AMARTIA + SYRENS CALL - 12 Novembre 2005 (Comines - Le Nautylis) |
|
RETROUVEZ
TOUTES LES
PHOTOS dans la rubrique Photos du
site !
Pour les connaisseurs du heavy metal avec chanteuse, SYRENS CALL n'est pas un tout nouveau groupe puisque ces jeunes gens du Nord de la France en sont à leur 2ème album, unanimement salué par le public lors de sa sortie en juin 2005. AMARTIA, quant à lui, est aussi un groupe nordiste, emmené par le guitariste Vincent Vercaigne. Pour les 2 groupes, cette soirée était spéciale car en ce qui concerne AMARTIA, l'occasion était donnée au groupe de se présenter dans un véritable concert électrique avec un line up complet (avec toutefois et exceptionellement un bassiste session), auréolés de nouveaux titres avec leur nouvelle chanteuse, et pour SYRENS CALL, en gros, même chose puisque ce show de Comines rendait possible l'intronisation de Soraya Hostens, leur nouvelle frontwoman, après les très gros problèmes de line up connus par le groupe en 2004 / 2005 suite au départ douloureux de Valérie, carrément poussée vers la sortie... Nous attendions donc au tournant nos potes de SYRENS CALL sur ce concert et autant le dire de suite, nous n'avons pas été déçus. Le groupe a répété d'arrache-pied quelques semaines avant ce concert pour être prêt et c'est au final à une très bonne performance à laquelle le public assez nombreux a assisté. Axant sa performance sur des titres assez énergiques de son répertoire, le groupe a ainsi permis à Soraya de pouvoir exprimer sa sensualité torride et ses capacités vocales, qui, même si elles ne sont pas très différentes de celles de Valérie, auront contribué à faire de ce concert un très bon moment. A noter toutefois une certaine inexpérience de l'exercice assez palpable qui se corrigera avec le temps (ne réponds pas aux provocations des machos du public, Soraya ! Sinon, t'as pas fini !). Le groupe, depuis le temps qu'il joue ensemble fut musicalement parfait et c'est donc avec un certain soulagement que le groupe s'est remis sur les bons rails, décrochant après ce concert un contrat de management pour l'étranger. Nous ne serons donc pas étonnés de retrouver bientôt le groupe en première partie d'une belle tournée ! En tout cas, bienvenue à Soraya, même s'il n'y a pas révolution vocale en la demeure et je profite de ce live report pour saluer aussi cette amie qu'est Valérie pour tout ce qu'elle aura apporté au groupe ! AMARTIA, après SYRENS CALL, n'a pas eu la tâche tout à fait aisée car son Métal est beaucoup plus atmosphérique, parfois même carrément pink floydien et après la décharge émotionnelle tout en beauté offerte par Soraya sur une musique plus heavy, un peu difficile pour Britta Herzog de passer derrière car elle n'a pas encore les mêmes arguments "scéniques" et visuels. Ceci dit, la Belge dispose d'une tessiture vocale tout à fait honnête et plus étendue, collant parfaitement à la musique parfois planante du groupe. Vincent Vercaigne est un sacré bon guitariste, supporté par un groupe techniquement très au point, ne lâchant rien. Il faut dire que le groupe était en résidence depuis plusieurs jours au Nautylis avant et que la prestation avait été bien préparée. C'est donc à une succession de titres oscillant entre heavy, rock et atmosphérique auxquels nous avons eu droit. Malheureusement, ce genre de musique ne se prête pas vraiment au headbanging et c'est devant une salle beaucoup plus aérée que le groupe a terminé son show, sur un titre assez fantastique dont je ne me rappelle malheureusement plus le nom... Conclusion : une très bonne soirée dans une salle excellente disposant d'un très bon son, avec 2 groupes très au point, nous rassurant sur l'avenir du Métal nordiste ! A revoir le plus tôt possible dans d'autres circonstances ! Metal rules !!!!!! Sites : http://www.amartia.com http://www.syrenscall.com Will Of Death |
RAMMSTEIN - DJ TÖRGULL - 23 JUILLET 2005 (ARENES DE NIMES) |
|
Il a fait chaud cet été dans le Gard. Une chaleur plutôt étouffante à laquelle s’est ajouté un important manque en précipitations : un véritable cocktail explosif, tellement habituel pour la région, qui a évidemment permis la multiplication des incendies tout au long de la période estivale. La plupart allumé volontairement bien sûr par de gros abrutis sans nom. La garrigue nîmoise brûlait lors de mon séjour : il suffisait d’observer le ballet des Canadairs et les longs panaches de fumées au loin pour s’en rendre compte. Et c’est justement à cette période que Rammstein a décidé d’enflammer un peu plus la région à coups de lance-flammes et plus précisément au cœur de la cité nîmoise : ses arènes. Cela fait un bail que les concerts se succèdent dans cet amphithéâtre de la fin du premier siècle après J-C : Dire Straits y avait enregistré une partie de son album live "On The Night" en 1992 et dans les jours qui précédaient Rammstein, Joe Cocker, Mickey 3D, Jamiroquoï ou Kyo s’y étaient produits. Avec des fortunes diverses : si Jamiroquoi avait réussi à tirer son épingle du jeu avec plus de dix mille personnes, ce ne fut pas vraiment le cas pour le groupe Kyo qui parvint avec peine à attirer trois mille fans. Vous m’excuserez si je ne vous fais pas de compte-rendu sur ce concert de Kyo mais, curieusement, à ce moment là, j’ai préféré assister, avec des amies, à un concert flamenco à la terrasse d’une brasserie. On a parfois de ces priorités dans la vie… Dans tous les cas, se taper une spécialité locale sur un fond de flamenco, cela vaut tous les concerts de Kyo (quand je parle de "me taper une spécialité locale", je parle évidemment de "bouffe", j’en vois déjà certains de Noise penser à mal !) Le matin du concert, en passant à proximité des arènes, un vieux monsieur en vélo nous avait apostrophé : "Des fadas ! Il y a encore des fadas ce soir !" Il ne croyait pas si bien dire ce brave homme : les "fadas" allemands sont venus avec l’artillerie lourde avec pas moins de quatre semi-remorques qui stationnent dans une rue adjacente interdite à toute circulation. Déjà la veille, nous avions assisté à la mise en place de la scène de Jamiroquoi dont certains éléments étaient acheminés par une grue géante au-dessus des arènes ! Plutôt impressionnant ! Là, on sent bien que l’on est à un niveau supérieur. Même au niveau de l’affluence, il est certain qu’il va y avoir du monde : le concert se joue à guichets fermés depuis plusieurs mois, des t-shirts siglés Rammstein partout dans les ruelles nîmoises et déjà des gens qui attendent devant les différentes entrées des arènes en plein cagnard. A dix-neuf heures, l’esplanade est noire de monde. Sur une barrière, une affichette nous signale que le concert de ce soir est filmé pour le prochain dvd des Allemands. Le temps d’acheter un t-shirt à un prix plus abordable qu’à Maiden et nous entrons dans l’amphithéâtre. Autant le dire de suite, quand on est un passionné d’Histoire comme moi, aller voir un concert dans un tel lieu relevait de l’évènement à ne pas manquer, surtout que nous étions en vacances à quelques centaines de mètres. L’endroit est impressionnant et déjà bien rempli : tout le monde se presse pour obtenir les meilleures places possibles et les places sont chères. Nous décidons de monter, face à la scène, vers les plus hauts gradins afin d’être juste en face et d’avoir une vision d’ensemble. Ouf la gym ! Faut les gravir ces pierres ! Nous trouvons enfin un bon emplacement au bout d’une rangée mais pendant tout le concert, il faudra que je fasse gaffe car, sur ma gauche, se trouve une des sorties avec deux bons mètres de vide et rien pour se retenir ! Sur scène, on aperçoit des platines devant le rideau. Les craintes que j’avis en arrivant se confirment : ce n’est vraiment pas Samael qui va ouvrir pour les Allemands mais DJ Törgull, comme annoncé sur le net. Il débarque avec son petit sac à dos et entame son set devant un public plutôt circonspect. Et cela ne va pas s’améliorer au fil du temps car le gars, au lieu de balancer les watts, nous la fait "pianissimo", passant, en plus, un temps fou accroupi derrière ses platines, certainement à "farfouiller" dans son sac. Au bout de quelques minutes, je sens le coup mal barré : le public s’ennuie ferme et un premier projectile atterrit sur la scène. S’en suivront de la bouffe, des bouteilles et des pièces de monnaie que le DJ ira récupérer en faisant des mimiques du style "Quoi ? C’est tout ce que vous me donnez ??". Sans parler des paquets de doigtés ou de pouces abaissés auxquels il répondait allégrement ! Personnellement, je ne suis pas trop fan de ce genre de lynchage un peu trop aisé par une certaine partie du public (alors qu’une bonne majorité des gens s’occupait plutôt à se taper des "olas" pendant le set ou à scander Rammstein sur les incitations d’un cameraman) mais il faut admettre que Törgull a aussi ses torts dans cette affaire : un set mollasson qui mettra du temps à se mettre en place devant un public plus metal que techno et une attitude tout aussi déplorable que celle des gens qui le conspuaient. Ainsi, au lieu d’essayer d’intéresser les gens à sa musique, de communiquer un tant soit peu avec le public, Törgull a préféré s’arc-bouter derrière sa console et passer son temps à répondre aux provocations. Geste que j’estime courageux dans un premier temps mais que je trouve lamentable lorsqu’il décide de poursuivre son set au-delà du temps imparti d’un air de dire "vous ne m’aimez pas, je ne vous aime pas mais je vais continuer à vous emmerder jusqu’au bout !" Là, il y a non seulement un manque de respect pour une partie du public qui ne lui a rien fait mais aussi pour Rammstein envers lesquels il ne respecte pas ses engagements. Finalement, il faudra l’arrivée d’un roadie en pleine scène pour lui faire comprendre qu’il ne lui reste que cinq minutes avant de plier bagages. Bien évidemment, le DJ va continuer bien au-delà de ces derniers moments sous l’œil agacé dudit roadie. Finalement, ce dernier perd patience et, accompagné de plusieurs autres personnes du staff, l’expulse manu militari lui et ses platines. Une première partie totalement inappropriée donc, dans une ambiance digne des jeux du Cirque et avec un DJ Törgull dans le rôle du Chrétien sacrifié. Et dire que l’on aurait pu avoir Samael… Après cet épisode tragi-comique, il est temps de passer aux choses sérieuses : à la nuit tombée, six roadies déboulent sur scène et l’arpentent avec des torches. Très vite, le rideau tombe, vite dégagé, et Rammstein arrive sur scène en entamant les premières notes de "Reise Reise" dans un décor plutôt indus. De là où nous nous trouvons, le son est clair, puissant, juste comme il faut (les jours précédents, de mon balcon, le son des groupes qui jouaient ne semblait pas terrible…) Derrière nous, une caméra installée sur une nacelle filme pour le dvd. Les lights sont superbes et accompagnent parfaitement chaque morceau. Sans parler de la pyrotechnie ! Arf, franchement, c’est difficile de retranscrire par les mots tout ce que l’on peut voir : il se passe toujours quelque chose dans le monde de Rammstein ! Avec une explosion par ci, un coup de lance-flammes par là, il y a peu de moments de répits sur scène ! Le spectacle est tout bonnement impressionnant, un régal pour les oreilles et les yeux. Le public est tout acquis aux Allemands, reprenant en chœur la plupart des morceaux. Rien ne semble être laissé au hasard : dans tous les cas, lorsque l’on utilise des lance-flammes, hasard et improvisation ne sont pas de mise. Tout cela n’empêche pas les pointes d’humour, notamment avec Flake, le claviériste, véritable souffre-douleur ou trublion de ses camarades. Souffre-douleur lorsque sur "Mein Teil", le chanteur Till, déguisé en cuisinier, tente de le carboniser dans sa marmite géante à coups de lance-flammes. Trublion lorsque, sur la version de "Los", sur le bord de la scène, il fait le pitre avant d’attaquer son solo de claviers. Sans parler de la petite balade du bassiste, à bord de son bateau pneumatique, au-dessus des premiers rangs de la fosse. Niveau set-list, la part belle est évidemment donnée aux deux derniers albums et notamment à "Reise Reise" : "Keine Lust", "Mein Teil", "Los"… A cela s’ajoute un nouveau morceau, "Benzin", qui apparaîtra sur le nouvel album des Allemands cet automne. Après deux heures de concert et au moins cinq rappels, Rammstein quitte la scène sous les hurlements du public qui voudrait que la soirée continue mais c’est bel et bien fini. Alors que la majorité des fans quitte l’enceinte, nous restons un peu afin de profiter de l’endroit. Que dire de cette soirée sinon qu’elle fut exceptionnelle ! Un spectacle grandiose dans un cadre magnifique. Sur scène, Rammstein est un véritable bulldozer qui écrase tout sur son passage. Impressionnant ! Moi qui n’avais jamais assisté à un concert du groupe, j’en suis ressorti bluffé par ce que j’avais vu. Je ne sais pas si les images filmées apparaîtront sur le futur dvd mais si elles le sont, le spectacle risque d’être au rendez-vous. En ce qui me concerne, si j’ai possibilité d’assister à une de leurs prochaines prestations, je n’hésiterai pas! Looner |
VADER + Rotting Christ + Anorexia Nervosa + Lost Soul / 26 Septembre 2005 - Le Frontline – Gand (B) |
|
Mes amis, quelle soirée ! Retrouver nos amis de Vader est toujours un événement, un plaisir car les musiciens imposent le respect par leur gentillesse et leur accessibilité, et après plus de quinze ans de carrière, peu de groupes de ce niveau en sont capables ! Si vous êtes membre actif de notre Forum, vous saviez déjà qu’avec le nombre de réservations (plus de 150 !), le gig de ce soir était sold out ! Pour un lundi, chapeau et bravo à tout ceux qui se sont déplacés ! De ce fait, tout le public n’est pas encore dans le club lorsque LOST SOUL, les compatriotes de Vader, investissent la scène…Le quatuor entame son set avec le morceau d’ouverture de leur dernière tuerie en date, et le son est plus que correct, bien meilleur et puissant en tout cas que lors de leur prestation à Dunkerque en mai dernier…Néanmoins, si l’influence du grand Morbid Angel est évidente à l’écoute de leur discographie, cela tourne carrément au plagiat live ! Des titres tout droits sortis des sessions de l’album Covenant ! Et pourtant ça marche ! Le public (dont moi-même) leur réserve un bon accueil et au bout de 30 petites minutes, Lost Soul termine sa prestation sous les applaudissements des fans satisfaits. Un bon moment ! Nos excuses pour tous les fans d’ANOREXIA NERVOSA et de ROTTING CHRIST, mais connaissant les Vader depuis un bon moment maintenant, le mighty Will of Death et moi-même sommes allés leur dire bonjour et notre conversation s’est étalée jusqu'à leur préparation pour le gig de ce soir. Et à quelques heures de leur rendez-vous avec le public franco/belge du Frontline, Novy, Mauser et Peter étaient dans leur tour bus (tout les groupes vivent dedans en fait), nous ont paru particulièrement fatigués, et pas mal déçus de jouer dans ce club. Le choix du Biebob aurait été plus judicieux effectivement, mais force est d’admettre que les derniers concerts de Vader en tête d’affiche n’ont pas attiré grand monde, d’où la raison de jouer dans un lieu plus petit… C’est donc avec une certaine crainte, je l’avoue maintenant, que nous rejoignons la salle alors que les Rotting Christ finissent leur show… (Note de Will : ayant pris soin quand même d’aller prendre quelques photos, j’ai pu écouter 2 titres, bien brutaux, mais tout ça ne m’a pas enthousiasmé outre mesure ! Ceci dit, de nombreux fans connaissaient leurs titres, ce qui tend à prouver que certauins étaient venus aussi pour eux…). L’attente est longue avant l’apparition de VADER, le public s’impatiente un peu et lorsque l’intro du groupe retentit, les maniacs se lâchent complètement… Sur cette tournée, le groupe commence le set avec deux nouveaux titres (voir la set list) extraits du futur E.P The Art of War, et de suite, mes doutes s’estompent… Que du bonheur ! Et là, que dire de plus ? Avec un son excellent, et des classiques du Death Metal, Vader est tout simplement irrésistible…Et même si Mauser s’économise désormais (il n’a pas headbangué de toute la soirée), même si leur batteur Daray est quelque peut en retrait par rapport au reste du groupe hors scène, ça tue ! Personnellement, tant que Vader nous proposera des concerts comme celui-ci, je répondrai présent. Que cela soit dit ! Le seul bémol à ce gig, mais pour quelle raison terminent-ils leur démonstration en rendant hommage à Slayer ? Un dernier morceau de leur propre répertoire serait bien plus approprié, d’autant plus que bon nombres de leurs « hits » n’ont pu être joués, faute de temps évidemment, et qu’un Silent Empire ou Black To The Blind auraient été les bienvenus! A ce niveau, la reprise n’est plus nécessaire, c’est évident. Désormais, il ne nous reste plus qu’à attendre la sortie du E.P (qui sera bien entendu chroniqué sur notre site) pour nous prendre une bonne dose de Vader, en espérant les revoir très bientôt, et toujours en tête d’affiche ! (NdWill : une interview a aussi été remise à Peter, en espérant qu’il nous renverra les réponses, comme promis de sa part…) Set List VADER : This is the War / Lead Us!!! / Sothis / The One Made Of Dreams / Xeper / The Crucified Ones / Blood of Kingu / Out of the Deep / Dark Transmission / Carnal / Epitath / Cold Demons / Wings / Raining Blood (Slayer cover) Trasher |
NEVERMORE + Dew Scented + Mercenary / Hof Ter Loo – Anvers – 17 sept. 2005 |
|
Voilà bien une exclusivité pour nous Nordistes que de pouvoir assister à un concert de Nevermore en Belgique puisque ceux-ci ne passent pas en France pour promouvoir leur nouvel et fabuleux album : This Godless Endeavor, dont peu encore ont sondé toute l’intensité. Le Show débute à l’heure avec un MERCENARY prêt à chauffer un parterre vide. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Les Danois n’attirent pas les foules. On en vient même à se demander si le public sera présent pour Nevermore. Le groupe n’en démord pas et délivre son Power Heavy de fort belle manière, très influencé par Judas Priest, mais la comparaison est inévitable ; quand on sait que Nevermore va débouler ensuite, on retourne vite au bar. C’est ensuite le tour de DEW SCENTED. Que dire ? Thrash, Death, mais surtout extrêmement répétitif et lassant. Leur deux précédents opus sont pourtant convaincants, mais le son, comme les compos, linéaires, ont vite fait de lasser le public impatient de voir les Maîtres Nevermore entrer sur scène. NEVERMORE : le déluge arrive enfin, devant une salle pleine(ouf !!) pour un show énorme d’une bonne heure et demie. Après une intro rapide, le groupe débute avec un « Born » de folie qui a vite fait de rendre le public en complète dévotion. Et pour cause, un refrain assimilable dès la première écoute, que la foule reprend comme un seul homme : « Born, We are the Same… ». Voilà l’exemple type d’un show de métal parfait, des riffs acérés pour headbanguer à souhait, et un refrain mélodique que tout le monde chante en cœur, c’est ça Nevermore, c’est tout simplement BON ! Le groupe enchaîne rapidement avec d’autres morceaux tout aussi parfaits, dans le désordre: « My Acids Words », « Bittersweet Feast », Beyond Within, Dreaming Neon Black, Sentient 6, Sound Of Silence, une Set-List parfaite faisant la part belle aux trois derniers albums de groupe avec même un petit extrait de The Politics Of Ecstasy (Voir Set-List plus bas). Mais le grand moment reste comme à l’accoutumé un « Heart Collector » dont le public n’a de cesse de reprendre à gorge déployée : « Nevermore to feel the pain… ». La foule s’en donne à cœur joie et le groupe le lui rend bien. Warrel Dane est parfait au chant et se défoule comme jamais (ça aide d’arrêter de boire, 20 kg en moins et une jeunesse retrouvée), Jeff Loomis au poil tel que son compère Steve Smyth, Van Williams (batterie) et Jim Sheppard (basse) étant tout aussi carrés. Que dire de plus ? Que le son était cette fois-ci parfait, ça n’a pas toujours était le cas pour les précédents concerts du groupe, loin de là, mais ce soir, c’est Byzance. Tout était réuni : les compos, un groupe aussi déchaîné que son audience, et un son, même si un poil trop fort, précis et beau comme jamais. Merci, c’est tout ce que nous pouvons rajouter, un grand merci et à très très vite, où que ce soit, nous serons présent. Setlist : Born, Acid Words, Bittersweet Feast, The River Dragon Has Come, Narcosynthesis, Dead Heart In A Dead World, Beyond Within, This Sacrament, Seven Tongues Of God, Dreamin’ Neon Black, Never Purify, Sentient 6, The Heart Collector, Final Product, The Sound Of Silence - Rappel : This Godless Endeavor, Enemies Of Reality. Pierre-Antoine |
IRON MAIDEN + DREAM THEATHER + WITHIN TEMPTATION / 25 JUIN 2005 / PARC DES PRINCES (PARIS) |
|
(NDR = Note De Rico, AKA Weblaster) Alors qu’une partie du staff de NoiseWeb était partie rendre visite à nos voisins belges pour le Graspop, Weblaster et moi sommes plutôt allés faire une balade en amoureux à Paris et nous encanailler sur les grands boulevards à l’occasion de la Gay Pride. Oups, pardon, je m’égare : à l’occasion du concert que donnait Iron Maiden au Parc des Princes ! (NDR : On était bien, tranquille, sans le troupeau, bon y’avait bien 2 ou 3 fans de Maiden mais c’est resté très intime). Plus habituée à accueillir notre Johnny national, la Star Ac ou des bastons entre braves Marseillais et Parisiens, cette arène d’environ cinquante mille personnes accueillait donc l’un des derniers géants du Metal et par là même un des seuls à pouvoir prétendre remplir plus que convenablement cette fosse. Autant le dire de suite, cette grand messe ne s’est pas jouée à guichets fermés, certainement à cause de la concurrence de plusieurs autres évènements majeurs qui avaient lieu en ce même jour : le Bang Your Head, le Furyfest et le Graspop. Néanmoins, le stade était quand même bien rempli. (NDR : Oh que oui !). Arrivés sur Paris vers midi et après un début d’après-midi "shopping metal" dans la capitale, nous reprenons le métro en direction du Parc. Aucune chance de se tromper de direction : autour de nous, que des t-shirts de Maiden ! Dans les alentours du stade, canalisés par les policiers, un grand nombre de fans est déjà arrivé et toutes les rues adjacentes commencent à se remplir. Durant l’attente qui n’en finissait pas pour entrer, nous parvenons à rencontrer Weblaster (vêtu de la panoplie du parfait supporter du PSG, j’avais un peu honte là…) (NDR : Putain, je lui en ai mis plein la vue au petit Looner, il était scotché) et à nous entretenir quelques minutes avec lui. Finalement, les policiers libèrent les voies d’accès et nous pénétrons dans l’enceinte du Parc. Comme nous étions déjà allé au Stade de France pour AC/DC, l’endroit, plus petit, ne nous impressionne pas beaucoup mais il ne faut pas être gros pour aller dans les tribunes, les rangées de sièges étant tellement étroites ! La scène se dresse à notre gauche avec, de chaque côté, deux écrans géants et deux tentures aux couleurs du DVD "Early Days". Au milieu, deux grandes statues d’anges se dressent, seuls décors autorisés pour le groupe qui va débuter les hostilités en cette fin d’après-midi. Autant le dire de suite, de là où nous étions, nous avons été déçus par le son des trois groupes qui se sont succédés, au contraire de Weblaster qui se trouvait dans la fosse et qui a bénéficié de bien meilleures conditions sonores que nous durant le concert. Within Temptation Looner : Il est donc 18h30 lorsque retentit la grandiloquente intro qui ouvre l’album "The Silent Force" de Within Temptation. Durant tout le morceau, l’un des caméramen va longer et filmer les premiers rangs et je peux vous dire que lorsque je regardais les écrans géants, cela m’a foutu un frisson (NdWill : pourquoi, t’as vu notre Weblaster ?!!...lol) ! Vraiment une belle image ! Le groupe entre en scène et entame "See Who I Am" avec une Sharon qui a eu la délicate attention de ne pas se pointer avec une de ses robes à la "Chantal Goya" dont elle a le secret. Bien que je sois fan de Within Temptation, je dois avouer que j’ai été un peu déçu par leur prestation. Non pas au niveau de l’interprétation qui reste de qualité mais plutôt en ce qui concerne la présence scénique. En gros, il ne se passe vraiment pas grand-chose sur scène : des musiciens (j’arrive toujours pas à comprendre l’utilité de la seconde guitare…) (NDR : IDEM !! …) qui n’arrêtent pas de sautiller à tout va, de prendre de belles poses et une chanteuse qui passe le plus clair de son temps à brasser du vent avec son bras (va finir la tournée avec une tendinite la jolie Sharon…) et c’est tout ! Les premiers moments du concert seront consacrés au dernier album ("See Who I Am", "Stand My Ground", "Angels"), une reprise un brin poussive du "Running Up That Hill" de Kate Bush, avant de s’acheminer vers des morceaux plus anciens tels que "Mother Earth" ou "Deceivers Of Fools". Répondant aux différentes sollicitations de Sharon, le public a eu l’air d’apprécier et le groupe est reparti au bout de trois-quarts d’heure plutôt content de sa prestation parisienne, ce qui n’était pas gagné d’avance. Setlist probable : Intro, See Who I Am, Stand My Ground, Angels, Running Up That Hill, Mother Earth, Deceivers Of Fools, Memorie, Ice Queen Dream Theater Weblaster : Après un long morceau de quarante-cinq minutes, chanté par une pseudo Anneke en cuir et décolleté..., c’est sous un soleil écrasant, que la bande à Portnoy, son t-shirt du PSG... (Là, c'est pas une blague) et ses compères font leur entrée sur scène, avec en fond sonore la B.O. d'Orange Mécanique. Et sans plus attendre (temps imparti oblige), les cinq Américains commencent avec la première plage de leur dernière mouture, "The Root Of All Evil", qui déménage sec en live. Premier constat : étant donné la réputation que le Parc Des Princes a au niveau de la sonorisation, je m'attendais au pire... Et bien, le son depuis la pelouse est homogène, équilibré, en un mot : excellent (mais apparemment, j'ai ouï dire que tout le public n'aura pas eu les même conditions d'écoute...). En chipotant, on pourrait dire que la guitare est un peu sous mixée... Deuxième constat, James est en forme, certes avec ses gimmicks, mais en forme. Bon, le jeu de scène n’a jamais était leur fort, même pour le chanteur. Mais étant donné le niveau de difficulté des morceaux, on pourra comprendre qu’ils ne nous la jouent pas poseurs ‘tendance et fashion’ ou jeunes loups énervés façon ‘punk à roulettes’. Le groupe nous fait l'honneur de déterrer une vieillerie du premier album "A Fortune In Lies", complètement dépoussiérée. Suivi, d’un petit "Fatal Tragedy", histoire de rappeler à notre bon souvenir l’excellent "Scenes From A Memory". Les deux titres du nouvel album, à savoir "The Root Of All Evil" et "Panic Attack", passent très bien sur scène, dommage qu'il n'y en est pas eu plus. La réaction du public tout au long de cette petite heure de show est grandissante et la DT (Dream Team) est acclamée pour le final, le tonitruant "Pull Me Under", incluant un medley avec des parties de Metropolis I et II. Trois petits points d'ombre quand même : 1- étant donné la nature du concert, à savoir un concert d'Iron Maiden, et donc 90 % de fans voués corps et âme à la vierge de fer dans l'audience, la setlist choisie me semble un peu trop complexe, spécialement la fin... (En même temps, c'est du Dream Theater...). 2- "Awake" a été zappé... même dans le medley, pas un seul morceau, rien... 3- Ce message s'adresse au leader mégalo du groupe : "Mr. M.P., oui, tu es un excellent batteur mais est-il vraiment utile d'avoir trois grosses caisses, quand deux voire une pourraient suffire, sans parler du nombre incalculable de cymbales... et puis le peignoir de boxe en soie avec tes initiales à la fin du show... c'est pour combler un manque ou quoi ?????" Pour conclure avec cette deuxième première partie : un excellent show, des musiciens carrés comme à leur habitude, et un Weblaster heureux. Des fois, il ne faut pas grand chose... Looner : Ne connaissant pas très bien la discographie de Dream Theater (sauf "Train Of Thought" et "A Change Of Seasons" que j’écoute rarement), je dois avouer que j’ai eu un mal énorme à me mettre dans ce concert. Dès lors, lorsqu’on ne connaît pas très bien les morceaux et que, de surcroît, le son n’est franchement pas terrible… Je ne dirais donc pas grand-chose de plus sur la prestation de Dream Theater : comme l’a dit précédemment Weblaster, les zicos sont plutôt carrés, on voit bien que l’on a affaire à des musiciens de grande qualité mais j’ai un peu de mal à accrocher. Tu ne m’en veux pas, hein ? Weblaster ? (NDR : ça ira…) Promis, juré, j’écouterai mes quelques albums du groupe en boucle pour me faire pardonner et peut-être que j’aurai une révélation ! (NDR : j’y compte bien…) Setlist : The Root Of All Evil, A Fortune In Lies, Fatal Tragedy, Panic Attack, Endless Sacrifice, As I Am, Pull Me Under / Metropolis (medley) Iron Maiden Weblaster : Pour ma part, je suis pratiquement novice en MAIDENerie, mis à part les classiques du groupe. Je dois aussi avouer que j’étais plutôt venu pour la curiosité d’un concert aux Parcs Des Princes plutôt que pour la vierge de fer. Bon, OK, le fait que ce soit un événement metal et surtout que DT en fasse partie, a aussi penché sur la balance, voilà, je l’ai dit… Mais je dois bien dire que j’ai pris, ce soir là, une claque monumentale… Jamais pour moi un show n’a été aussi bien exécuté. 1h30 de spectacle envoyé comme une lettre à la poste, avec pyrotechnie, décors dynamiques et visuels sur grand écran. Rien n’a été laissé au hasard, sauf peut-être Bruce survolté qui a failli se viander sur scène entre 2 titres… Mais comment lui en vouloir, du haut de ses (quel âge il a déjà ?? NdWill : il est né le 7 août 1958… fais le calcul !!). Mais je cède la place à mon collègue, notre bien aimé Looner Touquetois national, pour la suite des commentaires. Looner : Avant que le show de Maiden ne commence, les deux écrans géants nous montrent à loisir la pochette du prochain DVD des Britanniques, "Death On The Road". Sur le coup, j’ai vraiment trouvé l’artwork superbe mais dès le lendemain, en le revoyant plus en détails sur le net, j’avoue que mon enthousiasme s’est quelque peu émoussé : ce n’est pas que je veuille faire le gros nostalgique de service mais franchement les bonnes vieilles pochettes de Derek Riggs, elles avaient vraiment de la gueule par rapport à celle-ci ! Une bonne grosse demi-heure après la fin de la prestation de Dream Theater, c’est donc avec "The Ides Of March" en guise d’intro et un Bruce Dickinson bondissant comme un diable sur le devant, que la "Vierge de Fer" s’empare de la scène du Parc des Princes. Le groupe entame son set avec "Murders In The Rue Morgue". Les titres s’enchaînent ("Prowler", "The Trooper"..) et mon attente est comblée : ce sont essentiellement des morceaux tirés des quatre premiers albums qui seront joués ce soir, ce que nous confirmera Bruce en français, peu après. Comme toujours, niveau jeux de lumières, c’est la grosse artillerie qui est déployée et les décors changent entre chaque morceau pour les illustrer. Malgré le son totalement pourrave que nous avons en tribunes, quel pied que de réentendre "Revelations" (peut-être mon morceau préféré du groupe), "Remember Tomorrow" ou "Die With Your Boots On" ! On se croirait revenu au début des années 80 avec une set-list pareille ! Quelle image que celle de Dickinson, en tenue de soldat anglais, agitant à tout va son étendard de l’Union Jack durant "The Trooper" ! Toujours aussi communicatif avec le public, le chanteur passe son temps à haranguer la foule qui lui répond comme d’un seul homme à chacune de ses demandes. Annonçant "Phantom Of The Opera", Bruce nous indique que ce concert est réservé aux vrais fans de Maiden et que ceux qui ne peuvent pas comprendre l’essence même de ce morceau doivent quitter l’enceinte et crever ! Plus tard, il nous apprendra qu’un nouvel album est en projet et qu’un voire deux concerts à Bercy sont envisageables l’année prochaine (on y sera certainement mieux que dans cette "bétaillère à footeux" qu’est ce Parc des Princes…). Les autres musiciens, Steve Harris en tête, assurent toujours : on enterre chaque année Maiden, on les traite de "vieux", de "papis", etc., mais sur scène, il n’y a pas à dire, le spectacle reste impressionnant. Une apparition d’Eddie plus tard, le concert se termine trop vite : seulement un peu plus d’une heure trente, rappels compris. Plutôt léger pour un show supposé être un évènement. Tout cela me laisse un peu sur ma faim malgré la très bonne prestation du groupe. Le public s’époumone mais c’est fini, Maiden ne reviendra plus ce soir. Nous sortons du stade et cherchons un endroit pour boire un verre et discuter mais tout est fermé dans le coin. Nous reprenons dès lors la route pour le Pas-de-Calais (en ayant préalablement largué notre Weblaster à la première bouche de métro venue : cela lui apprendra à se moquer des petits problèmes de ma "Loonermobile" !) (NDR : …) Setlist : Murders in the Rue Morgue, Another Life, Prowler, The Trooper, Remember Tomorrow, Run to the Hills, Charlotte the Harlot, Revelations, Where Eagles Dare, Die With Your Boots On, Phantom of the Opera, The Number of the Beast, Hallowed Be Thy Name, Iron Maiden, Running Free, Drifter, Sanctuary Que penser de cette manifestation ? En premier lieu, c’est la dernière fois que je mets les pieds dans un stade pour un concert. Trop grand et inhumain pour moi. Je plaignais les gens des tribunes plus éloignées de la mienne qui ne devaient franchement rien voir, hormis sur les deux écrans géants (et encore je ne parle pas de ce que j’ai raté du concert de ma place : la gamelle de Dickinson sur scène par exemple…). Et le bizness qui marche à fond ! Tu as soif ? Trois euros pour un malheureux grand verre d’eau avalé en deux gorgées tellement il fait chaud. Pour ce prix, j’aurais pu m’acheter trois packs de flotte de la même marque. Tu veux un souvenir du concert avant de repartir ? Va au merchandising et regarde les prix pratiqués : plus de cinquante euros pour un malheureux t-shirt ! Faut pas déconner ! Déjà que le concert a pas duré des lustres ! En ce qui concerne les différentes prestations : Within Temptation est un groupe que j’apprécie beaucoup sur albums mais, sur scène, je trouve cela vraiment pas terrible. En ce qui concerne Dream Theater, je crois que je vais attendre que Weblaster m’offre une place pour le prochain concert de Lille pour dire que j’aime éperdument cette formation en concert. (NDR : Ok, j’y penserais…) Quant à Maiden, cela reste Maiden : un fichu bon groupe qui continue à avoir la pêche sur scène bien que, sur ce coup-là, on aurait bien aimé en avoir un peu plus que le minimum syndical… Looner et Weblaster (Just married) (NDR : quoi ?, déjà ?) (Looner : ha ben oui hein! Et lune de miel au Raismesfest! ) |
MIDSUMMER
FESTIVAL – Landegem (Belgique) – 7 août
2005 |
|
RETROUVEZ
TOUTES LES
PHOTOS dans la rubrique Photos du
site !
