X-MAS
FESTIVAL /
Anvers (Belgique) – Hof ter Loo - 19 décembre 2004 |
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Voici donc le festival de cette fin d’année qui se termine et pour une fois, le sentiment est mitigé. Pourtant, sur le papier, nous pouvons dire que nous avons été chanceux, car comme c’était la dernière date de la tournée, Unleashed, Dark Funeral et Scarve avaient été ajoutés à l’affiche initiale. Mais franchement, on avait déjà connu mieux. Ou plutôt, peut-être que tous ces groupes reviennent trop souvent à l’affiche soit du X-Mas soit du No Mercy. Et puis, franchement, la présence de Finntroll, on aurait pu s’en passer, mais nous y reviendrons… SCARVE : Arrivés vers 13 h 40, nous loupons les 3 premiers titres
de
nos frenchies, qui atomisent comme à leur habitude
maintenant
une salle à moitié remplie. Les gars sont en
pleine forme
et remplissent parfaitement leur contrat grâce à
leur
death technique. La fosse n’est pas encore un champ de
bataille
mais ils reçoivent toutefois un très bon accueil
d’une salle où il y a, c’est vrai, quand
même
pas mal de Français. Ceci dit, il semblerait que,
malgré
un son désastreux en juin dernier, le passage du groupe au
Graspop ait porté ses fruits, vues les mines
réjouies de
nos voisins mangeurs de frites. De plus, pour une fois, ils
bénéficient d’un son digne de ce nom.
Première grosse ovation à la fin du concert et ce
n’était pas évident, vue
l’heure ! Ceci dit,
maintenant, on attend un nouvel album, les gars, pour que le show
puisse se renouveler un peu ! BELPHEGOR : Enfin, nous allions pouvoir voir ce que ce groupe, qui nous a pondu cet extraordinaire “Lucifer Incestus” l’an dernier, pouvait bien donner sur scène. Et nous n’avons pas été déçus, car ce sont de sacrés musiciens. Leur death black de folie passe comme une lettre à la poste, et le chanteur Helmuth dégage un véritable charisme sur une scène. Les premiers slams apparaissent tandis que nous avons même droit à un nouveau titre, tiré de l’album qui va sortir en février, dont je n’ai pas retenu le nom, mais qui présage encore du meilleur… C’est par un cataclysmique « Lucifer Incestus » que se termine le show du groupe, qui a eu la délicatesse de me demander à la fin du concert mes photos pour les publier sur leur site, ce qui est fait d’ailleurs ! (www.belphegor.at) BLACK DAHLIA MURDER : On pouvait bien se demander ce qu’un groupe comme ça pouvait faire sur une affiche aussi brutale, très orientée black. Les gars avaient la réputation d’un groupe plutôt hardcore, mais au final, c’est à un groupe de death core aux accents « Suffocationiens » auquel nous avons eu droit. La musique du groupe est particulièrement brutale et lorgne souvent vers le thrash, ce qui n’est pas pour déplaire à un public qui n’attendait que ça pour lancer les mosh-pits. Même si les mecs ne ressemblent à rien sur scène, leur dextérité fait le reste et ils récoltent une bonne réaction du public. N’oublions pas toutefois que l’an dernier à la même époque, c’est à Pro-Pain que nous avions eu droit et que ça avait été l’hystérie complète dans la fosse. Et de plus, les fans de Napalm Death sont là aussi aujourd’hui et BDM aura donc été un parfait groupe pour s’échauffer avant la venue des maîtres du grind. VADER : Aussi bizarre que ça puisse paraître, je
n’avais
encore pas eu l’occasion de voir le groupe polonais sur
scène, alors qu’ils sont des forçats de
la route !
Et puis, quand on est venu avec un mec qui s’appelle Bruno
(le
chauve dans les photos), qui est devenu au fil du temps limite un
proche du groupe (auquel le groupe offre un t-shirt pour sa
fidélité), on se dit qu’il va se passer
quelque
chose ! C’est donc en suivant un Bruno
légèrement
enfumé (!!!) que je ma dirige vers la fosse aux
photographes,
pour suivre un concert qui aura été LA claque du
festival
! Putain, quel groupe, nom de dieu ! D’une
précision
chirugicale, les quatre Polonais nous ont offert une prestation
cataclysmique, à coup de brutal death au son parfait, nous
présentant 3 morceaux du nouvel album, The Beast, pour finir
sur
la désormais traditionnelle reprise du « Raining
Blood
» de SLAYER, dont on se demande encore comment ils font pour
la
jouer plus vite que l’originale avec une telle
précision.
Quand on pense en plus que Peter, le guitariste chanteur, joue avec un
corset pour lui maintenir le dos, je n’ai qu’une
chose
à dire : respect ! Et promis, lors de la prochaine
tournée en tête d’affiche, j’y
retourne pour
avoir du rab, mais à une seule condition, que Novy change de
look, car là, ça fait pitié pour un
groupe de
death ! FINNTROLL : Bon allez, voici pour moi la plaisanterie de la journée. Même si je ne suis pas un true black métalleux, pour moi, l’essence du black, c’est le côté evil, malsain. Déjà sur disque, le groupe ne m’a jamais enthousiasmé et là, sur scène, ça en devient pathétique. Les folkeries sont bien jouées, certes, mais au bout de 2 morceaux, je n’en peux plus, et je ne suis pas le seul, puisque le bar de l’Hof Ter Loo se regarnit très vite pendant le set de ces rigolos. De plus, à la fin du concert de Napalm Death, je discute avec Barney, le chanteur, et il me dit que ces mecs n’ont pas arrêté de se plaindre de toute la tournée et qu’il était temps qu’ils retournent voir leurs mères ! lol… Ambiance. Bref, passons ! DARK FUNERAL : Heureusement, DF allait venir de suite remettre les pendules à l’heure ! Même si le look des musiciens peut là aussi paraître pathétique, leur musique est d’un tout autre calibre et le chanteur Emperor Magus Caligula est un véritable showman, bien qu’il n’en fasse heureusement pas trop ! Des titres comme « The Arrival Of Satan’s Empire » ou « An Apprentice Of Satan » sont toujours de véritables brûlots en live mais que dire de ce « Open The Gates » nihiliste réclamé par tout le public, qui finit de nous anéantir ! Un concert parfait, donné par une des légendes du black suédois, qui aura déclenché des vagues de pogos dans la fosse, chose finalement assez rare lors d’un concert de black. A revoir là aussi avec un show plus conséquent… Et Finntroll peuvent aller se rhabiller ! UNLEASHED : N’y allons pas par quatre chemins, nous attendions au
tournant
la bande à Johnny Ekhlund, tant le dernier album, Sworn
Allegiance, nous avait plu ! Et au final, c’est à
une
prestation beaucoup trop linéaire à laquelle nous
avons
eu droit. Le problème, c’est que toutes les
chansons sont
jouées sur le même rythme, sans beaucoup de breaks
pour
relancer la machine. Alors, même si le groupe
exécute
parfaitement ses titres, ça tourne assez vite en rond. Une
grosse déception en ce qui me concerne, même si
évidemment, nous aurons quand même pris notre pied
sur des
titres comme « Winterland », parfait pour ouvrir le
concert, ou encore le désormais culte « Into Glory
Ride
» ! Au final, nous aurions aimé que VADER puisse
jouer
aussi longtemps qu’UNLEASHED, et pas le contraire ! NAPALM
DEATH : Aaaaahhhhhhh ! Enfin ! Oui, enfin, car un an sans
concert de Napalm, c’est comme un couscous sans merguez,
aucun
intérêt ! Et là, ça faisait
deux ans, alors,
c’est limite comme si on nous avait enlevé la
semoule en
plus !!!! Et là, en plus, d’être aux
premières loges pour prendre les photos, c’est
encore plus
le pied… Barney est de nouveau venu faire son footing
malgré un genou dans le pâté et ce bon
vieux Shane
Embury qui se dégarnit de plus en plus a toujours ce son de
basse aussi crade. C’est trop bon, d’autant que le
groupe
est très en forme, dernière date de la
tournée
oblige. Dès le début du set, la fosse
n’est plus
praticable et devient même carrément dangereuse,
pour peu
que l’on se prenne un slammer sur la gueule alors
qu’on est
en train d’essayer de shooter la photo ultime de Barney !
Difficile parfois d’être le photographe de
Noiseweb…
Mais encore une fois, que c’est bon le Napalm servi comme
plat de
résistance ! Putain, comment résister
à des titres
comme « Instinct Of Survival », « Suffer
The Children
» ou encore ces bonnes vieilleries telles « Scum
» ou
encore le mythique « Breed To Breathe » ?
Prié au
bout de 3 morceaux de déguerpir de la fosse pour des
problèmes de sécurité
évidents, c’est
de la salle qu’on apprécie encore mieux le set des
Anglais. De leur dernière production en date, ils joueront
la
reprise de CRYPTIC SLAUGHTER, « Lowlife »,
où Mitch
Harris donne de la voix. Autant la prestation d’Unleashed fut
poussive, autant là, on ne voit pas le temps passer !
