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RAISMESFEST FESTIVAL / 9 ET 10 SEPTEMBRE 2006 –Château de la Princesse d’Aremberg - RAISMES

SKEPTICAL MINDS – MARLYN’S – THE OUTBURST – STEREOTYPICAL WORKING CLASS – STEEL POLLUTION- PURE INC – MYRRHE – DAGOBA – TRONCKH – WATCHA – EPICA – FREAK KITCHEN – ATLANTYS – MANTICORA – LONEWOLF CORP – V8WANKERS – VALKYRE – LEAVES’EYES – KELLS – ANDROMEDA – CRISTAL – AXXIS – ADAGIO – EDGUY


RETROUVEZ TOUTES LES PHOTOS du festival en section Photos du site…

Neuf ans ! Neuf ans que le Raismesfest poursuit son petit bonhomme de chemin dans le paysage métallique français. Un paysage qui aura connu bien des mésaventures ces dernières temps avec la disparition du festival de la Rotonde, le naufrage du Metalliance et la résurrection quasi-inespérée du Hellfest. Un reflet de cette fameuse "exception française", diront certains, témoignant de l’incapacité chronique de monter et de faire perdurer un évènement "metal" sur notre sol alors que les festivals foisonnent sur le reste de l’Europe. Le Raismesfest, lui, de son côté, est pourtant toujours debout. Porté par la même petite équipe de passionnés. Avec toujours la même volonté d’offrir la meilleure affiche possible en rapport avec les moyens dont ils disposent. Et cette année encore, sous un beau et chaud soleil qui nous avait un peu fait défaut les deux années précédentes, le festival nordiste nous aura offert une bien belle édition!
A l’intérieur du site, à peine passée l’entrée, on tombe sur le petit camping improvisé, au milieu des arbres et bien plein cette année. Avec petit-déjeuner le dimanche matin! Plus loin, toujours les deux mêmes scènes qui se font face : la principale, accolée à cette grande bâtisse qu’est le château de la Princesse d’Arenberg, et la seconde sur laquelle vont évoluer les petites formations. Comme d’habitude, les côtés de l’enceinte sont occupés par différents stands de CD’s ou de fringues, certains parfois squattés occasionnellement pendant les deux jours par les groupes pour des séances de dédicaces. A noter une initiative pleine de bon sens au bar : la distribution gratuite de bouchons d'oreilles!

JOUR 1 – Samedi 9 sept. 2006

Arrivés un peu à la bourre, nous allons rater ceux qui ouvrent les hostilités sur la scène "Découvertes", en l’occurrence SKEPTICAL MINDS que nous avions déjà vus au festival de Méan (NdeWill : le show était plutôt réussi…).
Et c’est véritablement durant le set déjà bien entamé de MARLYN’S que nous arrivons devant la grande scène. Pour celles et ceux qui auraient raté un épisode, rappelons que cette formation arrageoise avait obtenu le privilège d’ouvrir le festival sur la Main Stage en remportant le tremplin Jump’in Raismesfest en mai dernier. Sans être des plus novateurs dans leur musique, les Marlyn's vont nous offrir une jolie ouverture de fest à base de riffs bien rock'n'roll. Et avec toujours le même leitmotiv en toile de fond : "bière, sexe et rock'n'roll"! Comme au tremplin, Fabien, chanteur et guitariste à la chevelure bien touffue, nous refera le coup du "solo à la bière" mais avec un peu plus de moyens cette fois : un petit casque avec deux verres de bière qu'il sifflotait allégrement avec un tuyau tout en descendant son manche. Un groupe plutôt content de se retrouver là, qui nous aura délivré une prestation plutôt sympathique et assez bien accueillie par le public de Raismes en train d’affluer.
Steel Pollution n'étant pas encore arrivé, c'est THE OUTBURST que l'on retrouve sur la petite scène pour les remplacer. Un groupe dont on commence à parler de plus en plus depuis quelques temps et qui se fait progressivement une petite réputation. Passer avec un peu d'avance n'aura pas vraiment démonté les Parisiens qui vont offrir aux gens présents un bon petit set. Malgré un son qui n'aura pas trouvé grâce à mes oreilles, la bande de Sarah va nous distiller, pendant la vingtaine de minutes impartie, quelques morceaux représentatifs du style musical dont il se revendique, l'"hedo-metal", aux multiples influences. Les titres joués sont efficaces et claquent bien. Avec une mention pour Sarah, déjà citée plus haut, dont la voix, à mille lieux de toutes celles qu'on entendra durant le week-end, est à l'image de sa fougue scénique.