La date salvatrice du milieu des congés ! Et oui, pour nous qui ne pouvons aller partout et notamment au Wacken sur ce même WE, heureusement que ce festival est là pour nous donner notre dose de Métal mensuelle et nous faire oublier qu’on n’aura pas vu Bloodbath en live en Allemagne (ceci dit, vu qu’il a flotté pendant 3 jours là-bas, on regrette moins… lol) ! Quand en plus, l’affiche est bien brutale et couronnée par une prestation sans faille d’Obituary, c’est le bonheur ! A une heure de Lille sur le papier (merci Mappy !), c’est en fait avec plus d’1 heure de retard que certains d’entre nous parviennent à trouver cette bourgade près de Gand, très mal indiquée comme d’habitude en Belgique. C’est donc en traversant des champs parsemés de cyclistes du dimanche que nous parvenons en fait à une sorte de salle des fêtes jouxtant une salle de sport, où on a installé une scène, des crash barrières et quelques lights… On se dit que dans de telles conditions, le son risque d’être pénible et que pour prendre les photos, on va encore se marrer avec semblable éclairage ! Finalement, les conditions sonores auront été acceptables. Quant aux lights, n’en parlons pas, je risquerais d’être impoli ! Après une mise en bouche de bonne facture assurée par le groupe local de death metal REALITY devant 80 personnes à tout casser, KRISIUN débarque. Seules 200 personnes sont alors présentes au début du gig et on craint le pire pour les organisateurs de l’évènement quant à leurs finances ! KRISIUN (par Thrasher) Ah Krisiun !! Leurs prestations sont toujours attendues car d’une brutalité telle qu’il faut le voir pour le croire ! Alors bien sûr, on pourra leur reprocher une certaine linéarité tout le long du set, qu’il manque une deuxième guitare pour épauler Moyses lorsqu’il part en solo, etc... etc… N’empêche que cela fait du bien (ou devrais-je dire ça fait mal ?!) de revoir nos Brésiliens (même diminués par la maladie passagère d’Alex, qui a choppé une bonne crève les jours précédents) envoyer la sauce à l’heure de l’apéritif, même si on aurait apprécié un petit Conquerors of Armageddon pour nous achever. Ce titre, apprécié des fans, fait partie de la set list du groupe depuis des lustres, et on se demande comment le groupe peut faire l’impasse sur ce (désormais) classique ! MELECHESH. Vraiment excellent ce groupe de « death/black mésopotamien » malgré un son un peu en dedans par rapport aux autres groupes. De bonnes ambiances orientales sur les solos, et un côté dark black pas désagréable du tout... Mention très bien sachant que le groupe ne donne pas beaucoup de concerts, que pour la plupart d’entre nous c’était la 1ère fois que nous les voyions en live, du fait que ses membres sont dispersés aux quatre coins du Monde, dont un des guitaristes à Lille depuis 6 ans pour sa thèse de philosophie ! Suite à l’erreur du nom du groupe sur l’affiche, le chanteur n’hésite pas à vanner en présentant le groupe sous le nom de MeleNesh pour mieux se concentrer à nouveau sur les titres ravageurs du groupe. Franchement, certainement la meilleure formation de la soirée avec Obituary, saluée comme il se doit par le public enfin un peu plus nombreux, qui ne s’y trompe pas ! GOD DETHRONED (par Thrasher) Quelle déception de retrouver God Dethroned aussi bas sur l’affiche !! Après 6 albums, voir le groupe jouer à ce niveau relève du sacrilège pur et simple… Mais le guitariste chanteur Henri et ses potes ne s’en font pas pour autant, et enchaînent les morceaux avec professionnalisme… Boiling Blood, Soul Sweeper, Villa Vampiria… Que des tubes du death metal !! Quitte à me répéter, pourquoi considère-t-on (encore !) ce groupe comme un éternel outsider, un second couteau, alors que nos Hollandais ont sorti des musts de l’extreme metal ? Il est grand temps pour God Dethroned de passer la vitesse supérieure sous peine de lassitude et il n’en tient qu’à vous, fans, de les soutenir comme il le mérite… Un grand groupe et un très bon gig. ENTHRONED. Du black assez basique, pas beaucoup d'ambiances malsaines à vrai dire dans leur musique, tout ça sent le réchauffé... C'est assez linéaire au final... Un groupe de (bon) black de plus quoi ! Et puis, y a pas à dire, les paint corpses, je trouve ça chiant maintenant... ça n'impressionne plus personne ! Mais étant donné que le groupe joue chez lui, une partie du public (les Wallons surtout, seulement oserais-je dire puisque le groupe parle en anglais, le Flamand lui étant inconnu) est de son côté et se déchaîne carrément sur le dernier titre, qui est devenu l’hymne black metal en Belgique, j’ai nommé « Hellgium Messiah » ! Il serait bon que le groupe renouvelle quand même un peu son black à l’avenir… TURISAS. Alors là, du grand art ! Une sorte de Finntroll en peau de bêtes, avec du sang plein la gueule, un accordéoniste, un violoniste qui nous a carrément sorti un solo à la Malmsteen, avec un son saturé (très impressionnant de technique !) et vraiment de la bonne musique entraînante, avec des bases folk. On a même eu droit à une sorte de medley de reprises, genre le thème de l'Eurovision enchaîné à la Lambada, en version Metal ! Fun... une bonne surprise avec un bon chanteur mais une hérésie pour les puristes du métal ! PUNGENT STENCH. Bon show des Autrichiens, qui, selon leurs fans, ont vraiment axé leur set sur les classiques du groupe et quelques titres du dernier album. Pungent Stench exécute une sorte de death n' roll à la Entombed nouvelle version, vraiment bien fait, même si tout ça n’est pas forcément ma came. En tout cas, c'est carré et ça a commencé à sérieusement s'exciter dans le pit. Un bon point donc... Par contre, je suis désolé mais apprendre dans la foulée de ce concert que le groupe allait remplacer un Hate Eternal défectueux sur le Harvest Festival en septembre en 1ère partie de Nile ne m’a pas rempli de joie et je ne suis pas le seul ! TRISTANIA. Difficile de vous parler de ce groupe puisque nous étions occupés dans les backstages avec les gars d’Obituary. Bon pour les besoins des photos, je suis venu quand même voir les 2 derniers titres et on peut dire que Tristania évolue assez près du gothique, une sorte de croisement entre Paradise Lost et Nightwish, avec un chanteur voix claire genre lover dépressif, une chanteuse lyrique à la très belle voix nippée comme Within Temptation et qui fait les mêmes arabesques avec ses mains, et un 3ème hurleur genre punk crêté, qui gueule avec une voix black/death... Bref, ça ratisse assez large, ça joue bien, y a pas à dire, mais c'est pas ce qui m'a plu le plus. Me demande bien ce que ce groupe faisait si haut sur l'affiche... Apparemment en Belgique, le groupe compte de nombreux fans ! OBITUARY. Bon, alors pour ceux qui débarquent, je rappelle juste que je fais tourner le Forum Officiel francophone du groupe sur le Forum de NOISEWEB, en accord avec le groupe... et qu’une fois de plus, on s'est encore une fois bien marrés avec les mecs en backstages, surtout Allen West qui est vraiment une plaie quand il se lâche... En plus, être accueilli par John Tardy himself par une franche accolade, ça vous retourne son fan, comme moi et mon pote Tophe, même si ça fait 5 fois qu'on les voit en même pas un an !... Vraiment, ces gars ne se prennent pas la tête, c'est trop cool... Côté scène, 1 h 10 de pur death metal, avec comme d'hab' un excellent son, avec un set particulièrement axé sur les titres du dernier album (6 titres sur 10 joués ce soir…) ! Voilà en gros la nouveauté du set par rapport aux autres dates d’avant la sortie de Frozen In Time ! Car en ce qui concerne la prestation du groupe, rien à redire, c’est ultra efficace et il est clair que le groupe est en place après tous les festivals d’été qu’il a donnés. John Tardy ne communique pas trop avec le public mais c’est devenu une habitude tandis que Trevor et Allen s’en roule un petit pendant le court solo de batterie improvisé (ça, c’était pas prévu…) de Donald. En fait, aucune intro n’a pu être lancée entre les titres pour cause de platine récalcitrante et c’est encore le meilleur moyen qu’a trouvé Donald pour meubler pendant que John récupérait un peu sur le côté de la scène, et franchement son travail à la double et aux toms fut tout bonnement exceptionnel, même si évidemment, on ne parle pas là de rapidité mais de feeling. Bref, pas la peine de détailler tous les titres, surtout les anciens dont l’efficacité a été déjà largement éprouvée sur scène, juste dire que les nouveaux titres sont de belles tueries en live, certains étant appelés à devenir des classiques du groupe, comme cet « Insane », « Back Inside » ou encore « On The Floor ». Une nouvelle fois une belle claque pour les quelques 600 / 700 personnes présentes (étonnant d’ailleurs ce manque de public !) qui en ont redemandé pendant plusieurs minutes. Obituary rules !!! Setlist : Redneck Stomp, On The Floor, Insane, Chopped In Half, Turned Inside Out, Back Inside, Lockjaw, Threatening Skies, By The light, Dying, Stamp Alone. Rappels : Slow Death, ‘Til Death, Slowly We Rot. Petit conseil : allez faire un tour du côté de la rubrique CONCOURS de NOISEWEB, vous allez pouvoir gagner des objets collector signés par le groupe au grand complet ! Enfin, pour terminer, un grand merci à Eddy, l’organisateur du Festival, pour la confiance et pour les Pass (en espérant qu’il y aura une autre édition du festival, vraiment cool). Bedankt veel mijn vriend ! Will Of Death, avec le concours de Thrasher. |
GRASPOP 2005 – Dessel – 24, 25 & 26 juin 2005 |
|
RETROUVEZ
TOUTES LES
PHOTOS dans la rubrique Photos du
site !
Après plusieurs mois d’attente, nous voici donc au Graspop, qui reste un des plus gros festivals européens voire mondiaux maintenant. Cette année, le festival fête ses 10 ans et autant le dire d’emblée, cette édition ne restera pas dans les annales, pour plusieurs raisons. La première est due à un énorme problème d’organisation au niveau du camping, dont la capacité a été portée à 30.000 places cette année, pour 40.000 festivaliers. En effet, les organisateurs ont changé l’accès au camping, résultat, 4 portes au lieu de 7 pour entrer et 3 à 5 heures d’attente en plein soleil, sous 45°, avec de nombreux évanouissements, insolations et évacuations par ambulances. Inadmissible, d’autant qu’il n’y a plus qu’une seule tente pour les douches et les chiottes. De plus, pas d’eau potable ! On croît rêver là, tant l’an dernier, tout était nickel ! Mais quand les économies se font au détriment de la sécurité et de l’hygiène de 30.000 personnes, moi, je dis stop, d’autant que le prix du billet a augmenté de 10 € en un an !!! Deuxième raison : des prix pour la bouffe et les boissons de plus en plus chers (genre 7 € pour un kébab/frites !), toujours pas d’eau potable sur le site du festival et l’impression que l’usine à fric fonctionne à plein ! Troisième raison, plus personnelle celle-là, celle de se rendre compte une fois arrivés au service Presse qu’il n’y a pas moyen d’avoir le pass front stage pour les photos ! « Pas de pass photos pour les webzines ! Si vous voulez des photos pour les publier avec le report, vous devrez les acheter à nos 3 photographes officiels ! »… Et puis quoi encore ? On n’est pas des vaches à lait, bordel de merde ! Fuck you all, qu’à cela ne tienne, je prendrai les photos du pit (d’où certains flous sur mes photos, je m’en excuse d’avance…), au téléobjectif, et s’il y en a un qui vient me faire chier, je latte… Mais bon, on ne va pas noircir le tableau complètement, car le festival nous a permis d’aller en section VIP/Press avec nos pass, et donc de bénéficier de superbes conditions d’accueil, avec terrasses, bars sans attente extrêmement bien fournis, bouffe fraîche pas trop chère et surtout l’occasion de rencontrer de nombreux musiciens, comme ceux de Megadeth (whaoowww !), Behemoth, Dragonforce, Hatesphere, Dark Tranquillity, Nuclear Assault, Gorefest, etc… Certainement aussi un des meilleurs endroits du festival pour se créer un carnet d’adresses intéressant, niveau maison de disques, organisateurs de concerts, etc… Question affiche, même si selon nos goûts, elle était un peu en dessous de celle de l’an passé, car pas assez de groupes de death et de black, nous avons quand même pris notre pied avec certaines formations ! Quinté gagnant pour moi : Iron Maiden (exceptionnel !), Dream Theater, Megadeth, Immolation et Nevermore, auxquels on ajoutera selon les goûts des uns et des autres Accept, Behemoth, Gorefest, Anthrax, Enslaved, Amon Amarth, In Flames, Soilwork, Pro-Pain… Jour 1 : Vendredi 24 juin 2005 Tout d’abord, mon pote ‘Tophe de Scarvenger et moi-même, nous sommes arrivés en pleine nuit au camping, vers 4 heurs du mat, directement de Tilburg où nous venions d’assister au show d’Obituary, et là, nickel, pas d’attente et une température convenable pour monter la tente ! Car disons-le, ce vendredi 24 juin a été complètement horrible à ce niveau-là, nous gâchant littéralement la journée ! Torride, irrespirable, à dégueuler cette chaleur ! Arrivés vers 13 h sur le site dès l’ouverture pour récupérer nos Passes, ça commence mal : le gars qui doit ouvrir le local Presse n’a pas la clé ! Rebelote : 30 min d’attente sous la cagna ! Hallucinant bordel… Une fois récupéré le précieux sésame, direction le service Presse, et comme je vous le disais, deuxième prise de tête de la journée, pas de pass photos prévu ! Bref, on va se rincer le gosier, sport du jour compte tenu de la chaleur intense, en attendant que les hostilités ne commencent sous le Marquee 1 surchauffé. IMMOLATION : Franchement pour commencer, on ne pouvait rêver mieux que le gang Death Metal de New York. Un bon panard, et un groupe pas peu fier de présenter les titres de son terrible nouvel album, « Harnessing Ruin », à un public déjà nombreux, sachant qu’avec Immolation, en live, on atteint presque la perfection à chaque fois. Même si le son est assez brouillon au final, mais cela est dû à la configuration gigantesque du Marquee 1, on entend parfaitement les finesses rythmiques du groupe, qui met le feu dès le 1er concert de ces 3 jours, à un pit qui ne demande que ça… Du très grand death metal et on en a profité puisque cette édition 2005 est loin d’être la plus brutale. En tout cas, une très bonne entrée en matière et on attend le groupe pour une vraie tournée européenne en headliners ! Ils le méritent ! Selon Pierre-Antoine : Nous avons droit à un set court : 40 min mais le groupe est au top de sa forme et défend au mieux son nouvel album : Harnessing Ruin. Dixit le groupe lui-même que l’on a eu la chance de rencontrer quelques minutes après le concert : « nous n’avions jamais vu autant de monde à un concert d’Immolation ». Le public est plus que ravi, le son est très correct, les musiciens s’en donnent à cœur joie, voilà l’équation parfaite pour un concert réussi. « Father you’re not a Father », « Swarm of terror », « Harnessing ruin », tous les meilleurs morceaux y passent alors que le groupe doit déjà nous quitter : quelle entrée en matière ! ENSLAVED : Franchement, ça ne m’a pas plu du tout et du fonds de la tente, le son était innommable, beaucoup trop fort, en tout cas en ce qui concerne le chant ! Mais, Pierre-Antoine, lui, en tant que fan et connaisseur du groupe, a aimé le show, alors autant ne pas trop casser le groupe ! Moi, j’ai vite zappé… comme quoi, les goûts et les couleurs… Selon Pierre-Antoine : C’est au tour d’Enslaved d’envahir les planches, pour un tout autre type de concert. La violence a laissé place au black « Pinkfloydien » de nos Norvégiens préférés. Les trois derniers albums du groupe sont passés au crible pour la grande joie d’un public tout acquis à sa cause. Mention toute particulière aux morceaux d’Isa qui ont réussi à faire planer la majorité du chapiteau. Pour moi une des plus grandes réussites de ce festival. HELMET : vu par Pierre-Antoine aussi sur 2 / 3 titres… Selon ses dires, bon ! METAL CHURCH / MADBALL : (par Thrasher) Prévue à 20h45, la prestation du groupe met du temps à décoller : le nouveau chanteur Ronny Munroe est pourtant excellent, sa voix agressive colle parfaitement au heavy metal du combo de Seattle, mais le batteur Kirk Arrigton patauge quelque peu sur les premiers morceaux proposés (Ton of Bricks, Start the Fire), ce qui rend l’ensemble poussif et il faut attendre la demi-heure pour voir le show passer la vitesse supérieure (superbe version de Watch the Children Play). Au même moment, Madball envahit la scène du Marquee 2 pour un gig explosif mais trop court…Je rate donc le début de leur set because il y a Metal Church et me contente donc des derniers extraits du concert du quartet New Yorkais. Le concert se termine vite (avant l’horaire en fait) ce qui me permet de retourner voir la fin de Metal Church qui conclut avec les deux classiques absolus, Beyond the Black et …Metal Church bien sûr. Cette fois ci, l’ensemble tourne à plein régime, la communion avec le public est intense, et le groupe s’en va sous les ovations d’une audience conquise. Un grand moment de Metal ! WITHIN TEMPTATION : Autant ne pas se la raconter, les groupes à chanteuses commencent sérieusement à me gonfler. Mais miracle, le dernier album du groupe m’a bien plu, avec des mélodies imparables et un son d’enfer. Donc, nous approchons de la Main Stage et nous découvrons que le groupe n’a pas lésiné sur les moyens et qu’il a amené avec lui ses colonnades antiques recouvertes de végétaux et que la pyrotechnie sera de la partie ! Le son est quasi parfait, Sharon, assez courtement vêtue à cause de la chaleur, chante divinement bien et le spectacle proposé, autant musicalement que visuellement avec ces films qui passent sur un grand écran au fond de la scène, atteint des sommets dans le genre ! Avec des titres comme « See Who I am », « Stand My Ground », « Forsaken », « Angels », plus la reprise de Kate Bush plus « Deceiver Of Fools », « Mother Earth » et le tube « Ice Queen », la partie était d’ailleurs gagnée d’avance ! Franchement, une très bonne surprise, qu’on n’aura pas pu suivre jusque la fin, car se profile alors le gros morceau de ce vendredi en ce qui me concerne, j’ai nommé…. MEGADETH ! Revoir la bande à Mustaine quelques 4 mois après leur show extraordinaire à Anvers, voilà qui s’appelle le bonheur Métallique ! Ne bénéficiant que de 55 minutes, Dave Mustaine explique qu’il ne sera pas là pour parler et perdre son temps, mais bien pour envoyer la sauce ! Des lights bien sympathiques, un son vraiment bon et surtout, oui surtout, un Marquee 1 rempli jusque la gueule, la seule fois où il y aura eu autant de monde sous ce chapiteau de tout le WE ! Tout le public n’aura d’ailleurs pas pu y entrer et des centaines de fans regardent le concert depuis la pelouse, tout au fond ! C’est sous une acclamation qui me fout encore la chair de poule rien qu’à y penser que le groupe entame son set avec l’imparable « Blackmail The Universe », pour enchaîner direct avec « Set The World On Fire », « Skin o’ my Teeth » et « Wake Up Dead » ! Whaowww, en voilà une entrée en matière du diable ! Dave est parfait vocalement, dans son style caractéristique bien sûr et Glen Dover, à la gratte, en fait un peu moins gestuellement parlant, pour une plus grande précision encore en solo ! Du grand art, quand on a un Dave Mustaine à ses côtés, au sommet de son art ! Le show passe à vitesse grand V, avec des fantastiques « In My Darkest Hour », « Hangar 18 » ou encore « A Tout Le Monde », repris par une bonne partie du public, enfin celle qui n’est pas allergique au français (on est chez les Flamands, je vous le rappelle !!!)… C’est sur « Symphony Of Destruction », « Peace Sells… » (malheureusement amputée de son refrain final faute de temps) et enfin « Holy Wars », que s’achève en beauté ce qui restera dans les mémoires comme un des tous meilleurs shows du WE ! MEGADETH est toujours un des groupes majeurs du Métal, et franchement, on se demande encore pourquoi on n’a pas eu le droit de voir les Ricains sur la Main Stage, vu le délire du public à la fin du show !!! Un échange avec Within Temptation aurait été à mon avis beaucoup plus judicieux ! Bref…. Espérons simplement que ce concert de Megadeth n’aura pas été le dernier qu’on aura vu du groupe… Set List : Blackmail The Universe, Set The World Afire, Skin O'My Teeth, Wake Up Dead, In My Darkness Hour, Reckoning Day, She Wolf, Hangar 18, A Tout Le Monde, Kick The Chair, Trust, Symphony Of Destruction, Peace Sells/Holy Wars SYSTEM OF A DOWN : Juste le temps de quitter le Marquee 1 pour se rendre devant la Main Stage, pour se rendre compte que tout ce que le site compte de festivaliers est prêt à en découdre avec un groupe qui pratique le melting-pot musical Metal avec réussite, il faut l’avouer. Daron n’est pas très en forme à voir mais son chant ne passe pas trop mal, mais que dire que Serj, qui est parfois à la ramasse, parfois sublime ! On regrettera quand même amèrement le manque de communication du groupe avec son public ! Pas un mot entre les titres ! Dès l’intro de "Soldier side" et le déjà hitesque « BYOB », l’hystérie envahit le pit, pour un show qui va se dérouler mollement quand même sur scène, mais pour mieux décoller dans la deuxième demi-heure, avec ces hits que sont « Sugar », « Suite Pee » (où Daron, complètement défoncé, remercie longuement on ne sait qui…) ou encore « Needles », repris par au moins 20.000 personnes... Belle chair de poule ! C’est quand même les titres de Toxicity qui remportent le plus de suffrages et on sent que le groupe n’est pas encore tout à fait à l’aise en live avec les compos de Mesmerize et d’Hypnotize, dont 2 titres sont quand même joués ici. Prestation en demi-teinte, je préfère largement le groupe en salle, plus fun et proche du public… Le groupe jouera quand même 15 minutes de plus sur l’horaire et c’est donc la tignasse au vent que nous nous déplaçons rapidement vers le Marquee 1 pour assister au show de Nevermore… Selon Pierre-Antoine : System of a down commence à minuit devant une foule que l’on peut qualifier de gigantesque. Le groupe débute avec un Soldier Side suivi d’un BYOB comme sur son album Mesmerize. Le son est correct, le chant au poil (enfin là je parle surtout pour Serg Tankian car son compère Daron est une fois de plus, plus ou moins à la traîne). La prestation du groupe est assez statique au grand dam du public, qui, lui, réagit comme un seul homme aux excellents morceaux du groupe. En dépit de cette prestation en demi-teinte, on ne peut s’empêcher de donner le maximum de soi-même au rythme des Chop Suey, Spider, Sugar et autre Cigaro et Revenga. En d’autres termes, bien mais pas top ! Set List : B.Y.O.B, Revenga, Science, Kill Rock N' Roll, Suggestions, Psycho, Chop Suey !, Cigaro, Mr Jack, Needles, Dear Dance, Aerials, Holy Mountains, Spiders, Bounce, Atwa, Forest, Lost In Hollywood, Question ! , War, Prison Song, Toxicity, Suite Pee, Sugar. Alors que SOAD continue de casser les oreilles des rétifs, NEVERMORE commence son show avec rien de moins qu’un « Enemies Of Reality » jouissif ! Mais nom de dieu, qu’est-il arrivé à Warrel Dane ? Il a au moins perdu 20 kg et arbore une forme d’enfer, malgré l’heure tardive. Gros problème quand même, dans le Marquee 2, à la même heure, joue KREATOR. Mais inimaginable de manquer ce qui aura été le seul show en festival d’été des gars de Seattle cette année ! Et bien nous en a pris, même si la tente commence à sonner creux vue l’heure et la concurrence teutonne de l’autre côté ! Le son est assez bizarre au début, mais ça s’améliore très vite. Jeff Loomis en solo est vraiment magique, plein de feeling et Warrel me fout la chair de poule à chaque montée dans les aigus. Ce groupe est certainement ce qu’on fait de mieux à l’heure actuelle et ce ne sont pas les nouvelles compos comme « Born », « The Final Product », et « This Godless Endeavor » (joué en rappel) qui nous feront dire le contraire ! Un show tout en puissance, virtuosité et technique, tout ça allié à la musicalité ! Voici à quoi on a assisté ce soir et on en redemande ! Vivement la prochaine tournée européenne en novembre !!! Nos billets sont déjà réservés ! Une première journée terrible question chaleur mais qui se termine en beauté, avec de vraies satisfactions : Immolation, Within Temptation, Megadeth et Nevermore qu’on tarde de revoir au plus vite… En attendant, il était 2 h 30 quand Nevermore termina son set, donc grand temps de retourner au camping pour pioncer un peu sous la relative fraîcheur avant la terrible journée de samedi ! Jour 2 : Samedi 25 juin 2005 Première bonne nouvelle, le soleil est voilé par quelques nuages d’altitude et l’air est devenu respirable bien qu’il fasse encore bien chaud. Rien que pour ça, la journée va être meilleure, c’est sûr. On passera sur la prestation de SKITSOY, sorte de glamouzes à 2 balles avec paraît-il des ex-membres de Channel Zero, pour enchaîner directement sur SOILWORK. N’étant pas fan du groupe, je suis donc occupé du côté du carré VIP/Presse avec une bonne gueuze et c’est donc notre Pierre-Antoine noisewebien qui s’y colle : Soilwork commence cette journée du samedi à midi et demi, rien de tel pour s’échauffer les esgourdes. Le groupe délivre une bonne prestation sur la scène principale devant les yeux d’un public largement acquis à sa cause. Le death mélodique des Suédois passe excellemment le cap du live et on ne peut s’empêcher de reprendre en cœur avec Speed les refrains en voix claire qui caractérisent si bien le groupe. Notre Dirk Verbeuren national est aux fûts et remplit parfaitement son rôle, aurait-on franchement pu en douter ? Une très bonne prestation pour un bon petit concert ! Set List : Stabbing the drama, Bastard Chain, One with the flies, The chainheart machine, Follow The hollow,Nerve As we Speak, Rejection Role, Blind eye halo. BEHEMOTH : Arrivés juste 20 min avant de monter sur scène, les Polonais sont à la bourre grave et le concert sera donc amputé de 20 min. Fait chier, d’autant qu’on n’est pas très gâtés question brutal cette année ! Mais une fois entamé, le set est parfait. Le son est assez bon jusqu’au milieu de la salle, mais après, paraît que ce fut plus difficile. Peinturlurés comme il se doit à la blackos, les gars blastent à mort et les quelques morceaux joués sont autant de perles délivrées à la gloire du Malin ! Franchement, pour un mec avide d’extrême comme moi, un des meilleurs concerts du festival ! Mais la prochaine fois, partez la veille de votre Pologne natale, pas le matin même du concert bordel ! Petite anecdote : les mecs, un peu dépités et s’étant apparemment pris la tête avec l’organisation qui voulait tout bonnement les annuler, sont ensuite venus taper le bocson dans le carré VIP/Presse et nous avons pu discuter avec eux. Vraiment bien sympas, comme souvent avec les groupes polonais. GOREFEST : Si vous suivez un peu ce qui est écrit dans Noiseweb, vous vous serez rendus compte que c’est la troisième fois en 1 mois et demi que nous voyons le groupe en live ! Et comme pour le show de Waregem et celui du Dynamo, GOREFEST a une nouvelle fois mis tout le monde d’accord ! Avec leurs hits que sont les « Low », « False », « Erase », « The Glorious Dead » ou encore « Seeds Of Hate », interprétés à la perfection, comment peut-il en être