ENFORCER

Permanente Power...



Olof Wikstrand est un drôle de gars. Peu de gens résisteraient à se moquer de lui en le voyant se tortiller dans son jean moulant sortant des 80’s. Comme au bon vieux temps du Hair Metal. Et pourtant, on a été nombreux à craquer à la sortie du premier album de SON bébé, Enforcer. Le groupe a depuis connu une trajectoire fulgurante, avec un « buzz » conséquent et des dizaines de dates. Et c’est bien évidemment lors de ses concerts qu’Enforcer a bâti sa réputation. Diamonds, deuxième opus du groupe ne fait que confirmer tout le bien qu’on pensait de lui. Il a raison d’y croire, Olof et il a raison d’afficher sans aucun complexe sa vision de la musique, du speed-metal et du show. Vous pensiez que seule la musique compte ? Pas autant que les poses, les fringues, les coiffures… Le look quoi ! Le Hair Metal Is Back, on vous dit !

Interview parue également dans le Metal Obs' 40 de mai 2010

Entretien avec Olof Wikstrand - Par Yath
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Diamonds va sortir très prochainement, comment tu le sens, cet album ?
Ecoute, pour le moment, je l’adore ! Je l’écoute encore tu sais, souvent, chez moi, avec le volume au maximum bien sûr ! Je pense que je vais l’oublier un peu maintenant, surtout qu’on vient de finir l’enregistrement. J’y reviendrai certainement dans quelques mois, pour l’écouter avec un peu de recul. J’ai hâte qu’il sorte en fait !

Le premier album est sorti il y a 2 ans. Tu le vois comment avec le recul, celui-là ?
Je l’assume encore totalement. Je pense qu’il nous représente très bien. Franchement, je défendrais chacune de ces chansons comme au premier jour.

Il vous a surtout fait totalement exploser ! Et honnêtement, avais-tu imaginé un accueil aussi dithyrambique ? Personne ne s’attendait à apprécier un album de speed/heavy…
On s’en fout des tendances et de ce qu’on attend de toute façon... Il y a deux façons de répondre à ta question. D’un côté, je dirais oui, je m’attendais à des retours positifs, vu que moi-même, j’adorais cet album (rires) ! Sincèrement, je le trouvais très bon, et donc je m’attendais à ce que d’autres l’apprécient aussi. D’un autre côté, on joue de la musique inspirée par un courant totalement oublié aujourd’hui. Un style de musique qui n’a pas réussi à percer dans les 80s. Le mélange Speed/Heavy est mort-né à cause de la scène Thrash. Il y a peu de groupes de ce courant : Exciter, Agent Steel et peu de gens s’en souviennent aujourd’hui… Il y a aussi les plus obscurs Mad Max et Danger Zone... Finalement, 30 ans après, peut-être que le timing est bon pour le Speed-Metal.

Diamonds est un peu différent d’Into The Night, votre premier CD.
Oui, bien sûr, on ne peut pas faire le même album tout les deux ans, non ? La différence principale vient du fait que cette fois-ci, on s’est mis à composer ensemble et on est partis de 0. On a attaqué la composition de A à Z, alors que j’avais écrit Into The Night seul. Et je te le dis tout de suite, Diamonds est effectivement un peu plus mélodique, mais il est plus dynamique aussi. Oui, Diamonds sonne plus comme un véritable album, comparé à Into The Night qui était une collection de compos moins cohérentes.

 ENFORCER

Justement, tu parles de dynamique et c’est exactement là où j’allais en venir : l’alternance des tempos et des passages mélodiques semble étudiée au millimètre, et le son est parfait pour le style…
Oui, c’est ce que je te disais : cet album a été pensé comme un tout et la dynamique globale est une des premières choses auxquelles on a pensé. On a essayé d’étudier l’album pour qu’il puisse être écouté dans les meilleures conditions. Et le tracklisting est très important à ce niveau-là. De plus, le son de Diamonds est très naturel et… old-school : il a été entièrement enregistré en analogique, sur un 24 pistes, à l’ancienne.

Tu as monté ce groupe seul, quelles étaient tes ambitions ? Tu te voyais en tournée partout dans le monde ?
C’était en 2005, y a pas si longtemps ! Je n’avais pas vraiment d’ambition, mais au fur et à mesure qu’on donnait des shows, notre ambition est devenue plus importante. Ce n’est pas une blague ce groupe, je veux vraiment conquérir le monde et vivre de ma musique. Ma vie est totalement dédiée à la musique donc je veux vivre ma vie pour Enforcer ! On veut grossir et continuer à enregistrer et tourner.

Vous avez signé chez Heavy Artillery au départ. Comment t’es-tu retrouvé sur ce label américain ?
J’étais en contact avec le boss du label, et ce, avant même d’avoir le line-up du groupe. Il m’a proposé de participer à sa compil’, Speed Kills, ce que j’ai naturellement accepté. J’ai ensuite enregistré le 7’’. Ça m’a étonné qu’il soit partant pour un album d’ailleurs. Ce qui est marrant, c’est qu’il a sorti Into The Night alors qu’il ne croyait pas du tout que l’album allait marcher ! Il pensait que personne n’allait s’intéresser à Enforcer. On leur doit pas mal quand même.

Vous avez une sacrée réputation sur scène. Enforcer, sur scène, est un autre groupe qu’Enforcer sur CD ?
J’irais même plus loin. Enforcer est un groupe de scène, point. Pour nous, le show est hyper important. Je considère même que la musique ne représente que 25% de l’expérience Enforcer. Sérieux, 25%. Le reste c’est : attitude, enthousiasme, agression. Tout est important : nos mouvements, nos poses, nos grimaces, tout ça est étudié et appliqué avec précision sur scène ! On a d’ailleurs pas mal de dates qui arrivent là, j’ai hâte !

Pour finir, comment décrirais-tu Enforcer en 3 mots ?
Energie, speed, evil (rires) !


ENFORCER - Diamonds
Earache / Pias



Myspace : www.myspace.com/enforcerswe