Le temps de retraverser tout le festival que déjà les premières notes de STEROTYPICAL WORKING CLASS résonnent dans le ciel ensoleillé raismois. Un groupe pas vraiment prévu à l'affiche à l'origine et qui aura profité de l'annulation quelques temps auparavant de Green Carnation. On peut comprendre les Suédois quant à leur absence : venir d'aussi loin pour ne jouer que quelques dizaines de minutes leur aurait coûté plus d'argent que le cachet offert. Pas vraiment ma tasse de thé les Stereotypical avec leur neo-metal. Néanmoins, on ne peut pas reprocher aux Lyonnais de ne pas se donner sur l'ensemble de leur set. Celui-ci sera en effet bien énergique et plutôt bien accueilli par l'assistance. Composée, au moment de leur prestation, d'un bon paquet de fans de Dagoba et de Watcha ! Cela aide! Pas sur que cela aurait fonctionné le lendemain ou dans d’autres conditions…
De l'autre côté, les STEEL POLLUTION sont enfin arrivés sur la petite scène. Nul doute qu'ils ont dû faire vite pour monter leur matos pour être dans les temps. Pas grand chose à dire de cette formation de hard rock qui n'aura pas vraiment fait sensation auprès du public. C'est franchement moyen et on peut se demander comment ils ont fait se retrouver ici : au dernier tremplin, ils ne seraient certainement pas passés. Franchement, quand on voit que des groupes au potentiel nettement supérieur comme Anachronia (qui, certes, était complètement passé à côté de son sujet ce jour-là) ou Klaws ont été recalés, on en arrive à se demander à quoi cela sert d’organiser un tremplin si c’est pour prendre sur le côté des formations aussi faiblardes que Steel Pollution. Et encore je ne vous parle pas du chanteur et de son guitariste qui avaient revêtu des petits blousons en cuir sous la canicule alors que tout le monde crevait de chaleur! Et la jolie ceinture ornée d'une boucle "fuck" ! Plus kitch tu meurs!
De retour sur la Main Stage où les choses sérieuses vont enfin commencer avec l'apparition de PURE INC. On savait que les Suisses avaient le potentiel pour nous botter les fesses aujourd'hui et ils vont le faire durant la totalité de leur set. Une très bonne idée que de les avoir ajoutés à l'affiche car la formation helvétique va littéralement envoyer la sauce pendant une bonne quarantaine de minutes sans discontinuer! Son hard rock sévèrement burné et sans fioritures a tout pour plaire et va en scotcher plus d'un dans la foule bien plus nombreuse en ce milieu d'après-midi. Le son est puissant, les morceaux dépotent instantanément et le groupe donne le meilleur de lui-même. On reste quasiment sans voix devant celle de Gianni Pontillio,  notamment lorsqu'il pousse celle-ci longuement devant un micro qui n'en demandait pas tant! Quelle démonstration! Par ailleurs, non content de posséder un organe vocal exceptionnel qu'il sait utiliser à bon escient, on peut dire que le gars sait aussi tenir une scène : présence, charisme, tout est là! A ses côtés, on retiendra aussi la prestation du guitariste Sandro Pellegrini, complètement survolté derrière son manche : le gars bouge peu mais quelle intensité ! Le groupe révélation de cette première journée!
Je ne dirai pas grand chose de la prestation de Myrrhe sur la scène "Découvertes" puisque je l'ai délibérément zappé. C'est un groupe que j’avais déjà écouté lors du dernier tremplin du Rock en Stock en juillet dernier et j'avoue ne pas en avoir gardé un souvenir des plus impérissables à l’époque...