autrement ? Le groupe, le batteur Ed Warby en-tête, qui s’est blessé assez sérieusement la veille au pied (16 points de suture), ne démérite pas du tout malgré les trop longues années d’absence, et ce, grâce à un son d’une puissance et d’une clarté sans faille. En quelques 2 mois de reprise en live, de toute façon, l’un des leaders de la scène death metal européenne a repris son trône, il n’y a plus qu’à espérer que le nouvel album sera du même acabit qu’Erase ou False… AMON AMARTH (par Pierre-Antoine) : Après une prestation détonante de Gorefest, c’est au tour des vikings d’Amon Amarth de briller sur la scène du premier chapiteau. Quel en est le verdict ? La grosse claque !! Il est évident que les Belges adorent ce groupe et le lui rendent bien. Pas une fausse note, des musiciens complètement dans leur concert, un son nickel, nous n’avons que du bon à retenir de leur prestation. The Cruscher, Versus The World et Fate Of Norns, les 3 derniers albums du groupe sont tous trois habilement représentés. Une des prestations les plus marquantes de ce festival ! PRO-PAIN (par Thrasher). Prévue sur la scène du Marquee II, la prestation de Pro-Pain est un vrai régal !! Voilà un groupe qui ne déçoit jamais en live et rares sont ceux qui après plus de 10 ans de carrière, nous proposent un gig aussi rentre-dedans. Tom Klimchuk est dans son trip, tout comme le guitariste (et ancien Spudmonsters) Erik Klinger. Le batteur JC Dwyer fait son boulot avec conviction et comment ne pas rester admiratif devant cette légende vivante du HardCore, Gary Meskil ?? L’homme, tout en restant simple, possède un charisme et une présence scénique indiscutables. Dans le pit, ça moshe sévère et un certain Jean-Marc (hail bro’ !) boit du p’tit lait. A l’écoute des « Make War Not Love » ou « Stand Tall », comment pourrait-il en être autrement ? ROSE TATTOO (par Thrasher). Rose Tattoo amputé de son guitariste Pete Wells, voila une nouvelle qui m’enchante plus que moyennement. Bien sûr il reste Angry Anderson du line up d’origine mais ce bon Pete est quasiment à l’origine du son Rose Tattoo et son remplaçant à la slide n’est autre que le guitariste rythmique du groupe, Rob Riley. Ce dernier s’en sort bien, mais malheureusement n’arrive pas à la cheville de Pete qui reste un maître à la slide guitare. Le son, comme d’habitude sous les chapiteaux laisse plus ou moins à désirer et je ressors déçu de ce gig, alors que la prestation du groupe au Splendid de Lille il y a 4 ans m’avait bien plus éclaté. HATEBREED. Vue et entendue de loin, la prestation des leaders du HardCore moderne US est particulièrement brutale et le public massé devant la Main Stage boit littéralement dans la main d’un Jamey Jasta qui se révèle être un sacré frontman, avec une putain de voix bien agressive. Mais ce type de zique n’est pas forcément ma came, et j’ai l’impression d’entendre toujours le même morceau donc je zappe assez rapidement pour aller dans les backstages me boire une bonne gueuze… Set List : Tear It Down, Straight To Your Face, Proven, Empty Promises, A Call For Blood, Beholder, If Justice, This Is Now, Burn The Lies, Hollow Ground, Last Breath, Driven By Suffering, Betrayed By Life, Doomsayer, Live For This, Perseverance, Smash Your Enemies, Another Day, Another Vandetta, Before Dishonour, I Will Be Heard ACCEPT !!! Alors que Samael en finit avec son set sous le Marquee 1 (pas vu, sorry…), le backdrop d’Accept est déployé et comment vous dire ? Un frisson me parcourt littéralement l’échine… Merde, ça fait 15 ans que je voulais voir ce groupe en live et ils sont là devant ! Bon, ok, les mecs ont vieilli, mais musicalement, autant le dire, voilà certainement une des plus grandes claques du festival !!! Du début à la fin, c’est à un best of du groupe auquel nous assistons et Udo est très en forme vocalement ! Putain, mais comment rester insensible à des « Metal Heart », « Balls To The Wall », « Fast As A Shark » ou encore “Son Of A Bitch” ? Tous ces titres sont des classiques qui sont joués ici à la perfection ! C’est simple, 30.000 metalheads sont massés devant la Main Stage pour rendre hommage au plus grand groupe de heavy metal que l’Allemagne ait enfanté (je zappe Scorpions et ses balades) ! C’est quand même pas un hasard. Accept aura été cette année un des rares groupes à faire l’unanimité ! Metal will never die !!! Le temps de souffler, d’aller boire une mousse, que déjà SLAYER déboule sur la Main Stage alors que Sick Of It All en termine avec son show sous le Marquee 2. Enfin, nous allons revoir le groupe avec Dave Lombardo derrière les fûts. Autant le dire, Dave sera impérial comme d’hab’ et les autres aussi évidemment ! Mais même si le groupe passe en revue ses plus grands classiques et que chaque morceau est l’occasion de célébrer une messe païenne en l’honneur de ces légendes, une impression qu’il manque de la folie à tout ça est perceptible dans le public. Evidemment, dans le pit, c’est la guerre totale mais le fait que Tom Araya, barbu grisonnant, ne parle plus du tout au public à part pour débiter les mêmes phrases (conneries ?!) depuis 15 ans en présentant les titres rajoute au malaise. Ceci dit, ne faisons pas la fine bouche, assister à un concert de Slayer est toujours un grand moment, et ce festival n’aura pas dérogé à la règle ! Set List : South of heaven, Silent scream, War ensemble, Disciple, Blood red, Stain of mind, Necrophiliac, Dead skin mask, Postmortem, Raining blood, Angel of death Pierre-Antoine : C’est au tour d’IN FLAMES vers 22h30 de faire plaisir à ses fans sous le premier chapiteau. Un son excellent, des musiciens qui sautent dans tous les sens, un public reprenant tous les refrains en chœur pour une prestation d’une heure. Cerise sur le gâteau, le groupe invite une personne du public à monter sur scène pour chanter sur un morceau complet alors qu’Anders prend une petite pause en backstage. Plutôt sympa de la part du groupe qui ce soir aura émerveillé un fan pour un long moment. En dehors de cette anecdote amusante, le groupe a délivré une très bonne prestation, qui une fois de plus aura mis du baume au cœur aux gens présents devant eux alors qu’Anthrax jouait en même temps, choix cornélien ! ANTHRAX. Pour moi, le choix est vite fait, mon cher PA…lol ! Même si nous avons vu le groupe il y a 6 semaines au Dynamo, la claque que nous avions prise ce soir-là nous pousse à tendre l’autre joue ! Mosh !!! Merde, Belladonna au chant, y a pas à dire, ça le fait ! Certains préfèrent John Bush et la période récente du groupe, mais pour un fan de la 1ère heure comme moi, la question ne se pose même pas ! Anthrax, c’est Belladonna ou rien + les autres ! Et comme au Dynamo, le groupe nous met la claque même si ce Marquee 2 est vraiment trop petit pour le retour de l’Indien ! Une des hérésies de ce festival, comme Megadeth la veille ! Le groupe est très en forme et déclenche à chaque accélération un pit monstrueux, comme d’hab’ oserait-on dire ! La setlist est là aussi une sorte de best of, et on accuse le coup quand Scott « Not » Ian sort une des grattes de Dimebag Darrel blanche, avec une croix noire dessus en signe de deuil et qu’il commence à jouer « A New Level » en hommage au guitariste de Pantera disparu. A noter que ce titre devait être chanté par Corey Taylor de Slipknot, mais celui-ci devant jouer à peine 20 minutes après sur la Main Stage, a dû décliner l’invitation. Scott Ian se charge du chant avec brio et c’est à un grand moment auquel nous assistons. Set List : Among The Living, Got The Time, Madhouse, AIRedusa, Caught In A Mosh, Antisocial, Metal Thrashing Mad, Indians, Be All End All, A New Level, I Am The Law. Pour finir cette journée, nous assistons au concert de SLIPKNOT que j’ai trouvé bien meilleur l’an passé… Pour ne pas être trop désagréable, je laisse le clavier à Pierre-Antoine : Slipknot clôt la journée du Samedi avec un show d’une heure vingt plutôt semblable à leur précédente tournée. Corey Taylor en fait une fois de plus des tonnes, le son est assez brouillon, le clown manque à l’appel, parti aider sa famille, mais non la prestation du groupe reste très bonne et les jeunes qui ce soir ont eu la permission de minuit sont tout acquis à la cause des Ricains. Petite surprise tout de même, le morceau « Get This », présent en bonus du premier album et issu de leur première démo, qui sera pour moi le clou du spectacle, étais-je le seul à connaître dans un set qui fût excellent mais sans surprise ? Vite un nouvel album que l’on voit et entende de nouvelles chansons. Set List : The Blister Exists, (Sic), Disasterpieces, Before I Forget, Left Behind, Vermillon Pt.1, Pulse Of The Maggots, Everything Ends, Heretic Anthem, Duality, Spit It Out, People = Shit, Get This, Wait And Bleed, Surfacing After show : STORMRIDER (par Thrasher) Alors que Slipknot déchaîne les passions sur la Mainstage, je raccompagne les amis venus la seule journée de Samedi à l’entrée du site… La musique du ‘Knot est puissante, tellement d’ailleurs qu’on entend les solos dès l’entrée !! Comment ? Des solos chez Slipknot ?!! C’est quoi ce délire ?? En fait, au même moment a lieu au Metal Dome le concert de Stormrider, un groupe néerlandais excellent dans les reprises des groupes des années 80, d’où la confusion. Ce gig, à peine annoncé sur le programme, s’avère être mon coup de cœur du festival. Quel bonheur d’entendre des versions de Hangar 18, Over the Wall, Chalice of Blood (Rhhaaaah Forbidden!!) ou encore Black Magic interprétés à la perfection ! Le son étant excellent, on pourrait presque croire, en fermant les yeux, avoir affaire aux groupes originaux se succédant titre après titre ! La grosse claque pour tous les fans de metal des 80’s, et l’alternative parfaite au concert de Slipknot ! Jour 3 : Dimanche 26 juin 2005 Dernier jour de notre marathon métal entamé dès le jeudi à Tilburg pour Obituary… La fatigue et une certaine forme de lassitude commence à se faire sentir : premier à en faire les frais, notre Pierre-Antoine « noisewebien » qui est obligé de nous quitter car malade comme une bête ! Les saloperies ingurgitées depuis 2 jours ou le soleil qui a trop tapé ? On n’en saura rien et c’est donc sur une mauvaise nouvelle que cette journée commence ; heureusement, le show d’IRON MAIDEN sera une véritable tuerie pour terminer ce Graspop 2005. Mais on y reviendra… DRAGONFORCE. Le groupe anglais est le premier à ouvrir la journée et sur la Main Stage svp ! Et c’est parti pour 40 minutes d’extreme power metal, donc en gros du speed mélodique où il y a quelques blasts et où les soli de génie sont légion et exécutés à une vitesse infernale. Alors, autant le dernier disque m’avait impressionné, autant en live, l’affaire, même si elle est rondement menée par cette troupe de virtuoses, devient vite chiante car ce type de métal est pour moi bien plus adapté à une salle qu’à un parterre de plein air, à l’heure où en plus, nos ventres crient famine ! C’est donc en se tapant un Taco spécial-arrachage-de-gueule que je termine de regarder de loin les Anglais, qui jouent en plus à un volume sonore cataclysmique pour ne rien gâcher… Nous passerons sur la prestation d’OCEANS OF SADNESS, qui jouent à domicile dans le Marquee 1et qui avec son death/black pénible, parvient toutefois à créer l’ambiance. Bon, les mecs sont devant leur public mais c’est pas une raison : ce groupe est chiant, en tout cas en ce qui me concerne et ça fait plusieurs fois que je les vois. Seule bonne note, celle de voir que le chanteur a retrouvé toutes ses facultés physiques après les gros problèmes pulmonaires que le type a connus fin 2004 ! C’est donc de loin aussi que nous entendons le groupe de thrash danois HATESPHERE (déjà vu 2 fois ces mois derniers d’où notre désaffection) s’escrimer sous le Marquee 2 et aux dires de ceux qui y étaient, ça a bien latté, ce qui ne m’étonne pas du tout tellement ce groupe, le chanteur et producteur Jacob Bredahl en tête (rencontré backstages après le show), est énergique en live… Gros cafouillage de cette édition 2005, l’affaire AXEL RUDI PELL / PRIMAL FEAR… Alors qu’après Hatesphere, on s’attend à voir le gratteux allemand, voici que débarquent avec 30 minutes de retard les clones de Judas Priest, j’ai nommé Primal Fear ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?!! En fait, on apprend plus tard qu’Axell Rudi Pell et sa troupe sont coincés à quelques kilomètres du festival par la circulation et qu’ils seront donc en retard. Primal Fear est donc appelé à la rescousse pour le remplacer, sachant qu’Axel prendra ensuite la place initialement réservée à Primal Fear, vous me suivez ? Bref, PRIMAL FEAR assure comme d’hab’ un bon show heavy metal/speed où les relents « priestiens » sont légion. Mais peu importe, le public apprécie et c’est bien là l’essentiel ! Quant à AXEL RUDI PELL, nous ne le verrons pas puisque son show décalé se passe en même temps que celui d’Aborted ! ABORTED. Enfin un nouveau groupe de death metal à l’affiche ! Car contrairement à l’année passée, nous n’avons pas été gâtés, nous les fans de brutal ! Ceci dit, et ce n’est pas faire injure à Aborted (qui sont des potes…) que de dire ça, mais le groupe belge fait encore partie de la 2ème division du death mondial. Nous nous contenterons donc de leur show ce dimanche pour enfin nous rassasier de brutalité et autres blasts ! A ce propos, petite anecdote marrante, c’est bien la première fois que j’assiste à un solo de batterie d’un groupe de death ! he he… Non pas que Gilles Delecroix devienne chiant et choppe la grosse tête, mais en fait, l’ingénieur du son lui demandant de faire tourner des beats pour la balance et ne l’interrompant que plusieurs minutes après, celui-ci, en guise d’échauffement, gratifie le Marquee1 presque plein d’un solo de batterie improvisé très impressionnant et précis, d’une technicité et d’une furie rares, ceci ne faisant que confirmer qu’on a bien là affaire à un phénomène ! Deuxième anecdote du jour, ce show est le tout premier donné par le nouveau guitariste du groupe, le Français Laurent Harrouard, transfuge de chez Yyrkoon ! Et rassurons les fans, ce fut du tout bon !!! Côté musique, ça bastonne sévère, que ce soit Sven qui s’époumone comme d’hab’, Gilles qui est impeccable tout comme les autres zicos, et aussi dans le pit qui devient vite un endroit dangereux ! 45 minutes de furie maîtrisée à coups de blasts, passages lourdingues, breaks, bref tout ce qui est nécessaire à un grand concert de death ! Même si j’adore le bon heavy metal, il était temps ! Ceci dit, le son, au tout début du show, était un peu confus mais s’est vite amélioré bien que les soli de Thys soient toujours restés un peu en retrait… Mais dans l’ensemble, très bonne prestation du groupe, content de toute façon d’être là puisqu’ils ont remplacé au pied levé ARCH ENEMY qui avait annulé sa venue juste quelques jours avant ! Well done, dudes… Setlist : Dead Wreckoning, Meticulous Invagination, Gestated Rabidity, The Inertia, The Saw Aan The Carnage Done, Sanguine Verses, Blood Fixing The Bled, Parasitic Flesh Resection, Charted Carnal Effigy, A Cold Logistic Slaughter, The Gangrenous Epitaph YNGWIE MALMSTEEN. Changement total d’ambiance avec le Suédois, ou comment passer de l’underground avec Aborted au star-system avec le plus nombriliste des guitar-heroes en quelques minutes… Bon, la musique du Suédois ne m’a jamais plus interpellé que ça, et c’est plus par curiosité et souci photographique que je vais me placer devant la scène. Première surprise, le gars a changé de look et a grossi ; fait déjà moins pédale ! Mais regarder un concert de ce gars relève un peu de l’exploit tant tout est axé sur sa personne ! Et vas-y qu’entre 2 chansons chantées, je me tape un solo de guitare pendant 10 minutes pour faire étalage de mon talent, seul sur la scène, vu que de toute façon, le groupe se barre à chaque fois que cet exercice est proposé. Bon, c’est vrai qu’Yngwie est un phénomène mais merde, c’est à un concert qu’on est venu assister, pas un show-case ! Ceci dit, quand le gus se met à imiter tous les gimmicks de Jimy Hendrix (avec les dents et tout et tout…) sur le titre « Red House » avec autant de dextérité et d’émotion, on ne peut que crier au génie. Mais pourquoi faut-il que même dans un festival, où le temps est limité, Yngwie crâne autant sur scène au lieu de jouer de vraies chansons ? Parce qu’à chaque fois qu’il l’a fait, ça envoie sévère et le public est ravi ! Bref, content d’avoir enfin vu le gars sur une scène depuis le temps que j’en entends parler, mais Yngwie Malmsteen c’est comme un match de foot, une fois que c’est passé, c’est bon, on passe à autre chose ! NUCLEAR ASSAULT. Retour sous le Marquee 1 pour voir les thrash gods de New York ! Enfin plutôt ex-thrash gods car leur musique a pris un sérieux coup de vieux quand même par rapport au Métal moderne… Merde, moi, j’étais fan de Game Over et de The Plague quand j’avais 16/17 ans, mais là, faut reconnaître que ça ne le fait plus vraiment même si Dan Lilker est toujours aussi possédé sur scène. C’est à une prestation au final un peu molle à laquelle nous assistons même si John Connelly n’a rien perdu de sa voix de castor et heureusement que le groupe a joué « Game Over », « Live, Suffer, Die » et le cultissime « Hang The Pope » pour sauver les meubles. Une déception quand même avouons-le… DIO. Nouveau changement d’ambiance complète sur la Main Stage où déboule la dream team du heavy anglais, j’ai nommé DIO et sa bande de mecs cultes : Craig Goldy à la gratte, Rudy Sarzo à la basse et Simon Wright à la batterie. Alors que Jordan Rudess de Dream Theater et Yngwie Malmsteen (à qui Ronnie James dédicacera un titre) sautent comme des fans sur le côté de la scène, DIO, du haut de ses 63 ans, nous met la claque d’entrée de jeu un « Stand Up & Shoot » des familles pour malheureusement faire retomber la pression illico avec un solo de batterie carrément pitoyable de manque d’inspiration et de technique. Bon, on se doute qu’à 63 ans, le nain ait besoin de reprendre un coup d’oxygène sur le côté de la scène, mais un solo de batterie aussi naze en festival, ça fait toujours pitié. Bref… Heureusement, « Holy Diver » et « Man Of The Silver Mountain » (un titre de Rainbow) sont là pour remettre tout le monde d’accord… avant que Craig Goldy nous refasse le coup du solo pour la deuxième fois ! Merde, tout aussi naze en plus ! En gros, 3 titres chantés, un solo, puis 3 nouveaux titres et un autre solo… A ce rythme, si le nain continue, on aura droit à un solo tous les 2 titres pour qu’il puisse récupérer ! Heureusement, c’est sans temps mort que DIO a la bonne idée de terminer son set par cette extraordinaire version (complète) de « Heaven And Hell » (tirée de son époque Black Sabbath). Conclusion : DIO a toujours autant de charisme, sa voix est restée quasi intacte mais tout ça sent la pré retraite à plein nez ! Dommage mais compréhensible ! Setlist : Killing The Dragon, Egypt, Stand Up And Shout, Drum Solo, Holy Diver, Sunset Superman, Man Of The Silver Mountain (Rainbow cover), Guitar Solo, Long Live Rock N'Roll (Rainbow Cover), Gates Of Babylon, Heaven And Hell (Black Sabbath cover). DARK TRANQUILLITY et AMEN : pas vus mais paraît que c’était bien dans les 2 cas selon les fans du groupe… trop court pour AMEN… DREAM THEATER. Dans cette journée placée sous le signe du heavy, voir Dream Theater aura été l’occasion de changer de dimension et faut avouer que le groupe est en forme ce soir et va nous gratifier de quelques surprises, comme ce « Fortune In Lies » joué juste après « The Root Of All Evil » tiré du dernier album, « Just Let Me Breathe » ou encore « Under A Glass Moon » (ce solo de gratte, putain !), des titres qu’on avait plus entendus en concert depuis des lustres ! Ça fait plaisir ! La setlist est d’ailleurs placée sous le signe de l’énergie heavy, festival et temps de jeu limités obligent… Tant mieux ! A ce propos, « Panic Attack » issu du dernier album passe comme une lettre à la poste en live ! On regrettera juste la mégalomanie maladive du sieur batteur, j’ai nommé Mike Portnoy, qui, quand il passe sur cette affreuse double grosse caisse verte placée à notre gauche, nous envoie des infra basses d’enfer qui couvrent tout le groupe ! Pénible ! Pour moi, ce sera le seul point noir de ce concert de 75 minutes qui s’achève en apothéose avec le medley « Pull Me Under/Metropolis ». Du grand DREAM THEATER salué par ses nombreux fans et aussi ceux de MAIDEN, ce qui est plus surprenant ! Mais par pitié, Mike, fait dégonfler ta tête et vire-nous cet affreux peignoir noir et argenté façon boxeur que tu revêts à chaque fin de show ! Setlist : The Root Of All Evil, A Fortune In Lies, Under A Glass Moon, Panic Attack, Endless Sacrifice, Just Let Me Breathe, Lie, As I Am, Medley : Pull Me Under/Metropolis Pt.1. LACUNA COIL et TERROR : pas vus. IRON MAIDEN !!! Voilà le genre de fin de festival rêvé ! On ne pouvait pas faire mieux, tant Iron Maiden nous aura une fois de plus mis une magistrale claque ! Pensez donc : quand on sait que le groupe, par le biais de cette tournée, fait la promotion de son dernier DVD en date, « The Early Years Pt 1» et que du coup, ils ont choisi de ne jouer que des titres des quatre premiers albums, ça ne peut être qu’un gigantesque panard pour des fans de la 1ère heure comme nous ! Quand en plus, le groupe dispose d’un light show de fou et d’un son quasi parfait, il ne reste plus qu’à se laisser aller… De toute façon, les 40.000 personnes toutes acquises au groupe deviennent dingues dès que l’intro se met en route et on croit carrément défaillir quand Bruce déboule sur scène pour chanter « Murder In The Rue Morgue » et « Another Life ». Merde, vous vous rendez pas compte que Killers a été un des tout premiers albums de Metal que je me suis acheté, et qu’enfin entendre ces titres en live est un véritable panard ? Mais même si Bruce est parfait, on aurait aimé quand même entendre ce bon vieux Paul Di’Anno éructer comme au bon vieux temps… Bref, on ne refait pas l’histoire. « Prowler » nous est ensuite servi (nom de dieu !) avant que Bruce nous explique, dans son style démago habituel, que pour lui et Nicko Mc Brain, jouer ces titres très anciens ne leur était pas arrivé avant cette tournée, que c’est un challenge mais qu’ils en sont très heureux ! Et nous donc ?!! Après un « The Trooper » plus classique en live, où Bruce revêt sa tunique rouge de soldat et court sur tout le praticable avec un drapeau anglais, nouvelle petite pause où il explique que « Remember Tomorrow » est une chanson très spéciale pour lui, puisque c’est la première qu’il n’ait jamais chanté avec le groupe quand il fut auditionné en 1981. Et franchement, quelle tuerie ce soir ce titre ! Là ensuite, je crois tout bonnement rêver en entendant les premiers accords de « Where Eagles Dare », issu de Piece Of Mind, titre qui a toujours été honteusement écarté des setlists du groupe. Franchement, un gros frisson m’a parcouru le corps à ce moment-là. Ne manquait plus que « Still Life » pour m’achever, mais il n’en fut rien malheureusement… Pour la suite de la séquence exhumation, on aura droit à d’extraordinaires versions de « Die With Your Boots On » et « Phantom Of The Opera », qui selon Bruce, est le morceau le plus parlant de toute la discographie du groupe. Il rajoute même que si quelqu’un ne comprend pas ce morceau, il ne comprendra jamais Iron Maiden… Pour le rappel et « Running Free », Bruce invite le public à gueuler le plus fort possible sur le refrain afin que ce « fainéant de Nicko Mc Brain, qui ne se lève jamais » montre sa tête ! Marrant… et évidemment ça marche, étant donné que Bruce vanne le public en lui disant que la veille à Paris, le public avait été meilleur ! Pour finir, nous avons droit à « Drifter » (je rêve…) et un « Sanctuary » plus classique. Que dire ? Même si IRON MAIDEN n’aura joué que 1 h 40 ce soir et que les gars commencent à ne plus ressembler à rien, personne, je dis bien personne, ne leur arrive à la cheville ! Et ce soir, ils ont une nouvelle fois démontré que les maîtres du heavy metal, c’était toujours eux. Maintenant, on a plus qu’à attendre le DVD de cette tournée qui va sortir le 30 août et le nouvel album prévu pour l’an prochain selon les dires de Bruce ! MAIDEN rules !!!!! Place au feu d’artifice… Setlist : Murder In The Rue Morgue, Another Life, Prowler, The Trooper, Remember Tomorrow, Where Eagles Dare, Run To The Hills, Revelation, Wrathchild, Die With Your Boots On, Phantom Of The Opera, The Number Of The Beast, Hallowed Be Thy Name, Iron Maiden, Encore : Running Free, Drifter, Sanctuary. Conclusion pour ce Graspop 2005 : Un sentiment mitigé par rapport à l’année passée, du fait de plusieurs points. Tout d’abord, une organisation qui semble avoir voulu faire des économies quant aux accès du site camping, à la sécurité des gens et à l’hygiène, surtout au camping, ce qui est tout bonnement scandaleux quand il règne une chaleur terrible comme ce fut le cas le vendredi. Ensuite, un esprit festival bon enfant qui se barre d’année en année, du fait de l’ampleur qu’a prise cette manifestation, qui devient de plus en plus une véritable pompe à fric (le prix de la bouffe surtout qui devient du n’importe quoi alors que c’est toujours aussi mauvais !). Ensuite, pour un fan comme moi, l’affiche n’était pas assez brutale, donc je reste un peu sur ma faim… Pour finir du côté de la face obscure de la force, je rajouterais que le festival devrait permettre à tous ceux qui leur font de la pub à longueur d’année d’obtenir le minimum, comme un pass photo digne de ce nom, et ne pas dire aux gens qui s’occupent d’un webzine, à titre non onéreux donc, d’acheter des photos officielles s’ils veulent pouvoir publier quelque chose… Fuck off ! Maintenant, pour finir quand même sur une note plus gaie, les concerts d’Iron Maiden, Accept, Megadeth, Nevermore, Immolation, Pro-Pain, Gorefest ou encore Dream Theater pour n’en citer que quelques-uns, furent de vraies réussites musicales et populaires, et au final, n’oublions pas que nous sommes là pour la musique avant tout. Etre parmi les accrédités nous aura aussi permis de voir l’envers du décor et de rencontrer de nombreux musiciens en backstages, tout en bénéficiant d’excellents conditions d’accueil… Un vrai plus de ce côté-là ! Ceci dit, il va falloir que l’affiche soit plus enivrante l’année prochaine pour que l’on se précipite à nouveau sur ce qui est devenu un des évènements majeurs du Metal mondial, en tout juste 10 ans d’existence, mais qui est aussi devenu une machine à la limite de l’industriel maintenant. On verra bien… Pour finir, un coup de gueule : je trouve tout bonnement honteux que quand Bruce Dickinson a voulu dire « Bonsoir » en français (mais aussi en anglais et en flamand - on est bien en Belgique, là, ou dans un système totalitaire ?!), il ait été carrément sifflé par la partie flamande du public ! Je sais bien qu’on est là dans le fief du Vlaamse Blok, mais quand même ! Bande de nazes… Will Of Death, avec le concours de Pierre-Antoine & Thrasher |
NAPALM DEATH + DIECAST + END OF DAYS + My Own Way Of Life / 13 juillet 2005 - La Maroquinerie, Paris |
|
RETROUVEZ
TOUTES LES
PHOTOS dans la rubrique Photos du
site !