ENORRRRMMMEEEE ! Vivement la prochaine tournée et le nouvel
album, dont deux titres furent joués ce soir et qui,
croyez-moi,
vont encore rejeter la concurrence à des
années-lumière de la constellation de Birmingham
! MARDUK : Qu’allait bien pouvoir faire le groupe de black norvégien après une telle boucherie ? On craignait le pire, mais c’était sans compter sur la troupe de Morgan Håkansson ! Ce groupe, comme son imagerie et ses vues politiques le décrivent, est une véritable machine de guerre à riffer. Et enfin, ils ont un chanteur en corrélation avec ce que doit être le black : l’incarnation de la haine ! Mortuus, le nouveau chanteur, est pour moi le mec le plus hideux et haineux qu’il m’ait été donné de voir sur scène, et en plus, au niveau vocal, il ne fait pas semblant ! Ses parties de chant sont littéralement arrachées à ses cordes vocales, passées au barbelé… Du grand art satanique, où les mid-tempos sont un peu plus présents que par le passé, ce qui rend la prestation du groupe encore plus pesante. Les éclairages par derrière rendent grâce au groupe, même si ce n’est pas évident à prendre à photo, parvenant à créer une ambiance assez surréaliste. Une excellente surprise en tout cas, qui confirme tout le bien qu’on a pensé du nouvel album sous forme de retour aux sources, Plague Angel. A revoir dès le mois de mars pour la tournée européenne ! Conclusion : un bon festival, mais sans plus. A l’avenir, gageons que de nouveaux groupes seront à l’affiche, bien que Vader et Napalm Death aient quand même tout déchiré ! Prochaine étape : le No Mercy avec Six Feet Under et surtout NILE, en mars ! Will Of Death |
DISSECTION + Watain / Salle Alfa – Brakel (Belgique) - 11 Décembre 2004 |
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5 semaines après nous être rendus au Tatoo The Mind Festival, nous avions donc la possibilité de revoir la bande de Jon Nödtveidt, et enfin, de pouvoir acheter ce fameux t-shirt de la tournée, pour lequel j’ai failli me prostituer auprès de Tonton de VS ! Et une fois de plus, la musique enivrante de DISSECTION ne nous aura pas déçus… Tout d’abord, la salle Alfa ressemble plus à un bunker qu’à autre chose, pouvant contenir 450 / 500 personnes et on craint le pire question acoustique. Initialement, cette date en Belgique devait avoir lieu à Sint-Lievens-Houtem, dans une salle deux fois plus grande, mais faute de disponibilité, le concert a dû être déplacé à Brakel. Or, les organisateurs ont eu la bonne idée de ne pas pousser les enceintes à fond, et les deux concerts ont été parfaitement audibles. Premier bon point. Deuxième bon point, comme d’hab’, les organisateurs de concert belges ne prennent pas les métalleux pour des vaches à lait, et les mousses se négocient autour de 1,50 € ! On est très loin des 3 € pratiqués en France ! Enfin, 3ème bon point, Dissection nous a encore régalé ce soir ! Vers 20h30, c’est le groupe allemand WATAIN qui se voit attribuer le privilège d’ouvrir la soirée, devant une salle blindée. La lumière s’éteint et tout à coup, une odeur pestilentielle envahit les premiers rangs ! Qu’est-ce que c’est que ça ? En fait, WATAIN vient d’inventer un nouveau concept : le concert métal en odorama ! Renseignements pris à la fin du show, c’est en fait le sang que les musiciens ont répandu sur leur corps et que le chanteur a bu (!) qui chlingue comme ça, puisque ça fait 2 mois que ça macère dans une bonbonne spéciale ! Incroyable… et novateur, sauf qu’on se demande bien si les mecs ne vont pas chopper un scorbut ou une autre maladie à force de se foutre ça sur le corps. Limite gerbant. Ce côté crade est accentué par le look incroyable du nain chanteur, fait de loques dégoulinantes et de cheveux passés dans les cendres ! Côté musique, par contre, rien de bien extraordinaire : WATAIN évolue dans un black basique, parfois bien heavy grâce à de nombreux passages mid-tempo. En fait, on a l’impression d’écouter un vieil album de BATHORY, qui se serait acoquiné avec CARPATHIAN FOREST. Le groupe, très bon sur disque, ennuie une partie du public assez vite, mais arrive aussi à récolter les suffrages de l’autre moitié de la salle, réceptive à cette froideur et à cette violence… odorante ! C’est bien là le principal pour le groupe, qui se casse au bout de 45 minutes, pour laisser la place aux maîtres de cérémonie, j’ai nommé DISSECTION ! Côté set-list, aucune surprise, c’est la même que celle que Jon et sa bande ont joué au Tatoo The Mind Fest (il vous suffit de regarder plus bas…). Mais le groupe assure toujours aussi bien, même si on sent un enthousiasme un peu moins grand de la part des zicos ; après tout, ça fait 5 semaines non-stop que le groupe ravage l’Europe ! Mais comment résister à des morceaux tels que « Unhallowed », « Elizabeth Bathory » et surtout ce « Somberlain » d’anthologie, joué en rappel, pour le plus grand bonheur de notre Pierre-Antoine noisewebien national, en train de devenir aphone à force de le réclamer !? DISSECTION est une machine de guerre implacable, composée de musiciens tous plus talentueux les uns que les autres, avec surtout un frontman, Jon Nödtveidt, au charisme et à l’aura dévastateurs. Sa voix est parfaite, ses solos bien ciselés malgré quelques pains et ses compos magiques prennent vraiment une toute autre ampleur en live. Une fois de plus, comme il y a 5 semaines, du pur bonheur ! Côté
coulisses, plusieurs faits marquants : j’ai
ramené le
CD des photos prises au Tatoo The Mind, le 31 octobre, au groupe, et 4
photos à faire signer. Le tour-manager et Jon, visiblement
contents de mon travail, et pour me remercier, me permettent alors de
rester pendant tout le concert pour prendre les photos, alors que les
autres journalistes sont virés au bout de 3
morceaux !
Sympa et une belle reconnaissance de nos efforts… Ensuite,
après le concert, Jon vient nous parler pendant 10 minutes,
prendre des photos avec nous et suprême privilège,
accepte
d’écrire ce mot qui est maintenant dans le
Guestbook du
site (allez voir !!!), tout en nous assurant à P-A
qu’il répondrait à une interview en
exclusivité, hors promo, à la fin de la
tournée,
dès janvier. Plutôt cool le mec, non ? On
a
d’ailleurs du mal à imaginer que c’est
le même
gars qui vient de passer 8 ans en taule pour meurtre… Enfin
bref, une super soirée, un Pierre-Antoine aux anges, moi,
ravi
que mon travail photographique soit reconnu et un public qui a
mangé dans la main de ce groupe extraordinaire pendant tout
le
concert ! Merci à DISSECTION
d’être de retour,
et vivement le DVD et le prochain album, même si on
espère
que la direction musicale du groupe ne sera pas la même que
celle
empruntée sur le nouveau single Maha-Kali, qui franchement,
ne
déchaîne pas les passions ! Message Jon Nödtveidt (Dissection) (Excusez-nous pour la qualité sonore...) PS : Un très grand merci à Kris de Man, de www.conc.be, l’organisateur éminemment sympathique de ce concert, pour le Pass Photos ! Will Of Death |
Freak Kitchen - Patrick Rondat - Yann Armellino / Raismes – Salles Des Fêtes - 11 Novembre 2004 |
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Patrick nous avait annoncé la nouvelle cet été. C'est donc chose faite, une mini tournée française de 11 dates avec Yann Armellino, Patrick Rondat et son groupe et enfin le groupe de Mattias 'IA' Eklundh : Freak Kitchen ! Vous l'aurez compris, c'était une soirée très shred à laquelle nous assistions, mon compère photographe–chroniqueur–reporter-correcteur orthographique–biérologue-DJ-homme à tout faire, Will, (aka Will Of Death) et moi même, dans la petite salle des fêtes de Raismes (59). On se demandait comment serait le son vu le lieu assez inhabituel dans lequel le concert allait se dérouler. Mais heureusement l'acoustique de la salle ne sera pas mise en cause... par contre, les services de l'ingé-son .... - Yann
Armellino : - Patrick
Rondat : - Freak
Kitchen : Malgré un ingénieur du son assurément sourd (je ne lui en veux pas personnellement mais vu comment il frimait au soundcheck, il aurait pu au moins assurer le minimum), c'était une soirée mémorable notamment pour la prestation de Freak Kitchen et le jam final, avec un public de fans attentifs mais très calmes dans l'ensemble. Vivement la sortie du nouvel album des suédois, je ne peux plus attendre !!!! PS : Remerciements à Mattias Eklundh pour sa disponibilité et sa gentillesse, et à Roger, de Replica Records, pour les Pass Photos !!! PS 2 : J'ai vu l'espace d'un instant la tête de Will bouger d'avant en arrière sur un plan sagittal de manière répétitive et frénétique. Oui oui un peu comme un head banging mais en moins fort. Pour les légions de fans qui le connaissent, vous imaginez un peu la scène ? le Will Of Death en train de se remuer sur du FK ????!!! (Petite explication : FK, c'est pas trop son truc - en gros il dirait, je cite : "C'est pas du Death !" ou quelque chose comme ça... d'où mon étonnement...) En tous cas, moi, je t'ai vu et inutile de le nier ou d'émettre une quelconque excuse ou explication sur le forum de ce site... t'es grillé... ;) Eric |
