EKTOMORF


Musik macht frei...


C'est pour parler de leur nouvel album, Redemption, que nous avons croisé le chanteur et leader d'Ektomorf, Zoltan Farkas. Un peu nerveux au début, il finira par se détendre et prendre avec légèreté les quelques problèmes rencontrés au cours des dernières semaines. Et c'est finalement sur une touche positive que s'est close cette interview made in Pologne !

Interview exclusive Noiseweb

Entretien avec Zoltan Farkas (chant) par Elisa Wolf
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Qu'avez-vous fait depuis votre dernier album jusqu'à maintenant ?
Depuis la sortie du précédent album en mars 2009, nous sommes immédiatement partis en tournée où nous avons eu l'occasion de jouer sur pas mal de dates avec Volbeat - une expérience géniale - et après de longs mois de concerts, nous sommes rentrés en Hongrie pour travailler sur Redemption. Et nous voilà ! C'étaient deux années très chargées, et il me fallait du temps pour moi afin de travailler proprement sur Redemption. J'avais vraiment envie de donner le meilleur de moi avec ce nouvel album.

Justement, parlons de ce nouvel opus. Et commençons déjà par son titre : pourquoi un tel choix ?
C'est un choix très personnel. Comme pour beaucoup d'artistes, la musique permet d'extérioriser tout ce que j'ai en moi. A chaque fois que la vie m'a joué des tours, ça allait mieux dès que je me mettais à faire de la musique ou à en écouter. La musique, c'est à la fois une rédemption et une thérapie. Mais, en plus de tout cela, j'ai choisi ce titre car l'album est composé de sentiments tels que la haine, la colère ou la peine. Et il fallait quelque chose qui puisse englober et libérer toute cette puissance ou cette violence, appelle ça comme tu veux. La musique rend libre, c'est certain.

C'est très philosophique !
Oui (rires), il y a de ça ! Mais je veux aussi préciser que, bien qu'étant croyant, le titre ne fait aucunement allusion à la religion. C'est très important à mes yeux de préciser cela. Que les gens ne confondent pas les messages.

Tu parlais de puissance.... Que peux-tu me dire concernant Redemption, musicalement parlant ?
Honnêtement, c'est l'album dont je suis le plus fier. J'imagine que chaque artiste dit ça à la sortie d'un nouvel album (rires). Mais j’en suis très heureux, car nous avons réussi à lui donner toute la puissance que nous voulions. C'est un album sombre et puissant, et je pense que c'est la définition principale d'un album de Metalcore. On espère que le public saura l'apprécier à sa juste valeur.

Une rapide question concernant le line-up du groupe. Est-il le même que sur le précédent album ?
A dire vrai, il a changé il y a quelques jours (rires). Ça ne pouvait plus continuer avec Tamas : il était trop accro à pas mal de substances et n'était même plus capable de jouer en studio. J'en avais vraiment marre, j'étais fatigué qu'il soit tout le temps défoncé, ou qu'il se batte. Et par un heureux concours de circonstances, nous avons pu rencontrer et recruter un fan du groupe pour le remplacer à la guitare.

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Vous avez également pu enregistrer un titre avec Danko Jones. Comment s'est déroulée cette collaboration ?
Nous nous connaissions déjà avant, en réalité. Et j'avais toujours eu envie d'enregistrer quelque chose avec lui. Mais le problème était le registre : Danko est plutôt Rock. A la suite d'un concert qu'il donnait dans un festival où nous jouions également, je suis allé le féliciter pour la prestation : j'ai alors appris qu'il connaissait bien Ektomorf et qu'il trouvait le groupe vraiment cool. Autant dire que j'étais très surpris qu'il connaisse ne serait-ce que notre nom (rires). De là est partie l'idée d'une collaboration. Nous avons gardé contact et alors que j'écrivais la chanson « The One », j'ai pensé à lui, me disant que le duo collerait parfaitement. Je lui ai proposé de poser sa voix et il a été très enthousiaste. Le résultat, tu le connais ! Je suis très heureux qu'on ait pu travailler ensemble. Danko est un type génial, d'une grande gentillesse et un musicien exceptionnel !

Niveau collaboration, l'une reste assez surprenante, c'est celle de l'affiche partagée avec Volbeat sur plusieurs dates et dont tu me parlais en début d'interview. Le mélange des genres ne vous faisait pas peur ?
C'est vrai qu'il y avait du challenge ! Les publics sont très différents, mais finalement, tout s'est très bien passé. Le groupe est vraiment sympa, j'ai pu parler avec Michael Poulsen (NDLR : chant, guitare) et me rendre compte que c'était un garçon vraiment cool. L'expérience sera à réitérer, c’est sûr, d'autant que j'aime beaucoup leur musique.

Parlons un peu concerts. L’une des raisons de votre rupture de contrat avec Nuclear Blast était que le label n'avait pas tenu sa promesse de tournée américaine. Qu'en est-il maintenant que vous avez signé ailleurs ?
Ce n'était pas l'unique raison, tu fais bien de le préciser. Disons que, globalement, nous voulions le meilleur pour Ektomorf, ce qui paraît logique ! Avec AFM Records, c'est très différent, et dans le bon sens : nous avons une relation plus humaine et plus saine. Ils prennent en considération nos demandes, sans les laisser moisir dans un placard et on se sent soutenu. Pour ce qui est d'une tournée américaine, on espère pouvoir mettre ça en place au cours de l'année. Mais c'est difficile d'organiser tout cela dans ce pays. Il faut des fonds et des groupes prêts à partager l'affiche. Et je ne pense pas que nous ayons assez de public aux Etats-Unis, aussi.

Et concernant une tournée européenne ?
Elle commencera début février et touchera beaucoup de pays. Malheureusement, rien n'est encore sûr pour la France. Cependant, nous sommes en contact avec le Hellfest et espérons vraiment pouvoir venir y jouer. C'est un peu le passage obligatoire, de nos jours !


EKTOMORF - Redemption
AFM / Underclass


Myspace : www.myspace.com/ektomorf