Yeaahhhhh ! Putain de bonne journée ! Voilà qui me réconcilie avec les concerts à Paris ! Enfin un quartier sympa où il est possible de se garer sans tourner pendant une heure et une salle vraiment cool, avec ce petit resto en terrasse au-dessus où les gambas grillées sont délectables… En plus, tout s’est déroulé comme prévu, avec obtention du Pass photo et interview des gars d’END OF DAYS, groupe qui ouvrait pour les mighty NAPALM DEATH et qui nous a autant scotché en live que sur disque… Et puis comme nous sommes arrivés dans l’après-midi, on a pu se faire tirer le portrait avec les mecs de Napalm Death, qui sont de toute façon toujours aussi cultes dans leur genre ! C’est donc le groupe local, MY OWN WAY OF LIFE, dont certains membres font partie de l’organisation de cette date, qui ouvre les débats. Evoluant dans un Hardcore old school d’excellente facture, les mecs n’en sont qu’à leur véritable première grosse date et même si la présence de deux chanteurs au timbre de voix somme toute assez semblable n’est pas forcément obligatoire, leurs compos sont parfaites, assez punk dans l’esprit avec ces intros à la basse façon The Exploited. Ça dépote grave sur scène et c’est carré. Une très bonne mise en bouche, ponctuée d’une reprise de SOD, « United Forces ». Setlist : Ready To Fight, My Life, Blast, Negative Approach, Warfare, Earn Respect, War Inside, Wan The Truth, Realise, United Forces (SOD cover). END OF DAYS : deuxième groupe de la soirée à jouer, les Allemands étaient certainement ceux qu’on attendait le plus au tournant du côté de Noiseweb, depuis que j’ai mis leur dernier opus en album du mois de juin… Quand Obituary rencontre les blast-beats… En effet, leur death hardcore est vraiment terrible et on voulait voir si Kevin Otto avait vraiment la même voix si proche de celle de John Tardy d’Obituary en live, avec des attaques de phrases quand même plus typique du hardcore ! Dès le soundcheck, de toute façon, on est rassurés : dès que le mec se met à beugler, ses veines sortent de sa gorge et il en sort exactement la même voix que sur album, et ce, sans aucun effet ! Côté riff, c’est vraiment jouissif avec ces titres comme « Turned To Death », le terrible « Dedicated To The Extreme » avec ses blasts et ses passages lourdingues qui suivent, les particulièrement brutaux « March Of The Hollow » et « Nothing But Disgust », en passant par « Worthless », où Kevin Otto nous régale de ses gueulantes. Le mec, en plus d’avoir une voix excellente, est très impressionnant physiquement, vraiment taillé comme une armoire à glace mais qui arrive à décoller du sol à plus d’un mètre quand il s’excite ! Vraiment la confirmation qu’on attendait, le groupe du moment à suivre dans le death hardcore ! En plus, pour ne rien gâcher, ces gars sont d’une sympathie exemplaire et ne se prennent vraiment pas la tête ! A revoir au plus vite en live !!! DIECAST : Alors là, désolé pour les fans et les amateurs de ce groupe de Hardcore, mais la faim me taraudant généreusement et les odeurs de bouffe du resto de la Maroquinerie m’ayant définitivement convaincu, c’est devant un plat de gambas grillées que j’ai entendu de loin les titres du groupe, mais ça avait l’air pas mal du tout. Les gens qui ont assisté au show m’ont dit que le groupe avait assuré malgré quelques problèmes techniques. Et il paraît que leur reprise du « Raining Blood » de SLAYER a mis le feu au pit…Voilà, c’est tout ce que je peux dire… Sorry ! NAPALM DEATH : C’est donc repu que je vais m’installer devant la scène pour shooter, où Danny Herrera est déjà derrière son kit, en train de s’échauffer doucement. A peine quelques minutes, plus tard, les lumières s’éteignent et dès les premières notes d’ « Instinct Of Survival », le chaos s’empare de la fosse, qui devient vite très dangereuse pour mon appareil photo et mes cervicales, puisqu’il n’y a pas de barrière… Le public parisien est bien déchaîné et il faut dire que la configuration de la salle se prête tout à fait à l’exercice, le public et le groupe ne faisant qu’un en fait, puisque la scène se trouve à 50 cm du sol… Mais à la Maroquinerie, ce n’est pas vraiment un problème du fait des escaliers en forme d’amphithéâtre qui sont juste derrière. Le son, si vous vous trouvez devant, est très bon, mais plus on s’éloigne de la scène, plus il devient sourd et d’en haut, on ne finit plus que par entendre les grosses caisses d’un Danny Herrera au top en blasts. Comme d’hab’, Shane et Mitch font leur boulot avec brio et Barney impressionne par ses mimiques bien à lui et sa voix bulldozer ; il se fend de quelques discours politiques, notamment sur « The Code Is Red… », qu’il dédicace à fuckin’ George Bush et aux victimes des attentats de Londres ou encore « Continuing War On Stupidity », pour l’Irak et l’Afghanistan... Il fera aussi son petit speech habituel contre le Front National, sur la reprise des Dead Kennedys, « Nazi Punks Fuck Off », que Napalm joue en rappel juste avant d’en finir avec un « Siege Of Power » des familles, qui annihile définitivement les dernières forces d’un public suant comme un porc. Au final, les 4 de Birmingham auront joué pas moins de 7 titres du dernier album en date et franchement, on ne se lassera jamais de ce groupe en live ! C’est tout bonnement à chaque fois la même tuerie, et comme à chaque fois malheureusement, vu l’intensité du pogo et des slams, un pauvre gars sera évacué la tête explosée… C’aura vraiment été la seule fausse note d’une soirée qu’on retiendra sans aucun doute comme un excellent moment ! Setlist : Instinct Of Survival, Unchallenged Hate, Instruments Of Persuasion, Continuing War On Stupidity, Narcoleptic, Take The Poison, Next On The List, Vegetative State, Suffer The Children, Breed To Breathe, The Code Is Red…, Lowlife, Silence Is Deafening, Right You Are, Diplomatic Immunity, Mass Appeal Madness, The Great And The Good, Scum, Life, The Kill, Deceiver, You Suffer, Lowpoint – Greed Killing, Nazi Punks Fuck Off, Siege Of Power. Conclusion : une super soirée, un coin cool, des groupes accessibles, que demander de plus ? On reviendra à la Maroquinerie ! Un très grand merci aux organisateurs et à Bullet Rock, bien cool, pour m’avoir permis de prendre les photos et d’interviewer END OF DAYS, alors que rien n’avait pu être conclu avec les labels la semaine précédente ! Will Of Death |
SCHWUNG
FESTIVAL / 21 MAI 2005 - EXPOHALLEN ROESELARE (B) |
|
Créé en 1999 par une bande de passionnés (plutôt bien rodée !), le Schwung Festival est véritablement devenu un rendez-vous incontournable pour les amateurs de "classic rock". Situé en Belgique, à Roselaere plus exactement, soit à une quarantaine de kilomètres de Lille, cet événement se déroule dans un vaste hangar abritant un hall d’exposition. A l’intérieur du site, les traditionnelles buvettes et autres "fritures" ainsi que quelques vendeurs de patchs, de t-shirts ainsi que de trop rares bacs à cds (moi qui voulais racheter quelques occasions, c’était plutôt raté...). Niveau affluence, on est évidemment bien loin du Graspop ou de Wacken : alors que ces évènements voisins attirent plusieurs dizaines de milliers de personnes, le Schwung fait un peu figure de "parent pauvre" avec ses 6000 ou 7000 personnes. Peu importe puisque la salle ne peut pas vraiment en accueillir davantage et cela permet de suivre les concerts dans de bonnes conditions ! Sans m’attarder à une fastidieuse étude sociologique, il faut tout de même noter que le public était relativement âgé : peu de jeunes et une moyenne d’âge qui devait tourner autour de la quarantaine. Quant à l’ambiance, elle fut des plus sympathiques durant toute la journée, non seulement durant les concerts mais aussi à l’extérieur. Le premier groupe à fouler la scène du Schwung Festival cuvée 2005 fut le "tribute band" Kisstory. Malheureusement, nous n’avons pas pu assister à leur représentation, tout occupés que nous étions à "tourner" autour du site du festival (et dire que nous sommes passé juste devant, la honte…). Dommage car j’aurais bien voulu voir ce que donnait cette formation originaire de Belgique qui s’évertue à faire revivre les grandes heures de Kiss avec costumes, maquillages et tout le toutim. Tout juste apercevrons-nous une demoiselle arborant un maquillage "kissien" au stand merchandising du groupe. C’est au cours du set d’un second groupe belge, Cowboys and Aliens, que nous arrivons enfin dans la salle. Originaire de Bruges, le groupe délivre un set sympathique de hard rock aux fortes influences seventies devant un public plutôt composé de curieux que d’inconditionnels. Dommage que le son n’ait pas été plus au point pour apprécier leur musique. Je ne m’étendrais pas trop sur le groupe suivant, Skitsoy, puisque c’est au moment où ils jouaient que nous avons décidé d’aller nous ravitailler. Cette formation belge (encore !) pratique un metal très 90’s pas inintéressant, plutôt agressif même par rapport au reste de l’affiche, mais ce ne fut pas assez pour nous retenir. Avec Machiavel, on passe à un autre niveau. Je dois avouer que je ne connaissais ce groupe que de nom avant ce soir. Ce groupe belge (non c’est vrai ??) qui a quand même plus que de 25 ans d’existence et plus d’une dizaine d’albums à son actif pratique un rock progressif teinté de pop. Dés les premières notes, on sent que l’on a affaire à des musiciens de qualité : il suffit d’écouter le travail du guitariste Thierry Plas pour s’en rendre compte. Machiavel balaye en une petite heure une partie de son répertoire plutôt entraînant et sympathique, le tout rehaussé par la belle voix de Mario Guccio. Ce dernier met d’ailleurs beaucoup d’énergie et de sincérité à faire vivre ses chansons et cela se voit ! En tout cas, même si ce n’est pas le style de musique que j’écoute tous les jours, j’ai vraiment apprécié cette prestation, tout comme la majorité du public qui semblait plutôt content de revoir cette formation et qui ne s’est pas privé de le lui démontrer. Une belle petite découverte (sur le tard en ce qui me concerne !). Le temps de changer le matériel et voilà qu’arrive sur scène une des formations dont on parle beaucoup dans le monde du hard rock depuis quelques mois : Soul Sirkus. "Supergroupe" formé autour du charismatique chanteur Jeff Scott Soto (ex-Malmsteen, ex-Axel Rudi Pell et et ex-tout un tas de groupes !) de Marco Mendoza (Whitesnake), de Virgil Donati (Steve Vai) et de Neal Schon (Journey), Soul Sirkus pratique un hard rock typé US plutôt classique mais plutôt bien "pêchu". Sur scène, on peut dire que cela "dépote" avec un Jeff Scott Soto toujours aussi ahurissant dans son rôle de "frontman" et un Neal Schon, chaussé de ses lunettes noires, un peu plus en retrait mais qui nous a gratifié de jolies interventions. La set-list fut principalement composée de morceaux de leur premier album World Play ( "Friends To Lovers", "Highest Ground", "Soul Goes On"…) auxquels sont venus s’ajouter la traditionnelle reprise de Seal ("Crazy") et "Stand Up" extrait de la B.O du film Rock Star (personnellement, je suis toujours aussi impressionné de la façon dont Jeff Scott Soto "vit" ce titre !). Un bon concert en définitive, très bien accueilli par un public certainement plus curieux de la formation que véritablement fan. On pourra regretter aussi un petit passage à vide un peu avant les deux derniers morceaux et aussi qu’aucun morceau de Journey ne soit venu s’ajouter à la set-list. Dommage car pour une fois que Neal Schon se pointe dans nos contrées… mais bon là je chipote ! Pour la formation suivante, Manfred Mann’s Earth Band, je dois avouer que nous avions l’intention de quitter la salle quelques minutes pour aller manger. Par curiosité, nous nous sommes tout de même attardés à assister à leur prestation et nous n’avons pas eu à le regretter. Je croyais ne pas connaître ce groupe qui tourne depuis un bail (le claviériste Manfred Mann a bien dépassé la soixantaine d’années au moins) mais au fil des morceaux, je me surprend à penser "Ah tiens, je connais ce morceau là, je ne sais pas où je l’ai entendu mais je connais !"(notamment sur "Blinded by the Light" et "Mighty Quinn"). Sur scène, je dois dire que je n’ai rarement vu un groupe aussi "soudé", un ensemble de musiciens aussi homogène où personne ne semble vouloir prendre la vedette sur un autre. Et lorsque qu’une pareille osmose apparaît sur scène, c’est le public qui en profite et répond à chacune des sollicitations du groupe. Les morceaux, mélange de pop et de progressif avec des intermèdes instrumentaux, défilent avec aisance jusqu’à la fin du concert. Une découverte très sympathique qui nous a mis en bouche avant la déferlante Saxon. Déferlante…ou plutôt raz-de-marée Saxon car les Britanniques vont nous proposer ce soir un concert exceptionnel ! Dès la fin de la prestation de Manfred Mann’s, nous nous décidons à aller occuper les premiers rangs vu que c’était un des sets que nous ne voulions pas manquer lors de cette soirée. Visiblement, nous n’étions pas les seuls à avoir cette idée ! Je dois dire que j’étais un peu sceptique quant à cette prestation de Biff et de ses comparses : le récent drame qu’a vécu le chanteur, le report d’une partie de la tournée Lionheart et le fait que cela soit le premier concert depuis ces évènements font que je m’attendais à une prestation mi-fugue mi-raisin. Dés les premières notes de "Heavy Metal Thunder", mes doutes disparaissent : Saxon est bien de retour, les mésaventures mises de côté et les guitares mises en avant. Avec une set-list essentiellement composée de classiques ("Strong Arm Of The Law", "Solid Ball Of Rock", "The Eagle Has Landed", "Wheels Of Steel"...), Saxon a littéralement "allumé" le Schwung ! Ni plus ni moins ! Le son est béton, de même que la section rythmique. Sur le côté droit, bandana sur la tête et petites lunettes sur le nez, Paul Quinn, l’éternel et fidèle lieutenant, se déchaîne sur sa guitare avec son petit jeu de scène bien particulier. Et que dire de Biff sinon qu’il fut impérial durant tout le show, communiquant sans compter avec un public qui le lui rendait bien, non seulement en s’époumonant à tout rompre mais aussi en reprenant en chœur les classiques qui défilent. Un groupe heureux d’être de retour au Schwung, heureux de jouer tout court et évidemment, cela se voit et c’est diablement communicatif ! Le concert terminé, nous avons à peine le temps de nous retourner pour prendre un peu l’air que nous sommes littéralement piétinés par un troupeau de femmes en furie qui voulait atteindre les premiers rangs de la scène pour assister au concert d’Europe. Vingt ans de plus, vingt kg de plus et vingt centimètres de plus sur les hanches, cela se voit pour certaines ! Je sais, ce n’est pas galant de dire cela mais vu la façon dont nous avons été bousculés, je n’ai pas beaucoup de remords là ! (Rahhlala, je déconne, m’étripez pas !) Ah les t-shirts de Joey Tempest complètement usés jusqu’à la corde et qu’on trouvait à l’époque sur les marchés, c’était à voir ! Nous quittons tout de même la salle après cet intermède et lorsque nous revenons, le groupe a déjà entamé les premières notes de "Got To Have Faith". Comme j’avais eu des échos positifs des shows de la reformation l’année dernière, je m’attendais donc à un bon concert et ce fut effectivement le cas. Des claviers en retrait et des guitares bien en avant : c’est la cuvée 2005 d’Europe avec un John Norum qui n’était certainement pas revenu dans le groupe pour supporter des "dégoulinades" de synthés style "Bontempi" à tout bout de champ. Sur scène, Joey Tempest assure toujours son show comme d’habitude, faisant virevolter son pied de micro (un de ces jours, il va finir par se le manger en pleine poire son pied de micro le Joey…). Qu’on aime ou pas le chanteur, le gars assure franchement et s’impose toujours comme un grand frontman (le reste du groupe est franchement plus "statique" voire franchement "amorphe" pour certains…). Le groupe balaye une grande partie de son répertoire ( "Carrie" interprétée à la guitare acoustique par Tempest en solo, "Cherokee", "Rock The Night", "Girl From Lebanon", "Seven Doors Hotel"..) et ceux extraits du dernier album passent plutôt bien en concert ("Got To Have Faith", "Start From The Dark"...). Bien évidemment, le groupe reviendra en rappel interpréter "The Final Countdown" devant un public plus que conquis. En résumé, un très bon concert des Suédois dont le retour gagnant est mérité au vu de leur prestation de ce soir. Dés la fin du set d’Europe, l’entrepôt qui accueille le Schwung se remplit de nouveau pour le dernier concert, celui des Scorpions. Nous les avions déjà vu une fois en acoustique, c’était sympathique mais rien ne vaut le côté "électrique" des "Scorps". Les prix des concerts français des Allemands étant plutôt démentiels (50 euros minimum pour celui de l’Olympia…), nous étions plutôt contents de les voir ce soir. Après une longue attente due à l’installation de la scène, le groupe investit la scène avec le morceau "New Generation" extrait du dernier album en date "Unbreakable". Le son est plutôt imposant, de même que les jeux de lumière. On pourra dire ce que l’on veut sur ce groupe mais, sur scène, il faut avouer que cela le fait encore ! Certes, les Allemands sont des professionnels et la machine est plutôt bien huilée mais quel pied que d’entendre des morceaux tels que "Bad Boys Running Wild", "Big City Nights", "Blackout" ou "The Zoo" en concert! Les titres extraits d’"Unbreakable" ("Blood Too Hot", "Deep and Dark"…) passent plutôt bien l’épreuve du "live" et s’imposent comme de véritables classiques. Alors évidemment, qui dit Scorpions dit naturellement ballades et là, les amateurs du genre en auront eu pour leur argent puisque cinq ou six auront été interprétés ce soir ("Always Somewhere", "You and I", "Still Loving You"…). Perso, ce n’est pas que je sois réfractaire au genre mais là, cela faisait un peu beaucoup et j’aurais préféré me taper un bon "Dynamite" de derrière les fagots qu’un mièvre "You and I" ! Sur scène, malgré tout ce qu’on peut lire ici et là, le groupe assure toujours : Scorpions est peut-être un groupe qui vieillit, certains diront qu’ils sont complètement dépassés, mais force est de constater que les vétérans en ont toujours sous le capot à l’image d’un Rudolf Schenker qui courait partout. Il faut dire aussi qu’ils sont aidés par une section rythmique qui est loin de faire de la figuration à côté des trois "stars" que sont Jabs, Meine et Schenker : James Kottak est même un numéro à lui tout seul, frappant ses fûts comme un démené, grimpant sur sa batterie et se fracassant une canette de bière sur le crâne à la fin de son solo. Sans rire, j’avais l’impression d’avoir le batteur fou des Muppets devant moi ! Assurément un bon concert des Allemands, très professionnel, peut-être même trop puisqu’on avait vraiment l’impression que rien n’était laissé au hasard durant leur set. La fin du concert des Scorpions sonne le glas du Schwung édition 2005. Autant le dire de suite, nous avons vraiment apprécié ce festival à dimension "humaine" et il y a toutes les chances pour nous soyons encore de la partie l’année prochaine. L’organisation nous a semblé sans failles et l’ambiance était vraiment très sympathique. Sans compter la programmation qui était véritablement de très bonne qualité. J’émettrais juste une petite réserve : n’y a-t-il pas moyen de dresser une tribune au fond de la salle ? Pour le dernier concert, j’étais assez loin et un grand nombre de personnes autour de moi ne voyaient strictement rien, se contentant s’écouter et cela, c'est vraiment dommage! Looner |
DOCKS SAVE THE HEADBANGERS FESTIVAL / 15 mai 2005 - Le Jokelson - Dunkerque |
|
Excellente initiative de la part de l’association La Truite Suivante que de nous proposer ce plateau death/grind/gore, le hardcore/punk étant davantage représenté dans leur programmation. Les débuts des hostilités étaient prévus pour 16 heures, mais c’est avec deux heures de retard que SANATORIUM monte sur les planches du Jokelson, ancien entrepôt maritime transformé en club underground. Le public est venu nombreux, ce qui nous rassure quant à la bonne santé de notre musique à Dunkerque. Les metalleux ne sont pas encore blasés, et ça fait plaisir ! Sanatorium donc, qui avec un son riquiqui aura quand même réussi à nous tenir en haleine avec leur Gory Guttural Brutal Sickness Metal (!!) Les Slovaques sont en place, et les maniacs présents leur réservent un accueil chaleureux (comme pour la plupart des groupes d’ailleurs, là encore bravo !). On reste dans l’Europe de l’est avec les polonais de LOST SOUL, que j’attendais tout particulièrement, leur dernier album Chaostream étant un des chefs-d’œuvre de ce premier semestre (voir Chroniques). Mon enthousiasme allait malheureusement vite retomber pour une simple et bonne raison : si le Brutal Death est votre tasse de thé, vous vous doutez que sur scène, ce style, pour qu’il soit apprécié, doit bénéficier des meilleurs conditions sonores. Et manque de bol pour nos amis polacs, mais leur gig était particulièrement bruyant, avec un son passe partout tout le long de leur set. On arrive à peine à reconnaître les morceaux de Chaostream (The Birth of Babalon, The Word of Sin, Godstate…). Le public fait preuve d’indulgence et applaudit même la reprise de Morbid Angel, Rapture. Perso, je ne suis pas convaincu, et espère voir Lost Soul dès que possible pour me faire un avis définitif quand à leur potentiel scénique. Le temps d’aller faire quelques emplettes au stand de Revenge Records, le label allemand, que FLESHGORE investit la scène. Oeuvrant dans le brutal death, les Ukrainiens, amputés d’un bassiste, vont néanmoins nous convaincre avec un son un poil supérieur à celui de Lost Soul et nous propose leurs meilleures compos tirées de leurs deux CD’s, Killing Absorption et le nouveau May God Strike Me Dead. Je ne sais que très peu de chose concernant PERKIZ, quintet de Cambrai qui remplaçait Whoretorn et nouvelle signature de Bones Brigade. Bon, musicalement le groupe n’avait pas sa place dans un tel festival, mais ça jouait plus que bien et nous n’avions pas à rougir face aux autres groupes présents. La République Tchèque était également représentée avec GODLESS TRUTH. Pas de quartier, ces gens-là ont mis le feu avec leur Brutal death technique et groovy. Il faut dire qu’avec plus de dix ans d’existence, Godless Truth a acquis l’expérience nécessaire et la scène n’a plus aucun secret pour le quatuor. Le public, visiblement, n’était point fatigué et en redemandait mais il restait encore un groupe à l’affiche et Godless Truth laisse la place à la tête d’affiche, les japonais de VOMIT REMNANTS. Leurs apparitions en Europe se faisant rare, il ne fallait en aucun cas rater les deathsters japonais, fils spirituels de Suffocation et Dying Fetus, et là aussi le groupe ne nous a pas déçus. Bien destroy (le chanteur Takanori - on ne rit pas ! - est un vrai fou furieux !) mais incroyablement précis, Vomit Remnants n’a fait qu’une bouchée de l’audience et termine ainsi cette journée particulièrement brutale et très réussie. Encore bravo à tous ceux qui sont venus nombreux supporter la scène underground, et bien le bonjour à Tastemandeath (membre hyperactif de notre forum qui envoie les messages plus vite qu’il ne les écrit !). Thrasher |
OBITUARY / 23 Juin 2005 - 013 – Tilburg (NL) |
|
Allez aussi sur le Forum réservé à Obituary sur le forum de Noiseweb, il y en a d’autres… Question musique, tout d’abord, sur scène, le son est excellent et dans la salle aussi apparemment, bien que l’ambiance ne soit pas aussi brutale qu’à l’accoutumée, les gens étant littéralement écrasés par cette suffocation… Nous-mêmes, sur scène, nous dégoulinons de toute part, et le groupe zappera même 2 titres vers la fin du concert, avant le rappel, n’en pouvant plus ! Le show commence par « Redneck Stomp », le titre instrumental qui ouvre le nouvel album. Le public écoute ça avec beaucoup d’attention, puisqu’après tout, tout le monde n’a pas encore téléchargé l’album et c’est tant mieux ! John Tardy, particulièrement en voix, arrive alors sur scène pour beugler « Threatning Skies » et c’est parti pour plus d’une heure de plaisir ! La set list est celle que les gars doivent jouer lors des festivals du week-end et n’est donc pas très longue, mais tous les tubes du groupe y passent, de « Internal Bleeding », à « Cause Of Death », en passant par la toujours fantastique « ‘Til Death », titre qui sera repris d’ailleurs bientôt par un certain groupe d’old school death metal du Nord de la France (hé hé…). Les boys nous gratifient de 2 nouveaux titres, « Stamp Alone », jouée pour la première fois en live et qui est une véritable tuerie taillée pour les concerts, et « Insane », rebaptisé « Insain », pour finir en beauté et brutalité par le traditionnel [this song is from our very very first record, it’s entitled « Slowly…. We… Rot » !!!!!!!] qui finit d’achever un public heureux mais au bord de l’asphyxie. Quel pied quand même d’avoir suivi tout le concert sur scène avec eux ! Set List : Redneck Stomp, Threatning Skies, By The Light, Intro + Internal Bleeding, Chopped In Half, Turned Inside Out, Intro + Cause Of Death, Dying, Solid State, Intro + Kill For Me, ‘Til Death – Rappels : Stamp Alone, Insain, Slowly We Rot. Le temps de reprendre notre souffle et de tordre notre t-shirt qui n’est plus qu’une loque, nous rejoignons alors le groupe dans les loges pour une bonne partie de plaisir assez arrosée et enfumée je dirais… On n’est pas en Hollande pour rien ! Tiens, pour l’anecdote, sachez qu’aux dernières nouvelles, je suis allé pêcher en Floride avec Allen West (c’est pas moi qui le dis, mais lui !!!) et qu’on s’était bien marrés ! Ah ah ah ah ah… La pipe à eau était trop fortement dosée… Mort de rire ! De toute façon, vous aurez bientôt des nouvelles du groupe de notre part, puisque normalement, nous serons à nouveau en Belgique le 7 août pour le Midsummer Festival, près de Gand, pour notre 4ème show des rois du death metal Floridiens en moins d’un an !!! Mais comme on dit, quand on aime, on ne compte pas !!! OBITUARY fuckin’ RULES !!!!!!!!! PS : thanks to you guys, once again, for your time, confidence and sympathy !!! See ya in Belgium once again in August !!! Will Of Death |
ROTONDE
FESTIVAL 9 / Hirson La Rotonde 21 mai 2005 |
|