METAL
FEMALE VOICES
FESTIVAL : |
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Voici donc la date annoncée depuis 4 mois et sold-out... depuis 3 ! Le succès de Nightwish n’y est évidemment pas étonnant et on se dit qu’un Forest National n’aurait finalement pas été de trop au final ! Mais la salle de l’Ancienne Belgique est un ancien théâtre entièrement rénové en salle de concerts, d’une capacité de 2000 places environ, parfaite donc pour apprécier un festival voulu et organisé par l’agence belge bruxelloise Metal Organisation et son mentor Philty (au passage, merci encore à toi, Philty, pour le pass Photos !). Comme vous le savez, un groupe français, SYRENS CALL ouvrait les débats, et le groupe, soucieux d’avoir de nouvelles photos live pour leur site officiel, m’avait demandé de les accompagner pour les shooter lors de leur concert. Le fait de venir avec les Sirènes m’a donc permis d’assister à l’envers du décor d’une grosse date comme celle-là, capitale pour la Metal Organisation, à savoir d’abord beaucoup de stress et de pression, puis le montage des stands merchandising, quelques bribes du sound-check de Nightwish et enfin le line-check de Syrens Call. Très intéressant, car on ne voit pas ça tous les jours. SYRENS
CALL : ASHES
YOU LEAVE : VISIONS
OF ATLANTIS : SENGIR
: DARKWELL
: FLOWING
TEARS : EPICA
: NIGHTWISH
: Conclusion de cette journée, un très bon souvenir, grâce notamment au niveau des groupes qui ont joué, au fait d’avoir pu prendre en photo tout le monde (excepté Nightwish, pour de sombres quotas de journalistes devant la scène pendant leur concert) et d’avoir assisté à un évènement métal original. Encore un grand merci à Philty (le boss de Metal Organisation) pour le pass et aussi aux Syrens Call, qu’on espère revoir en concert au complet le plus tôt possible !!! PS : les photos de Nightwish proviennent de Caroline Traitler, photographe autrichienne, qui a gentiment accepté de me laisser utiliser ses clichés dans la rubrique Photos du site ! Vielen Dank, junges Mädchen! Will Of Death |
TATOO THE MIND FESTIVAL – 30 & 31 octobre 2004 |
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31
octobre : Afterclub d'AMNEVILLE Il y a un peu plus d'un mois, on se demandait si on ne rêvait pas en voyant sortir cette affiche de folie du chapeau de Prodige Music Productions et d'Evolution Prod… Comment était-il possible en 2 jours de revoir à la fois les Gods of Grind US de REPULSION (pas venus en Europe depuis 1985 !) et surtout DISSECTION, à peine reformé depuis la sortie de prison de Jon Nödtveigt ?! Cette affiche ayant été annoncée ma fois un peu tardivement, on pouvait avoir des craintes sur l'affluence de ces deux jours. Craintes en partie fondées, puisque ce ne sont que 800 personnes qui se sont présentées le samedi (au lieu des 1400 prévues) alors qu'on a fait presque le plein le lendemain à Amnéville. La faute peut-être à un prix des places un peu trop élevé pour certains, bien que la formule Pass 2 jours était bien vue. Ajouté à cela les annulations de dernière minute de DEICIDE et de DARK FUNERAL ; on se disait que ça partait mal… sans parler du prix des consommations, à la limite de l'indécence (hé, les gars, on n'est pas des pigeons qui aimons nous faire plumer) ! Mais que les absents ont eu tort ! Même si on n'a dormi que 10 heures en 3 jours, encaissé 20 heures d'extrême et fait par-dessus le marché plus de 1200 Km, c'est heu-reux que nous sommes repartis d'Amnéville le dimanche dans la nuit après le show extraordinaire (le mot est faible, vous verrez pourquoi après…) de DISSECTION. Voici donc le récit de ces 2 jours jouissifs : RETROUVEZ TOUTES LES PHOTOS DU FESTIVAL dans la rubrique PHOTOS du site !!!! Samedi 30 octobre – Seichamps DESTINITY : C'est au groupe de black/death français qu'il incombait la tâche d'essuyer les plâtres, dès 11 heures du matin, devant évidemment une foule pas encore très compacte, mais le groupe s'en est plus que bien sorti ! Armés d'un bon son, les membres du groupe laminent le public déjà réceptif et nerveux pendant 25 minutes, sachant alterner blasts et passages plus atmosphériques. Mick, le chanteur, est un sacré frontman et le « superbe » bassiste skin-head Hrafnagud arpente la scène de long en large. Le groupe nous gratifie même d'une reprise du « Raining Blood » de SLAYER, très bien exécutée. Une excellente prestation pour une mise en bouche parfaite ; le public ne s'y trompe pas et acclame le groupe à la fin du show. On espère toutefois les revoir lors d'un concert plus long… Set-list : Intro, Black Upon The Throne, Until Death Desire, Sadistic Massacre, Raining Blood, After The Grace Of K.A.O.S., Foirceps Of Hate ACT OF GODS : 30 minutes pour convaincre et se faire mieux connaître. Voici en gros quelle était la tâche des Bressans. Contrat rempli, qu'on se le dise ! Vous le savez, ici à Noiseweb, ces mecs-là, ce sont comme des potes et enfin, il nous était donné de les voir en live. Quelle claque ! Même si le groupe n'est pas très connu du public présent, il reçoit un accueil chaleureux, tant son brutal death est exécuté avec panache et précision. Ce groupe est une machine à riffer et quelques pogos et slams commencent à naître, ce qui prouve bien qu'Act Of Gods avait tout à fait sa place dans ce festival, même si le groupe m'a avoué qu'ils auraient du faire mieux si les retours sur scène avaient mieux fonctionné ! Encore un grand bravo et à bientôt, les gars… Set-list : Flagellation, Act Of The Insane, Resistance, After World Obliteration, Cathedral Of Flesh, Zombie Gutsfucked, Slaughter Of The Innocents, Soaked In Pus GARWALL : Les jeunes de Garwall ne sont pas plus connus que les deux groupes précédents, puisqu'ils viennent juste de sortir leur premier album, Black Beast. C'est donc sur les titres de cet opus qu'il leur était donné de prouver en live tout le bien que l'on pensait d'eux. Là aussi, contrat rempli au travers d'un black death inspiré, de nombreux changements de rythmes et une alternance de chant en français et en anglais. Petite curiosité, le bassiste est en fait une bassiste, qui s'en sort magnifiquement bien. Bravo ! Set-list : Pride, Les Ecorchés, The 7th Seal Of Consequence, Mass Of Worms , Abyssus Abyssum Invocat, Black Beast TREPALIUM : On entend beaucoup parler de la nouvelle signature du label Holy Records en ce moment, donc, nous étions assez impatients de voir ce que ça allait donner sur scène. Avec leur death/thrash tirant sur l'indus parfois, très influencé par Gojira, le groupe arrive sans peine à se mettre dans la poche la frange la plus jeune et énervée du public, qui, de moshpits en slams, met un souk pas possible. Faut dire que les titres sont vraiment tallés pour le live, avec pas mal de passages jumpants et Kéké, le chanteur aux yeux étranges, est très en voix. Le guitariste est un maître en riff et les solos qu'il nous sort sont très intéressants. Là encore, on se dit que la scène française n'a rien à envier aux groupes étrangers. Un des grands espoirs du métal en France à n'en pas douter ! Set-list : Pain's Threshold, Coalesce To Suffer, Paranoïd, Necropolis, Filthy Carcass, Martyr, Escape To Death MISANTHROPE : Le scandale de la journée ! Non pas de la faute du groupe, impeccable, mais de 5/6 connards placés sur la droite face à la scène, qui passent 50 minutes les doigts levés, à insulter Philippe (aka S.A.S de Largilière) et à lui balancer des verres de bières à la tronche. Bande de connards, si vous n'aimez pas, cassez-vous, bordel ! Je vous hais… Bordel, comment ne pas avoir un minimum de respect pour ce mec, en sachant qu'il est le boss de Holy Records et qu'il a tant fait pour notre musique et nos groupes en France depuis plus de 10 ans ?! Abrutis… Parce que merde, côté scène, c'est de grande classe dont on parle là : des musiciens tous plus techniques les uns que les autres, un chanteur précis et théâtral dont le chant death oscille entre le malsain et le dramatique, et surtout un public (hormis donc ces 5/6 sous-merdes dont je vous ai parlées…) qui connaît les refrains par cœur. La set-list permet de présenter au public 3 nouveaux titres, à savoir Le Bestiaire Souterrain, Emmurement et Inspiration . Du grand art, vraiment. C'est sous une véritable ovation que le groupe peut quitter la scène, certain d'avoir été un des grands acteurs de cette première partie de festival. Set-list : At 666 Days, Le Bestiaire Souterrain, Grand Démonologue, L'Ecume Des Chouans, Emmurement, Inspiration, Les Empereurs Du Néant, Bâtisseur De