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BLACK STONE CHERRY |
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Coincé entre un Volbeat survolté et un Mass Hysteria qui a fait monter 30 personnes du public sur scène pour danser (!!), Black Stone Cherry avait tout à prouver ce soir à la Laiterie. Mais ceux qui avaient des doutes ont été rassurés dès le premier riff de « Rain Wizard ». Ces jeunes loups qui viennent d'une ville de 1600 habitants ont tout ce qu'il faut pour devenir énormes. Le son des guitares est gros et puissant, le batteur est absolument déchaîné et maltraite son kit avec une puissance monstrueuse et les guitaristes (surtout Ben Wells) sortent tous les classiques des poses de rock-star. Le chant de Chris Robertson est parfait, même s'il est un peu oublié dans le mix. Le résultat est qu'après 2 petites chansons, le groupe attaque Hell and High Water et c'est la folie dans le public ! L'assistance au départ attentiste est parfaitement rentrée dans le concert et se déchaîne à son tour. Black Stone Cherry n'est pas seulement impressionnant par la qualité de ses chansons ou sa qualité technique. Il y a cette foi incroyable et ce plaisir jamais dissimulés de jouer. Ils ont joué en première partie d'Aerosmith, gagné des tas “d'awards” de meilleur jeune groupe etc... mais même devant une Laiterie dégarnie, avant Mass Hysteria, ils jouent comme si c'était le concert de leur vie.
Finalement quand John Fred Young nous parlait du plaisir
de jouer partout (cf interview), on veut bien le croire. La mise en scène est
simple, “old school”, et met en valeur chaque musicien. Les hits défilent et on
ne peut pas choisir un titre favori parmi les monumentaux « Maybe
Someday » et « Lonely Train »... Le groupe nous a en plus
gratifiés d'un medley magnifique de Muddy Waters, plein de blues, plein de
feeling. On n'était pas à Strasbourg ce soir-là, mais bien aux USA ! La fin du
concert s'étire, le groupe ne veut pas quitter la scène et le public
l'encourage à rester ! Des solos avec poses guitar-hero, une reprise de Jimmy Hendrix, le solo avec
les dents compris (!!) et un final avec le trio basse/guitare qui joue derrière
la tête, un batteur qui tape sur la guitare de Wells avec ses baguettes...Un
délire total qui révèle une énorme maîtrise technique et un groupe
incroyablement mature pour son âge qui rend hommage aux grands anciens. Black Stone Cherry quitte la scène presque avec regrets, le public l'ovationne et le RDV est pris pour le stand du merch après le set de Mass Hysteria pour une séance d'autographes durant laquelle le groupe salue chaleureusement chacun de ses fans du soir. Finalement, le meilleur moyen de résumer cette soirée est une parole de Jon Lawhon (basse) après le concert “Tu sais, on a tourné aux States avec Black Label Society et tous les soirs, c'était pareil. Personne ne nous connaissait, on a du sortir le grand jeu à chaque date pour convaincre les gens et ça s'est trop bien passé ! Je pense que c'est ce qui nous place au-dessus de beaucoup de groupes. Tous les soirs, on se défonce pour montrer aux gens ce dont on est capables”. Amen mec, et merci pour ce moment inoubliable. Yath |
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BEHEMOTH / KATAKLYSM / ABORTED / LYFTHRASYR |
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Toutes les photos de cette date en ligne là :
Photos BEHEMOTH + KATAKLYSM + ABORTED + LYFTHRASYR sur Noiseweb Premier concert “lyonnais” de ma carrière noisewebienne, et très bon souvenir ! ABORTED - Sanguine Verses (by Will Of Death) Quelques minutes de changement de plateau, une bonne bière derrière, histoire de voir ce que fait l’Af-Sud face à nos bourreaux argentins dans l’autre demi-finale, diffusée sur les nombreux écrans HD du Ninkasi Kao, qu’est venu le temps, non pas des rires et des chants, mais de la boucherie québécoise ! KATAKLYSM débarque sur scène et ça va faire très mal ! Tabernacle, c’est pas de la zique de tarlouzes, ça !!! Comment résister aux riffs thrash / death de Kataklysm, et à la bonne humeur communicative de Maurizio sur scène, qui aidera à de nombreuses reprises les fans à monter sur scène pour slammer ? Comment résister à ces tueries que sont 'In the arms of devastation', 'Serenity in fire', ‘’Face