Une fois arrivés sur les lieux, le pass récupéré, garés à 2 pas de l’entrée, nous voici dans l’enceinte toujours aussi impressionnante de la Rotonde, ancienne usine désaffectée (je pense) en forme d’amphithéâtre , où les organisateurs ont installé une scène magistrale, en fait celle qui est utilisée au Wacken ! Rien que ça… Sous la Rotonde, par contre, la 2ème scène fait un peu pâle figure, on en reparlera… Etant donné que nous arrivons vers 16 h 30, nous avons loupé SKEPTICAL MINDS, SPECTRUMS OF OBLIVION et PENUMBRA, ces derniers, selon les dires des présents, ayant fourni une bonne prestation sur la main stage. Premier groupe devant nous, EPICA et sa belle chanteuse Simone Simons, malheureusement fortement vêtue aujourd’hui, toute de robe en cuir engoncée, à cause d’une relative fraîcheur, il faut l’avouer. Le public, où les Belges sont venus en force, répond présent dès les premiers accords, et les chansons où Mark Janssen donne de la voix sont très puissantes. Mais il faut quand même avouer que pas mal de titres se ressemblent un peu et les vocalises de la demoiselle (passablement aidée par de nombreux samples pour doubler voire tripler les voix) peuvent devenir un peu pénibles à la longue pour les amateurs de pure brutalité, même si la justesse est là. Un bon set malgré tout, avec un son très puissant et clair, salué comme il se doit par un public qui commence à être de plus en plus chaud. La journée s’annonce bien ! Le temps de jeter un œil à la prestation d’ASHURA sur la 2nd Stage, groupe de heavy/black qui perd son deuxième guitariste dès le premier titre et qui se fait massacrer à cause d’un ingénieur du son de mes deux, mais qui à priori assure pas mal, et de boire un coup, que déjà MOONSPELL débarque sur la Main Stage. Et là, de suite, on passe à un autre niveau par rapport à Epica. Même si j’ai décroché depuis longtemps à propos de ce groupe, son orientation gothico-métal m’étant insupportable alors que leur période death metal était jouissive, reconnaissons au groupe qu’en live, ils assurent grave et Fernando Ribeiro, le chanteur, est un sacré frontman, qui houspille les premiers rangs, largement composés de jeunes filles béates d’admiration devant leurs idoles. Leur set est évidemment axé sur la période la plus récente du groupe, avec pas moins de quatre titres de leur dernière livraison (« Antidote ») et le son est vraiment puissant, quasiment parfait, malgré les bourrasques de vent qui balaient l’enceinte de la Rotonde. Pedro Paixao est aussi très impressionnant, puisque celui-ci passe de la guitare aux claviers en un rien de temps, avec la même réussite. Franchement, je n’étais pas plus que ça attiré par les Portugais sur ce festival… Force est de reconnaître que finalement j’ai suivi leur heure de concert avec intérêt et sans lassitude, avec un groupe au top niveau. Des titres comme "Vampiria" et surtout "Full Moon Madness" sont vraiment toujours des tueries, y a pas d’autres mots… Première claque du festival pour le public en général et bonne surprise en ce qui me concerne... SetList : Intro, In And Above Men, From Lovering Skies, Alma Mater, Vampiria, Nocturna, The Southern Deathstyles, Everything Invaded, Abysmo, Mephisto, Opium, Full Moon Madness. Après avoir zappé complètement SPECTRUMS OF OBLIVION (sorry…) sur la 2nd Stage, pour cause de “pubis relations” dans les backstages, et de rencontre avec Peter Tägtgren, voici que débarque pour moi le clou du festival, j’ai nommé son groupe, HYPOCRISY ! Autant le dire d’entrée, le show sera apocalyptique même si on regrettera que la formation n’ait pas été placée plus haut sur l’affiche. Elle aurait pu ainsi bénéficier des lights en nocturne et aurait évité ce vent désagréable qui fait tourner le son. Problème quand même à signaler : le son est beaucoup trop fort, et sature un peu parfois. Mais heureusement, la balance est bien faite et tous les instruments sont audibles. Et puis, y a pas à dire, Peter Tägtgren est quasiment une légende maintenant et le revoir en live est toujours un plaisir et un honneur… Alors, le rencontrer en backstages avant, vous pensez… En plus, le mec est très sympa, ce qui ne gâche rien ! Côté scène, c’est à un show d’une puissance incroyable auquel nous assistons. Le pit se transforme en zone de guerre à de nombreuses reprises malgré un mec de la Sécurité qui panique trop vite et qui adopte un comportement débile envers ceux qui pogotent... Peter est parfait vocalement parlant et le groupe derrière est constitué de tueurs. On ressort de ces 65 minutes, où le groupe aura balayé toute sa carrière, anéantis mais heureux, conscients d’avoir assisté là à la meilleure prestation Métal de toute la journée. Quelle monumentale claque !!! SetList : Fractured Millennium, Pleasures Of Molestation, Buried, A Fire In The Sky, Inferior Devoties, The Abyss, Adjusting The Sun, Turn The Page, Roswell 47, God Is A Lie, Apocalypse, Eraser, Fusion Programmed Minds, The Final Chapter. MALEDICTION : Malheureusement placé sur la petite scène, le groupe ne rassemblera pas les foules, mais comme la dernière fois où je les ai vus au Raismes Fest, il m’a scotché avec ses titres heavy-speed excellents, avec ce chant en français jouissif ! Comment ne pas apprécier ce groupe si on est un fan de heavy ? Tous les ingrédients y sont : des rythmiques plombées, des soli d’enfer, une voix bien aigue et mélodique et des cheveux dans le vent ! Dire que ces mecs sont si jeunes fait peur ! Pour peu que le chant en français soit un jour accepté de nos autres partenaires européens, MALEDICTION pourrait passer du stade d’espoir à celui de pilier de la scène Heavy. Comment d’ailleurs un titre comme « Le Fils de Satan » (mon préféré du dernier album) a-t-il pu se retrouver comme bonus japonais ? C’est une tuerie ce titre, un des meilleurs hymnes Heavy français de tous les temps pour moi. La frange du public la plus proche de la scène reprend d’ailleurs les refrains et couplets en chœur avec le groupe, ce qui prouve que pas mal de fans ont fait le déplacement, malgré ce qui a pu être dit ailleurs sur le festival… Alors, il paraît que le groupe a gagné le tremplin qui était organisé sur cette scène pour se produire au Tuska Festival en Finlande, le 15 juillet, ce qui est tout à fait légitime et mérité au vu de la prestation sans faille de ce groupe merveilleux, même si certains se sont plaints que ce tremplin était truqué d’avance ! Bullshits !!! L’an prochain, le groupe sur la Main Stage, please, pour un show plus long ! SetList : Dans Ma Mémoire, Absynthe, Le Fils de Satan, Martyr, Justice Assassine, Conspirations. A peine le temps de se remettre du choc Malediction que déjà apparaissent dans la pénombre tombant sur le site, les fauteuils à tête de mort d’APOCALYPTICA. De superbes lights nous indiquent que les Finlandais à l’accent assez marrant sont pris maintenant très au sérieux et qu’on va avoir droit à un super show. Le son est magistral et leur interprétation des titres de METALLICA, MEGADETH, SEPULTURA et de leurs compos persos est hallucinante de technique et de dextérité. Certains guitaristes n’arrivent pas à faire en rythmique ce que ces mecs se permettent avec un archet, c’est tout bonnement incroyable (la reprise d’« Inquisition Symphony », pur titre thrash de plus de 5 minutes avec une rythmique de dingue au début, tout en trémolo – écoutez Schizophrenia de SEPULTURA, vous comprendrez…). En plus, ils ont eu la bonne idée de faire venir un batteur terrible, pour magnifier et donner une puissance incroyable à leurs reprises. Bon, pour certains, c’est là où le bât blesse, trop de reprises. Mais encore une fois, rappelons que le groupe est au départ né d’un délire pour reprendre du Metallica et qu’ils sont vraiment de purs métalleux, en tout cas pour les 2 chevelus de la bande (j’en ai discuté avec eux en backstages après le show, et franchement, ce n’est pas du chiqué !). Franchement, j’ai été complètement bluffé par leur show, en plus très visuel, quand ils quittent leurs chaises pour headbanguer comme des furieux, tout en jouant… Pas étonnant que le groupe rencontre un tel succès maintenant, le concept est original et en live, croyez-moi, ça cartonne sec, même sur leurs compos personnelles !!! En plus, ces mecs ont de belles gueules de nordiques, ce qui plaît à nos dames… SetList : Path, Master Of Puppets, Somewhere Around Nothing, Bittersweet, For Whom The Bell Tolls, Fisheye, Betrayal Forgiveness, Nothing Else Matters, Seek n’ Destroy, Inquisition Symphony, Enter Sandman, Hall Of The Mountain King. ANOREXIA NERVOSA : groupe le plus brutal de la soirée, le groupe, Hreidmarr en tête, se plaint de jouer sur un « podium de fête de la musique », et pour se rabaisser en plus, parle de ses albums comme de démos… tout en disant que le son est complètement naze, ce qui est complètement… faux ! On peut être effectivement désolé de ne pas jouer dans les mêmes conditions que les groupes de La Main Stage, sans pour autant manquer de respect au public qui se presse en masse sous les arches de la Rotonde pour apprécier le black néanmoins grandiose du groupe, en se plaignant tout le temps… Ceci dit, Hreidmarr préfère finalement prendre ça à la rigolade en entamant un « nouveau show rock n’ roll » ! En plus, c’est l’anniversaire du claviériste, donc la bonne humeur reprend vite le dessus, pour un show qui sera au final très brutal et parfaitement exécuté. En passant par des titres comme "Mother Anorexia", "Stabat Mater Dolorosa" ou encore "Châtiments de la rose", le groupe était de toute façon certain de faire un carton, tellement ces titres sont d’une puissance rare en live. Petite remarque quand même : Hreidmarr, change ton t-shirt la prochaine fois et mets-nous un truc plus evil que ce girlie que tu portais ! lol… Vraiment un bon concert malgré les faibles conditions de jeu. LACUNA COIL : je ne vais pas me la raconter, je ne connais rien de la musique de ce groupe, bien que ce soit la deuxième fois que je les voyais en live (la première fois il y a quelques années en 1ère partie de Dimmu Borgir à Anvers) ! C’est donc avec une oreille neuve que je commence à prendre quelques clichés (vraiment mignonne la Cristina... et vraiment italienne du Sud dans ses traits…). Résultat : je m’emmerde vite, parce que bien que les titres soient très bien exécutés, le changement de voix du chanteur est pénible. Il y a quelques années, il chantait avec une voix beaucoup plus agressive, mais maintenant, leur musique est très bien pour les minettes, mais pas pour un amateur de brutalité comme moi. D’ailleurs, le public, tout au long de leur show, commence à montrer de sérieuses baisses de régime et commence à quitter le site, ce qui n’arrive pas si le groupe arrive à plus captiver son public ! Jamais vu le public se barrer avant la fin d’un show de Maiden ou de Metallica, moi, même en festival !!! Donc, je ne vous en dirai pas plus, je n’ai pas été emballé du tout. Et puis, juste avant de me taper les 130 bornes pour rentrer à Lille, quelques frites m’attendaient sous les arches… C’est mon droit. Pour la forme quand même, parce que je suis un bon journaliste (lol !) et parce que je sais que ça intéressera peut-être les fans du groupe, voici leur setlist : Swamped, Self Deception, Entwined, 1.19, Senzafine, Veins Of Glass, Humane, Halflife, No Need To Explain, The Secret, Cold Heritage, To Live Is To Hide, Tight Rope, When A Dead Man Walks, A2, Heaven’s A Lie, Daylight Dancer. Conclusion : un excellent festival, avec une organisation sans faille, du people (enfin !!!), une putain de bonne ambiance sur le site, même si la deuxième scène aurait pu être mieux. En tout cas, merci encore à MetalSéb pour le pass, certain que notre aide de distribution de flyers et d’affiches vous aura apporté des spectateurs (y avait plein de gars et de filles de Lille et d’Arras à qui j’avais donné des trucs perso…) ! L’an prochain, on remet ça de toute façon, avec en tête d’affiche, un plus gros groupe encore. Petit souhait personnel : plus de groupes de death metal à l’affiche (dont SCARVENGER ?? he he…) l’an prochain ! Will Of Death |
ETHS
+ (Tri)balles +
Sore + Edenmyst + Loskit / 14 mai 2005 – Wambrechies |
|
Autre chose, pour ceux qui me connaissent, ils peuvent se demander ce que je suis allé faire dans un festival nu-métal… Tout simplement, des lecteurs de ce site aiment ce genre de musique et Geoff, notre rédac’chef exilé est un pur fan du groupe ETHS, que nous avons toujours soutenu ici ! Voilà, on va dire que je suis donc allé remplir ma mission journalistique ! La soirée commence donc par LOSKIT, groupe typiquement nu-métal, qui, franchement n’a pas de chance d’ouvrir le festival, puisque seulement 50 personnes sont déjà rentrées. Ceci dit, l’affluence gonfle au fur et à mesure des 30 minutes de son set, qui est essentiellement basé sur la rythmique, tous les morceaux se ressemblant. Pas une once d’originalité là-dedans, mais un public qui s’énerve dès les premiers riffs. Mon avis n’est de toute façon pas très subjectif, car le nu-métal et moi, ça fait deux ! Ceci dit, le groupe est acclamé par le public, c’est le principal. Moi, je reste au bar et regarde ça de loin… La soirée se continue avec EDENMYST, groupe qui est beaucoup plus ma tasse de thé, régional complet de l’étape, puisque de Wambrechies même ! Le groupe évoluant dans une sorte de death metal aux accents planants, un peu à la Opeth, fait un peu tâche sur l’affiche et j’attendais de voir ce que ça allait donner sur scène devant un tel public. Mais pour ceux qui connaissent déjà le groupe, ils savent que le chanteur, Thomas, est un allumé de première et sait comme personne se mettre un public dans la poche. Le groupe, derrière, assure à mort comme d’hab’, malgré un son passablement faible en façade ! Inexplicable et désolant. 40 minutes bien intenses commencent à faire des ravages dans le pit, qui au final, aura réagi de façon exemplaire à cette musique qui ne lui était pas forcément familière. Comme d’habitude avec Thom’, le concert se termine par un slam sympa dans la fosse. A signaler quand même une chose : ces mecs aiment poser pour les photographes !!! Arf… je déconne… Groupe suivant : SORE. La formation néo-métal profite de cette date pour présenter à son public nordiste son nouvel album. A noter de suite : le son est bien meilleur, et permet au groupe de donner de la puissance aux riffs quand Fred, le chanteur, donne dans la voix agressive, limite death. Ceci dit, la musique de SORE semble avoir évolué vers plus de mélodie, et certains refrains sont chantés avec une voix claire des plus soft, assez surprenante et pas franchement virile va-t-on dire. Le groupe m’était apparu comme beaucoup plus violent et énergique il y a quelques années. Ceci dit, ce changement de cap ne déplaît pas au public, qui s’éclate toujours autant, même si les passages calmes coupent un peu l’intensité de la prestation. Les gars ont fait des choix qu’il faut respecter, mais quitte à donner mon avis, je préférais avant et je ne suis pas le seul. Malgré ça, prestation sans faille… (TRI)BALLES : Ce groupe, que je ne connaissais que de nom, est quant à lui, beaucoup plus brutal en live. Oeuvrant quand même avec 3 chanteurs (ce qui pour moi ne sert strictement à rien, mais encore une fois, je ne suis pas très objectif…), les riffs se font plus rapides, parfois très syncopés, décalés et franchement, le groupe me surprend en bien. La prestation est très intense, sans baisse de régime, sans permettre au public de pouvoir reprendre son souffle et c’est le chaos dans la fosse. Bravo à eux, une assez bonne surprise finalement. ETHS. Hôtes d’honneur de la soirée, le très mignonne Candice et sa bande de furieux débarquent sur scène dans une ambiance de folie. Le public est venu pour voir un groupe qui ravage tout sur scène, car maintenant très aguerri par plus de 150 dates cette année. Le son est très puissant et dès les premières notes, Candice se lance dans un headbanging assez impressionnant, pour enchaîner sur des parties de chant d’une agressivité toujours aussi rare pour une fille ! Guillaume, le batteur (Gui-Gui pour les intimes du site ! lol…) n’en loupe pas une et insuffle à toute la troupe une énergie rythmique assez incroyable. Ceci dit, la fatigue se fait sentir du côté du public qui n’est plus aussi déchaîné qu’au début, la faute à une chaleur insupportable dans cette salle dépourvue de système d’aération. Rien que prendre quelques photos devient un supplice, dès qu’on s’approche à 10 mètres de la scène. Côté scène justement, le groupe ne baissera jamais de pied et on peut dire qu’on a là vraiment affaire à des pros. Le public mange littéralement dans la main de Candice quand elle chante en voix claire. Cette petite maîtrise vraiment bien son organe ! Quant à moi, après quelques titres, je retourne du côté du bar car la lassitude commence à pointer sérieusement, du fait de la relative répétitivité des riffs. Difficile effectivement d’être original dans ce genre de musique maintenant. Conclusion de la soirée : une réussite populaire, une ambiance de feu, une séance d’autographes improvisée pour Candice après le concert, en espérant qu’il en aura été de même le lendemain, afin que l’Asso Alien perdure dans le temps et puisse continuer à proposer à la région lilloise d’autres concerts à la rentrée de septembre ! Bougez votre cul et soutenez votre scène !!! PS : Un grand merci à Ludvig et à Edenmyst pour l’obtention du Pass !!! Site : www.alien-asso.fr.st Will Of Death |
DYNAMO
FESTIVAL /
Hellendoorn (NL) – 7 Mai 2005 |
|
Interview exclusive d’OBITUARY en ligne section INTERVIEWS ! Pour tout amateur de Metal qui se respecte, présent sur la scène depuis plus de 20 ans, le Dynamo Festival représente ce qu’on a fait de mieux dans les années 80 / début des 90’s. A l’époque, il n’y avait pas 30 festivals d’été comme maintenant ; pour les Métalleux en quête de rassemblement musical massif, il n’y avait que deux évènements majeurs : Donington en Angleterre et le Dynamo qui se tenait à Eindhoven. Dans les années 90, le Dynamo a été jusqu’à rassembler plus de 120.000 personnes, et c’est donc fiévreux que nous nous rendons sur le nouveau site de Hellendoorn, au fin fonds de la Hollande… Et c’est là que les problèmes commencent : pour y arriver, si vous n’avez pas prévu la carte routière, vous êtes mal parce que c’est à peine s’il y a 2 / 3 panneaux à 1 Km du site et une fois arrivés sur place, il n’y a qu’un parking où il vous en côute 5 € ! Déjà, on se dit que ça commence à puer par rapport au Graspop par exemple. En plus, mais là, les organisateurs n’y sont pour rien, ce 7 mai est certainement la journée la plus pluvieuse de l’année, et le site, à notre arrivée vers midi, n’est déjà plus qu’un vaste champ de boue immonde. Ensuite, une fois les Pass Presse récupérés, nous voilà entrés sur le site lui-même et là, une sacrée surprise nous attend ! Nous qui avons été habitués au gigantisme de l’ancien Dynamo, quelle horreur de voir que ce festival naguère magique, s’est maintenant transformé en simple réunion de campagne capable d’accueillir tout au plus 6 / 7000 personnes ! Comment les mecs ont-ils pu en arriver là ? Tout simplement à cause du refus de la ville d’Eindhoven de leur redonner les autorisations pour l’ancien site ! C’est donc repartis de zéro que les courageux organisateurs ont trouvé ce site assez pourri par temps de pluie mais qui a au moins le mérite d’exister. Bon, on ne va pas vous cacher que notre présence là-bas est due en partie à cause de celle d’OBITUARY, qui ne sera pas au Graspop cette année. Et puis, après tout, revoir ANTHRAX avec Belladonna, ça ne se refuse pas, et GOREFEST nous ayant atomisé la semaine précédente à Waregem (voir live report), finalement, on se dit qu’on va quand même passer une bonne journée, d’autant que je suis attendu par OBITUARY pour une interview exclusive ! Y a pire et donc tant pis si le temps n’y est pas… Je ne pourrais vous parler des prestations de STILL REMAINS, MERCENARY et 3 INCHES OF BLOOD, car soit elles étaient déjà passées, soit j’étais déjà occupé à trouver John Tardy dans les backstages pour fixer un horaire. Le festival commence donc pour moi avec MASTERPLAN, groupe qui rassemble quand même 2 ex-Helloween et certainement un des tous meilleurs chanteurs du heavy metal, Jorn Lande. Tout d’abord, le son est assez sympa sous la grande tente de la Main Stage et les lights de bonne facture. La Sécurité du festival n’est pas non plus paranoïaque et nous laisse faire notre boulot de « photographe » tranquillement pendant les 3 premiers morceaux de chaque groupe. Normal, quoi… Côté musique par contre, MASTERPLAN me déçoit au plus haut point, livrant là un show sans folie et assez mou du bulbe. Sur album, ça pète bien, mais en live, le groupe est mou et n’arrive pas à faire monter la sauce, malgré un Jorn Lande assez communicatif avec le public. Bref, au bout de ¾ morceaux, je me casse bouffer un bradworst juteux comme il se doit. C’est après être resté avec les OBITUARY dans leur loge pendant plus de ¾ d’heure (loupant donc TRIVIUM), que je reviens devant la Main Stage pour voir la fin du show de LAAZ ROCKIT, reformé là pour l’occasion. Le groupe de thrash américain est particulièrement en forme et apprécié ici bas en Hollande. On comprend mieux le pourquoi du comment de cette reformation, d’autant que le bassiste est hollandais, ce qui a pour conséquence immédiate de déchaîner les passions dans le public. Michael Coons, le chanteur, passe son temps à vanner entre les morceaux, et c’est vraiment acclamé que le groupe quitte la scène, après 50 minutes de heavy thrash bien efficace mais quand même passé de mode. EVERGREY : le scandale de la journée ! Comment est-il possible que ce groupe aussi excellent, avec un tel statut, se soit retrouvé dans la Second Stage, sous une tente d’à peine 800 places, aux lights insignifiantes, coincée entre un bois et une baraque à frites ? Alors soit les organisateurs n’y connaissent rien, soit leur label n’a pas mis la main à la poche pour les faire jouer sur la Main Stage… Bref, c’est assez dépité que j’assiste au début de leur show, qui évidemment, ne restera pas dans les mémoires, vues les conditions. Les titres de ce groupe sont vraiment excellents et le chanteur/guitariste Tom S. Englund est ce que l’on fait de mieux dans le style. Les titres de Recreation Day, leur dernier album, passent vraiment bien et on se dit que quitte à avoir un groupe de heavy/speed sur la Main Stage, on aurait préféré voir EVERGREY plutôt que le poussif MASTERPLAN… Merde, ce groupe m’avait scotché l’an dernier au Graspop, sur la Main Stage, et les revoir dans de telles conditions, c’est limite indécent ! C’est d’ailleurs la même impression qu’ont eue les membres du groupe, avec qui j’ai discuté en backstages par la suite… Bref, passons. Le festival commence réellement en ce qui nous concerne avec l’arrivée sur scène de GOREFEST ! Ce n’est pas peu dire que le groupe est attendu par des hordes de fans, puisqu’il joue à domicile et que son absence aura été pénible pour tout le monde, surtout ici en Hollande ! C’est donc dans un délire indescriptible que le groupe fait son entrée sur scène, et c’est parti pour 1 heure de bestialité maîtrisée, avec un son d’une clarté exemplaire et d’une puissance pachydermique. Jan-Chris, toujours aussi blond décoloré, chanteur de son état, est encore plus en voix que la semaine précédente à Waregem, et assène le public de growls parfaits. Merde, comment ne pas gueuler en même temps que lui sur « Low », « Erase » ou encore « False » ? Le groupe, derrière, est parfait et a eu la bonne idée d’axer son show sur les chansons les plus anciennes et les plus puissantes de son répertoire, comme « The Glorious Dead » et ses blasts dévastateurs ou encore ce « Confessions Of A Serial Killer » qui nous retourne toujours autant malgré la simplicité de sa structure. Du grand GOREFEST, la claque de la journée pour moi ! Vivement un nouvel album, en espérant qu’il ne sera pas de la trempe du pauvre Chapter 13… En tout cas, quel retour scénique !!! Arrrggggghhhhhhh ! Enfin, ils sont là, ceux pour qui on a fait tous ces kilomètres et pour qui je me démène sur ce Forum Officiel francophone, ici, sur Noiseweb ! Yes, OBITUARY is here ! Et pourtant, ne nous mentons pas, ce n’est pas la meilleure prestation du groupe à laquelle nous avons assisté ce soir. John Tardy est un peu à côté de ses pompes et manque le début de la première chanson, chose qui se répètera 2/3 fois pendant leur show. Questionné ensuite sur ça, il me dira qu’il n’entendait rien dans les retours, à cause d’une réverb’ et d’un delay pourris. Et c’est vrai qu’en façade, même constat, sa réverb’ déconne sévère mais à part ses quelques anicroches, le show est tout ce qu’il y a de plus puissant, d’autant que c’est le fameux Big Mick qui est aux manettes à la console (le gars qui a fait le son de METALLICA en live pendant des années). Même moyen, même avec un Allen West de plus en plus maigre et crade, et avec ce bonnet ridicule, ce groupe enterre la concurrence avec ses « Threatening Skies », « Cause Of Death » et autre « Slowly We Rot » en rappel. Le groupe, comme l’an dernier, joue en avant-première le nouveau titre « Insane », qui n’est autre pour moi qu’une version transformée de "Platonic Disease" et qui va certainement valoir à OBITUARY pas mal de critiques sur leur non évolution quand le nouvel album va sortir ! Mais bon voilà, OBITUARY est OBITUARY et c’est tout ce qu’on leur demande ! Et ce concert fut une nouvelle fois jouissif, salué comme il se devait par une tente bourrée à craquer (la seule fois de la journée avec ANTHRAX et GOREFEST). En plus, moi, j’ai passé en tout pratiquement 2 heures en leur compagnie sur la journée et ça suffit à mon bonheur de fan, d’autant que le groupe a publié mes photos du festival sur leur site, dès le lendemain (www.obituary.cc) ! Obituary rules, mais ça, on le savait déjà… TESTAMENT. Le délire brutal death / thrash continue avec la venue des maîtres du thrash, rabibochés comme à leurs plus beaux jours, avec le retour d’Alex Skolnick à la gratte, Greg Christian à la basse et les présences alternées de John Tempesta et de Louie Clemente à la batterie ! A ce sujet, Louie Clemente n’a jamais été le meilleur batteur de la Terre et franchement, on aurait aimé revoir Paul Bostaph plutôt que ces deux-là ! Bref… Autre chose, et ça, on ne le voit que quand on est en backstages, Louie Clemente est limite un handicapé arrivant péniblement à marcher normalement, ce qui peut expliquer son jeu de batterie assez limité. Question guitare, l’inamovible Eric Peterson est parfait comme d’hab’ et son compère des premiers jours, Alex Skolnick, grisonnant, est toujours aussi bon en solo ! Mais il n’y a rien à faire, même si les titres sont parfaitement exécutés, l’ambiance n’est pas non plus survoltée et on en vient à se dire que le groupe commence plus à ressembler à un pensionnat de 3ème âge qu’autre chose. Ok, j’y vais un peu fort, mais la musique de TESTAMENT réclame plus de folie sur scène et un meilleur batteur, de la trempe d’un Bostaph ou d’un Lombardo. Evidemment, voir enfin les « Into The Pit », « Disciples Of The Watch » ou encore « Over The Wall » joués par leurs géniteurs est jouissif, mais on sort quand même un peu déçus d cette prestation sans relief. On verra quelle va être la suite ! Ceci dit, rien à branler, j’ai quand même pu faire une photo avec un de mes héros vocaux, j’ai nommé Chuck Billy ! JON OLIVA’S PAIN. Beaucoup trop éloigné de mon univers musical, je ne pourrais pas vous dire grand-chose de la prestation du claviériste éléphantesque de SAVATAGE, sauf que celle-ci était plutôt convaincante, grâce à l’indéniable présence scénique de Jon Oliva, qui a en plus une de ces putains de voix heavy bien puissante ! Content d’être là, Jon assène souvent le public de tirades toujours ponctuées d’un « motherfuckers » amical ! Côté musique, on évolue dans le heavy prog vraiment intéressant et le groupe derrière assure grave. Ces mecs sont des pros et ça se voit. 25 ans quand même que SAVATAGE existe et c’est quand même marrant de voir John Tardy et Allen West d’OBITUARY courir comme des gamins pour assister au début du show de leur compère de Floride ! Les fans du claviériste, en tout cas, ont apprécié, et c’est tant mieux ! Une bonne surprise en ce qui me concerne, qui me donne envie d’écouter ce que le dernier album donne… ANTHRAX version line up Among The Living ! Voilà une chose qu’on n’espérait plus !!! Exit John Bush, welcome home Joey Belladonna, Dan Spitz et Frank Bello ! Terrible… Putain, 14 ans quand même que Joey Belladonna a quitté le groupe ! Qu’allait-il donner en live ? Et bien, autant le dire de suite, ce concert fut une tuerie sans faille. Joey a toujours la même voix, Dan Spitz est toujours ce guitariste talentueux mais aussi ce petit con prétentieux, ne se prenant pas pour de la merde en backstages, snobant tout le monde, et Frank Bello est toujours le mec possédé qui met le feu à une scène ! Quant à Scott Ian et Charlie Benante, on n’a jamais rien eu à leur dire… Quel concert mes amis : la tente, qui s’est quand même bien vidée à cause des conditions cataclysmiques dehors (ne restait que 3000 personnes tout au plus à la fin du show) fait la fête et Joey s’amuse. Le look est un peu plus mature le concernant mais l’entendre gueuler comme au bon vieux temps de mes casquettes Anthrax, baskets blanches et autres bermudas sur « I Am The Law », « Among The Living », « Antisocial », « Caught In A Mosh » ou encore « Metal Thrashing Mad » est vraiment un pur bonheur pour un old fan comme moi. Cerise sur le gâteau, et on ne pouvait pas trouver mieux vues les origines du bonhomme, Chuck Billy vient nous faire une petite « war dance » et quelques gueulantes sur « Indians » en compagnie du groupe. Excellent ! Frank Bello met ensuite sa basse de côté pour nous chanter en compagnie de Scott Ian le rappisant « I’m The Man », qu’on n’avait plus entendu depuis des lustres, et pour cause ! La dernière fois que j’avais vu le groupe jouer cette version en live, c’était en 1989, au Voruiit de Gand, avec un Joey Belladonna qui était même passé derrière les fûts pour l’occasion ! Ca ne nous rajeunit pas, mais c’est quand même bien bon, putain ! Enfin bref, pour terminer cette journée, revoir ANTHRAX à pareille fête, ça fait plaisir et on attend déjà la suite avec délectation, en se demandant quand même ce que va bien pouvoir devenir John Bush dans une telle affaire… Conclusion : un Dynamo Festival qui n’est plus ce qu’il était, un temps de merde toute la journée transformant le site en un gigantesque tas de merde, mais quand même une sacrée journée avec tous ces musiciens rencontrés en backstages. Limite, j’ai vécu un rêve, là ! Quant au quarté gagnant de la journée, dans l’ordre, je dirais : 1) ANTHRAX / GOREFEST – 3) OBITUARY – 4) TESTAMENT. On verra quand même pour l’année prochaine si l’affiche est encore plus intéressante et le temps meilleur, pour y retourner… PS : Un grand merci à Ludvig et à Edenmyst pour l’obtention du Pass !!! Will Of Death |