Cathédrales RAGNAROK : Depuis qu'on les avait interviewé en mars, on se languissait de voir le groupe en live. C'est enfin chose faite et franchement, ce groupe est une machine infernale en concert, repoussant les limites du malsain et de la brutalité, grâce notamment à la forte présence scénique du chanteur Hoest et aux blasts furieux de Jontho, le créateur du groupe. Tout l'arsenal black est présent, des paint-corpses aux clous, en passant par le sang ingéré par le chanteur. Une prestation sans surprise, certes, le black de Ragnarok restant somme toute basique, mais très efficace. Un des instants les plus dark du festival, qui a fait la part belle aux titres du dernier album en date du groupe, Blackdoor Miracle… INCANTATION : Voilà un bail aussi que nous voulions voir Incantation sur scène, car quand même, avec Suffocation, ils sont les inventeurs de ce New York Death Metal Sound que nous apprécions tant. Kile Severn (qui vient de perdre sa mère) est remplacé sur la tournée par Ilmar Uibo du groupe Bloody Sign et franchement, on y voit que du feu, tant les parties de batterie sont exécutées impeccablement. Incantation, c'est d'abord John McEntee et celui-ci, visiblement heureux d'être là, distille son brutal death sans perdre de temps entre les morceaux, mais n'oubliant jamais de remercier chaleureusement le public, qui le lui rend bien. Le bassiste Joe Lombard a vraiment une basse BC Rich impressionnante et cela renforce encore plus le côté visuel du groupe, le seul de la journée avec Behemoth à avoir installé ses backdrops sur la scène. Très bon concert en tout cas, mais ce n'est rien à côté de ce qui nous attendait avec les Polonais de Behemoth ensuite ! Set-list : Forsaken Mourning of Angelic Anguish, Shadows of the Ancient Empire, Horns Of Eradication, Profanation, The Ibex Moon, Thorns Of Everlasting Persecution, Feeble Existence, Anoint The Chosen BEHEMOTH : Nergal, le chanteur/guitariste du groupe, a beau vouloir déclarer qu'il veut faire de Behemoth l'un des leaders du black/death metal, encore faut-il s'en donner les moyens et avoir le talent ! Je vais être très clair là-dessus, la prestation scénique et musicale de Behemoth ce soir les fait asseoir sans problème au panthéon du Death Metal mondial. Un monstre est né devant nos yeux, ébahis par tant de puissance et de talent ! Behemoth est grand, tout simplement ! Un attirail scénique digne de Mad Max, les paint-corpses, les backdrops, tout est réuni pour que commence la grande Messe Noire au son d'un « Antichristian Phenomenon » qui ravage tout sur son passage. Le son du groupe est merveilleux et rend grâce à des compos comme « Sculpting The Throne Ov Seth » ou « Demigod », issus du dernier album du groupe, à peine sorti. Ce groupe est composé de tueurs et Nergal assène le public de cris hystériques pendant 50 minutes. Du pur bonheur. Le public est entièrement conquis et le groupe le remercie à sa façon, en passant plus de 30 minutes sur le côté de la scène à la fin du concert pour prendre des photos et signer des autographes, certain d'avoir frappé là un grand coup. LA CLAQUE de ce samedi !!! Behemoth est grand… Hails Satan !!!!! Set-list : Antichristian Phenomenon, From The Pagan Vastlands, Conquer All, Sculpting The Throne Ov Seth, Demigod, Hekau 718 , Christians To The Lions, Decade Of Therion, As Above So Beyond, Chant For Eschaton 2000 KRISIUN : Qu'allaient bien pouvoir faire les Brésiliens après une telle boucherie ? Le public ayant besoin de se remettre du tsunami Behemoth, certains préfèrent aller se restaurer et souffler du côté du bar. C'est que nous sommes partis depuis plus de 12 heures déjà et le manque de sommeil commence à se faire sentir. Nous revenons donc pour voir les trois derniers titres de Krisiun, toujours aussi inspirés et surtout brutaux. Mais n'en déplaise à Bruno, certainement le fan numéro 1 de Krisiun en France, la prestation du trio est décevante, n'apportant rien de plus que ce qu'on avait vu en mars lors de la tournée commune du groupe avec Morbid Angel. Voilà 12 ans que Krisiun fait la même chose, très bien, mais c'est juste un show de Krisiun de plus auquel nous venons d'assister. Mais encore une fois, comment passer après Behemoth et ne pas paraître un peu pâle ? ARKHON INFAUSTUS : Parachuté une semaine avant le festival sur l'affiche, il incombait au groupe français de palier à l'absence de Dark Funeral. Tâche pas aisée du tout, tant de nombreux festivaliers avaient acheté leur billet en espérant voir le groupe norvégien. Mais la réputation des maso-satanistes n'est plus à faire et c'est donc devant un parterre bien garni que commence un show qui va se révéler on ne peut plus intéressant et evil. Les titres du nouvel album joués ce soir sont particulièrement intéressants et laissent une place plus grande au chant death de DK Deviant. Toxic, l'autre gratteux n'est pas en reste et Torturer, à la basse et au chant black, est certainement celui qui a l'attitude la plus malsaine et fait d'ailleurs un peu penser à Glen Benton de Deicide. Le trio est épaulé par un Azk. 6 impressionnant à la batterie, d'une rapidité inouïe dans ses blasts. La deuxième claque de la journée pour moi. Là aussi, Hails Satan !!!!!! On comprend beaucoup mieux pourquoi le groupe a été choisi pour ouvrir sur toute la tournée européenne de DEICIDE. On regrettera pourtant que quelques connards placés devant la scène se soient amusés à cracher sur Toxic, alors que celui-ci jouait. Arkhon n'a pas que des amis, ça, on le savait. Mais comme pour Misanthrope, tout ça pue et ces connards croisés avec des lamas sont bons à être cramés sur la place publique… DESTRUCTION : Après avoir vu la bande à Schmier au Graspop cette année sur la main-stage, on se faisait un plaisir de les revoir dans un cadre plus intimiste. Que ce soit devant 30.000 personnes ou 800, le groupe, après plus de 20 ans de présence scénique, garde la même attitude respectueuse envers son public et c'est vraiment l'éclate. Leur thrash, même si les rythmiques ont tendance à souvent se ressembler, est taillé pour mettre le feu et c'est un groupe heureux d'être là qui se déchaîne et enchaîne les classiques. On a même droit à un solo de batterie pas trop long (heureusement, car pas très intéressant) avant « Life Without Sense », et aussi à une guest apparition de Hoest (le chanteur de Ragnarok), complètement bourré (voir photos) sur scène, pour pousser quelques gueulantes sur « Mad Butcher ». A noter que nous avons là droit à du grand comique, puisqu'à son arrivée sur scène, le chanteur démaquillé n'est pas reconnu par le service d'ordre, qui le vire de scène manu militari croyant qu'il s'agissait là d'un spectateur, Hoest s'exécutant docilement et penaudement tellement il était bourré ! Il est quand même rappelé par le roadie de Destruction qui explique au mec de la sécu que c'est normal et prévu ! Excellent, on est tous morts de rire, le groupe avec ! Le concert peut alors se finir par un « Bestial Devastation » d'anthologie. Super concert, super réponse du public, tout le monde repart le sourire aux lèvres. Respect. Set-list : Curse The Gods, Nailed To The Cross, Butcher Strikes Back, Eternal Ban, Death Trap, Thrash Till Death, solo de batterie, Life Without Sense, Desecrators, Invisible Force, Metal Discharge, Mad Butcher, Total Disaster, Bestial Devastation REPULSION : « Qui ça ? Jamais entendu parler… ». Voilà en substance quelques réactions glanées ça et là, qui expliquent la défection du public pour un groupe qui n'est pas venu en Europe depuis 1985 ! Avec un seul album à leur actif, ces mecs sont tout simplement cultissimes, puisqu'ils ont inventé les blast-beats et le grindcore en même temps que Napalm Death, vers 1984 / 1986. A évènement exceptionnel, set-list exceptionnelle, puisque les grinders du Michigan ont carrément choisi de jouer entièrement leur album Horrified , dans l'ordre. Le pied ! Franchement, au bout de 2/3 titres, j'envoie balader les appareils photos pour communier avec le groupe, qui, même s'il joue devant un parterre dégarni, s'en branle et déconne sérieusement entre les morceaux avec ses roadies et avec le public. Le bassiste/chanteur Scott Carlson est particulièrement en forme et ses cris hystériques ravissent les vieux fans du groupe comme moi. Merde, sans ces mecs, le blast-beat n'existerait peut-être pas encore ! Franchement, la machine tourne à plein régime (même si c'est Matt Harvey d'EXHUMED qui est à la 2 ème gratte et Col Jones (CRETIN, EXHUMED) à la batterie) et c'est avec l'évidente conscience que nous venons d'assister à un set historique que nous allons féliciter backstage les membres du groupe. Je peux dores et déjà vous dire qu'une interview avec Matt Olivo, le guitariste originel (celui avec les cheveux courts sur les photos), sera en