warner


Est-il utile de présenter Slash? Génial guitariste des Guns N’ Roses, il a depuis sont départ du groupe multiplié les projets comme le Slash’s Snakepit ou Velvet Revolver, ce dernier restant le plus important. Et en attendant le prochain album de ces derniers, le Monsieur sort aujourd’hui son premier album solo. Un album où, contrairement au Snakepitt, il a décidé de s’entourer pour chaque morceau d’un chanteur différent. Inutile donc de chercher une quelconque unité entre les chansons, il n’y en a pas. Non, cet album nous propose plus des moments de vie, de création, la rencontre entre le maître et de nombreux chanteurs, certains souvent éloignés de la sphère Metal. Un album tout en contraste donc, où chaque morceau est un voyage différent dans la sphère Hard FM US, avec ses titres calibrés pour les radios. Au titre des surprises, Fergie des Black Eyed Peas est bien la plus surprenante. Si l’on connaissait son amour pour les Guns dont elle avait déjà repris un morceau lors d’un concert pour l’anniversaire de Slash (je n’y étais pas, j’ai Youtube comme tout le monde), le résultat est surprenant. Et sauf si la voix de la miss est aussi trafiquée que son visage, elle s’impose ici comme une grande chanteuse de Rock, pour l’un des morceaux les plus catchy de l’album. Car c’est bien le problème : si dans son ensemble, l’album est très agréable, trop peu de morceaux sortent du lot et donnent envie d’appuyer sur repeat. Les grands noms pourtant ne déméritent pas, et Ozzy, Iggy Pop ou Lemmy brillent par leur patte, alors que d’autres, comme Chris Cornell, sont sous-exploités. Et que dire de l’instrumental « Watch This », avec Duff Mc Kagan et Dave Grohl, où l’on attendait ce dernier plutôt derrière le micro. Slash n’a jamais été le guitariste le plus technique, mais il est sûrement celui qui sait comment faire groover une guitare, et ses influences blues et rock s’expriment sans contrainte sur l’ensemble de l’album. Orienté rock certes, l’album fait aussi une incursion dans le Metal plus burné avec « Nothing To Say », porté par la voix de M. Shadow d’Avenged Sevenfold. Un album tout en contraste donc, qui ravira les fans du chevelu à chapeau, même si celui-ci n’arrive peut-être pas au niveau du It’s Five O’clock Somewhere du Snakepit, mais qui démontre s’il en était encore besoin que Slash reste un des plus grands guitaristes du Rock.

Site : http://www.myspace.com/slash

Geoffrey