Sur l’autre scène, les fans nordistes de DAGOBA sont plutôt chanceux ce week-end puisqu'ils ont pu assister à deux concerts de leur groupe fétiche en moins de vingt-quatre heures et à quelques kilomètres de distance seulement ! La veille, la formation marseillaise avait littéralement allumé le public venu en nombre à Sains-en-Gohelle. Et quasiment volé la vedette à la tête d'affiche de la soirée, les fades Aqme, puisqu'une bonne partie de l'assistance avait quitté la salle de sport locale après leur prestation! Dagoba tout comme Watcha, à Raismes : certains y verront une volonté d'ouverture des organisateurs vers d'autres sonorités, d'autres le moyen d'attirer un nouveau public et donc de réaliser quelques entrées supplémentaires plutôt bénéfiques pour un festival qui n’a jamais vraiment réussi jusqu’à présent à obtenir l’audience qu’il méritait. Qu’importe ! Lorsque les Marseillais investissent la scène raismoise devant une fan-base chauffée à blanc par le soleil, la partie semble déjà gagnée pour eux. Rodée par une importante tournée qui les a vus débouler un peu partout dans l’hexagone, la formation nous délivre là un set débordant d’énergie qui met le feu aux premiers rangs. Des rangs qui répondent du tac au tac à chaque sollicitation du chanteur Schawter : les fans d’Epica qui ont l’habitude de squatter plusieurs heures à l’avance la barrière avant les concerts des Bataves ont du en être pour leur frais car le public de Dagoba s’est plutôt bien défoulé! Comme la veille, les Marseillais semblent se donner à fond et ne ménagent pas leur peine pour offrir une prestation des plus percutantes. Bien joué !
De retour sur la scène "Découvertes", nous allons passer quelques minutes à écouter TRONKH, l’un des gagnants du dernier tremplin raismois. La formation originaire de Boulogne-sur-Mer sera la dernière à jouer sur la petite scène aujourd’hui. Evoluant toujours dans ce "style" musical qui leur est propre, le "Déglingo-Core", aux sonorités pas toujours très identifiables, les Boulonnais vont nous offrir, comme la dernière fois, une petite prestation bien énergique, à l’image de leur chanteur Denis, toujours aussi "speedé" sur scène ! A chacun tout de même d’apprécier ou pas ce genre de groupes !
Je dois avouer que j’avais tous les a priori du monde en ce qui concerne WATCHA, n’ayant jamais véritablement savouré la mixture que le groupe proposait sur ses différents albums. Chacun ses goûts ! Néanmoins, pour les avoir vus cet été lors du festival Rock En Stock, j’ai quand même un peu changé d’avis : Watcha en live, c’est quand même un peu plus passionnant que sur albums. Rythmiques endiablées et entraînantes, riffs imprégnés de groove, bonne humeur communicative, tout est là pour passer un bon petit moment ce soir. Un moment particulier pour les musiciens puisque ce concert était le dernier du groupe dans sa configuration actuelle, le bassiste Pendule (NdeWill : remplacé depuis par le bassiste de Scarve…) et le batteur Keuj ayant en effet décidé d’abandonner l’aventure. Tout cela n’aura tout de même pas entamé l’enthousiasme des différents musiciens à entraîner un public assez conquis derrière eux. Comme je le disais plus haut, bien que je sois plus ou moins allergique au style, je dois admettre être moins réfractaire en live. Un bon concert qui s’est achevé par un salut groupé des musiciens au gens présents. La fin d’une ère pour Watcha.