ligne prochainement sur Noiseweb. Elle est pas belle la vie ?! Set-list : se reporter à l'album « Horrified »… C'est donc sur cette bonne note que se termine une première journée harassante et très riche en brutalités diverses... Un grand merci aux organisateurs d'avoir pris le risque d'une telle affiche, mais un kick ass aux mecs de la sécurité, une fois de plus encore complètement paranoïaques face à cette horde de chevelus, qu'ils empêchent d'aller prendre l'air pendant plus de 12 heures.... Et aussi, un autre front kick au mec qui a décidé du prix des consommations… Sinon, bravo à tous ! C'est dans une purée de pois complète que nous partons rendre visite et dormir chez Geoffrey, le boss de Noiseweb, pour une nuit et une bière (hé hé) bien méritée… Dimanche 31 octobre – Afterclub d'Amnéville Bien reposés par une bonne nuit de sommeil (enfin, j'en connais qui ont dormi à même le sol.. hé hé), nous arrivons à Amnéville, dans le centre thermal, où il y a un parc d'attractions et un zoo. Idéal pour le métal tout ça, se dit-on… Mais que nenni, la salle de l'Afterclub est excellente et vraiment adaptée aux concerts, sauf peut-être une scène un peu trop basse et surtout des bières à 3 €... Ppffff, encore pire que la veille ! TEXTURES : C'est au groupe néerlandais de death ultra technique, signé chez Listenable, qu'était donné le loisir de commencer cette soirée qui allait être dantesque pour plein de raisons, que nous développerons ensuite. Un métal très inspiré par Meshuggah, pas forcément facile d'accès et qui fait un peu tâche sur une affiche aussi black metal, fait que le groupe est écouté attentivement par les spectateurs déjà rentrés, les autres se gelant le cul encore dehors en attendant que le service d'ordre tatillon et qui fouille tout veuille bien les laisser entrer... Faut vraiment arrêter avec ces conneries en France !!! Merde, ce n'est pas un putain de festival de Rap avec des enculés venant des banlieues auquel nous sommes conviés ce soir ! Mais revenons à TEXTURES, qui assurent comme des bêtes (le bassiste et le gratteux aux cheveux longs sont déchaînés), malgré leur jeune âge. 6 titres et 25 minutes plus tard, le groupe a gagné son pari et récolte les vivas de la foule. Nous avons eu droit en fait à tous les titres de « Polars », leur premier album, excepté l'indigeste et long morceau éponyme, Polars. Bravo, quelle claque ! Set-list : Intro, Transgression, Ostensibly Impregnable, Young Man, The Barrier, Swandive ANTAEUS : Premier groupe de black à l'affiche, paint-corpses de rigueur, les Français sont très attendus par un public composé de nombreux corbeaux. Et c'est pas pour nous déplaire, parce que quand même, les black-métalleuses sont toutes plus sexy les unes que les autres ! On n'est pas à un concert de Soulfly et ça se voit ! Les adeptes de l'auto-mutilation que sont Antaeus sont sages ce soir et nous distillent un black sans concession, sans fioriture, pas des plus intéressants d'ailleurs, avouons-le. Les amateurs de true black, par contre, semblent se régaler, puisque les refrains sont repris par une frange non négligeable du public, ce qui prouve une fois de plus qu'Antaeus, aussi extrême soit-il, avec une bassiste, est un des groupes de black les plus respectés dans nos contrées froides et ravagées par tant de souffrance guerrière ! Set-list : Devotee, De Principii Evangelikum, Bleeding Blasphemy, (un signe cabalistique), Wormz On Day VI, Inner War, Wacking, Blood War III, track 5 (?) SETH : Remarque d'un des mecs de la Sécu en voyant débarquer les mecs de Seth sur scène : “putain, on voit que c'est Halloween aujourd'hui” ! En effet, le groupe débarque dans des moutures un peu SM, surtout le bassiste au corps parfait (j'vous dis pas les gonzesses devant !) et impressionne par sa maîtrise d'un répertoire varié et carrément inspiré. Le groupe varie en effet à merveille les blasts et les passages plus mid-tempo et ses morceaux sont un vrai régal auditif. De nombreuses harmonies et mélodies appuient là où il faut, pour mieux repartir dans des abysses de brutalité. Le chant est parfait et le public commence à bien se déchaîner devant, les premiers slams se déclenchant furieusement. La première grosse claque de cette journée à n'en pas douter et la palme de la classe pour les compositions et les ambiances qu'elles véhiculent. Du grand art !!! Dommage qu'on ne voit pas plus souvent le groupe en live… Espérons qu'une véritable tournée sera organisée pour promouvoir cet extraordinaire nouvel album qu'est Era-Decay, qu'on vous conseille d'acquérir de toute urgence ! Set-list : A Pallbearer's Gloom, Addicted to Psychotropic Angeldust, Die Weihe, Umbilical Cutting, Acid Christ, March Of The Consistory, ...A La Mémoire de Nos Frères ATROCITY : Je dois avouer mon ignorance du répertoire d'Atrocity, groupe qui ne m'a jamais trop inspiré. La troupe d'Alex Krull (au pied de micro impressionnant !) débarque pour un concert d'une heure, alternant des morceaux assez death du dernier album à des trucs un peu plus électro, pas déplaisants, mais comment dire… typiquement allemands ! Je ne suis pas émerveillé par ce que je vois, et malgré les injonctions répétées d'Alex K, l'ambiance a du mal à décoller. Soit le groupe n'est pas assez connu, soit ses compos n'emballent pas un public très black. Le bassiste joue comme un funky freak et les deux gratteux assurent vraiment bien. Mais surprise, voici que débarque au bout de 2 minutes Liv Kristin (chanteuse de Leave's Eyes et femme d'Alex Krull) pour les backing-vocals, qui se transformeront en lead pour la reprise finale du « Shout » de Tears For Fears, bien métal. Liv est tout simplement belle et chante en plus très bien. Ce qui devait être une prestation assez terne se transforme tout à coup en moment de grâce, sous les yeux ébahis du public, féminin et masculin confondu. Mais bon, qu'est-ce que ça donnera quand elle ne sera pas là ? Set-list : Intro, Reich Of Phenomena (w/ Liv K), Necropolis, Gods Of Nations, Enigma (Liv), Clash Of The Titans (Liv), The Great Commandment, Blut, Shout (Liv) ANCIENT : Fort de 6 albums et de quelques EP's, il n'était pas étonnant finalement de retrouver aussi haut sur l'affiche la bande du Norvégien exilé en Italie Aphazel, au look toujours aussi impressionnant ou ridicule, c'est selon… Le guitariste rythmique est lui aussi assez impressionnant avec ses tatouages typiquement sataniques et il est vrai que le groupe dégage une aura particulièrement malsaine par ses compos impeccables et vraiment dans l'esprit originel du black. Mais heureusement, le groupe arrive aussi à faire passer de fort bons solos et des passages plus thrashy, un peu comme le ferait Dimmu Borgir. C'est un très bon concert auquel nous avons droit, le public ne s'y trompant pas. Malheureusement, au bout de 50 minutes, le groupe se voit forcé d'interrompre sa prestation, car la sono lâche et risque de péter. Dommage pour le groupe qui promet de revenir le plus tôt possible… Set-list : Eerily Howling Winds, Envision The Beast, Rape The Children Of Abel, The Draining, Night Visit, Lilith's Embrace, Homage To Pan, Det Glemte Riket DISSECTION : Pendant une demi-heure, grosse panique à Amnéville. La sono ne peut redémarrer et DISSECTION va devoir annuler un show qu'il attend depuis 7 ans, ainsi que ses fans venus de toute l'Europe pour l'évènement, puisque c'est seulement le deuxième concert de reformation, avec celui donné la veille en Suède, depuis que Jon Nödtveidt est sorti de taule. Mais pour le groupe, il est hors de question de ne pas jouer, et Jon décide qu'il se passera de sono, montant le son des amplis à 10 et se servant des retours de scène encore fonctionnels comme enceintes pour le public. Un peu faible, me direz-vous… Que nenni ! Le groupe bénéficie même là du meilleur son de la journée, même si on n'entend pas beaucoup la batterie évidemment. Incroyable, non ? Pas tant que ça quand on connaît le parcours live de Dissection, donc, son expérience, certainement un des meilleurs groupes de scène avec Dimmu Borgir dans ce style. S'appuyant sur les compos magiques de ses deux albums studio, Jon et ses sbires vont nous faire vivre un instant magique, et le mot est faible. Tout en sachant que l'on est devant une légende vivante du death/black européen, et que les titres sont exécutés de main de maître par un groupe dans lequel figure maintenant le Français Brice Leclerq à la basse (cocorico !!), vous comprendrez qu'au bout de 4 morceaux, j'ai épuisé mon stock de photos pour communier pleinement avec le groupe et le public, idéalement placé dans la fosse aux photographes, collé au micro de Jon... Difficile de décrire l'ambiance survoltée, respectueuse et magique, je le répète, de ce show dans un report comme celui-là. Nous avons carrément vécu dans un autre monde pendant 1 h 40 ; on ne remerciera jamais assez les organisateurs d'avoir réussi ce coup parfait et surtout le groupe, de n'avoir pas annulé sa prestation à cause d'une sono récalcitrante. Vivement le prochain album, déjà en préparation… et le 11 décembre en Belgique pour les revoir ! DISSECTION RULES !!! Set-list : At The Fathomless Depths, Black Horizons, Frozen, Night's Blood, Maha Kali (nouveau titre), Soulreaper, No Dreams Breed In Breathless Sleep, Where Dead Angels Lie, Retribution…Storm Of The Light's Bane, Unhallowed, Thorns Of Crimson Death, Heaven's Damnation, In The Cold Winds Of Nowhere, Elizabeth Bathory, The Somberlain, A Land Forlorn Line-up : Jon Nodtveidt, Brice Leclercq (basse - NIGHTRAGE), Set Teitan (guitars - ABORYM), Thomas Asklund (drums). Voilà, 20 heures de metal extrême qui se finissent en beauté, des retours cultes de groupes cultes et encore une fois des souvenirs plein la tête sur la route du retour qui fut ma fois un peu pénible, vue la fatigue engendrée par un tel week-end. Mais comme on dit, quand on aime, on ne compte pas !!! PS
