Machine
Head + Kill
II This au Splendid, 25 novembre 2003 |
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Voilà
ce que l’on peut appeler une journée et une
soirée
de folie… Nous avons assisté ici à un
gros
événement comme il n’y en avait pas eu
depuis
longtemps dans notre bonne vieille ville de Lille. Tout
débuta
avec une interview (confère notre rubrique) d’un
Dave
MacClain très sympathique, fatigué mais loquace.
Nous
avons pu ensuite rencontrer les autres membres du groupe et
découvrir avec surprise un Robb Flynn extrêmement
accueillant, étonnant lorsque l’on
connaît la
réputation de grosse tête qu’a le
Monsieur, et enfin
sympathiser avec un Phil Demmel d’une grande gentillesse (NDR
:
N’est-ce pas Fabien ?). Mais parlons musique maintenant, et
on
peut dire que ce soir on en a eu de la très
bonne… Kill 2
This fait une entrée tonitruante sur scène et
développe son néo-hard-core métal
futuriste de
fort belle manière… Mark Mynett est à
fond,
sautant partout, grimpant sur les enceintes et beuglant à
tout
va… Phil est autant à l’aise dans ses
vocaux
hardcore que dans ses parties mélodiques, enfin tout le
groupe
envoie la sauce !! Il faut dire que ce soir, c’est la
dernière date pour Kill 2 This, donc le groupe veut
fêter
ça, n’oubliant pas l’anniversaire de
Turtle, drum
tech de Machine Head. La part belle est faite au nouvel album, mais le
groupe n’oublie pas Trinity avec 2 Tribes et Figure Of Eight.
Mais l’extase est atteinte avec The Flodd, « Let
The
Heavens Bleed », véritable hit en puissance que le
groupe
interprète à merveille. Mais le meilleur reste
à
venir… Durée
: Set-List
Machine Head : Rappels
: Pierre-Antoine & Will Of Death |
Death
Angel au
Biebob, 8 novembre 2003 |
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Impressionnant
! La claque !!! Quel pied que ce concert de Death Angel, revenu pour le
meilleur, le pire étant définitivement
derrière
(on se rappelle que leur carrière fut stoppée
brutalement
en 1990, suite au crash de leur tour-bus en Arizona, ayant
laissé sur le carreau pendant plus d’un an leur
batteur
Andy Galeon, encore aujourd’hui particulièrement
marqué au visage…) ! Set-List
: Will Of Death |
Symphony
X + Headline
au Splendid, 4 novembre 2003 |
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Nous
partîmes 50, mais par un prompt renfort, nous fûmes
environ
400 en arrivant au port… ce fut la fin de
l’Odyssey, mais
pas de l’aventure… et l’honneur Lillois
était
sauf ! Will Of Death |
Opeth
+ The Old Dead
Tree au Biebob, 26 septembre 2003 |
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Après avoir subjugué tout le monde avec Damnation, l’album calme du groupe, Opeth se devait de refaire une apparition après la tournée Deliverance, pour interpréter sur scène ces petites pièces magnifiques. Et bien, tous ceux qui étaient présents ce soir peuvent dire qu’ils n’ont pas été volés. Opeth était le maître à bord et personne n’est près de les surpasser en ce qui concerne l’émotion dégagée sur scène. Set-list classique mais très efficace, Opeth commence par passer en revue Damnation d’une seule traite avec une mention spéciale pour l’impro de 4 minutes à la fin de Closure, impressionnant !!! L’esprit rock 70’s est bel et bien présent. Un grand bravo aussi à Per Wiberg (Spiritual Beggars) qui accompagne le groupe au clavier et nous gratifie d’un solo superbe de mellotron sur "In my time of need". Opeth poursuit ensuite avec les morceaux calmes de tous ses albums, "Benighted" en tête. Le grand moment de cette deuxième partie du show est surtout la reprise de "Soldier of Fortune" (Deep Purple), où Mickael Ackerfeldt démontre qu’il n’a rien à envier à David Coverdale…Le groupe s’en va après "Face of Melinda", mais pour revenir une dernière fois pour jouer "Harvest", aaahhhh !!! ; chose surprenante car le groupe l’a jouée peu souvent sur scène (voire jamais). Ravi et comblé, tel était le public à la fin de ce superbe show fort en émotion. Opeth maîtrise et vient de démontrer une fois de plus son énorme talent, était-il encore nécessaire de le faire ? Un concert inoubliable. Set-List
: 1er
rappel : 2ème
rappel : Pierre-Antoine |
Festival
de Raismes,
13 septembre 2003 |
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Comme
depuis 6 ans maintenant, le festival de Raismes qui ne cesse de prendre
de l'importance puisqu'il se déroule sur deux jours depuis