Qui n’a pas encore vu EPICA sur scène cette année ? Pas moi en tout cas puisque je les aurais vu pas moins de quatre fois en 2OO6, dont trois en moins de deux mois (NdeWill : pareil !!). Un peu l’overdose en ce qui me concerne (NdeWill : pareil !!! ...lol…). Epica, c’est bien mais faut pas trop en abuser ! Il faut dire que le groupe batave n’a pas arrêté de sillonner l’Europe en long et en large pour promouvoir l’album "Consign To Oblivion" et dans quelques temps même, il s’apprête à traverser l’Atlantique pour faire quelques dates aux States. Ce soir, c’est la dernière date sur le Vieux Continent et comme à l’habitude, le groupe a réussi à rameuter sans soucis une bonne partie de sa fan-base à Raismes, comme en témoigne le grand nombre de personnes arborant des t-shirts à l’effigie du groupe. Le Simone’s Band va tout de même se faire attendre avant de monter sur scène : plus d’une demi-heure de retard ! Et on ne viendra pas me dire que ce n’était qu’à cause du matos à installer ! Malgré cela, vu l’accueil, on sent que le groupe est plus qu’attendu. Malheureusement, Epica va en décevoir beaucoup en nous délivrant une prestation sans saveur. On sent que le groupe est gagné par la lassitude, n’aspirant plus qu’à en terminer au plus vite et retourner à ses pénates. Même Simone Simon ne semble pas être dans son assiette, ne se limitant qu’au minimum syndical pour faire plaisir aux fans transis. Une set-list quasiment ordinaire, tout juste émaillée d’un nouveau morceau, "Never Enough", aux sonorités un peu trop faciles (déjà entendu le samedi précédent au Vélorock) et de la reprise de Death, "Cristal Mountain", qui tend à devenir habituelle depuis quelques temps dans les shows d’Epica. Un hommage à Chuck Schuldiner pas vraiment à sa place chez Epica, surtout après un titre aux allures aussi "mercantiles" que "Never Enough" mais qui permet toujours à Simone de s’éclipser un petit moment pour se reposer et de laisser ses petits camarades se faire plaisir seuls, d’un air de dire "Allez, je vous laisse cinq minutes pour vous ébattre et je reviens reprendre les commandes!". (Nde Will : oui, d’ailleurs, en tant que fan invétéré de DEATH, je n’ai qu’un mot à dire concernant cette reprise : laissez Chuck reposer en paix, les Epica !! Quel massacre !!!) La belle reviendra quelques minutes plus tard sur scène pour conclure le set. Un jour sans pour Epica qui nous aura franchement proposé une prestation sans âme.
FREAK KITCHEN et Raismes. Ou l’histoire d’un coup de cœur qui s’est certainement transformé en une certaine amitié entre la bande à Mattias et les organisateurs. Trois fois que la formation suédoise foule les planches du festival (sans compter la date avec Patrick Rondat en 2004 et les différentes rencontres organisées avec le guitariste). Certains s’en étaient même offusqués sur le net à l’annonce de la présence des Suédois : "Toujours les mêmes au Raismesfest !" qu’on pouvait lire. Tant pis pour eux ! S’ils étaient venus, ils se seraient vite aperçus que Freak Kitchen n’a pas usurpé son statut de tête d’affiche ce soir. Malgré un son beaucoup trop axé sur la basse, notamment en début de set, impossible de résister au tourbillon suédois et à son monde déjanté. Déjanté justement à l’image de son leader, Mattias, toujours aussi volubile ! Fidèle à son image, le guitariste n’arrête pas une seconde, non seulement avec sa gratte mais aussi avec sa voix, n’hésitant pas même à reprendre quelques éléments plutôt "énervés" du public (NdeWill : en arrêtant carrément le titre joué, des mecs qui, certainement un peu trop imbibés, veulent en venir aux mains). Toujours aussi touche-à-tout, il nous gratifiera aussi, comme à son habitude, d’une petite démonstration guitaristique assez sympa avec un objet inhabituel : ce soir, un jouet pour enfant ! Mais, même si, lorsqu’on parle de Freak Kitchen, on pense instantanément à Mattias Eklundh, il ne faut surtout pas oublier son petit camarade de jeu au caractère aussi "barré" (voire plus à certains moments !) que lui, Christer Örtefor. Toujours harnaché de son espèce de gilet pare-balles et de son casque militaire, ce dernier nous aura offert une prestation plutôt délirante et démontré par là même qu’il constituait un maillon essentiel de la machine "Freak Kitchen". Incapable de tenir en place plus de deux secondes dans son coin, le joyeux