1 : Un énorme merci à Pierre
Pauly, le chanteur de X-VISION, et membre de Prodige Music Prod., pour,
une nouvelle fois après le Metal Therapy Fest d'avril 2004,
m'avoir permis d'obtenir un pass Presse pour les 2 jours du fest. et
ainsi pouvoir réaliser ce report et toutes ces
photos…
Merci à toi, Pierre ! You rule guy… Will Of Death |
OBITUARY (Guests: MASTER + VISCERAL BLEEDING + Oceans Of Sadness + Welkin) - Sint-Lievens-Houtem (Belgique) – De Fabriek - 9 octobre 2004 |
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The Legends Are Back Tour !!! Voici comment a été annoncée cette mini-tournée européenne d'OBITUARY, les maîtres incontestés du old-school Death Metal mondial ! Dire que leur venue était attendue n'est qu'un doux euphémisme… Pour des hordes complètes de fans de Death Metal, ce groupe représente ni plus ni moins la perfection, depuis que Mighty Chuck Schuldiner est parti faire chier les anges ! En passant par un death très heavy, parfois limite hardcore, à des parties doom pachydermiques, le groupe, avec John Tardy, certainement le meilleur chanteur de death de tous les temps, comme tête de proue, nous a laissés une fois de plus sur le cul ! De plus, ces mecs ont décidé d'organiser eux-mêmes cette tournée, ce qui veut dire qu'il n'y a pas de représentants des maisons de disques pour faire chier quand on s'approche des gars, qui, par exemple, s'occupent eux-mêmes de déballer les cartons du merchandising avant le concert, de serrer des pognes et de se faire prendre en photo ! Votre serviteur ayant, comme vous le savez, interviewé John Tardy le mois dernier en exclusivité, reçoit même un traitement de faveur, puisque l'affable chanteur et Trevor Peres passent pas loin de 20 minutes à discuter avec moi ! Je me vois même offrir le très rare ( !) privilège de pouvoir photographier le groupe au grand complet pendant la séance photo officielle… Le pied… Mais avant de développer le cas OBITUARY, revenons sur les groupes de première partie… Welkin Oceans
Of Sadness Visceral
Bleeding Set-List : Master OBITUARY Note 1 : pour situer le côté aimable de ces mecs, à la fin du concert, je voulais m'acheter un t-shirt, qui n'était plus disponible au merchandising. J'en parle à Trevor Peres, qui, ni une ni deux, va dans leur tour-bus et me le ramène personnellement ! C'est pas du bonheur, ça ?! Note 2 : Ch'Blond est devenu pote avec Trevor, quand celui-ci a halluciné sur son tatouage à l'avant-bras de la pochette de Mega Therion de Celtic Frost : « whaowww… fuck ! Awesome tatoo… right on, man ! How is it possible ? » Hé hé… Set-List (80
minutes): RETROUVEZ TOUTES LES PHOTOS DE LA SOIREE en rubrique Photos du site ! PS : Merci à Ch'Blond pour les deux photos perso avec Trevor et John avant le concert, et aussi à Alekseÿ Berstenev (un fan Russe vivant en Belgique) pour sa désintéressée participation photographique à ce report ! Will Of Death |
REVEREND BIZARRE (Fin) – SUPURATION (F) – Altar (NL) + guests - le Frontline - Gand (Belgique) - 18 septembre 2004 |
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par
Will Of
Death et Pierre-Antoine
Will Of Death Le Frontline de Gand est certainement une des salles de concerts les plus underground en Europe (et certainement une des plus crades aussi…). D’une capacité de 150 ou 200 places tout au plus, il n’y a aucune loge pour les artistes qui doivent donc se changer dehors, sous des abris de jardin de fortune, avec tout leur matos exposé au public qui passe obligatoirement par là, puisqu’il n’y a pas d’issue de secours ! Vous imaginez l’ambiance… Il faut quand même signaler que tous les groupes les plus en vue y sont passés un jour ou l’autre durant leur carrière, et vous comprendrez aisément que l’on est ici au cœur de l’underground qu’on aime tant ! Autre spécialité du Frontline : permettre à de jeunes groupes peu ou prou inconnus d’ouvrir pour des groupes importants, comme c’est encore le cas ce soir. On passera donc sur les shows de Ten-13, Wells Of Souls, Burial, I.N.R.I, et d’Officium Triste, des groupes oscillant entre le death ou le doom. De toutes façons, on ne les a même pas vus, occupés que Pierre-Antoine et moi étions à discuter dehors avec les SUPURATION, devant une assiette kébab (autre spécialité du quartier « bigarré », pour être poli, du Frontline, sorte de Rue-de-la-soif de Gand). Première attraction intéressante de la soirée, le groupe néerlandais ALTAR. Enfin, c’est un peu compliqué, parce que le ALTAR actuel n’a plus rien à voir avec celui-ci. Les ex-membres se disputent la paternité du nom, mais nous, ce soir, nous avons droit au line-up originel du groupe, réunifié, pour notre plus grand bonheur, après le split de 2001, donc celui qui a sorti le désormais cultissime « Youth Against Christ », en 1994. Evoluant dans un death-metal plus que violent et malsain, le groupe a quand même à son palmarès 5 albums, après le split de 2001. Nous nous régalons donc pendant plus d’1 heure, à coups de blasting death metal, entrecoupé de passages plus catchy, qui ne manquent pas de déclencher quelques furieux headbanguings dans l’assistance. Le chanteur, un mec assez possédé, met bien en valeur les lyrics particulièrement anti-chrétiens du groupe, et il est aussi à signaler que le groupe derrière est bien carré et que ça bastonne sec ! On remarquera aussi que le chanteur ne doit pas voter communiste, la présence de plusieurs tatouages équivoques comme un Lion des Flandres à côté d’un immense aigle dans le dos, trahissant quelque peu sa pensée. Ceci dit, on s’en branle, on est venus écouter de la musique ce soir, pas faire de politique. Au bout d’une heure, le groupe, rincé, se retire pour faire place à nos frenchies de SUPURATION… Set-List
ALTAR : Avec
1 heure de retard sur l’horaire prévu,
nos « Pure French Cult Madness » amis de SUPURATION
(comme
présenté sur l’affiche) investissent
les planches,
et c’est parti pour une nouvelle jouissance musicale, bien
que
Ludo, le chanteur / gratteux, ne soit pas très en forme, la
faute à un rhume. On regrettera donc un total manque de
communication avec le public. SUPURATION évolue dans un
monde
bien à part, faisant partie d’une scène
musicale un
peu malgré lui, dans les sens où le groupe ne
communique
que rarement, une fois sorti de son cercle de proches et
d’amis.
Nous, on les connaît depuis suffisamment longtemps
personnellement pour savoir que ces mecs sont sympas mais il est aussi
vrai qu’ils aiment bien rester un peu dans leur coin. On sait
aussi que Ludo n’aime pas du tout les bains de foule.
C’est
aussi certainement ce qui fait leur richesse et leur
originalité, ce côté
hermétique aux
influences extérieures... Set-list
de SUPURATION : Pierre-Antoine C’est
après cet excellent show de SUPURATION qu’arrive
enfin la
cerise sur le gâteau, la tête d’affiche
du festival,
qui dénote par rapport au reste, REVEREND BIZARRE. Et
franchement, c’est peu dire que d’avancer que nous
avons de
la chance de voir ces gus. On ne peut pas dire qu’ils ont
arpenté les routes françaises à
foison,
c’est même plutôt le contraire. Il faut
donc, comme
d’habitude devrais-je dire, aller en Belgique pour trouver un
concert intéressant. Set-list
REVEREND BIZARRE : |
RAISMES FEST - Parc du Château de la Princesse d'Arenberg - Raismes - Les 11 et 12 septembre 2004 |
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Samedi
11 sept : RAGE - PRIMAL FEAR + Tygers Of Pan Tang + EForce +
Pyramaze + Falkirk + Mr Jack + show-case acoustique ANGRA Voilà
7 ans que le Festival de Raismes existe, par je ne sais
quel miracle, puisque le public n'a pas toujours
été au
rendez-vous, alors que les organisateurs se sont toujours
evertués à proposer des affiches de
qualité !