GOREFEST + Caducity + Thurisaz + Amethyste (F) / 30 Avril 2005 - The Steeple – Waregem (B) |
|
A une semaine du Dynamo Open Air Festival, il nous était donné d’assister le même soir soit au gros festival death metal organisé à l’Hof Ter Loo d’Anvers, soit au warm up show de GOREFEST enfin reformé à Waregem. Etant fans d’old school death metal, c’est la deuxième option que nous avons choisie, et bien nous en a pris ! D’une part, nous avons pu assister au concert d’AMETHYSTE, excellent groupe de death brutal du Nord de la France (devant malheureusement 3 pelés et 2 tondus) ; d’autre part, de Lille, Waregem n’est qu’à quelques encablures frontalières, et comme je fêtais mon anniversaire, il était préférable de ne pas aller trop loin ! Et pour finir, GOREFEST a remis d’entrée les pendules à l’heure, pour se repositionner comme le meilleur groupe de death metal hollandais depuis que PESTILENCE n’est plus ! C’est donc AMETHYSTE qui était chargé d’ouvrir les hostilités à une heure où, en cette très chaude journée de printemps, les Belges étaient encore à la plage à bouffer des frites-moules ! C’est donc courageusement, devant une vingtaine de personnes que nos Frenchies de Boulogne s/ Mer nous ont dévasté les cages à miel avec leur brutal death des familles, exécuté au millimètre, malgré un son assez exécrable. Malgré des morceaux que d’aucun qualifierait d’un peu longs parfois, le groupe nous aura convaincus et comme nous (Scarvenger) allons bientôt jouer avec eux, on pourra mieux se rendre compte de leur potentiel ! C’est pendant les sets de CADUCITY (death metal pas dégueu) et de THURISAZ (black death pénible) que les choses ont commencé à se gâter pour nous ! Je vous explique : fêter son anniversaire pendant un show de Gorefest, ça n’arrive pas tous les jours ! 10 ans quand même que les Hollandais ont donné leur dernier concert en Belgique ! Et comme les gars d’Amethyste ont reçu assez de tickets boissons pour faire tomber un régiment, et qu’ils sont super cool, il nous en ont faits profiter ! Et au Steeple de Waregem, ça ne rigole pas ! Quand vous demandez une vodka / Redbull, on se fout pas de votre gueule et on vous sert une quintuple vodka, en remplissant complètement un verre de 20 cl ! Alors, évidemment, je ne vous parlerai pas des 2 groupes qui nous ont cassé les oreilles pendant que nous entamions nos bacchanales, vu que de toute façon, le bordel que nous avons fait au bar couvrait la musique ! Soirée en tout point mémorable, étant donné que je me suis arrêté à 5 quintuples vodkas !!!! C’est donc
complètement entamé que je me
dirige vers le devant de la scène pour enfin voir GOREFEST et tirer quelques clichés, malgré mon
état proche
de l’Ohio ! Première surprise (est-ce parce que je
suis
dézingué que j’ai des hallucinations
?),
c’est que Jan-Chris s’est coupé les tifs
et arbore
une coupe courte peroxydée assez affreuse. Je
m’attends
donc au pire… Deuxième surprise, on nous avait
dit
qu’il s’était cassé le pied,
mais en fait,
ça va assez bien et le gars joue debout sans
plâtre. Mais
pour commenter le show qui fut au final dantesque, je laisse la plume
à mon pote et collègue de jeu Christophe
(guitariste/chanteur de Scarvenger),
genre fan ultime du groupe : Conclusion de la
soirée : une bonne partie de plaisir
avec les gars d’Amethyste, une quasi surdité
d’une
journée pour cause de concert passé devant les
amplis
comme un con…, une casquette plombée le lendemain
avec
les cheveux qui poussent à l’intérieur
(lol…
Happy Birthday to me…) et surtout un super show des
Hollandais
de GOREFEST qui nous fait penser que dans 2/ 3 jours, quand nous serons
au Dynamo, on va s’en prendre plein la gueule comme au bon
vieux
temps ! C’est vraiment dans les meilleurs pots
qu’on fait
la meilleure soupe… On essaiera de vous faire une petite
interview si on peut ! En attendant, je me
réécoute
Erase, moi !!! |
BELGIAN
DOOM NIGHT
3 / 24 Avril 2005 - Gand (B) - De Centrale |
|
C’est en ce jour pluvieux d’avril que nous nous retrouvons à Gand pour l’un des meilleurs festivals Doom d’Europe. En à peine 3 éditions, le Belgian Doom Night a déjà réuni les plus grands noms du doom et on se demande sérieusement jusqu’où iront-ils ? Quoiqu’il en soit, ce soir comme lors des deux premières éditions, le timing est de mise et le tout rondement mené. L’organisation à la Belge, voici un très bel exemple que nous, « froggies », pouvons suivre les yeux fermés. Premier groupe de la journée et non des moindres, ATARAXIE. Notre petite fierté française qui envahit la scène à l’heure prévue pour jouer sa demi-heure pile. Carré, pro et puissant, les jeunes Français ont tout d’un grand et nous le prouvent tout au long des morceaux du set alternant le meilleur du doom et du death. ATARAXIE puise ses influences aussi bien dans Mournful Congregation, Evoken que dans Morbid Angel (à faible dose). Alternant aussi bien les passages death que doom mélancolique, ATARAXIE a vite fait de convaincre le public, spécialement avec leur nouveau morceau, « Another day of despondency », sublime chef d’œuvre appelé à devenir un classique. Autre constatation, le son est énorme, et le restera pour tous les groupes. On regrettera tout de même une salle moyennement remplie pour ce début de festival. Heureusement, le public finira par arriver par la suite. Mais quelle déception tout de même de voir qu’une telle affiche ne déchaîne pas plus les foules. Quoiqu’il en soit, voici une très belle entrée en matière de la part d’un groupe venant juste d’être signé chez Weird Truth Production, célèbre label underground japonais, et qui nous a joué bon nombre de ses nouveaux morceaux que nous pourrons retrouver sur leur premier album « Slow Transcending Agony » début juin dans les bacs. On en reparle bientôt sur Noiseweb. Voici le tour de DOOMSHINE. Les Teutons ont le sourire aux lèvres et nous délivrent de fort belle manière leur doom à la Candlemass. Passage heavy, voix hautement perchée et riffs décapants, tel est le savant mixage du groupe. Le chant est très bien en place, pas une fausse note, et le groupe nous délivre un set carré faisant apparemment plaisir au public présent. En tout cas, pour ma part, je prends mon pied et ne cesse de bouger. Une bien belle surprise. Suivront RISING DUST et PALE DIVINE, influences Pentagram et Saint Vitus avec quelques passages bien plus rapides et très accès sur les riffs pour les deux, Français pour les premiers, Américains pour les seconds, les groupes nous délivrent de bonnes prestations scéniques mais je dois avouer que la qualité est plutôt inégale et j’ai vite fait de me retrouver au bar ou à taper le bout de gras avec les membres d’Ataraxie. Bien sans plus, à revoir dans quelques temps pour suivre l’évolution des deux groupes pourtant prometteurs. Voici le tour de GATES OF SLUMBER. Du fucking American heavy doom with balls ! Les Américains délivrent un set puissant, sans concession et très technique, parfois au détriment de la musique. La rapidité est ici plus de mise que chez les autres groupes. La voix, quant à elle, est malheureusement un peu en dessous, éraillée et de temps en temps fausse, le sympathique guitariste chanteur nous expliquera plus tard avoir mal à la gorge et être fatigué par la tournée. Malgré tout, un bon show que l’on ne se refusera pas de revoir une prochaine fois. A cause d’une interview avec Greg Chandler d’Esoteric, je ne pourrais vous faire part de mes impressions sur MIRROR OF DECEPTION, mais aux dires des personnes ce soir, le show fût agréable. OFFICIUM TRISTE débute son show avec un « In Pouring Rain » issu de son dernier album en date, Reason. Clavier programmés, guitares puissantes, batterie carrée et chant guttural à souhait. OT est vraiment un super groupe qui passe en plus très bien sur scène. Les ambiances funéraires sont on ne peut mieux rendues et on se dit vite que le groupe n’a maintenant plus rien à envier à Shape Of Despair, celui dont il se rapproche le plus. Les harmonies de guitares sont fabuleuses et les morceaux s’enchaînent à merveille. Le set est malheureusement trop court et le groupe a beau nous laisser sur un fabuleux « This Is Goodbye », véritable hit du groupe, on aurait bien aimé en avoir plus. Ce n’est rien, le plaisir fût immense et c’est bien là l’essentiel. PLACE OF SKULLS envahit à son tour la scène avec le légendaire Victor Griffin, icône de la musique il y a 20 ans avec un certain groupe du nom de Pentagram. Culte quoi ! La musique quant à elle ne change pas, on retrouve toujours l’énergie du heavy, le bluesy du rock, et le côté lent du doom si bien caractéristique du monsieur. Les morceaux sont efficaces et ravissent le public. La cover du « Please don’t let me be misunderstood » chanté si brillamment par Nina Simone jadis, reprise ici à la sauce heavy est surprenante mais réussie. Le tout plait bien mais laisse un petit goût de non achevé. Tous les morceaux ont leur petit quelque chose mais on se lasse malgré tout assez vite et le côté culte du concert passe alors aux oubliettes pour ne laisser qu’un léger ennui. Dommage, une seconde chance sera nécessaire. Et enfin les papys du doom rentrent en scène. COUNT RAVEN, que la salle est plus que ravie d’accueillir en applaudissant et criant à s’en rompre les poumons. Le groupe attaque le set avec tout simplement leur meilleur morceau : « Until death do us apart ». L’âme de Black Sabbath flotte dans l’air autour de ce groupe mythique qu’est COUNT RAVEN. En dépit d’un âge plus qu’avancé, plus vieux que mon père (gloups !!!), les messieurs ont la forme et balance la sauce de fort belle manière. Le bassiste, se dodelinant de droite à gauche pendant tout le set, semble lui un peu en dehors du coup. Le groupe nous gratifie d’un nouveau morceau, ce qui n’est pas pour déplaire à la foule, et nous annonce qu’un nouvel album devrait voir le jour. Que ceux-ci rééditent leur album aussi, car ils sont aujourd’hui introuvables. Le groupe dévoile un set de 75 mn, et finalement après tout ce temps, on se dit quand même qu’ils ne dépasseront jamais leur influence principale, 75 mn c’est bien et c’est suffisant, la musique se répétant un tout petit peu, alors qu’un Black Sabbath durant le même laps de temps serait bien trop court. Peu importe, le show était mémorable et nous serons ravis de les revoir bientôt lors de la promotion de leur nouvel album. A suivre de très près. Et voilà la vrai baffe de la soirée : ESOTERIC ! Le mur du son est en place, après 15mn de préparation des effets, ben oui, ça ne pouvait être naturel comme musique. Greg Chandler et sa fine équipe de fous à lier sont enfin prêts à nous détruire ce qui nous reste de neurones. Complément « high » comme on dit, les musiciens, on ne peut plus froids (en même c’est temps, c’est du doom… mais plus que gentils au demeurant) nous délivrent leur doom extrême et psyché sortant tout droit des entrailles de cette misérable Terre. Comme prévu, les Anglais nous noient dans le son, nous nous retrouvons envahis de toute part par ce que la musique peut faire de meilleur et de plus atroce à la fois. Et oui, ESOTERIC ça fait mal quand on écoute, mais en même temps quel plaisir ! Ecourté malheureusement d’un morceau, faute de temps, le set d’ESOTERIC n’en est pas pour le moins jouissif et permet de s’évader de la meilleure des façons. Il suffit de fermer les yeux et nous voilà ailleurs, submergés par toutes les folies et peurs humaines. Petit bonus, nous avons droit à un nouveau morceau, en guise d’ouverture d’ailleurs, qui se trouvera sur leur prochaine livraison qui, selon les dires du groupe, devrait voir le jour dans quelques mois. Le groupe est vraiment taillé pour la scène, cette musique si particulière prend réellement toute son essence live, c’est là que l’on se rend compte de toute la folie qui s’en dégage. Passé en revue, le dernier album du groupe passe très bien le cap du live pour le plus grand plaisir de tous les festivaliers présents ce soir. Ce concert fût immense, grandiose, un vrai moment inoubliable. Pour terminer, je tiens à féliciter une fois de plus l’organisation sans faille, même si nous n’aurions pas craché sur un morceau d’Esoteric en plus, qui fait de ce festival ce qu’il est devenu aujourd’hui, un incontournable. A l’année prochaine !!! Pierre-Antoine |
PORCUPINE TREE + ANATHEMA / 11 avril 2005 - 0 13 à Tilburg (Hollande) |
|
Petite info avant de commencer, vous ne trouverez pas, en rubrique photos, de clichés de la soirée. N’ayant pas eu la chance d’avoir un pass photo, je me suis faufilé pendant le concert d’Anathema pour en prendre quelques-unes, et quand j’ai vu que certains se faisaient dégager à grands coups de pieds au cul par les vigiles car ils prenaient des photos, je me suis vite abstenu. Les vigiles étaient deux et grâce à leur talkie-walkie, faisaient le tour de la salle et repéraient les photographes illicites et les excluaient de la salle. Pas super ça !!! Tout
commence
à l’heure prévue, comme
à chaque fois dans cette salle, avec nos chers amis
d’ANATHEMA.
La salle est remplie et peu apprécier pour commencer un
Fragile
Dreams du plus bel effet. Quel plaisir d’entendre ce morceau
d’Alternative 4 joué de la meilleure des
façons par
nos Anglais favoris ! Le groupe est
déchaîné,
surtout Vinnie Cavanagh qui avec ses cheveux mi-longs, son patte
d’eph’, son juste au corps rouge et son attitude
sur
scène, fait de plus en plus penser à son idole :
Jeff
Buckley. C’est hallucinant ! La ressemblance est frappante.
Ce
qui marche d’ailleurs plutôt bien sur la gente
féminine, bavant en regardant la scène. Ce
concert permet
aussi de découvrir le nouveau frère Cavanagh
à la
basse, qui ressemble trait pour trait à Vinnie il y a 10
ans.
Danny est aussi présent le sourire au lèvres, et
ça fait bien plaisir quand on sait par quoi le groupe est
passé. Aujourd’hui, ils semblent tous sereins et
ravis de
jouer, ça fait réellement plaisir à
voir. Les
morceaux s’enchaînent à une vitesse
folle, les
meilleurs titres y passent (cf Set-List) avec un joli bonus : une
nouvelle chanson vraiment sympathique dans la veine encore de Buckley,
alternance parties saturées et calmes en guitare folk. De
bon
augure pour le prochain album. Un mix surprenant des morceaux les plus
énergiques de Judgment et A natural Disaster mettant tout le
monde d’accord, oui Anathema est bien rock et sait balancer
la
sauce. La voix de Vinnie est parfaite, la guitare de Danny de
même, seules la basse et la batterie sont
légèrement trop fortes mais rien de bien
méchant.
Les Anglais retirent apparemment un morceau de leur set (long de 55
min. tout de même, pour une première partie) et
nous
gratifient pour finir d’une reprise de Pink Floyd :
Comfortably
Numb, jouée brillamment et reprise en cœur par le
public
plutôt calme jusque là. Un concert inoubliable qui
m’a motivé pour retourner les voir dans quelques
semaines
au Biebob. Et
puis
c’est
le tour de PORCUPINE TREE et de
son grand Steven Wilson. Première constatation, mais que le
son
est fort ! C’est à la limite du supportable,
j’en ai
encore mal à l’oreille gauche. En particulier
basse et
grosse caisse de batterie me font reculer de 2 cm à chaque
coup.
Enfin, une fois dans le concert, ce détail est
oublié
mais quand même, faut vraiment être sourd ! Le
groupe
débute avec le morceau éponyme de leur nouvel
album
fortement bien interprété ou un Steven Wilson
enchaîne performances vocales et guitaristiques. Tout le
groupe
est carré et le batteur ne cesse de nous
démontrer tout
son talent. La set-list est très axée sur le
dernier
album du groupe tout en évinçant Shallow, bizarre
tout de
même. Certain titres manquent à l’appel,
mais
c’est le problème de chaque concert, difficile de
tomber
d’accord. Seul petit défaut, le set est tellement
carré qu’il manque un peu de magie, de
spontanéité. Le tout connaît sa musique
par
cœur et ça se sent peut-être un peu
trop. Bon on ne
va pas se plaindre, la performance est sans faille, et c’est
déjà beaucoup. Voilà un concert
qu’il ne
fallait pas louper tellement l’émotion
était au
rendez-vous, mais petit avantage à Anathema pour moi. La
grande
classe quoiqu’il en soit pour les deux groupes. Bravo ! |
TEXTURES + IN-QUEST + Egorged + Ibid Hagnoi / MJC de St André-lez-Lille – 1er avril 2005 |
|
Et
non, ce
n’est pas un poisson
d’avril ! TEXTURES, qui
nous a tous mis une claque en 2004 avec son premier album, Polars, est
bien venu chez nous pour un concert exclusif, accompagné
d’une des valeurs sûres du métal belge,
IN-QUEST.
Une fois de plus, l’asso Alien s’est
décarcassée pour proposer un plateau
intéressant,
dans une salle excellente à la très bonne
acoustique, et
une fois de plus, il lui a manqué quelques tickets pour
boucler
la soirée ! C’est vraiment à
désespérer, d’autant que les gens de la
communauté urbaine de Lille se plaignent de ne pas avoir une
salle de 300 / 400 places pour des concerts dans le secteur ! Mais
bordel, cette salle existe, elle se trouve là, sous vos
yeux,
à St André, à 4 km de Lille ! Alors,
merde, bougez
votre cul pour soutenir votre scène !!! C’est
au
groupe local IBID
HAGNOI, oeuvrant dans
un death metal mélodique qui n’est pas sans
rappeler
Opeth, qu’était offert le luxe d’ouvrir
la
soirée, devant un parterre déjà assez
intéressant. Ce n’est pas tous les jours que
l’on
peut jouer dans une telle salle, alors, les mecs (et la
claviériste) s’éclatent et nous donnent
une bonne
prestation, où les parties techniques en tapping
succèdent à des parties plus
atmosphériques,
où un réel travail sur la mélodie a
été fait. De plus, c’est à
un set
énergique auquel nous assistons et le public ne
s’y trompe
pas. Le groupe est récompensé par de nombreux
applaudissements pour une prestation qui fera sans aucun doute date
dans leur jeune carrière, d’autant que le groupe a
eu la
bonne idée de nous gratifier d’une reprise
d’Hypocrisy pour terminer son court show ! Mention Bien ! Pour continuer, on change de registre avec EGORGED, groupe de brutal death particulièrement impressionnant techniquement. Je n’hésiterais pas à les comparer à un groupe comme Visceral Bleeding, pour le teneur de leurs compos et la dextérité dont ils font preuve. Leur musique est particulièrement brutale, mais heureusement agrémentée de passages mid tempo avec de super riffs, bien plus efficaces à mon sens que les passages blastés où il y a 50.000 notes. Le public, comme souvent dans pareil cas, est un peu hermétique à cette déferlante brutale, et malgré les incantations du chanteur, ne bouge pas. Cependant, et c’est tout à l’honneur de ces zicos, la mise en place est réelle et le public les applaudit quand même fortement entre chaque morceau. Cette musique n’est pas propice aux mosh pits, mais moi, j’ai vraiment apprécié ! A revoir, c’est certain. Les
choses plus
sérieuse
s’enchaînent avec
l’arrivée sur scène d’IN-QUEST,
dans
une salle surchauffé, voire déjà
suffocante.
Voilà un groupe qui m’a mis une claque monumentale
en 2004
avec leur album Epileptic, que je classe volontiers dans mon top 10 de
l’année, c’est pour dire ! Les revoir
ici est donc
un plaisir, d’autant que musicalement, ça tient la
route.
Evidemment, on regrettera un peu que Sven ait quitté le
groupe,
mais le chanteur suédois qui le remplace n’est pas
en
reste, et a au final un timbre de voix assez semblable. On
n’est
donc pas trop dépaysé, d’autant que sur
scène, ça latte sévère. Le
problème
d’IN-QUEST, et ça, je l’avais
déjà
signalé dans un autre live report, c’est que les
musiciens
ne bougent pas. Ca headbangue sévère, y a pas de
problème, mais ils n’arrivent pas à
instaurer de
réelle communion avec le public, sauf le chanteur
évidemment, qui sue comme un porc et nous envoie sa sueur
pendant les titres… Quelques gars foutent le souk devant et
franchement, là aussi, c’est à une
bonne prestation
à laquelle nous assistons. Mais bon, il manque un petit truc
pour que ça devienne explosif… Dommage. Enfin,
ceux pour
qui nous avions fait le
déplacement,
les Néerlandais de TEXTURES,
arrivent sur scène,
et comme d’habitude, c’est une
déferlante
d’énergie que nous nous prenons en pleine gueule,
car en
plus d’être d’excellents musiciens, ces
mecs sont
montés sur ressorts et bougent comme personne ! La salle
compte
pas mal de fans de Meshuggah, qui sont venus voir comment TEXTURES
s’y prend pour déstructurer ses morceaux. En fait,
mon
avis est que ce groupe est encore meilleur, enfin plus musical que les
Suédois, dans leur style. Les chansons sont terribles, et
même si elles sont parfois un peu démonstratives,
entraînent automatiquement un pogo ou un headbang ! Le
guitariste
chevelu et surtout le bassiste sont de vrais dingues sur
scène,
mais n’en loupent pas une, c’est ça qui
est
extraordinaire ! Le chanteur, quant à lui, est bien meilleur
que
celui qui chantait sur leur disque, avec un chant moins typé
hardcore, beaucoup plus agressif, et qui sied beaucoup mieux aux compos
du groupe. Un des meilleurs concerts depuis ce début
d’année sans aucun doute ! Sachez que le groupe
sera par
chez nous le 16 avril 2005, où ils vont tenter quelque chose
d’impossible, à savoir jouer deux shows dans la
même
journée : le 1er à 14 h à Woippy au
Metal Therapy,
et le 2nd le soir même à Boulogne s/ Mer en
tête
d’affiche ! Très impressionnant… Ne les
loupez pas
!!! Conclusion de la soirée : excellente, de bons groupes, une salle superbe à la très bonne acoustique, des bières pas chères mais comme je l’ai déjà signalé au début, la déception de ne pas avoir vu plus de monde. Espérons que la salle sera pleine le 20 mai quand ABORTED va venir ravager nos oreilles avec leur death metal rageur ! Merci à Ludvig et à son asso Alien d’organiser de tels évènements, sachant les difficultés qui sont les leurs à boucler toutes leurs soirées ! Et sinon, un grand merci aussi aux gars de TEXTURES qui m’ont gentiment offert un CD tout beau, tout neuf, qu’ils ont tous signé, en échange de mes photos prises ce soir et au Tattoo The Mind Festival, en octobre ! Cool ces mecs, vraiment… et un big hello à Laurent de Listenable Records ! Will Of Death |
TREPALIUM + PHAZM + Wild Karnivor / 11 avril 2005 - Béthune – Théâtre de Poche – 2 avril 2005 |
|
En ce jour funeste du décès de Popol II, il nous était donné de voir deux des leaders de la scène death metal française, les furieux de TREPALIUM et de YYRKOON. Quoi, YYRKOON n’est pas là ? Merde alors, why ? Tout simplement parce que Dirk Verbeuren, batteur de SCARVE, est leur batteur en live et que celui-ci est en tournée US avec Soilwork. Beaucoup de personnes présentes ne savent pas qu’ils ont été remplacés par PHAZM, le groupe de Pierhyck, lui aussi de SCARVE, et qui a comme batteur habituel… Dirk Verbeuren ! Mais alors, c’est quoi ce bordel ? Rassurez-vous, en fait, PHAZM a réussi à dégoter Cedhryck du groupe SOLEKAHN, pour qui c’est le premier concert avec la formation, après seulement 3 jours de répètes intensives. Bon, ok, on n’y perd pas au change avec PHAZM, mais quand même, voir enfin YYRKOON en concert, ça l’aurait fait, d’autant que leur dernier album m’avait scotché (voir chro + interview, 2004, sur le site) ! Ceci dit, la soirée a été fort sympathique, notamment grâce aussi au fait que le Théâtre de Poche de Béthune (62) est une salle magnifique, toute en briques, en escaliers, avec un bar bien fourni, pas cher. Et la soirée est sold out (donc 200 personnes). Terrible. Seul reproche, faudrait installer une clim’ là-dedans, parce qu’on meurt de chaud… C’est au groupe local WILD KARNIVOR qu’était donc offert le loisir d’ouvrir la soirée et franchement, les mecs sont bons et savent tenir une scène. Oeuvrant dans une mixture de thrash et de heavy, influencée par PANTERA, et des passages atmosphériques à la OPETH, la dextérité du groupe lui aura permis de récolter de vrais suffrages, non usurpés par le fait que la moitié de la salle les connaissait. De passages rapides à cette chanson interprétée par le chanteur avec une guitare acoustique (balaise le gaillard !), le groupe aura su captiver l’auditoire. Un groupe à revoir prochainement ou avec qui il sera bon de jouer, si on ne nous annule pas nos concerts une semaine avant ! Quelques minutes plus tard, le temps de se rincer le gosier qui se dessèche assez vite dans cette fournaise, c’est PHAZM et son concept graisseux et forestier de black n’ roll qui débarque sur scène. Comme vous le savez, le groupe comprend Pierhyck et Pathryck de Scarve, ainsi que Mahx, le bassiste éminemment sympathique de la bande. Comme je vous le disais, PHAZM s’est acoquiné avec Cedhryck de SOLEKAHN pour ce concert, et même si tout n’a pas été parfait, nous avons assisté là à une très bonne prestation. Signalons quand même qu’il ne s’agissait que du 2nd concert du groupe en France, d’où quelques hésitations parfois, mais rien de fâcheux. Pierhyck se démerde vraiment bien à la gratte, tout en chantant avec sa voix bien agressive et derrière, ça ramone sévère. Franchement, des titres comme le bien nommé « In Chaos » sont des tueries, tout comme le très Zakk Wyldien « What A Wonderful Death », où Pierhyck se pointe avec une sorte de stetson sur le crâne, pour mieux le faire voler dès que le morceau repart sur ses bases black ! Marrant. En tout cas, lui, ça le fait bien marrer. Le public se prend quand même une claque en pleine face, parce qu’évidemment, PHAZM n’a pas vendu 50.000 albums et peu de monde connaît l’existence du groupe. Un bon concert sans aucun doute, pour un groupe que j’avais très bien noté aussi pour son album sorti en 2004 ! A revoir de toute urgence ! Pour
terminer cette
superbe soirée en beauté,
quoi de mieux que TREPALIUM ? Voilà un groupe que
j’avais vu au Tatto The Mind Festival à Nancy en
octobre,
et qui m’avait bien impressionné. Le set trop
court
m’avait donc laissé sur ma faim et je me
languissais de
les revoir pendant plus d’une heure, avec la scène
pour
eux tous seuls. Et le moins que l’on puisse dire,
c’est que
ce show fut une véritable boucherie, avec un public
complètement déchaîné !