l'an
dernier, s'est déroulé dans une ambiance bon
esprit et
chaleureuse dans le grand parc du chateau de la Princesse de la Base de
Loisirs de Raismes : un grand carré de verdure qui fut
envahi
vers 15h par une horde de métalleux chevelus ou non, de tous
les
âges, de tous les sexes et de presque tous les horizons
(goths,
hardos, blackos et fans de heavy), voguant entre les marchands de
kebabs, les stands de CDs (à bon prix) ou s'agglutinant
autour
du "kiosque à bières" dressé
près de la
scène. Cette année, l'affiche de la
journée
"metal" du festival était peut-être moins
alléchante que les années
précédentes pour
le public du Nord : excepté Freak Kitchen,
décidèment très populaire, et Evergrey
(qui monte
qui monte), le reste des groupes n'étaient pas de grosses
pointures et il y avait un peu moins de monde que pour SUP, Pain of
Salvation et Edguy en 2002. Anne-Céline |
Belgian
Doom Night 2003 Skepticism + Insanity Reigns Supreme + Pantheist + Despond + Cambian Dawn + Until Death Overtakes Me Samedi 19 avril Club Mundo, Zottegem, (Belgique) |
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Pluvieuse et grise soirée que celle de ce 19 avril ; après un long périple à travers les pâturages belges, nous arrivons finalement à Zottegem, bourgade ferroviaire sans âme ni intérêt, recroquevillée autour de son centre ville désert, constituée à première vue d’une unique rue piétonnière. A quelques dizaines de mètres de là se dresse entre une friterie et une gare désaffectée le club mondo, petite bâtisse de couleur vive, où se déroule déjà dans une salle sombre et inévitablement enfumée ce qui s’avérera être cependant un des hauts faits d’armes du mouvement doom sur scène cette année. Arrivés malheureusement trop tard pour profiter du funeral doom ascétique de Until death overtakes me (remplaçant au pied levé Fall of the grey winged one, autre projet du même homme, Stijn, éminence grise de la scène doom belge), nous nous contenterons de recommander instamment l’écoute des deux superbes démos et du premier album « Prelude to monolith » du groupe, odes planantes et minimalistes au désespoir sur lesquelles nous reviendrons . Cambian dawn, lui, va radicalement modifier l’ambiance en nous assénant sans pitié son stoner doom dynamique et entraînant, très influencé par un Cathedral post « forest of equilibrium », ou encore par un Electric wizard toute première époque, infiltré par de larges touches rock plus conventionnelles mais néanmoins fort agréables. En un mot : convaincant, et en deux : à suivre. Après une pause repas au proche gastronome précédemment cité, nous découvrons avec surprise Despond, évoluant lui dans un doom death mélancolique influencé de manière évidente par les anciens My dying bride , mais néanmoins personnalisé par des riffs plus durs et plus lents, délestés de claviers trop évidents. Bien bonne surprise dans tous les cas, ce groupe présente donc lui aussi une personnalité évidente et instaure une tension préalable idéale annonçant LA révélation de la soirée : Pantheist. Ce groupe belge, pour lequel la soirée commentée ici représentait le lancement de son premier album « o solitude » , nous livra un set à l’ambiance mystique et fascinante, au cours duquel l’intégralité de l’album précité fut évoqué. Evoluant dans le registre d’un funeral doom très lent et très travaillé, bénéficiant de la présence de très nombreux arrangements néoclassiques du meilleur goût, ce groupe fut sans conteste l’un des plus impressionnants, et est promis à n’en pas douter à une reconnaissance rapide et unanime. Mention spéciale à « Envy us » , durant laquelle le groupe procède à une refonte réussie et respectueuse de la 7e symphonie de Beethoven, tout en évitant l’écueil du massacre métallique. Quelques minutes plus tard, le ciel va néanmoins s’assombrir, et pas dans le meilleur sens du terme, avec la prestation parodique de Insanity reigns supreme, toute en pentacles sumériens, candélabres IKEA, et cris de gorets. Ce groupe culte ne nous a donc pas convaincu sur scène, pas plus que son doom death poussif et répétitif au possible. Trop bourrin pour le cadre de cette soirée ambiante et recueillie, le groupe sembla néanmoins recueillir les suffrages des plus furieux d’entre nous. En bref, peut être à découvrir sur disque… Enfin s’annonça l’attente décisive nous séparant du show de