Cette année encore, ils ont fait fort en invitant Rage,
Primal
Fear, After Forever et surtout Angra, pour une date unique en Europe
avant la sortie de leur nouvel album, Temple Of Shadows, le 15
novembre. Joli coup ! PS : RETROUVEZ LES PHOTOS DU FESTIVAL, trés bientôt dans la rubrique Photos du site !!! JOUR
1 : Samedi 11 septembre 2004 FALKIRK
: PYRAMAZE
: E-FORCE
: TYGERS
OF PAN TANG : PRIMAL
FEAR : RAGE
: Les shows sont terminés, mais pas la soirée, puisque les organisateurs ont eu la bonne idée de faire venir ANGRA un jour plus tôt, et vers 00h30, une partie des fans est présente devant la Salle des Fêtes de Raismes, à 1 km du site, pour assister à un show-case acoustique des Brésiliens. Une fois la salle comble, les musiciens s'exécutent tout en finesse, le chanteur Edu sachant à merveille faire varier sa voix quand il ne s'agit de ne pas gueuler (ce qui ne sera pas forcément le cas le lendemain, mais on en reparlera après). Les cariocas jouent d'ailleurs un nouveau titre de "Temple Of Shadows", leur album à paraître, assez cool il faut dire. Chose fortement appréciée, Edu et Kiko Loureiro tentent de s'exprimer en français pour expliquer leurs titres. Cinq chansons plus tard et une pure samba en guise de cadeau final, le groupe se casse de scène pour laisser place à une soirée métal qui s'achèvera tard dans la nuit, où les fans peuvent prendre des photos avec leurs idoles ainsi qu'avec les mecs de Primal Fear, très enjoués, venus s'en jeter quelques-unes avant de partir pour Paris, où ils devaient jouer le lendemain. Au final, une excellente première journée et un mal de crâne assuré pour dimanche !!!! lol.... JOUR
2 : Dimanche 12 septembre 2004 SNAKE
EYE : MALEDICTION
: REVENGE
: PATRICK
RONDAT : AFTER
FOREVER : ANGRA
: Avec le recul, on se dit que les organisateurs arrivent à proposer une affiche de plus en plus intéressante chaque année, que le public du Raismes Fest grossit et que le festival est tout bonnement en train de devenir l'évènement numéro 1 en France en ce qui concerne le style heavy - speed - power metal !!! Bravo à tous les bénévoles, aux groupes et à l'année prochaine !!!!! (NDRico : RAISMES FEST RULES !) PS : Je tiens tout particulièrement à remercier encore chaleureusement Laurent Brylak, responsable du service Publicité, pour nous avoir permis d'obtenir les pass Presse et ainsi pouvoir proposer ce live-report à nos lecteurs, ainsi que toutes les photos que vous retrouverez dans la rubrique Photos du site. Will
Of Death |
GRASPOP METAL MEETING - Dessel, Belgique - 25, 26, 27 Juin 2004 |
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Le Graspop ! Parti de rien il y a 9 ans, ce festival est capable d'accueillir aujourd'hui plus de 35.000 metalheads venus de tous horizons et de permettre à 25.000 furieux de camper sur place ! De plus, l'organisation s'améliore d'année en année, avec l'adjonction de vraies chiottes en dur avec eau et de douches chaudes pour cette édition 2004. C'est un détail, mais il est d'importance quand les bradworsts et autres fûts de bière commencent à faire des ravages, et quand des nuages de poussière se soulèvent devant la scène extérieure ! Côté son de scènes, c'est parfait et franchement, après 3 jours intenses de métal, on a du mal à revenir sur Terre ! Le GRASPOP est d'abord une ambiance communautaire : les Hordes Métalliques Européennes ne font alors plus qu'une dans ce festival, à la gloire de notre musique préférée et du Malin. Plus rien ne peut nous atteindre, et cela est visible au niveau de la sécurité : aucune baston en 3 jours, et surtout aucun flic en uniforme sur le site ! Seule la Police Montée patrouille de temps en temps… Les habitants limitrophes du site l'ont bien compris aussi, et ouvrent carrément leurs portes de jardin et de garage aux métalleux, jusqu'à une heure avancée de la nuit, pour leur vendre café, soupes, et autres sandwiches (impensable chez nous, Français paranoïaques !). Un bon moyen de se faire du pognon, certes, mais surtout la meilleure façon pour que les maisons et les jardins autochtones sur le passage soient respectés. Les Belges ont vraiment tout compris de la mentalité métal, mais ça, on le savait déjà. On a vraiment plusieurs wagons de retard en France ! Pour parler musique maintenant, précisons que les groupes se produisent sur 3 scènes : les 2 Marquee, énormes chapiteaux de 10.000 places et la Main Stage, devant laquelle doivent pouvoir tenir au moins 40.000 personnes… PS : Vous retrouverez les photos du festival en ligne vers le 20 juillet sur le site… (ben ouais, désolé, mais je pars en vacances !) JOUR
1 : Vendredi 25 juin DILLINGER
ESCAPE PLAN (Marquee 2) : SUFFOCATION (Marquee 2) : IN
EXTREMO (Marquee 1) : AFTER
FOREVER (Marquee 2) : HYPOCRISY (Marquee
2) : ICED
EARTH (Marquee 1) : EXODUS (Marquee
1… en urgence !) : Groupes non-vus le vendredi : Cowboys & Aliens, Circle II Circle, Anathema, Epica. JOUR
2 : Samedi 26 juin BRIDES
OF DESTRUCTION (Main stage) : SCARVE (Marquee 1) : PLEYMO (Main Stage) : QUEENSRYCHE (Main Stage) : MORBID
ANGEL (Marquee 1) : SOULFLY (Main Stage) : ANTHRAX (Marquee 1) : MOTÖRHEAD (Main Stage) : SLIPKNOT (Main Stage) : CRADLE
OF FILTH (Marquee 1) : ALICE
COOPER (Main Stage) : Groupes non-vus le samedi : Oomph !, My Dying Bride, Do Or Die, Backfire, Discipline, Blood For Blood, terror, Agnostic Front. JOUR
3 : Dimanche 27 juin MALEVOLENT
CREATION (Marquee 1) : DESTRUCTION (Main Stage) : TESTAMENT (Main Stage) : DEATH
ANGEL (Marquee 1) : THERION (Marquee 1) : FEAR
FACTORY (Main Stage) : DIMMU
BORGIR (Marquee 1) : JUDAS
PRIEST (Main Stage) : Groupes non-vus le dimanche : Seven Witches, Life Of Agony, Children Of Bodom, Shadows Fall, Killswitch Engage, Chimaira, Ignite, Ill Niño, Hatebreed. Voilà, c’est fini. J’espère que ça vous aura plu et que ça vous donnera surtout envie de venir un jour au Graspop si vous ne connaissez pas cet extraordinaire évènement métal européen. Le Wacken n’a plus la priorité et d’ailleurs, l’affiche du Graspop 2004 lui était largement supérieure. Vous savez ce qui vous reste à faire l’an prochain, surtout que le festival fêtera ses 10 ans : ça nous promet quelque chose d’encore plus grandiose ! METAL RULES ! PS : vous retrouverez mes photos du festival sur le site aux alentours du 20 juillet, restez connectés ! Et bonnes vacances à tous !!! Will
Of Death |
LOUDBLAST / IMPALED NAZARENE - Lille (Le Splendid) – le 15 mai 2004 |
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Des
craintes… Ce concert, 10 jours encore avant cette date, a
suscité des craintes, quant à une
éventuelle
annulation, faute de pré-ventes en assez grand nombre...
Mesdames et Messieurs les métalleux, il semble que vous
n'ayez
toujours pas compris le système des pré-locations
de
billets, si vous voulez être certains de voir se
dérouler
à coup sûr un concert ! Mais heureusement, le
public
lillois est fidèle et au final, c'est un Splendid quasi
plein
(plus de 750 personnes !) qui a réservé un
chaleureux
accueil à SON groupe régional, LOUDBLAST. Tant
mieux… PS : Retrouvez les photos de ces deux concerts dans la partie PHOTOS du site ! Will
Of Death |
Deathmetal.be Fest II : GOJIRA
– ABORTED – Welkin - GRONIBARD – Suhrim
–
Leptotrichia |
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Nos
confrères belges du webzine www.Deathmetal.be organisaient
leur 2ème festival à Kuurne, près de
Courtrai ce
samedi 8 mai, en collaboration avec ABORTED (on n’est jamais
mieux servi que par soi-même...). Quand on connaît
la
rivalité voire parfois la haine envers tout ce qui est
français de la part des Flamands en
général, on ne
pouvait qu’être ravis de voir que deux groupes de
l’affiche étaient de chez nous, avec en plus
GOJIRA en
tête d’affiche et que la date était sold
out ! Nous
ne pouvions donc décemment pas louper ça, pour
aussi voir
à nouveau à l’oeuvre Gilles des
Gronibard
derrière les fûts d’ABORTED, son nouveau
groupe. PS : Retrouvez les photos et l’interview d’ABORTED sur le site. Will
Of Death |
Metal Therapy Festival : CLAWFINGER
– CANNIBAL CORPSE – LOUDBLAST – KATAKLYSM
–
ABORTED – Black Bomb A – Killers –
Seyminhol –
Scarve – Do Or Die – DefdumP – Severe
Torture –
Sublime Cadaveric Decomposition – Life Kit – Insane |
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Messieurs
et Mesdames les organisateurs du Metal Therapy Festival (et Pierre
d’Evolution Prod en particulier), chapeau bas ! Pour une
première, c’est un coup de
maître… Super
affiche, excellentes conditions de jeu pour les groupes, super son,
écran géant, un bon bar, 30 heueres sans dormir,
plus de
750 km A/R, bref une belle journée… Et une
configuration
de salle qui encourage les membres des groupes à venir se
joindre aux fans après les concerts ! Tout cela aurait pu
être idyllique si je ne m’étais pas fait
piquer mon
autoradio et mes papiers dans ma bagnole sur le parking…
mais
bon, c’est une autre histoire. Putain de merde,
j’ai la
haine !!! Kill‘em all, tous ces branleurs à
casquette des
banlieues de merde qui ne pensent qu’à ruiner et
à
profiter des efforts de ceux qui bossent et sont honnêtes ! CANNIBAL
CORPSE –
durée : 1 h 10 KATAKLYSM
– durée : 45 min LOUDBLAST
: BLACK
BOMB Ä : SCARVE
: Will Of fuckin’ Autoradio PS 1 : Retrouvez toutes les photos du festival dans la partie Photos du site, et une fois de plus, un grand merci à Chuul et à Chuulette pour la permission d’utiliser certaines de leurs images (à charge de revanche, les amis) ! PS 2 : Aussi un grand merci à Pierre pour les pass ! PS
3 : Pas facile de se taper 5 heures de route sans autoradio
(rentrés à 10 h du mat’), quand quatre
«
loques » très imbibées dorment et
ronflent à
côté de vous sans vergogne pendant toute la
route…
Enfoirés ! Alcooliques ! |
No Mercy Festival : CANNIBAL CORPSE
– HYPOCRISY – PRO-PAIN – KATAKLYSM
– CARPATHIAN
FOREST – VOMITORY – EXHUMED – SPAWN OF
POSSESSION
– IN-QUEST – PANCHRYSIA |
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Onze
heures de métal, faut s’les faire ! Mais des dates
comme
celles-là, on en redemande ! Parce qu’à
de rares
exceptions, on a quand même eu droit à ce qui se
fait de
mieux sur la scène brutale, dans un éclectisme
bienvenu !
