ALL SHALL PERISH


(The blood), the sweat, the tears....



Il s’en est fallu de peu pour qu‘Awaken The Dreamers, paru en 2008, soit le troisième et dernier album d’All Shall Perish. Suite à quelques problèmes internes et annulations de dernière minute comme cela est monnaie courante dans la vie d’un groupe, nos Californiens se sont ressaisis et ont retroussé leurs manches. Résultat : This Is Where It Ends, un disque de Deathcore mature, plus nuancé et plus mélodique.  

Interview également parue dans le Metal Obs' 49 de Sept. / Oct. 2011

Entretien avec Ben Orum (guitare) par Seigneur Fred et Sophie Carron
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Pourquoi avoir annulé votre show en France et votre tournée européenne en Février 2010 alors que vous deviez ouvrir pour Machine Head et Hatebreed au Zénith de Paris ?
Notre ancien batteur Matt Kuykendall avait décidé de quitter le groupe : on a dû annuler la tournée. Ce fut une période très sombre pour All Shall Perish. Nous étions effondrés mais nous devions nous y remettre, aller de l’avant. Je savais que nous allions réussir, mais quand ? Ce fut très stressant.

Peux-tu nous présenter les nouveaux membres depuis le départ de Jason Richardson (guitare) début 2010 ?
Jason Richardson n’a jamais été un membre d’All Shall Perish, il n’assurait que les tournées pour nous pendant que nous cherchions un membre permanent. Jason nous avait bien dit qu’il ne voulait pas intégrer le groupe. Depuis son départ, Adam Pierce nous a rejoints à la batterie, et Francesco Artusato à la guitare principale. Adam vient du groupe Sea Of Tretchery, et Francesco est professeur de guitare à Trévise en Italie.

Vous êtes originaires d’Oakland en Californie. Etes-vous potes avec les membres de Machine Head ?
Oui, nous sommes de très bons amis de Rob Flynn. Notre chanteur s’entraîne avec lui parfois. Ils sont une légende de la Bay Area et nous étions très excités à l’idée de jouer avec eux cet été pour le Mayhem Tour.

Comment se porte la scène Metal à Oakland actuellement et quelles sont vos racines ?
La scène ici est très forte. Il y a beaucoup de groupes qui doivent travailler dur pour s’en sortir et se faire connaître, tu sais. C’est dur, surtout avec la crise économique actuelle. Quant à nos racines, elles sont issues du Death Metal des 90’s : on a tous grandi avec Morbid Angel, Carcass, Deicide, Cannibal Corpse, Dissection…

Suite à ce changement de line-up, comment avez-vous travaillé sur ce quatrième album ?
Nous travaillons tous ensemble. Tout le monde est très relax et s’entend bien. Chacun est prêt à faire évoluer l’idée de l’autre : c’est un environnement très positif.

Vous êtes très productifs depuis vos débuts et vous tournez beaucoup. Cela vous a-t-il aidés pour aborder l’enregistrement de ce nouvel album ?
Cela nous aide à nous focaliser sur l’essentiel, nous sommes donc plus rapides. Nous allons d’ailleurs sûrement écrire le prochain album très vite.

ALL SHALL PERISH

Cet album est relativement varié : il y a beaucoup de mélodies avec des riffs très travaillés (« Procession Of Ashes », « Pure Evil »). Penses-tu que cela soit dû à la mode des soli de guitares dans le Metalcore et le come-back des vieux groupes de Heavy ?
Nous avons toujours eu de supers leads à la guitare. Nous essayons de ne pas suivre les tendances et écrivons toujours la musique qui nous plaît plutôt que de faire ce que les autres attendent de nous. Si tu essaies d’être à la mode, tu te retrouves avec un album qui tombe vite à l’eau… Je ne le recommande pas aux groupes. Ecrivez toujours ce que vous ressentez !

Vos textes sont souvent engagés politiquement. Quels sont les thèmes principaux développés cette fois ?
La religion, le suicide, les manipulateurs, la surpopulation... Nos thèmes sont assez variés. Le message principal est que la vie contient une date d’expiration. Chaque chose a une fin, alors assure-toi de faire ce dont tu as envie avant la date fatidique !

C’est un superbe dessin en rapport avec vos textes qui illustre l’album. Que représente-t-il ?
Un homme mis à mort par les pouvoirs, les institutions, comme l’Eglise ou l’Etat. La victime est aveuglée par un drapeau Américain sur la tête. Il y a beaucoup de symboles forts.

Votre chanteur Eddie excelle sur This Is Where It Ends. Il assure tous les growls ?
Il y a quelques vocaux de notre bassiste Mike, mais sinon Eddie assure tous les chants. Il chante depuis longtemps et il a une technique d’échauffement bien à lui qui implique un travail sur la respiration.

Vous avez tourné en Russie en 2008 et avez aussi joué en Sibérie (Irkoutsk, Novossibirsk, Tomsk et Omsk). Quels sont vos meilleurs souvenirs ?
Ce fut une expérience inoubliable. Mon meilleur souvenir a été d’avoir donné un donut à un énorme ours brun en cage près du plus grand lac du monde. Puis nous avons déjeuné sur le lac… La pire nourriture que j’aie jamais mangée de toute ma vie (rires) !

Quels sont les projets d’All Shall Perish d’ici la fin d’année et l’année prochaine ?
Nous continuons de tourner avec Disturbed et Megadeth pour le Rockstar Mayhem Tour cet été. Puis on va jouer avec The Black Dahlia Murder. Après ça, on espère aller en Europe, en Asie et en Australie.


ALL SHALL PERISH - This Is Where It Ends
Nuclear Blast / PIAS



Myspace : www.myspace.com/allshallperish