Christer aura passé son temps à faire des grimaces à un public qui lui rendait bien sa bonne humeur. Même lorsqu’il s’est aperçu qu’un mec, au premier rang, ne cessait de lui faire des doigts, le Suédois, un court instant interloqué, ne s’est pas démonté et a poursuivi ses pitreries, affublé par la suite d’un masque à peinture. Il invitera même à monter sur scène un petit groupe de gamins du premier rang complètement ravis de l’aubaine. Inutile de dire que le morceau "My New Haircut" prendra même une autre dimension lorsqu’il entonnera le premier couplet, casque enlevé, nous faisant ainsi découvrir son crâne complètement rasé ! Côté set-list, que du solide avec les incontournables "Porno Daddy", "Propaganda Pie", "Nobody’s Laughting" ou "Razor Flowers". Bien évidemment, le public est facilement rentré dans le jeu bon enfant des Suédois et ne s’est pas privé de le lui montrer en reprenant en chœur certains refrains. Une bonne conclusion pour cette première journée. Sauf que Mattias s’est tiré avec la "boite à meuh" que Loonerette voulait faire dédicacer après le set ! Croyant que c’était un cadeau, le père Mattias l’a embarqué direction sa poche alors que c’était juste pour faire une dédicace pour déconner ! Il était tellement content que l’on n’a pas osé lui faire part de sa méprise ! Et puis bon, pour un gadget à un euro, on ne va pas en faire toute une histoire, l’anecdote étant tellement plus marrante ! (NdeWill : ah oui, là, j’étais vraiment mort de rire !!! Mais bon, ce n’est pas plus con que de faire dédicacer une imprimante… lol…)
 
La première journée terminée, nous sommes ensuite allés à la petite "réception" organisée par les organisateurs pour remercier toutes les personnes qui ont aidé à la promotion du festival. Un rendez-vous plutôt mal goupillé puisqu'une annonce publique avait été faite durant la journée au micro : de ce fait, de simple "after" offert aux participants du forum du festival pour se rencontrer, l'endroit est devenu le rendez-vous de tous les campeurs du coin! Pas évident "d'y retrouver ses jeunes là-dedans", comme dirait ma grand-mère! Au moins, dans la salle située au premier étage d’un local, on pourra dire qu'on avait une vue imprenable sur le bus de la mort qui emmenait Andromeda et Manticora sur les routes européennes ! Un vieux car scolaire "redécoré" qui semblait sorti tout droit des profondeurs de l’enfer ! A se demander comment ils allaient réussir à joindre Paris le lendemain pour la suite de leur tournée avec cette vieille poubelle destroy ! Du peu que l’on voyait, bonjour la promiscuité à l’intérieur avec la plupart des musiciens avachis un peu partout à l’avant ! Une situation que déplorait quelque peu le guitariste Johan Reinholz, lors d’une conversation le lendemain dans notre voiture. Il faut dire que le six-cordiste suédois d’Andromeda est une personne qui porte une attention toute particulière à son hygiène. Notamment buccale ! En effet, à plus de deux heures du matin, complètement à l'ouest, les yeux plus que dans le vague (NdeWill : complètement bourré quoi… lol…), le bonhomme arpentait l'arrière du festival à la recherche d'une autoroute, puis d'une station-service et enfin plus précisément d'une... brosse à dents! Au beau milieu de la nuit et dans un état plus qu'avancé! Finalement, à force de lui expliquer qu’il n’avait aucune chance d'en trouver à cette heure, le brave Johan s'est résigné à rejoindre ses camarades et à aller se coucher! Ce que nous avons fait nous aussi en rejoignant notre hôtel.

JOUR 2 – Dimanche 10 sept. 2006

Après une nuit courte mais réparatrice, nous entamons la seconde journée de ce neuvième Raismesfest. Toujours sous un chaud et radieux soleil ! Arrivés ce coup-ci bien avant l'ouverture des portes, nous retombons, à la sortie arrière du festival, sur... Johan Reinholz! Au même endroit que la nuit précédente et toujours à la recherche de sa brosse à dents! Le délire! Tout de même un peu plus frais que lors de notre première rencontre le gars même si on peut constater qu'il est toujours quelque peu... à l'ouest!
Extraits de dialogue :
- Johan : "Hé, vous vous rappelez de moi? On s'est rencontrés hier soir!"
- Nous : "Heu...oui! Z'avez trouvé votre brosse à dents ?"
- Johan (d'un air complètement dépité et résigné) : "Non, non... heu ? Vous pouvez m'aider à trouver une station-service ?"