to Face to War’’ ou encore « Crippled And Broken » (voir vidéo) ? Parfaitement exécutés, avec un son d’enfer, ces titres sont autant de mornifles dans la gueule ce soir, d’un public démonté et qui s’achève définitivement sur un ’’In Shadows And Dust’’ d’anthologie ! Vraiment à chaque fois, Kataklysm met tout le monde d’accord. Vivement un nouvel album maintenant !! KATAKLYSM - Crippled And Broken (by Will Of Death) Changement de ton et d’intensité une nouvelle fois quand Nergal et sa troupe débarquent sur scène, pour, donc, leur ultime date en Europe avant un bon bout de temps… BEHEMOTH est grand, on le savait sur album, mais en live, le groupe est devenu une vraie machine de guerre, impitoyable et implacable. 1 h 30 de black/death aussi furieux, faut se les enquiller ! Les Polonais donnent tout ce qui leur reste d’énergie pour le public, et les ’Demigod’, ‘’Conquer All’’ (voir vidéo ci-dessous), ’Prometherion’, ’’Christgrinding Avenue’’, ‘’Summoning Of the Ancient World’’, l’ancien "Chant for Eschaton" ou encore ‘’Slaves Shall Serve’’ résonnent encore dans nos oreilles comme autant de tueries, parfaitement exécutées, et dotées d’un son cataclysmique. Vers la fin du set, BST d’Aborted, apparemment bien chaud, vient faire le con sur scène, en sautant comme un jeune cabri, complètement à poil, avec pour seul « cache-col » une chaussette qu’il a bien du mal à tenir… C’est du bon délire, et le pire, c’est que le groupe polonais continue comme si de rien n’était… Mention spéciale à Inferno, le batteur, qui nous gratifie d’un solo de batterie infernal justement, juste avant d’enchaîner sur « Slaves Shall Serve », et de finir par cracher du feu en fin de concert. Le groupe revient une dernière fois pour nous achever avec une reprise punk du "I got Erection" de Turbonegro, remaniée à la sauce Behemoth, donc hyper lourdingue et bien grasse… BEHEMOTH - Conquer All (by Will Of Death) Conclusion : |
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METAL MEAN FESTIVAL / 21 Juillet 2007 - Méan (B) GRAVE + ENTHRONED + MELECHESH + NECROPHOBIC + MANEGARM + PENUMBRA + DESTINITY |
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Voici la vidéo que j'ai filmée de Rebirth Of The Nemesis, et qui a été publiée effectivement sur le site de Myspace de Melechesh, voyez ci-dessus : MELECHESH / REBIRTH OF THE NEMESIS - Live in Méan Festival (vidéo by Will Of Death)
Pour voir toutes mes videos :http://www.youtube.com/user/WILLovDEATH Melechesh rules !!! Darken & Will Of Death |
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KORITNI + SCOTTLAND / 5 Avril 2007 - Le Splendid / LILLE |
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Lex Koritni aurait-il trouvé en notre hexagone une seconde patrie ? C’est la question que l’on peut se poser tant les rapports entre le chanteur australien et la France tendent à s’approfondir ces deux dernières années. Un premier album franco-australien avec Green Dollar Colour, un management bien français et un nouveau souffle après le divorce d’avec Anthony DeLemos avec une formation à son nom à l’intérieur duquel officie Eddie Santacreu, un autre Français ! Le tout agrémenté d’une petite tournée et une ouverture pour Scorpions à Amnéville il n’y pas si lontemps ! De là à ce que Lex demande la double nationalité ! Plus sérieusement, le nouveau combo du vocaliste du pays des kangourous était encore en vadrouille sur nos routes pour quelques dates afin de promouvoir son premier opus solo, Lady Luck. Avec une dernière date à Lille au Splendid à laquelle nous avons assisté. A l’entrée, nous récupérons le petit pass photos donné par la caissière qui n’a pas trop l’air d’être dans ses pompes (quelques jours plus tard, j’apprendrai sur un forum qu’elle avait délibérément laisser passer plusieurs personnes sans les faire payer !). La salle est plutôt bien remplie ce soir et j'avoue avoir un peu de mal à croire que c'est Koritni sur son seul nom qui attire tous ces gens. On avait pensé un temps avoir Hydrogyn en première partie vu que la formation américaine menée par Julie Westlake accompagnait Koritni sur la plupart des concerts de cette tournée française mais cela ne fut pas le cas. Un peu dommage car le groupe était en promo ces derniers jours à Lille avec notamment