La salle de l’Hof ter Lo d’Anvers (B) est de plus
une pure
salle de concert, où le son est en
général
toujours nickel et où le houblon reste bon
marché, pour
ne rien gâcher, ce qui n’est pas
négligeable quand
la température atteint les 40° ! CANNIBAL
CORPSE –
durée : 1 h 10 HYPOCRISY
– durée : 1 h PRO-PAIN
– durée : 50 min KATAKLYSM
– durée : 45 min SPAWN
OF
POSSESSION – durée : 30 min IN-QUEST
– durée : 30 min Will Of Death |
MORBID
ANGEL +
KRISIUN (+Aeons) - Le Splendid (Lille) - le 20 Mars 2004 |
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Gloire à MORBID ANGEL ! Putain, quelle soirée… Merci aux gars du Splendid de Lille de nous avoir permis de vivre ça ! Une salle plus que bien remplie, des groupes excellents et qui n’hésitent pas, comme les Brésiliens de KRISIUN, à venir se joindre aux fans pour serrer des pognes et boire des coups (moins vrai pour MORBID ANGEL…) et surtout un niveau technique irréprochable, qui leur permet de transcender leur musique de manière magistrale en concert ! Mais avant de parler des Masters of Darkness, évoquons le cas des premières parties… AEONS, groupe du Nord, oeuvrant dans un death assez classique, a eu l’honneur de monter en premier sur les planches, bien accueilli par un public déjà nombreux dans la salle et qui sut réagir assez bien à leur musique. Mais retenu hors de la salle pendant la majeure partie de leur show, on ne pourra pas vous en dire plus. Dès les lumières éteintes à nouveau, l’ambiance va alors monter d’un cran ! Pour véritablement commencer à mettre le feu, les Brésiliens de KRISIUN sont parfaits : un impeccable trio, emmené par un Alex Camargo des grands jours à la basse et au chant, soutenu par Moyses Kolesne, qui n’est autre qu’un des meilleurs gratteux de death brutal (dont la qualité des solos le démontre à chaque intervention), les deux frontmen étant boostés par un Max Kolesne apocalyptique à la batterie ! De nombreux fans du groupe étant là, dès les premières notes, le pit se transforme en une sorte de baston générale et le groupe, en empilant ses classiques, nous en met plein la vue ! Quelle première partie ! Un super groupe, un son excellent, des mecs vraiment proches de leurs fans, KRISIUN rules, motherfuckers ! A revoir le plus vite possible ! A peine le temps de se rincer le gosier et de reprendre son souffle, que déjà, les notes de l’intro de MORBID ANGEL font trembler les murs du Splendid, dont le public, tout acquis à la cause des Maîtres du death, entre en transe dès le début d’un Day Of Suffering d’anthologie ! Comment ne pas sombrer dans une sorte de coma extatique avec des titres comme Pain Divine, Where The Slime Live avec son implacable et très heavy rythmique, ce refrain de Lord Of All Fevers And Plague, repris par 800 metalfreaks humidifiés ou encore ce Chapel Of Ghouls en guise de bouquet final ?!! Trey Azaghtoth est un mec vraiment à part dans la musique, car le géniteur de riffs incroyables et de solos extrêmes que seul lui arrivera à jouer, alors rendons-lui grâce pour ce qu’il a apporté au métal en général (il restera une bonne dizaine de minutes devant la scène pour venir remercier les fans et signer des autographes, remettant ça sur le parking à la sortie de la salle… Respect) ! Steve Tucker est un putain de chanteur, quoiqu’un peu distant des fans (seul petit bémol de la soirée) et que dire de Pete Sandoval, sinon qu’il a encore été parfait… On saluera aussi la présence de Tony Norman (guitariste de MONSTROSITY) en lieu et place d’Eric Rutan, qui nous a aussi sorti de sacrés solos et qui est impeccable en rythmique (qui aimerait bien rester dans le groupe après la tournée… On le comprend ! Affaire à suivre). Welcome home, Tony ! Un concert de MORBID ANGEL est une messe noire, une invocation des démons infernaux, la résurrection de l’Antéchrist… Set-list extraordinaire (bien que l’album Gateways To Annihilation ait été passé à la trappe), ambiance des grands jours, son nickel, ce concert restera longtemps dans nos mémoires (certainement aussi pour cette jeune fille avec le bras disloqué…) ; et que dire de cette fin de soirée qui nous a été offerte de vivre avec les groupes backstage ! Allez, il va bien falloir réatterrir un jour… MORBID ANGEL, fuckin’ Armageddon !!! MORBID ANGEL ! MORBID ANGEL ! MORBID ANGEEEELL LLLL !!!!!!!! Durée
: 1 h 30 Set-List Morbid Angel : Day
Of Suffering Rappels: Will Of Death |
BLACK
BOMB A (+
L’esprit Du Clan + Specimen) – Carvin, Salle des
Fêtes – le 21 février 2004 |
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Quelle bonne surprise que ce concert à la Salle des Fêtes de Carvin (62), salle qui peut contenir de 800 à 1000 personnes, qui n’est pas connue pour être une salle dévolue au métal, mais qui a réussi parfaitement son examen de passage, grâce à une organisation sans faille et le dévouement d’une quarantaine de personnes ! Deuxième bonne surprise, c’est qu’environ 500 personnes s’étaient déplacées pour assister à un excellent concert des hardcoreux de Black Bomb A. Mais avant de parler de la tête d’affiche, nous passerons sur la prestation de SPECIMEN, le groupe local. Non pas que leur concert fut mauvais, bien au contraire, selon ce que l’on nous en a dit, mais tout simplement parce que nous étions retenus par les gars de Loudblast et de Black Bomb par ailleurs. A revoir donc, c’est promis, les gars. Deuxième groupe à l’affiche, L’ESPRIT DU CLAN. Le groupe nous avait laissés plus que septique avec leur dernier album, assez orienté rap, ce qui n’est pas dans nos cordes… Mais en live, il faut avouer que c’est la déchire, un déferlement de puissance, véritablement hardcore. Les deux chanteurs s’époumonnent sans relâche, tandis que la rythmique se fait tour à tour « jumpante » voire thrash par moments… Mention bien, donc, une vraie et agréable surprise ! Après quelques instants de calme, c’est donc BLACK BOMB A qui investissait la scène pour mettre le feu de manière assez brutale, puisque le groupe avait choisi d’ouvrir les hostilités avec « Double », le premier titre de leur excellent nouvel album. Les nouveaux morceaux passent comme une lettre à la poste en live et il faut aussi reconnaître qu’Arno a vraiment amené beaucoup de puissance aussi aux anciennes chansons. Le public, très chaud, à la limite parfois de la violence, ce qui oblige Poun à demander un peu de calme, connaît d’ailleurs très bien les titres, à peine vingt jours après la sortie de Speech Of Freedom (ce qui tend à nous rassurer sur les ventes), et reprend tous les refrains (« Mary », « No One Knows »)! Hervé est toujours aussi efficace et carré derrière ses fûts, tandis que Sam et Scalp se contentent comme d’habitude d’assurer leurs parties sans beaucoup bouger… Dommage, mais Mario, avec sa basse atomique, fait le spectacle. Pour conclure, un très bon concert, dans une belle salle avec une vraie grande scène, et encore un grand merci aux groupes et aux organisateurs (Gregory) pour les backstage-pass… Encore une fois, les absents ont eu tort !!! Pourquoi pas un festival métal la prochaine fois ? PS : Retrouvez les photos de ce concert dans la partie Photos du site… Will Of Death |
SUPURATION
/
GRONIBARD – Salle des 4 Ecluses – Dunkerque Le 24
janvier
2004 |
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SUPURATION au sommet, comme jamais ! Voilà ce qu’on retiendra de ce concert à Dunkerque. Tout simplement… Mais
avant de parler de la prestation magnifique des géniteurs
d’Incubation, évoquons le cas GRONIBARD, parce
qu’il
faut vraiment parler de cas pathologique, tellement ces mecs sont
allumés. Après quelques minutes de répit, SUPURATION investit enfin la scène, et dès les premiers accords, la salle est envahie par quelque chose que peu de groupes arrivent vraiment à créer : de la magie ! Les éclairages masquant le visage des musiciens y sont certainement pour quelque chose, mais c’est surtout la musique qui nous transporte dans une autre dimension, celle de l’indicible perfection, de la puissance mélodique… SUPURATION est un groupe à part, véritablement unique dans le paysage métal mondial et donc ô combien indispensable pour cette scène, où le plagiat est parfois de mise. Aucun groupe ne leur ressemble, et reconnaissons que c’est assez rare pour ne pas le rappeler une nouvelle fois ! La set-list est tout particulièrement orientée sur The Cube et Incubation, à savoir les morceaux les plus violents de leur discographie, le groupe allant même jusqu’à nous ressortir un bon vieux Sultry Obsession, et c’est en cela aussi que ce concert est exceptionnel voire même jouissif : Thierry n’a certainement jamais joué aussi bien et autant de rythmes rapides en un seul concert de toute leur carrière, la voix de Ludo est tout bonnement hallucinante de puissance et de justesse, et le jeu de guitare de Fabrice a gagné en technique, comme en témoignent les solos effectués de main de maître, sans fausses notes ! Quant à Fred, le bassiste, il vit son truc toujours aussi en retrait, mais est terriblement efficace. Selon les dires d’Arno, leur manager, c’est même le plus long concert jamais donné par SUP auquel les fans présents ont assisté (1 h 45 de death-metal, 16 titres, même mélodiques, faut se les faire !) ce soir-là. Le public ayant parfaitement réagi, on ressort d’un tel concert totalement transportés, presque anéantis, tellement ce fut excellent ! Bravo à vous les gars, non seulement pour ce concert et votre dernier album, mais aussi pour fournir à la scène métal en général votre inspiration et votre talent… SUPURATION au sommet, vous disait-on ! Durée
du concert : 1 h 45 Set
List du concert : Will Of Death |