Difficile de garder son sérieux devant une telle situation ! Finalement, on a pris le gars en pitié avec sa détresse buccale et on l'a embarqué à bord de notre Loonermobile à la recherche de sa brosse à dents tant désirée ! Coup de bol pour lui, on a vite trouvé une pharmacie de garde dans le centre de Raismes. Ouf, l’haleine de Johan rafraîchie, ce sont les premiers rangs de la fosse et le show d’Andromeda qui sont désormais sauvés !
Moins d'une heure plus tard, le festival ouvre ses portes pour la dernière fois cette année. Il y aura un peu moins de monde aujourd’hui par rapport à la veille mais l’affluence dominicale sera tout de même supérieure à celle de l’année dernière.

On attaque de suite la scène "Découvertes" avec le premier groupe de la journée, ATLANTYS. Une formation arrageoise qui œuvre dans un style power pop. C’est sympa, bien pêchu même par moment. Curieusement, certains passages me font penser à du… Kyo ! A noter que le groupe a la particularité d’avoir en son sein une batteuse (c’est déjà pas courant !) et que celle-ci assure une bonne partie des voix avec le guitariste pendant qu’elle joue (c’est encore moins courant !)
MANTICORA à Raismes ou l’histoire d’un rendez-vous un peu manqué. Il est vrai que l’on s’attendait à beaucoup mieux de la part de la formation qui accompagne Andromeda sur les routes européennes. Son un peu (beaucoup ?) pourri en début de set et surtout un Lars F. Larsen complètement à la ramasse vocalement. Malade ce jour-là (il nous le confirmera lui-même en fin de soirée) et conscient de la situation, le gars se démènera tout de même pour tenter de sauver les meubles en essayant de faire participer le public, en se donnant physiquement d’une extrémité à l’autre de la scène et en grimpant même sur les enceintes latérales pour haranguer les gens. Malheureusement, la sauce ne prend véritablement pas, le public ne répondant véritablement qu’à de trop rares reprises. Et ce ne sont pas les distributions de cds, t-shirts et autres babioles à la foule qui arrangeront les choses ! Les autres musiciens font meilleure impression mais difficile de rattraper le coup. Vraiment dommage car la musique proposée par Manticora mérite véritablement un autre traitement...
De l’autre côté du domaine de la Princesse d’Arenberg, c’est LONEWOLF CORP qui s’est emparé de la petite scène. Prestation carrée pour cette formation originaire d’Ile-de-France qui pratique un hard-rock très influencé par les années 80. C’est plutôt bien exécuté et agréable à écouter avec un chanteur plutôt efficace sur scène. Dommage tout de même pour l’horrible chemise bariolée qu’il portait et qui aurait fait pâlir d’effroi Liv Kristin qui passait peu de temps après !
Tatouages bien en avant, avec des dégaines et des tronches certainement plus habituées à jouer dans des concentrations de bikers que dans un festival comme celui de Raismes, les gars de V8 WANKERS font irrémédiablement penser à des groupes comme Nashville Pussy ou mieux Rose Tattoo. Musicalement aussi, on sent bien que les Allemands ont fait trempette dans le même chaudron rock’n’roll que les deux groupes précédents. Tout ici est constitué de riffs burnés, bien gras et de paroles sentant bon la bière, le cambouis, la sueur et le bon rock’n’roll ! C’est simple, direct et sans fioritures. Sur scène, on retiendra la prestation du guitariste Rock Rotten, incapable de rester calme et qui n’arrêtait de chercher les regards du public pour se lancer dans un festival impressionnant de grimaces en tout genre. Loin, très loin même de l’image que j’avais d’eux en début de set. Un bon petit groupe à revoir. A noter que leur prestation aura été le théâtre d’un incident qu’on aimerait ne plus revoir à l’avenir et que m’a rapporté Will : en plein milieu de set, une camionnette qui venait d’arriver a traversé la foule pour rejoindre le petit parking situé au fond de l’enceinte ! Un truc inadmissible dont vous retrouverez le cliché dans la rubrique adéquate du site ! Sans chercher à savoir qui est à l’origine de cela, on ne viendra pas me dire que l’on ne pouvait pas attendre quelques minutes que le concert se termine et que les gens se déplacent vers la scène "Découvertes" ! Un manque total de respect, non seulement pour le public mais aussi pour le groupe alors sur scène (NdWill : ouais, là, franchement, du côté de Replica Records et d’Edguy, on a bien déconné !!!)