Franchement, avec ce
groupe, il ne peut en être autrement, tant leur musique est
énergique et interprétée par des fous
furieux qui
savent tenir une scène, notamment le chanteur aux yeux
lentillés qui répond au doux nom de
Kéké,
qui nous apprend en plein concert la mort de Popol II, ce qui lui a
fait perdre un pari... lol… Ce mec est un
possédé,
avec une voix bien agressive et le groupe est composé de
très bons techniciens. Le batteur est assez
phénoménal, et même s’il est
bien aidé
par ses triggs, n’en loupe pas une ! Du putain de death metal
sur
lequel on ne peut s’empêcher de sauter dans tous
les coins,
à la bonne humeur communicative qui met le feu à
une
salle déjà suffocante, que demander de plus ? Les
gars,
je n’ai qu’une chose à vous dire : bravo
!!!!!!!!!
Un très sérieux client pour le leadership du
death en
France, sans aucun doute ! En tout cas, peut-être le meilleur
que
j’ai vu cette année sur scène, avec
Imperial Sodomy
! Conclusion : une excellente surprise, celle de voir le show sold out dans une salle terrible, où les prix ne sont pas prohibitifs, avec 3 groupes qui ont su, chacun dans leur style, régaler les metalheads qui avaient fait le déplacement, avec une mention toute spéciale à TREPALIUM, qui est vraiment le groupe à aller voir en live pour s’éclater ! On revient à Béthune quand vous voulez, chers organisateurs, surtout si c’est avec SCARVENGER ! Will Of Death |
ROADBURN FESTIVAL / Tilburg (Netherlands) – 9 Avril 2005 |
|
Ah, enfin le jour est arrivé, de ce fameux festival au pays de la fumette !!! Premier objectif, avoir le pass photo, et franchement, je peux vous dire j’ai galéré. No, No, you’re not on the list !!! Mais si je te dis P….N !!!! Et puis finalement une fille plus intelligente, moins blonde (je déconne) me trouve sur une autre liste, ben oui je te l’avais dit, j’étais dessus ! Enfin bref, me voilà dedans. Première constatation : quelle salle !!! Divisée en trois scènes, deux bars, un stand de bouffe, de vente de disques, yaouh, les Hollandais ne font pas les choses à moitié. A peine le temps de regarder passer de jolies jeunes filles quasi de ma taille ( je fais 2 mètres quand même, c’est fous ces hollandaises !!) que dans la plus grande salle (The Choice) commence le groupe LITMUS. Du bon rock progressif dans la veine d’un King Crimson. A peine le temps d’en profiter et de faire quelques photos qu’il se fait déjà 19H20 et SUNN O))) joue dans 10 min, gloups, j’avale ma bière direction la Heavy stage. Ben oui, vous vous en doutez bien, je l’ai squattée toute la soirée. Je vous fais mes excuses pour les autres groupes, mais franchement, les concerts s’enchaînaient tellement vite qu’il était impossible de voir les autres scènes. SUNN O))) donc pour commencer. Qui connaît SUNN O))) réellement ? Et bien, plus de monde que je ne l’aurais cru. La salle est bondée, mais comme prévu, s’est quand même bien vidée. Ben oui, des moines jouant une note toutes les 30 min avec un son qui pèse une tonne à vous arracher les oreilles, ça fait mal ! Je dois avouer que ce groupe est quand même au dessus de mes limites, c’est une bonne expérience à voir sur scène, mais quand même, c’est dur. Pour faire simple, j’ai vu 4 gars bourrés au vin faisant 2 notes sur leurs guitares, dont 2 mecs au synthé trifouillant je ne sais quoi, pour aboutir à une bouillie sonore qui a failli me faire vomir. Putain c’est dur ! Un son tellement grave qu’il m’a retourné les tripes ! SUNN O))), finalement c’est juste un travail du larsen sur des morceaux de 15 min avec un battement de temps à autre du synthé, mais quelle folie que ce groupe ! Mais bon, de nombreux fans ont apprécié et c’est là l’essentiel. Surtout que ma voisine me dit que la veille le groupe a joué devant 6 personnes ! Hum hum, comment dire, c’est compréhensible. Mais vraiment une bonne expérience que je suis ravi d’avoir vécue et je suis sincère. Dur dur après de devoir manger car mon ventre est tout retourné mais quand il faut, il faut. J’ai eu droit à une sorte de Canigou épicé servi avec du pain, un vrai délice. J’en suis resté au vin, et oui dans cette salle on peut avoir du vin au verre et franchement pas dégueu du tout, j’ai eu peur mais celui ci était tellement bon que j’en ai repris 3 fois, enfin passons ! ALABAMA THUNDERPUSSY est enfin sur scène. Et voilà une des grosses claques de la soirée. Les Ricains balancent la sauce comme personne et détruisent tout sur leur passage. Du gros riff à fond la caisse sans autre forme de procès. Le groupe s’est concentré sur ses morceaux les plus énergiques en oubliant les semi ballades que l’on peut retrouver sur leurs albums, notamment le dernier en date : Fulton Hill. Leur hard rock n’ roll déboule à cent à l’heure pour le plaisir d’une salle pleine à craquer. Le chanteur transpire à ne plus en pouvoir et le groupe nous gratifie même de deux morceaux en plus car nous sommes en avance sur l’horaire. Quoiqu’il en soit, je ne sais pas où nous avons perdu du temps par la suite mais la tête d’affiche que nous attendons tous en fait les frais. Le tout s’enchaîne très vite, les groupes ont à peine le temps de ranger leurs affaires, ils sont littéralement jetés de scène. Et c’est le tour de HIGH ON FIRE !!! Yes, voilà un groupe que je voulais réellement voir sur scène. Mais le tout commence mal, le bassiste pète un câble car son son est dégueulasse. Effectivement, ça crache dans l’ampli qui n’est pas le sien et celui-ci s’énerve en balançant ses médiators et en gueulant des insanités. Le chanteur-guitariste, Matt Pike, (de SLEEP aussi, ne l’oublions pas !!) souffle en montrant bien que ce n’est pas la première fois qu’il constate que ce cher bassiste est caractériel. Mais peu importe, le groupe balance la sauce enfin comme des affamés en axant la majorité de leur titres sur leur dernier album : Blesses Black Wings en jouant entre autre ce morceau éponyme, un énorme Devilution qui détruit tout sur son passage. Le batteur martèle ses fûts comme un cinglé et seul le bassiste est un peu en reste en balançant la purée seul dans son coin à faire la tête à cause de ce damm mother fucking shit ….Enfin vous voyez, son ampli quoi ! Peu de répits entre les morceaux, faute de temps, le groupe devra même écourter son set d’un morceau ! Quel dommage car on en aurait bien repris 4 ou 5 de plus tellement le groupe est carré et puissant sur scène. Seule la voix reste un peu en retrait, celle-ci aurait pu être plus forte. A voir dans de meilleures conditions avec un bassiste moins ronchon. Quoiqu’il en soit, à la fin du set, le groupe, à qui on demande aussi de dégager vite fait, semble fier du devoir accompli. Enfin, voilà le grand ELECTRIC WIZARD ! La tête d’affiche que tous les freaks attendent avec une impatience non dissimulée. Les cigarettes qui font rire tournent à tout va pour accueillir dignement la bande d’Osborn. Ce guitariste/chanteur qui mène la barque du Wizard comme un chef depuis ses débuts malgré un léger changement de line-up. Quelque part peu importe, on a le droit à une jolie guitariste en remplacement. En toile de fonds, passent des images de films d’horreur à mi chemin parfois avec le porno. Ces films sont d’ailleurs le cheval de bataille du groupe. La set-list, axée sur un morceau de chaque album du groupe avec entre autres les morceaux éponymes We Live et Dopethrone, est bien arrangée, entre morceaux énergiques et doomesques. Manque tout de même à l’appel la fabuleuse Funeralopolis que le public réclame à s’en faire péter les poumons. Quelle tristesse tout de même, un concert du Wizard ne peut avoir lieu sans cette chanson. Un véritable hymne au stoner rock n’ roll doom, tout ce que vous voulez. Cette chanson est parfaite, et merde, une fausse note. Et puis quoi, un set d’une heure, tout de même, c’est trop court. Même le groupe s’en veut d’ailleurs, je l’ai su après par Osborn qui s’en excuse mais accuse l’organisation qui n’a pas voulu leur laisser plus de temps tout ça pour rajouter un groupe après eux : ORANGE SUNSHINE, que je ne verrais même pas d’ailleurs. Bon point positif : un son massif, une présence immense, un charisme unique, Osborn avec des yeux plus rouges que sa guitare et un public véritablement en transe, dont un dreadlocké défoncé priant pour le groupe à gauche de la scène. Une vraie claque mais qui ne fait pas si mal que ça à cause de la durée. Pour résumer, un super festival dans une super salle avec une bonne organisation mais qui a fait du zèle en ne laissant pas plus jouer le Wizard, c’est sûr il faut faire des choix, mais quand même, c’est manquer de respect au groupe qui nous l’a promis, reviendra plus vite qu’on ne le croit. Tant mieux, et puis franchement vous m’y reverrez au Roadburn, c’est tout de même la claque cet énorme festival, et l’affiche vaut toujours le coups. Allez hop, je me passe Dopethrone pour combler mon léger désespoir. Stay True !!! Pierre-Antoine |
NO
MERCY FESTIVAL
2005 / Anvers (B) – 26 mars 2005 |
|
Et voilà, un No Mercy de plus, aurait-on envie de dire ! Allez, on ne va pas vous mentir, la lassitude commence à pointer le bout de son nez à cause des affiches proposées lors de ces évènements, car il n’y a pas un terrible renouvellement d’année en année. Par contre, ce qui est toujours cool, c’est que comme le Metallysée joue à domicile à Anvers, l’affiche est toujours agrémentée de 3 ou 4 groupes en plus. Malheureusement, c’est avec presque 1 h 30 de retard sur l’horaire prévu que nous sommes enfin parvenus à l’Hof Ter Loo, à cause de ces putains de travaux habituels sur le ring d’Anvers, qui ont fait que nous sommes allés nous perdre dans le port infâme de cette ville horrible au niveau de la signalisation ! Enfin bref, on ne vous dira rien sur Dew Scented, carrément loupé. Paraît que c’était vachement bien ! Et pour Oceans Of Sadness, le régional de l’étape, j’ai été tellement déçu par leur prestation, que je préfère ne rien dire, alors que le groupe m’avait bien plu en première partie d’Obituary, en octobre dernier ! CATARACT : Voilà en ce qui me concerne, la bonne surprise de la journée ! Leur dernier album, intitulé With Triumph Comes Loss, m’avait bien botté à l’automne, et j’attendais de voir ce que ça pouvait donner en live. Et franchement, ce groupe est très efficace dans son crossover hardcore hurlé, et récolte les premiers slams et pogos de la journée. La partie n’était pas gagnée d’avance, au vu de l’affiche très black/death, et comme l’an dernier avec Pro-Pain, un groupe de hardcore/thrash a remis quelques pendules à l’heure ! Bravo. A revoir sans aucun doute dans d’autres circonstances. ENTHRONED : Place ensuite aux vétérans de la
scène black
Belge, et au vu de la réaction délirante du
public, ce
n’est pas peu dire qu’ils étaient
attendus ! Le
groupe est très en place, maquillé
évidemment, et
nous délivre un set ultra carré et
dévastateur
pour ceux qui sont dans le pit ! Un black somme toute assez classique,
mais qui passe comme une lettre à la poste, tant le public
reprend avec le groupe les attaques sur les refrains. Les mecs sont
contents de jouer sur une telle scène et ne se privent pas
de
communiquer avec le public, qui le lui rend bien. Bonne prestation. DYING FETUS : La 1ère claque de la journée ! En effet, le brutal death metal délivré par les Ricains est millimétré et le son qui est proposé ici est d’une parfaite clarté, ce qui nous permet de saisir toutes les subtilités techniques de ce groupe de monstres. La musique de Dying Fetus ne tombe pas pour autant dans la branlette démonstrative, et les mecs s’y entendent pour créer des titres basés sur la doublette couplets/refrain, de vraies chansons quoi. Le public ne s’y trompe pas et acclame littéralement le groupe qui aura le plus impressionné de la journée, avec NILE ! Penchez-vous sur les albums de ce combo, vous allez être soufflés ! GORGOROTH : Voilà le groupe qui a défrayé la chronique en 2004, premièrement pour le scandale généré par son concert en février, qui a pratiquement tourné en affaire d’Etat, à cause de l’imagerie très anti-chrétienne déployée ce jour-là, dans le pays du Pape aujourd’hui défunt, et deuxièmement pour les démêlés judiciaires de Gaahl, le chanteur frappadingue des Norvégiens, condamné à 14 mois de prison pour avoir molesté et bu le sang d’un mec, après une baston… Le gars est bien là, présent devant nous, en attendant, puisqu’il a fait appel de cette décision, et c’est vrai que ces mecs sont particulièrement evil, même si la scène est ici dépouillée de tout artifice. Le groupe bastonne sévère et le public répond par autant de violence. Un bon concert de black haineux, même si j’ai préféré écouter l’album que de voir le groupe en live. Je finis donc leur set au bar, où tout un tas de gothic sluts plus sympathiques les unes que les autres, nous attendent pour taper une petite discute et se rincer l’œil, en ce jour béni des dieux de la nudité, où la température avoisine les 25° à l’extérieur ! DISBELIEF : Bon, voilà le cruel dilemme de la soirée.
Comment
expliquer le fait que le groupe se retrouve si haut sur
l’affiche, sauf en disant que Nuclear Blast a dû
bien
allonger sur cette tournée pour que le groupe soit si haut
placé ! Parce s’il est vrai que leur dernier
album,
66Sick, est une belle perle de death/thrash, en live, le groupe ne
soutient pas la comparaison. Non pas que les musiciens soient mauvais
ou à côté de la plaque, mais des
groupes comme
ça, on en a des dizaines maintenant, qu’ils
viennent
d’Allemagne comme c’est le cas ici, ou de
Suède.
Alors, leur set est très efficace, le chanteur se donne
à
fond, tout comme le bassiste, mais la flamme ne s’allume
jamais.
Tout ça est trop clinique, trop propre, sans
réelle
âme, et c’est devant à peine 500
metalfreaks que le
groupe terminera son set, tandis que les 1.000 autres se rincent le
gosier ou prennent l’air dehors ! Bref, à oublier.
Un
groupe à écouter sur album, mais qui
n’apporte rien
de neuf en live. NILE :
Bon, on ne va pas se la raconter ! Plus de la moitié du
public
n’était venue que pour les Egyptologues.
D’ailleurs,
heureusement qu’il y avait le groupe à
l’affiche,
sinon, de nombreuses personnes comme moi n’auraient
même
pas fait le déplacement ! Karl Sanders est très
en
forme(s) et Dallas, qui remplace Mr Muscle, alias Jon Vesano, se
démerde vraiment bien au chant. D’ailleurs, on
remarquera
que sur les 3 nouveaux titres joués, il prend plus de place
que
Karl Sanders. Ces trois nouvelles chansons sont d’ailleurs
extraordinaires, et on n’en peut plus d’attendre
l’album dans ces conditions ! D’ailleurs,
à peine
sorti de là et rentré chez moi, je me suis
commandé en bonne et due forme le coffret édition
limitée de l’album directement sur Relapse ! Le
bassiste
que le groupe a engagé pour cette tournée assure
aussi
grave ! Quand on pense que le mec n’a que 19 ans, on pleure
et on
lui assure un bel avenir ! Mais bordel, NILE est bel et bien
l’avenir du death : comment résister à
des titres
comme Smashing The Antiu ou ce terrible Black Seeds Of Vengeance,
joué en dernier pour finir de nous écrabouiller ?
Moi, je
vous le dis : ne passez pas à côté du
new album,
qui va sortir en mai. Vous le regretteriez ! SIX FEET UNDER : je me suis toujours pose cette question. Comment ce groupe, avec ce death si basique et dénué d’intérêt peut-il vendre autant d’albums, si ce n’est par la seule présence de Chris Barnes ? Parce que franchement, même si j’ai un énorme respect pour Terry Butler, le bassiste qui a joué sur mon album de death préféré, j’ai nommé Leprosy de DEATH, la musique de Six Feet Under n’apporte rien de neuf ! Ca tourne en rond du début à la fin, et franchement, je me suis cassé après avoir pris mes photos lors des 3 premiers morceaux légaux ! Donc, passons. Ceci dit, je comprends que des gens aiment, d’autant que leur dernière livraison, 13, est quand même plus intéressante que ce à quoi le groupe nous a habitués depuis un certain temps, mais en live, avec ce mid-tempo perpétuel, on en a vite fait le tour ! Espérons que les gens du Metallysée nous mettront une tête d’affiche plus intéressante quand même l’an prochain ! Conclusion : Heureusement que NILE était là pour nous mettre une claque, sinon, je ne vois pas, à part mater les gonzesses, ce que nous serions allés faire là-bas. Cataract, une bonne surprise, tout comme Dying Fetus. On sera contents de les revoir ceux-là. Mais pour finir, je vais pousser mon coup de gueule contre les mecs qui font les travaux sur le ring d’Anvers ! Mettez des panneaux bordel de merde, pour nous dire où il faut passer, pour qu’on n’ait pas ensuite à prendre le seul péage de toute la Belgique !!!!!!!!!! Fuck it ! Et sinon, un grand merci à Bob (du Biebob), le régisseur de l’Hof Ter Loo sur ces dates, pour m’avoir à nouveau filé un pass photos ! You guy rule ! Will Of Death |
ILLDISPOSED + Ancient + Final Breath / The Starz Club, St Niklaas (B) - 9 mars 2005 |
|
Située
entre Gant et Anvers, la
ville de St Niklaas
accueillait pour la toute première fois en Belgique la
légende danoise nommée Illdisposed. Le club The
Starz
n’est pas le meilleur lieu pour un concert metal, loin de
là, avec une acoustique mauvaise et son cadre pas vraiment
underground ! On en viendrait presque à regretter
l’ambiance du Frontline, c’est tout dire ! Nous
étions une certaine frange
du public à
attendre de pied ferme ILLDISPOSED sur scène, ce depuis
la sortie de leur classique absolu, je veux parler de l’album
Submit. Et après 9 ans d’attente, nous avons enfin
l’occasion d’apprécier sur les planches
le quintet
danois. Malgré un son approximatif en tout début
de set,
problème qui allait s’arranger petit à
petit sans
pour autant atteindre la perfection, le groupe emmené par un
Bo
Summer très Hip Hop dans son attitude scénique
mais aux
vocaux parfaits nous a offert un best of malheureusement lui aussi
raccourci de pas moins de 10(!) titres, mais
interprété
avec conviction. Dans le style deathcore metal mid tempo (est-ce la
bonne définition pour Illdisposed ?), on ne fait pas mieux,
chaque morceau incitant au headbanging féroce…Le
groupe
visiblement déçu de la faible réaction
du public
s’en va rejoindre le bar après une heure de
concert et
nous donne rendez-vous le 30 avril prochain dans une salle bien connue
et unanimement appréciée de la
communauté metal,
l’Hof Ter Loo d’ Anvers pour un festival en
compagnie
(entre autre) d’Aborted, Rotten Sound et Exhumed… A noter la présence d’un certain Paul Speckmann, icône vivante de l’underground et leader d’une multitude de groupes et autre projets (citons en vrac Master bien sûr, mais aussi Abomination, Krabathor ou encore Deathstrike), présent au stand merchandising et faisant preuve d’une rare gentillesse et d’une grande disponibilité ! Thanx a lot bro’ ! Thrasher |
MORBID ANGEL + HATESPHERE + LENG TCH’E / Le Splendid, Lille - 19 Mars 2005 |
|
Aaaahhhh
!
Putain, quelle journée
! Carrément
inoubliable ! Une des meilleures de ma vie de fan de Metal sans aucun
doute… Il y a à cela plusieurs raisons :
premièrement, revoir enfin David Vincent live avec MORBID
ANGEL,
deuxièmement, avoir pu faire cette putain
d’interview,
après avoir poireauté toute la journée
en vain, et
surtout être resté plus de deux heures en
compagnie du
chanteur après la dite interview… Ou comment une
interview censée durer 15 minutes se transforme en une
discussion intime et amicale à bâtons rompus avec
son
idole sur tout et n’importe quoi, la vie en
général
quoi ! Je plane encore là, et je ne suis pas le seul,
puisque
j’étais accompagné de notre
Pierre-Antoine national
et de mon pote de guitariste dans Scarvenger, ch’Blond. Sans
oublier ma collègue Isabelle Le Maguet de Rock Hard
Mag’,
que je commence à bien connaître à
force de faire
des photos dans les pits des différentes salles
européennes et qui est bien sympa... Enfin bref, vous aurez
une
petite interview culte à vous mettre dans les mirettes
d’ici quelques jours… LENG
TCH’E : Le groupe
belge de grindcore, parachuté de
dernière minute suite à la défection
de
NECROPHAGIST, n’était pas vraiment en terrain
conquis, car
pas très attendu par le public. C’est donc devant
une
assistance assez passive que s’est
déroulée sa
prestation. Pourtant, le groupe évolue dans un style entre
le
grindcore et le hardcore brutal où les mosh parts ne sont
pas
absentes. Le groupe est très en place et le nouveau chanteur
de
la troupe est un bel allumé. Sven (chanteur
d’ABORTED)
martèle ici les fûts de fort belle
manière et
c’est à un show des plus énergiques
auquel nous
avons assisté là. En plus, le groupe venait
d’apprendre l’après-midi même
qu’ils
étaient officiellement signés chez Relapse
Records, ce
qui évidemment leur avait donné une
pêche
d’enfer, malheureusement pas assez communicative. Or,
malgré le fait que beaucoup auraient aimé voir
Necrophagist comme annoncé, le groupe belge s’en
est sorti
avec les honneurs, acclamés par le public à la
fin de
leur show ! Quant à Sven, désolé,
dude, mais pour
l’interview, ça n’a pas
été possible
pour cause d’interview avec Morbid Angel… Ce
n’est
que partie remise, dès que j’aurai eu un peu de
son
à me mettre sous la dent ! HATESPHERE : Je ne vais pas me la péter connaisseur alors que ce
n’est pas le cas. Jamais entendu un seul morceau de ce groupe
avant ce concert. Le nom me disait quelque chose, je sais
qu’ils
sont Danois mais c’est tout. C’est donc avec une
certaine
curiosité et appréhension aussi en voyant le look
casquette du chanteur, que j’ai écouté
ce concert.
Je me voyais déjà là avec un
énième
groupe de metalcore chiant à crever, et en fait, que nenni !
Oeuvrant dans un thrash metal assez brutal, certes avec quelques
accents beaucoup plus modernes, le groupe est un véritable
rouleau compresseur en live, même si son style est
typiquement
scandinave. Rythmiquement, c’est assez impressionnant et les
deux
gratteux se tirent la bourre pendant les soli. Le chanteur est un
véritable showman qui n’hésitera pas
à
descendre dans la fosse pour chanter parmi le public et le bassiste a
vraiment une sale gueule. C’est clair, on n’est pas
dans le
néo ici, mais dans le vrai thrash metal moderne, super
agressif,
aux refrains tranchants. La très bonne surprise de la
soirée ! MORBID
ANGEL : Enfin, Morbid is back avec David Vincent ! Ayant
déjà
eu la chance de voir le groupe à de nombreuses reprises avec
le
bassiste / chanteur, de 1989 à 1996, je pense être
à même de pouvoir juger sa performance en ce jour
béni des diablotins ! Alors, on pourra se gausser de son
t-shirt
en latex orné d’un magnifique pentagramme,
n’empêche, quand le David envoie la
purée, nous
voilà replongés 15 ans en arrière, au
temps
d’Altars Of Madness, qui a révolutionné
nos vies !
Certains ont eu à déplorer un son beaucoup trop
fort
durant ce concert ! Moi, je dirais que tout dépend de
l’endroit où on se trouvait ! En plein centre,
juste
devant la scène, son nickel, mais évidemment, si
vous
vous trouviez face à une enceinte, bonjour les
dégâts sur les solos stridents de Trey et de Tony
Norman,
d’ailleurs beaucoup plus à son aise maintenant, et
qui
nous a gratifiés de plusieurs envolées
magnifiques ! Le
groupe, présence de David V. oblige, s’est
concentré sur ses 4 premiers albums, ce qui nous a permis de
réentendre à nouveau les tueries que sont
«
Immortal Rites », « God Of Emptiness »,
ou encore
« Rapture », qui a ouvert le concert dans une folie
indescriptible ! A de nombreuses reprises, le pit est devenu
très dangereux et j’ai d’ailleurs
assisté
à une scène qui aurait pu très
très mal se
terminer, quand ce mec qui a slammé est passé
au-dessus
des barrières de sécu pour venir se coincer la
tête
les pieds en l’air dans un angle de la dite
barrière ! Le
coup du lapin n’est pas passé loin ! Sinon, sur
scène, David Vincent assume parfaitement son rôle
de
frontman, et même s’il n’est plus aussi
evil
qu’avant, n’hésite plus à
communiquer avec le
public, chose qu’il ne faisait pas avant ! Trey vit son truc
comme d’hab’ dans son coin, nous gratifiant comme
à
l’accoutumée de solos tous plus techniques les uns
que les
autres et Pete Sandoval est impérial derrière ses
fûts, même s’il nous dira un peu plus
tard en
backstages qu’il a joué comme un pied, tirant une
gueule
de six pieds de long ! Nous, on veut bien… Mais Pete est un
éternel insatisfait. Je crois qu’il
était surtout
bien défoncé à la bibine…
Mais comme je
vous le disais dans le préambule, cette journée
restera
dans nos mémoires comme celle où nous avons fait
d’une interview, une discussion de plus de deux heures, comme
de
vieux potes, avec un David Vincent à
l’égo tout
petit à côté de ses deux acolytes
partis depuis
longtemps sur une autre planète ! Et puis quand
même, ce
n’est pas tous les jours qu’on échange
son-t-shirt
avec Trey Azaghtoth quand même ! Morbid Angel rules ! Y a
jamais
eu de doute là-dessus et David Vincent va remettre un peu
d’ordre dans un navire qui était quand
même en train
de prendre l’eau, c’est très bien comme
ça !
On a plus qu’à espérer un nouvel album
commun, ce
qui n’est pas gagné ! |
BUMBLEFOOT + PLUGIN + CHRISTOPHE GODIN'S METAL KARTOON / La Maroquinerie, Paris - 11 Mars 2005 |
|
Du suspense, de l'action, des surprises et du rebondissement... ce n'est pas un film de cul mais le concert de Bumblefoot + PlugIn avec en première partie Christophe Godin's Metal Kartoon. Après
1
matinée de boulot, 1 trajet en TGV, 2 interviews, 1 mini
visite
dans le 20ème arrondissement de Paris, et un kebab
expédié en 2 temps, 3 mouvements, me
voilà fin
prêt pour assister à ce concert qui promet vus les
surprises et invités qui vont intervenir pendant le show
(ceci
dit, comme Ron m'a déjà mis dans la confidence,
ce ne
sont plus des surprises mais bon...) A 20h 35 tapante, Christophe Godin
et ces 'godinettes' prennent possession de la scène. Une
petite
description s'impose avant d'aller plus loin. Dans le plus pur style
Marcel et Son orchestre, chaque musicien est affublé d'une
robe
et autres accessoires féminins qui mettent parfaitement
leurs
formes en valeur... Christophe, quant à lui, se distingue
par
son coté plus disco-paillettes et sa perruque coupe afro.