au programme un petit showcase acoustique organisé par le staff de Noiseweb. C’est finalement SCOTTLAND qui a chauffé la salle lilloise. Et de bien belle manière ! Il est vrai que ce covers band dédié à AC/DC époque Bon Scott possède toutes les qualités pour remplir sa tâche : un son clair et puissant, des morceaux de la bande à Angus interprétés avec une incroyable rigueur et surtout un chanteur qui laisse pantois par son aisance et son énergie scénique. Et le tout dans la bonne humeur s’il vous plaît ! J’avoue ne pas être très amateur de cette vague de covers bands qu’on retrouve un peu partout depuis quelques années (notamment chez nos voisins belges et hollandais où là on frôle l'overdose tellement ces groupes pullulent) mais franchement, difficile de faire la fine bouche devant la qualité de l'interprétation que nous propose Scottland. De "Highway To Hell" à "Let There Be Rock" en passant par "Whole Lotta Rosie" ou « Live Wire », c'est une véritable remontée musicale dans le temps époque Bon Scott que nous propose le groupe nordiste. Les musiciens sont super carrés, prennent leur pied et ne jouent franchement pas du tout la carte de la parodie comme le font pas mal de groupes de covers. Chapeau bas au chanteur Eric Fermentel qui non seulement possède un superbe organe (vocal j'entends!) mais aussi un sacré charisme scénique. Vraiment un foutu bon groupe qui a bien fait bouger les têtes des gens des premiers rangs! Scottland parti, la salle va se vider un peu, le public se dirigeant vers le bar et l'enclos des fumeurs. Lorsque nous revenons, force est de constater qu'un certain nombre de personnes ne sont pas revenues du tout! De là à dire qu'elles n'étaient venues que pour la première partie! Plutôt dommage car ce soir, KORITNI va tout de même faire passer un bon petit moment à l'assistance. Complètement sapé dans un look que n’auraient pas renié certains musiciens qui squattaient les charts américains il y a une bonne vingtaine d'années (on s'est quand même bien marrés en voyant la queue de marsupial qu'il arborait à la ceinture! Désolé hein!), on ne peut vraiment pas dire que Lex Koritni soit l'archétype du mec posé. Tout le contraire même! Bouillonnant d'énergie, le bonhomme passe son temps à arpenter la scène et à prendre des poses bien senties dignes d'un certain Axl Rose. Le genre de trucs qui doit en irriter certains! Vraiment rien à redire, on sent le gars complètement investi dans son rôle de frontman et vivant totalement sa musique. Un Lex foncièrement exubérant qui n'hésitera pas même à sauter dans le public pour courir se chercher une petite bière au stand merchandising, se la taper tout simplement parmi les gens avant de remonter sur scène et terminer le morceau en cours! Pas de soucis non plus niveau vocaux, ceux qui connaissent l'album de Green Dollar Colour et celui du nouveau départ de l'Australien savent que le gars possède un joli brin de voix des plus rock'n'roll et qu'il sait très bien l'exploiter. Ce soir, c'est le cas bien que je trouve qu'il ait été desservi (à mon humble avis) par le son. A ses côtés, même si on peut comprendre que cela doit pas être simple "d'exister" sur les planches avec un frontman aussi énergique, les autres membres du groupe assurent aussi le spectacle bien qu'on les sente évidemment plus en retrait par rapport à leur comparse. Jolie connivence entre tous ces gens mais d'un autre côté, on regrettera quand même que le guitariste français Eddie Santacreu n'intervienne à aucun moment durant le set pour s'adresser à ses compatriotes. Un peu dommage tout cela. Bien évidemment, l'essentiel des morceaux joués ce soir sera tiré du seul album du groupe, Lady Luck, ainsi que de celui de son ancienne formation, Green Dollar Colour. La surprise viendra des rappels puisqu'à cette occasion, le groupe reviendra sur scène se fendre de quelques reprises plutôt enthousiasmantes de Guns'n'Roses époque "Appetite for Destruction" comme « Welcome to The Jungle », « Out A Get Me » ou « Paradise City ». Avec une appropriation plutôt convaincante des morceaux des Gunners par un Lex qu’on sent complètement transcendé dans son interprétation sans faille. Jolie conclusion pour une soirée bien rock’n’roll qui aura sûrement contenté les gens présents. Looner |