Après les avoir raté au Pestpop en avril dernier, je me devais de ne pas rater cette petite apparition raismoise de VALKYRE. Séance de rattrapage donc avec ce jeune groupe franco-belge. Pas facile de placer tout ce beau monde sur la petite scène car chez Valkyre, on donne plutôt dans le style "famille nombreuse" ! Une petite scène que connaît bien la claviériste Gaëlle Pruvost puisqu’on l’avait déjà aperçue au même endroit avec son ancien groupe Positiv’Hate lors de l’édition 2004. La formation donne dans un metal où se mélange musique "symphonique" et folk C’est vraiment très agréable à écouter, entraînant même, d’autant que claviers, grosses rythmiques à la guitare et violon se marient plutôt bien. J’avoue être un peu moins fan des chœurs assurés par le violoniste qui m’insupporte un peu et viennent un peu casser l’ambiance à mon goût. Néanmoins, c’est un groupe assurément à revoir !
Dans les instants qui suivent, c’est Liv Kristine, accompagnée des désormais fidèles musiciens d’Atrocity, qui s’empare de la scène principale. Comme à son habitude, la belle Norvégienne a revêtu sa longue robe rouge mais aujourd’hui, l’effet me semble un peu "cassé" : ce n’est que mon humble avis mais ce genre de groupes avec des toilettes pareilles, vaut mieux les voir le soir, sous des lights, qu’en plein soleil comme aujourd’hui, l’effet n’est pas vraiment le même ! Sans être un mordu, j’apprécie la musique de LEAVE’s EYES sur albums et j’attendais un peu de cette prestation. Hélas, mille fois hélas, je dois avouer que je me suis quelque peu ennuyé durant ce concert. Le son n’est franchement pas extraordinaire et la voix de Liv, sur certains passages, ne me parait pas très "catholique". Toujours flanquée de son Alex Krull de mari qui vient donner de la voix sur quelques morceaux, Liv semble un peu en retrait par rapport à son compagnon qui a un peu (trop ?) tendance à squatter le devant de la scène pour haranguer le public. Perso, cela me saoule un peu tout cela à force. Niveau set-list, Liv Kristine va plutôt mettre de côté les morceaux du dernier album "Vinland Saga" (hormis "Elegy" qui conclut le concert) et privilégier des titres plus anciens tels que "Ocean’s Way"ou "Norvegian Lovesong". Pas une mauvaise chose en soi : pour une prestation d’une petite quarantaine de minutes, autant s’appuyer sur des valeurs sûres du répertoire. Une prestation tout de même bien fade en définitive, équivalente, pour moi, à celle d’Epica la veille.
Retour sur la scène « Découvertes » avec KELLS. Encore une jolie surprise sur cette scène (après Valkyre) que ce groupe lyonnais dont la musique me fait tout de suite penser à Evanescence. Dans un registre un plus sombre tout de même. Vêtue d’une longue robe noire aux manches tombantes, baignée dans un jeu de fumigènes, la chanteuse Virginie, malade aujourd’hui me rapporte-t-on, me fait irrémédiablement penser à un pantin désarticulée par ses différentes chorégraphies. La musique proposée par le groupe est plutôt énergique, lorgnant comme je l’ai dit précédemment vers du Evanescence mais avec un chant en français. A revoir vraiment mais plutôt dans une salle car les fumigènes en plein jour, cela ne rend pas vraiment honneur à la jolie Virginie.