Ces
détails étant précisés,
vous comprenez quel
sera l'esprit de la soirée. Ça shred mais
ça
déconne... et tant mieux ! Revenons à la musique,
le
groupe entame donc par le funky 'David Vincent' totalement
inédit puisque l'album n'est pas encore sorti (bien que je
crois
l'avoir déjà entendu sur une compilation de
démo
disponible à l'époque sur son site...). Ce
morceau, comme
la plupart des autres d'ailleurs, reflète l'univers
décalé du groupe : du second degré,
des textes
pleins d'humour et sarcastiques, et un melting-pot des genres sur une
musique carrée et groovy. Parsemés de ci de
là,
par quelques interludes instrumentaux, les titres
s'enchaînent,
agrémentés par les claviers ou le violon de
Jérôme Ogier, qui donnent une couleur et des
ambiances
tout à fait exotiques. Pour résumer, une
excellente
première partie, un excellent son, et un public un peu
somnolent
mais qui se réveille sur la fin, dommage que ça
soit si
court. 10
minutes de
pause, et voilà Ron Thal aka Bumblefoot, acclamé
par le
public, qui fait son entrée, accompagné d'Elmobo
(basse),
Fanalo (guitare) de PlugIn et Dennis Leeflang (ex-Sun Caged)
à
la batterie. Et on entre tout de suite dans le vif du sujet avec le
désormais célèbre 'Guitar Suck'.
Premier constat,
le son force sur les basses et couvre les 2 guitares.
Deuxième
constat beaucoup plus alléchant, on a de
l'exclusivité ce
soir (et ce n'est que le début !!!), puisque Ron nous joue
quelques un de ses nouveaux titres. Ces chansons, à
première vue, sont plus sauvages, plus punk mais attendons
l'album pour juger. Il n'oublie pas non plus ses classiques dont
certains vont nécessiter sa guitare fretless. Et
là,
problème de taille, la guitare en question est introuvable.
Tant
pis pour elle, après quelques recherches infructueuses, le
show
continue et ce qui devait arriver arriva, une corde se casse. Ron nous
laisse donc quelques instants avec son backing band en improvisation
pendant qu'il va changer de corde. A son retour sur scène,
l'homme ayant plus d'une corde à son arc (NDRico : Haha...
:| ),
il nous déniche un Suédois tout droit sorti des
loges.
Vous l'aurez compris, Mattias IA Eklundh n'était pas loin...
Et
ils nous jouent ensemble le magistral 'Don Pardo Pimpwagon'! Les
recherches continuent sans succès, et cette fois,
à
défaut de guitare, Ron nous dégote non pas un
mais deux
Suédois. Soit au total, 3 Suédois + Mr FOOT sur
scène = un 'Speak When Spoken To', le single issu du
prochain
Freak Kitchen et où l'on retrouve notre américain
à la guitare et au chant. Ce titre est vraiment
génial.
Le son s'équilibre enfin et les titres vont bon train,
n'omettant pas les plus connus pour lesquels Ron fait participer le
public. Arrive, déjà, le dernier morceau,
où Ron
réunit tous les guitaristes de la soirée, avec en
prime
M. Patrick Rondat ! Soit 5 shredders sur scène pour un
interminable jam sur 'I Can't Play The Blues'!! (Pour ce titre,
certains guitaristes du public seront aussi invités
à
taper le boeuf sur scène.) Pour conclure, des surprises, de l'exclusivités, un Ron jouasse et une section rythmique sans faille, pour un show Rock n’ Roll. Un concert mémorable qui a ravi le public et votre serviteur. Vivement le nouvel album et la prochaine tournée ! PS : Remerciements à Jean-Michel mais aussi et surtout à Ron et Christophe.PS 2 : La Fretless a été retrouvée juste après la fin du show... ouf... Eric |
IMPERIAL SODOMY + BELEF + CARNAL LUST + DISGUST / Péniche Gédéon, Lille - 12 mars 2005 |
|
C’est
donc
à nouveau
sur une péniche
amarrée à Lille que nous avions rendez-vous pour
une date
des plus brutales, mettant en scène quelques-uns des groupes
français les plus à l’honneur dans ce
style.
Première constatation, la péniche est facile
d’accès, ce qui est bien quand on sait que la
température extérieure avoisine les –
5° !
Ensuite, elle est bien aménagée, avec une salle
bar et un
espace concert divisé en deux, entre l’espace
réservé au public et l’espace
réservé
au groupe, plutôt spacieux. DISGUST
: Suite
à ces soucis que
je mentionnais, le
groupe local, censé terminer la soirée, se voit
finalement invité à la commencer. Oeuvrant dans
un brutal
death qui n’est pas sans rappeler Cannibal Corpse par moment,
le
groupe vétéran de la scène brutale
nordiste nous
hache menu avec ses riffs incisifs et particulièrement bien
maîtrisés. Les mid-tempos ne sont pas absents de
leurs
compositions et ça permet à leurs titres de
s’aérer et de tenir en haleine les spectateurs,
qui en
redemandent. Un chanteur littéralement
déchaîné, une rythmique implacable, les
p’tits jeunes peuvent aller se rhabiller ! Tout simplement la
claque de la soirée en ce qui me concerne. J’ai
hâte
de jouer avec ces gars-là avec Scarvenger ! Y en a qui vont
encore mouker rouge ! Petite précision : le groupe
prépare son deuxième album qui devrait sortir
dans
quelques mois sur un tout nouveau label brutal qui va se
créer !
Surveillez ça de près, vous ne serez pas
déçus… CARNAL
LUST :
Autant le dire
d’emblée, le
groupe, qui m’avait bien plu sur son dernier EP (cf.
chronique
sur le site en 2004), m’a littéralement
déçu
en live. La faute au chanteur qui en fait des tonnes, et ce, devant 30
personnes et à un guitariste soliste aussi remuant et
souriant
qu’un 38 tonnes. Un peu de modestie dans le jeu
n’est
jamais de trop. Sinon, question musique, rien à dire :
ça
bastonne sévère, parfois à la limite
du black sur
certains vocaux, mais il s’agit bien ici de death. Le groupe
est
très en place et c’est vrai que nous avons
assisté
à une prestation pro, mais qui n’a pas convaincu
grand
monde selon le sondage fait à la fin du concert
auprès du
public. A revoir sans aucun doute dans de meilleures conditions. BELEF
/ IMPERIAL
SODOMY : La raison pour
laquelle je joins
les deux noms pour terminer ce live report est que les deux formations
empruntent les mêmes membres, avec parfois un guitariste ou
un
bassiste en plus… Par contre, au niveau du style, il y a de
grosses différences… IMPERIAL
SODOMY
: On prend les mêmes et on recommence ! Sauf que
là,
Mordrir passe à la gratte (très bon
d’ailleurs !),
que le gratteux de BELEF sort pour laisser sa place à un
autre
compère et qu’un nouveau bassiste fait son
apparition.
Quand même dommage de voir qu’un groupe qui se sera
tapé 2300 bornes A/R termine une soirée devant 20
personnes ! Bref, honte à nous, les Lillois ! Parce que vous
avez loupé un putain de groupe de brutal death !
Peut-être
d’ailleurs ce qui se fait de mieux en ce moment en France !
Leur
dernier album m’avait bien scotché et ici,
c’est
pareil ! Respect aussi pour Mordrir qui est toujours aussi
déchaîné, mais ici dans un registre
uniquement
grave. Comment fait-il pour être toujours à fond
après 2 heures de brutalité ? Pas
étonnant que le
gars n’ait pas un poil de graisse et un corps
d’athlète ! Les compos du groupe sont en
béton
armé, alternant en tre super rapide et passages plus lourds,
pas
très nombreux faut l’avouer ! Du très
bon, du
très très bon ! Ne loupez pas cette bande
d’allumés quand ils passeront par chez vous ! Conclusion : Les boules d’avoir vu aussi peu de monde, bravo aux 4 groupes pour leurs prestations sans failles, bravo à Juliette de Whispering Wolves Association qui va encore en être de sa poche, et pour finir, merci aux gars de Belef et d’Imperial pour leur sympathie (des fans d’Annie Cordy ces gars-là ?!). Ils comprendront… Will Of Death |
CROWBAR + REDRUM + guest / Kontich (Belgique) - salle Lintfabriek - le 18/03/2005 |
|
N'ayant
pas
encore vu CROWBAR sur
scène, c'est avec
mon pote Myke et sa copine Dorothée que l'on se rendit
à
KONTICH (près d'ANVERS) pour cette tournée
Européenne, suite à la sortie de leur nouvel et
excellent
album "Lifesblood for the Downtrodden". Arrivés à
la
salle à 20h, la chose qui frappe en 1er quand vous entrez,
c'est
soit on rentre dans la salle (logique me direz-vous) soit on monte
directement sur la scène. Ce qui fait que l'on peut regarder
le
concert de côté, voir carrément monter
sur la
scène (ce que j'ai fait héhé) Deux
groupes de Hard
Core (dont Redrum "USA" ) essayèrent de chauffer la salle
tant
bien que mal. Chacun ayant joué une demi-heure, cela m'a
permis
de déguster quelques Mort Subite en attendant qui vous
savez.
Bon c'est clair, tout le monde était venu voir CROWBAR,
Redrum
ayant fini son show, tout le monde s'agglutina devant la
scène
telles des fourmis autour d'un morceau de sucre. Etant resté
sur
le côté de la scène, les gars de
CROWBAR
arrivèrent à 22h (en passant à
côté
de moi, KIRK WINDSTEIN m'a regardé bizarrement…)
et
commencèrent le show. Putain, le son est vraiment
très
puissant et très net. C'est super carré. Le
groupe entame
par les titres du nouvel album "New Dawn", "Slave no More" et
enchaîne sur le terrible "The Lasting Dose". Le public se
déchaîne tellement que les retours bougent dans
tous les
sens (il n'y avait pas de gars pour la sécurité)
et KIRK
se prend 2 fois le micro dans la tronche, ce qui a
énervé
STEVE GIBB (le second gratteux), qui a fini par foutre un coup de pied
sur les retours. "Thru the ashes (I've watched you burn)"
résonne et c'est reparti. Au bout de cinquante minutes de
show,
le groupe remercia les 250 fidèles et quitta la
scène (je
fis une tape amicale à tout le groupe, Kirk me
répondant
d'un signe de la tête). Le public entama alors un "We want
More"
pour les faire bien entendu revenir sur scène.......et puis
plus
rien, le groupe ayant rejoint son tour bus. Personne ne s'attendait
à ça.!!! Donc menant ma petite enquête,
j'ai
discuté avec leur roadies qui m'ont dit que les gars
étaient crevés car ils jouaient tous les soirs en
tête d'affiche (Logique pour promouvoir son album).
Mouais!!!!!
C'est un peut bidon comme explication. En tous cas, même
crevés, les gars avaient devant eux 250 fans
déchaînés donc ils auraient
dû être
boostés et faire un set plus conséquent.
Conclusion,
content de les avoir vus mais déçu par la
durée du
show car toutes les conditions étaient réunies
pour faire
un bon concert. Va falloir vous reposer messieurs de CROWBAR pour
assurer des sets plus longs, en plus vous faites pas de Thrash ou du
Death musicalement donc vous ne devriez pas être trop morts
à la fin d'un show. Voilà, retour sur Lille en
passant
par une station service pour acheter des Bi-Fi et autres sandwichs
célophanés. Christophe Szyszka, dit Ch’Blond (SCARVENGER) |
SEVEN + DEAD SEASON + SCARVENGER / Péniche Maud, Quai de l’ouest, Lille - 26 février 2005 |
|
Voici le live-report du concert où j'ai joué avec mon groupe, SCARVENGER. Etant donné que je me voyais mal faire la chronique de cette soirée moi-même, c'est Gab, du site Nihilistic Holocaust qui s'en est chargé. Voilà ce qu'il en a retenu. Je me suis juste permis d'ajouter quelques commentaires quand nécessaire... Gab
: Ce
fut le
premier concert de SCARVENGER depuis un certain moment, le
groupe avait fait une assez longue pause à cause de
différents problèmes de line up. Le groupe de
Ch'blond
est maintenant de retour, plus Death Metal et motivé que
jamais
! Ils ont un peu mis de côté une part de technique
afin de
privilégier l’efficacité ; et les
vocaux de
Ch'blond sont plus Death métalliques et gutturaux
(à la
OBITUARY/ DEATH des débuts). Le public semble avoir
apprécié leurs 5 titres de Death old school (avec
des
influences Thrash et heavy) qui peuvent rappeler PESTILENCE, KREATOR ou
DEATH. Le concert fut bien carré, toujours avec des riffs
qui
prennent bien aux trippes ! Ce premier concert de la nouvelle formation
(et premier concert de Will à la basse, Mickaël
à la
batterie jouant dans d’autres conditions) fut respectable et
assez convaincant. A revoir dans des conditions plus extrêmes
(avec un public de Thrashers et death métalleux qui
n'hésitent pas à headbanguer !) et quand le
groupe aura
repris l'habitude des concerts ! Ensuite
vint le
set de DEAD SEASON ! Durant les premiers morceaux, j'ai eu un
peu de mal à cerner leur style, mais après
plusieurs
titres, on commence à capter leur délire musical
et
l'ambiance assez sombre. Le groupe joue un style de métal
assez
varié touchant au heavy assez moderne (à la
NEVERMORE),
à du MESHUGGAH (old), du Death/ thrash technique, du thrash
mid
tempo (METALLICA, TESTAMENT ?)... Les musiciens ont quand
même un
bon niveau technique (NdWill : t'es gentil, là ! Ce sont des
tueurs, oui!) qu'ils n'hésitent pas à montrer par
moments, sur des passages pouvant rappeler un peu CYNIC ou CAPHARNAUM.
Les thèmes de morceaux sont assez variés, ce qui
permet
d'écouter ça tranquillement sans se lasser. Il y
a quand
même des influences ou passages 'bizarres' qui me laissent
assez
perplexe... comme des cassures étranges ou passages que
j'aimerais voir raccourcis ; et le style du chanteur me semble assez
décalé par rapport à la musique (il
pourrait
rappeler Mike Patton, de la fusion, voir du metalcore), mais il est
dans le groupe depuis peu donc laissons-lui le temps. Ensuite
ce fut
le tour d'un groupe de Metalcore appelé SEVEN de prendre
place. Même si les musiciens semblaient jouer leur truc
correctement, je ne suis ni fan ni auditeur de ce style, donc je vous
éviterais des commentaires et comparaisons à
côté de la plaque ! Et j'ai
préféré
discuter avec des potes, échanger quelques plans ou
distribuer
des flyers... ;-) Dans l'ensemble ce fut un bon concert ! Contrairement à mes espérances, et malgré un temps assez froid et neigeux, la péniche ne s'est pas retournée ! Mais je garde cette espérance pour les prochains concerts de SCARVENGER qui se dérouleront devant un public de Thrashers !! A noter que pas mal de concerts (au sens très large du métal et du rock) sont organisés dans cette péniche pour l'instant bien ancrée, donc les curieux : renseignez vous ! :-) Gab - http://site.voila.fr/NIHILISTIC Will Of Death |
MEGADETH + Diamond Head / Hof Ter Loo – Anvers (B) - 10 février 2005 |
|
A concert évènement, comportement exceptionnel : tout le monde s’incline ! Bow Down for Megadeth et surtout pour Dave Mustaine. On dira c’qu’on veut, ce type est une grande gueule, mais c’est une star, et contrairement à certains de ses anciens congénères, continue à nous sortir de bons albums de vrai Metal ! Mais là où ce concert est un évènement, c’est que c’est peut-être le dernier où on aura pu voir Dave jouer ses titres en live sous cette formation. En effet, depuis quelques jours, il a annoncé qu’il raccrochait les gants de Megadeth pour se concentrer sur une carrière solo. C’est bien triste, mais on peut le comprendre, dans le sens où son dernier album, « The System Has Failed », est quand même un bide commercial, alors qu’il est très bon. A n’y rien comprendre… Heureusement pour lui, cette tournée européenne est sold out, et ce show à Anvers n’est heureusement pas l’exception qui ne confirme pas la règle ! Alors certes, il y a quelques années, Megadeth aurait rempli un Forest National, mais je préfère largement voir le groupe dans le cadre plus intimiste de l’Hof Ter Loo (2.000 places quand même !). C’est donc armé de ma terrible machine (mon appareil photo de compète), après quelques minutes de négociation (n’ayant pas de pass… y a encore fallu se prostituer pour Noiseweb pour avoir le droit de rentrer quand même avec mon engin… Mais c’est quand même bien d’être un peu reconnu par les organisateurs et surtout la sécu !!!, dans ce cas précis) que nous investissons, Geoffrey, ch’Blond (guitariste/chanteur de SCARVENGER) et moi-même, la salle déjà presque pleine, alors que le show de DIAMOND HEAD vient juste de commencer… DIAMOND HEAD : C’est quand même marrant de voir que c’est le groupe qui a été remis indirectement sur les rails par Metallica, ouvrir pour MEGADETH. On ne va pas vous cacher qu’on aurait aimé voir un autre groupe, plus récent et un peu plus brutal, plus thrash (un DEATH ANGEL par exemple) ouvrir pour le Dave. Mais bon, puisqu’ils sont là, écoutons. Ces mecs sont quand même des légendes de la NWOBHM, et même si le poids des années est visible, dégagent toujours quelque chose de sympa sur scène, surtout qu’ils ont un nouveau chanteur sautillant. Mais c’est évidemment sans conteste leurs titres « Helpless » et « Am I Evil ? » (joué en dernier), revisités un jour par Metallica justement, qui rencontrent le plus gros succès, même si le chant est beaucoup moins agressif que celui de Hetfield sur les reprises. Une bonne mise en bouche cependant, qui récolte un très bon accueil ! MEGADETH : Après quelques minutes, c’est sous un tonnerre d’applaudissements et de hurlements que débarque Megadeth, enfin surtout Dave Mustaine, éclairé de bout en bout du concert par un projecteur blanc, façon star hollywoodienne, laissant par là dans l’ombre le bassiste James MacDonough (ex-ICED EARTH) les ¾ du show… « Hello me, it’s me again »… On pourra trouver cette manière d’éclairer la scène trop nombriliste, n’empêche que c’est Dave qu’on est venus voir, et pour prendre les photos, y a pas mieux !!! Hé hé… Côté musique, le groupe derrière lui est terrible. Le batteur Shawn Drover n’en loupe pas une et son frère, Glen Drover, est assez fameux et joue les parties solo de Marty Friedman à la perfection. Bien qu’il ait autant de charisme qu’une boîte à conserve, avec sa chemise blanche et son gilet en cuir par-dessus ainsi que toutes les poses du parfait guitar hero dont il nous gratifie, le gratteux d’EIDOLON est ce soir le parfait complément de Dave, que ce soit en rythmique ou en duel de soli (Exemple : « Hangar 18 »). Démarrant le show sur les chapeaux de roues par un enchaînement de 5 titres d’enfer, (Blackmail the Universe, Set the World A Fire, Skin O' My Teeth, Scorpion, Wake Up Dead), Dave met tout le monde d’accord d’entrée de jeu avec sa troupe et nous régale avec sa voix si particulière, qui est parfaite ce soir ! Ce n’est pourtant qu’après ces 5 premiers titres qu’il parle enfin au public, se déridant enfin pour remercier son médecin de lui avoir soigné le bras, pour être avec nous ce soir. C’est vrai que voir MEGADETH dans une salle de 2.000 places, c’est le pied, tant le son à l’Hof ter Loo est toujours top, sans compter que cette salle est en escalier derrière la fosse, ce qui permet à tout le monde de tout voir ! Les premiers rangs sont déchaînés et je vous prie de croire qu’aller là-dedans pour prendre des photos n’est pas aisé ! Première grosse claque du concert pour moi, le titre « In My Darkest Hour », qui est toujours aussi jouissif, suivi de près par « A Tout Le Monde », qui voit une salle pourtant assez rétive à tout ce qui parle français habituellement, reprendre en chœur le fameux refrain ! Faut dire quand même que les fans Français et Wallons sont aussi venus en force et que ce n’est au final pas si étonnant que ça ! Quel pied quand même ! Le concert est à nouveau interrompu par un deuxième court discours de Dave (qui précise qu’on n’est justement pas là pour parler mais bien pour écouter de la musique), pour rendre un vibrant hommage à Dimebag Darrel. La fin du show se révèle extatique car axée sur les plus anciens titres, dont « Hangar 18 », « Symphony... » et « Tornado ». Y a pas à chier, ça l’fait grave ! L’ambiance devient carrément dingue pour le dernier titre du show, « Peace Sells… », coupé en son milieu par une reprise de Black Sabbath, « Paranoid », jouée en entier, pour mieux reprendre ensuite sur le refrain final ! Peace sells, but who’s buying ???.... Peace sells… Aaaahhhh ! Le panard d’enfer, car il faut que je vous avoue qu’une demi-heure avant la fin, j’ai rangé tout mon attirail photo pour aller me jeter dans la fosse, comme mué par une transe incontrôlable, comme au bon vieux temps, pour aussi encore plus profiter de Mighty Mustaine ! A noter toutefois que cette reprise de Sabbath a remplacé le titre « Mechanix », joué aux USA. En Europe, tout le monde sait que c’est Mustaine qui a écrit ce titre, et il n’a certainement pas besoin de démontrer ça aux fans, alors qu’aux USA, vu le poids de Metallica dans les médias, c’est autre chose… Le groupe se retire alors, tandis que Mustaine remercie chaleureusement le public, et dans un geste très apprécié, descend dans la fosse aux photographes, des deux côtés de la scène, pour offrir un médiator et serrer la main des deux handicapés en chaise roulante qui ont bravé leurs difficultés pour assister au show et que Dave avait remarqué dès le début du show ! Vraiment sympa et acclamé pour ça ! Le groupe revient au grand complet 2 ou 3 minutes plus tard pour le rappel que tout le monde attend : « Holy Wars » ! J’en ai encore des frissons dans le dos… Du grand Mustaine, limite déjà en solo sous cette formation montée de toute part, mais du grand Mustaine quand même ! Et même si ce concert devait être le dernier qu’on aura vu sous cette formation et sous son nom, merci, oui, mille fois merci pour cette soirée d’anthologie et pour cette setlist quasiment idéale, n’en déplaise aux grincheux qui ne se remettent pas du split du groupe et de l’absence d’Ellefson et de Menza sur cette tournée ! Vive le Metal, vive Megadeth et vive Dave Mustaine !!!!!! Set
List : Blackmail
the Universe, Set the World A Fire, Skin O' My Teeth, Scorpion, Wake Up
Dead, Something I'm Not, In My Darkest Hour, Angry Again, Of Mice and
Men, A Tout Le Monde, Die Dead Enough, Trust, Tornado, Kick The Chair,
Hangar 18, Sweating Bullets, Symphony of Destruction, Back In The Day,
Peace Sells...But Who’s Bying / Paranoid (Black Sabbath
cover) /
Peace Sells… Will Of Death |
The
Ultimate
Domination Tour / Frontline – Gand (B) - 4 Février
2005 |
|
Et
bien, on
l’a
échappé belle ! Cette
date a quand même été
annulée une fois faute
de pré ventes insuffisantes, ensuite elle a
été
reprise par une autre organisation qui, deux jours avant le concert,
déplace le show au Frontline de Gand, certainement la salle
la
plus underground en Europe, pour les mêmes raisons une fois
de
plus ! C’est
donc
vers 20 h que déboulent sur « scène
» les
premiers de ces barbares venus du froid : CRIONICS.
Assez jeune, la formation n’a à son actif que 2
EP’s
et 2 albums, mais ne s’en laisse pas compter pour
délivrer
un set haineux et bien exécuté, malgré
le fait que
la batterie soit en partie cachée par les amplis, faute de
place
! Au bout de 2 morceaux, ça commence bien : un des 2
gratteux
pète sa guitare et ne pourra revenir que 3 morceaux plus
tard
après une réparation de fortune. Ceci dit, en
live,
ça pète bien quand même et
même si le look
des ziciens est calamiteux, on se régale
déjà avec
ce death aux accents black ! Voilà un groupe pas
très
connu dans nos contrées mais qui mérite que vous
vous y
intéressiez de près, d’autant que le
groupe enfin
au complet a terminé son set par une reprise fantastique du
« The Loss And Curse Of Reverence » des mythiques
EMPEROR !
Du grand art, vraiment… HATE : Premier gros morceau du jour, les fantastiques Hate, qui avec leurs
nombreuses productions depuis plus de 10 ans, sont
déjà
placés parmi le gotha du death européen.
Malgré
une attitude beaucoup trop arrogante et dédaigneuse envers
les
fans de leur leader vocaliste/chanteur Adam The First Sinner, le groupe
va atomiser la petite salle durant 50 minutes de la plus belle des
manières ! D’une justesse et d’une
précision
diaboliques, le groupe passe en revue ses meilleurs titres, en nous en
offrant même 2 nouveaux (dont un pour la 1ère fois
en live
et l’autre en rappel !) – voir set list - au
passage, qui
présagent du meilleur pour la suite, même
s’ils sont
un peu plus mid tempo sur certains passages. Franchement,
c’est
la grosse claque ! Ce groupe est terrible pour les apprentis
guitaristes rythmiques tellement tout est finement
exécuté et ceci, sans faille ! La taule !!! Seul
regret :
faute de temps, le groupe n’a pu jouer leur reprise de
SLAYER,
« Postmortem ». Dommage… Petite anecdote
aussi,
quand je leur demande s’ils ont déjà eu
droit
à la censure en Pologne pour leur titre « Immolate
The
Pope », ils me répondent que non. Et quand je leur
dis que
le Pape est justement à l’hosto pour une mauvaise
grippe,
ils sautent de joie et me demandent s’il va
crever… he he
! De bons vieux Satanistes, eux ! Allez, je me remets un de leurs
albums en fond sonore pour finir ce report ! DIES
IRAE : Initialement placés avant HATE, les gars du
groupe ont sans doute bénéficié de
leur statut
(les ¾ de VADER, je le rappelle une fois de plus !) pour
jouer
après eux finalement. C’est avec une grande
impatience
qu’on attendait de savoir ce qu’allait donner sur
scène ce groupe, dont Novi (bassiste de…Vader)
est aussi
le chanteur. Pour une fois habillé normalement et pas avec
ses
tenues de glammer, et malgré une basse toujours plus grande
que
lui, le gars est beaucoup plus evil dans ce rôle et assure
grave
au niveau vocal et scénique. On est aussi très
contents
de revoir le Doc derrière les fûts, en meilleure
forme et
avec ses problèmes de drogue peut-être
derrière lui
(mais pas du tout certain pour autant de revenir dans VADER,
à
son grand désespoir !), qui est toujours un sacré
blasteur ! Mauser, à l’origine du groupe est
impeccable et
que dire de Hiro, le soliste, écoeurant de
facilité et de
virtuosité… Un super concert, peut-être
moins evil
que celui de HATE, mais tout aussi puissant ! On est vraiment
gâtés ce soir… DECAPITATED:
Et pour finir, le bouquet final du feu d’artifice ! Nom de
Dieu,
quelle prestation ! Notre ancien webmaster, Fabien, alias Bourinou,
était déjà allé voir le
groupe en
Angleterre il y a 2 ans alors qu’ils ouvraient pour ANATA et
déjà, ses échos l’avaient
encensé !
Bénéficiant d’un son
particulièrement clair
(bien que trop fort, mais c’est toujours comme ça
au
Frontline !), le groupe (très jeune ! Ggggrrrr…
rappelons
que ce groupe s’est formé en 1996, alors que les
mecs
n’avaient que 14 ans ! ) va carrément nous
pulvériser pendant plus d’une heure ! Le pire,
c’est
qu’une fois sortis de scène, ces mecs sont des
agneaux… Transcendés certainement par leur place
envieuse
en haut de l’affiche, et faisant fi des conditions, les
quatre
furieux, avec à leur tête le charismatique Sauron,
jouent
à la perfection leurs titres, avec une mention
spéciale
au guitariste Vocc, tout simplement énorme, que ce soit en
rythmique ou en solo ! tellement contents de l’accueil que
nous
lui réservons, à juste titre, le groupe, pourtant
épuisé par une telle débauche
d’énergie et de technique, va même
revenir nous
gratifier d’une reprise atomique du « Suffer The
Children
» de NAPALM DEATH, pour clore en beauté et en
folie cette
superbe soirée ! Conclusion : les absents ont eu une fois n’est pas coutume complètement tort de zapper cette date et nous, on en redemande, car en plus des concerts, discuter et se marrer avec tous les musiciens pendant toute la soirée n’est pas donné tous les jours ! Cette tournée porte bien son nom !!! Dire qu’il n’y a même pas un booker Français qui a eu les couilles d’organiser cette date sur notre territoire ! Pauvre France ! Will Of Death |