Skepticism . Petite explication préalable : ce groupe finlandais représente ce que le doom peut engendrer de plus intéressant et original, tant au niveau instrumental (l’utilisation de l’orgue et de la guitare est ainsi très peu conventionnelle, la voix gutturale se rapproche plus du soupir que du cri), de plus angoissant ( l’atmosphère indescriptible qui en résulte est la plus suffocante que l’on puisse imaginer),de plus lent, et de plus mystérieux ( Qui sont ces gens capables de produire une telle horreur ? Qu’est ce qui peut motiver et expliquer cela ? ). Etant réfractaires aux appareils photos, et aux interviews en général, à quoi pouvait on s’attendre ? Au bout d’une demi heure , nous vîmes quatre hommes en costumes sombres et chemises blanches , plus proches en apparence du cadre diplômé que des monstres auxquels nous pouvions nous préparer, fendre la « foule » et s’installer sur scène . Aucun mot ne fut prononcé. On peut être tenté de décrire ce qui suivit plus comme une expérience religieuse que comme un vulgaire concert. Un organiste cadavérique, suintant le malaise et la maîtrise de son art, consumant clope sur clope, pianotant d’un air désabusé, produisant des sonorités tantôt sourdes, tantôt dignes d’un requiem ; un vocaliste au bord de la rupture, les yeux rougis par la tension, par la concentration, et sûrement par beaucoup d’autres choses…un percussionniste dont la moindre frappe (et elles sont rares) vous retourne le ventre, et enfin un guitariste discret gelant de ses lents phrasés les quelques centimètres de mercure restants. La réaction du public, quoique interloqué, fut respectueuse et attentive, quelques applaudissements résonnant à la fin de chaque morceau (soit une fois tous les quarts d’heure). On ne peut blâmer celui ci : la musique de Skepticism est une abomination, très perturbante , peu encline aux démonstrations physiques et de toutes manières très éloignée du métal. L’impression d’une représentation théâtrale ne nous quitta à vrai dire pas un instant, renforcée par un éclairage latéral blafard mettant en évidence la transe des musiciens durant toute la durée du show. Les murs et les jambes tremblant sous la puissance de l’orgue, la fin du concert (1h10) nous laissa choqués. On peut d’ors et déjà affirmer que les morceaux de « farmakon », arlésienne prévue depuis octobre, ne dépareront pas aux côtés des classiques que sont « the march and the stream » , « the everdarkgreen » ou « aether ». On souhaitera donc bon courage aux dépressifs qui pouvaient être présents parmi nous ce soir là. Matthieu |
Soulfly
+ No Flag 15
Mars 2003 à l'Aéronef (Lille) |
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Ce
n’est pas peu dire que la venue de la Soulfly Tribe
était
attendue non sans une certaine nervosité, la
présence de
1800 metal freaks à la dédicace
organisée à
la FNAC l’après-midi même en
témoigne (du
jamais vu selon le responsable de la
sécurité…),
les gars de Soulfly signant allègrement posters, guitares et
se
prêtant sans sourciller au jeu des photos… Will Of Death |
Opeth
+ Madder Mortem
5 Mars 2003 au Biebob (Vosselaar) Opeth + Madder Mortem + Ellipsis 6 Mars 2003 au Splendid (Lille) |
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Le
qualificatif de "génie" est-il usurpé lorsque
l’on
parle de metal extrême ? Ne doit-on l’appliquer
qu’à la musique classique, à la
peinture ou
à toutes autre forme d’art qui ne
s’affilie pas
à la modernité ? Et bien moi je dis non, car les
musiciens d’Opeth, et Mickael Ackerfeldt en tête,
sont des
représentants, des icônes vivants de ce que
l’on
fait de mieux en musique. Non, non je n’en fais pas trop. Les
prestations de ces deux soirs, ainsi que la carrière
discographique du groupe nous le prouvent encore une fois. Set-List : The Leper Affinity - Advent - Deliverance - Godheads Lament - Creedence - Serenity Painted Death - A Fair Jugdment - Rappel : Demon On The Fall Pierre-Antoine |
Paradise
Lost - Samael
- Cathedral + Without Face - Autumn – Tapping The Vein
à
l'Hof-Ter-Loo (Belgique) 1/03/2003 |
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Etant
arrivé plus ou moins volontairement en retard, je suis
obligé de faire l’impasse sur la prestation des
trois
premiers groupes. Au dires des autochtones, les prestations ne furent
pas mémorables, à part peut-être un
petit plus pour
Without Face. Pierre-Antoine |