MORBUS CHRON


Découverte made in Sweden… 



Morbus Chron nous vient de Suède et sort son deuxième album intitulé Sweven, le premier pour la grosse écurie allemande Century Media. Même si certaines influences death metal « old school » restent palpables, le groupe parvient à proposer un disque intéressant et moderne, qui ne sera pas pour déplaire aux plus ouverts d’esprit, ceux qui un jour ont pu encenser des groupes comme Voivod ou Death. Adam Lindmark, le batteur, a bien voulu nous présenter son groupe. 

Interview parue également dans le Metallian 82 de Mars / Avril 2014


Entretien avec Adam Lindmark (batterie) par Will Of Death
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En voilà un nom plutôt étrange pour un groupe ! 
Le nom Morbus Chron est le nom d’une maladie (la maladie de Crohn). On a juste un peu changé le nom en intervertissant deux lettres. Quand Edde (guitares) avait quinze ans, sa mère lui disait tout le temps de ne pas manger trop vite, sous risque de chopper la maladie de Crohn. Quand il lui demandait ce que c’était, elle lui répondait juste que c’était une saloperie qui le ferait saigner par le cul. Bref, un nom idéal pour un groupe de death metal, non (Rires !) ?  

Le nouvel album, Sweven, est votre deuxième disque. Peux-tu nous parler de l’accueil reçu par votre premier album, et surtout nous dire en quoi le groupe a évolué depuis ?
Nous avons évolué en tant que personnes, ce qui a influé évidemment sur le groupe. Les deux compositeurs principaux, Robba et Edde, avaient juste seize ans quand la démo Splendor Of Disease est sortie et le charme adolescent et l’attitude qu’on ressent à l’écoute de cette cassette sont sincères. Avec notre premier disque, Sleepers In The Rift, nous voulions sortir un album qui rende hommage au death metal qui nous a bercés, mais en y mettant notre grain de sel. Tout ce que nous avons publié nous est toujours venu naturellement, nous ne nous sommes jamais assis en nous disant : « faisons un album qui sonnera comme ceci ou comme cela… ». En termes de réactions, nous avons eu droit à tout : « ça sonne comme un mec pétant dans une baignoire » ou encore « c’est le truc le plus dégueulasse que nous ayons entendu depuis longtemps », tandis que d’autres nous ont encensés. Je pense que si tout le monde nous aimait, c’est qu’on ne ferait rien de bon.

MORBUS CHRON 
 
En écoutant Sweven, j’entends des touches de death metal « old school » mixées à des éléments beaucoup plus modernes, voire progressifs. Tu es d’accord ?
Toutes les idées sont venues naturellement à Robert, qui écrit la majorité des titres. On n’a rien décidé au départ mais évidemment, il reste pas mal d’influences death metal « old school » : on adore des groupes comme Entombed, Repulsion, Death et bien sûr Autopsy. Nous n’abandonnerons jamais cela. Mais nous avons senti que nous ne pourrions pas enregistrer un autre album qui sonne comme Sleepers In The Rift, simplement parce qu’il nous était impossible de faire mieux. Je ne sais pas si Sweven sonne de manière plus moderne mais il est définitivement plus progressif. Avant, tu pouvais entendre d’où venait notre inspiration, au travers de tel ou tel riff, mais cette fois, l’album ne sonne comme rien d’autre que du Morbus Chron.

Morbus Chron est original, voilà un point acquis, mais que pourriez-vous rajouter pour convaincre définitivement les auditeurs d’écouter votre disque ?
Nous sommes vraiment fiers de cet album mais nous savons aussi qu’il pourra à la fois provoquer l’enthousiasme ou la haine. Les gens qui sont opposés au modernisme ne vont pas l’apprécier mais au contraire, les plus ouverts d’esprit trouveront certainement une nouvelle profondeur à la musique et de nouveaux détails à chaque écoute. Merci pour l’interview ! 
  


MORBUS CHRON – Sweven
Century Media


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