Enfin ! Les voila ceux qui, pour moi, resteront à jamais associés à une… brosse à dents ! Et à un bus pourri ! Aujourd’hui, ils sont nombreux dans le public à attendre ANDROMEDA et son metal progressif. En balançant "Periscope", morceau qui ouvre le dernier-né "Chimera", le groupe met déjà les amateurs comme moi dans la poche. Le son n’est pas extraordinaire mais on a vu pire. Alors que je m’attendais tout de même à un set un peu "plan-plan" du groupe, David Fremberg me prouve le contraire : incisif, le vocaliste se révèle un excellent frontman, capable de tenir une scène sans soucis. De son côté, Johan Reinholdz, torse nu durant tout le set, semble avoir bien récupéré de sa nuit précédente. Vu l’état gazeux dans lequel il se trouvait, je n’en attendais plus grand-chose ! Mais non, le gars joue vraiment bien et sans sourciller. La set-list, courte évidemment vu la longueur des morceaux du groupe, pioche allégrement dans les deux albums-phares que sont "Extension of the Wish" et "Chimera". A noter que leur clavier n’était pas de la partie ce dimanche (resté chez lui pour un heureux évènement) mais que son remplaçant n’a franchement pas démérité. Un bon concert plutôt bien accueilli par un public de connaisseurs.
CRISTAL sera le dernier "petit" groupe à fouler la scène "Découvertes". On en avait déjà parlé sur Noiseweb au printemps dernier puisqu’ils avaient remporté l’une des trois places du Jumpin’Raismesfest. Oeuvrant toujours dans la même veine "speed metal neo-classique" qui nous les avait fait connaître en mai, la formation belge avait été une petite bouffée d’air frais parmi l’ensemble des participants au tremplin. Aujourd’hui, leur musique, toujours aussi peu originale mais énergique, colle plutôt bien à la programmation du jour et attire l’attention du public. Bien que les compositions soient ultra-classiques donc, impossible de leur reprocher le fait qu’ils jouent plutôt bien. Néanmoins, quel dommage de ne pas retrouver chez eux la petite flamme, la petite étincelle d’originalité qui nous laisserait penser que Cristal puisse sortir du lot. Un bon petit groupe donc, qui a bien assimilé les règles du genre, mais qui devra s’évertuer à trouver sa voie, à marquer sa différence, pour se distinguer des autres et sortir du lot.
Plus encore qu’Edguy, c’est AXXIS que j’attendais aujourd’hui avec le plus d’impatience. En effet, j’avais pris un pied énorme à assister à leur prestation du Velorock quelques jours auparavant (j’avoue même avoir mis beaucoup d’eau dans mon vin ce jour-là pour ne pas me faire virer du fest et rater leur concert suite à une altercation avec un mec de la sécurité plutôt bas de plafond). Pour beaucoup ici, Axxis, c’est l’inconnu. En effet, malgré une quinzaine d’années d’activité et plus d’une dizaine d’albums à son actif, le groupe a toujours souffert par chez nous d’une distribution plus qu’aléatoire et de concerts aussi rares que des cheveux sur le crâne de Fabien Barthez. On ne peut donc que remercier les organisateurs du Raismesfest de les avoir invités sur cette édition : je pense sincèrement qu’en agissant ainsi, ils ont auront donné un coup de pouce non négligeable à la promotion d’un groupe bien trop méconnu par chez nous. Après une courte intro, c’est un Axxis prêt à en découdre qui investit la scène : pour Bernard Weiss et ses acolytes, c’est aussi un challenge que d’affronter ce public raismois qui ne les connaît pas ou peu. Challenge brillamment remporté : en quelques morceaux, la formation germanique parvient à mettre tout le public dans sa poche et à installer une ambiance bon enfant qui ne cessera qu’au dernier morceau ! La classe ! Il faut dire que la musique du groupe avec ses refrains entêtants et entraînants ("Take My Hand" ; "Wind In The Night"…) a tout pour plaire et dérider les plus tristes. Sur scène, le show est plus qu’assuré notamment en la personne du chanteur Bernard Weiss qui orchestre tout à l’instar d’un véritable Monsieur Loyal. Le bonhomme sait tenir une scène, captiver le public (n’oublions que le gars est aussi acteur à ses heures perdues) et surtout tout faire pour retenir son attention. Comme au Velorock, il s’adressera à l’assistance en lui lisant un petit mot en français avant de faire monter sur scène une demoiselle du premier rang pour tenter de lui apprendre en vain quelques notions de tambourin. Ambiance assurée ! Les autres musiciens ne ménagent pas leur peine non plus pour apporter leur pierre à l’édifice, notamment Guido Wehmeyer, solide et sympathique guitariste. De son côté, la jeune chanteuse Lakonia, simple "invitée" du groupe, me semble désormais apparaître comme un rouage essentiel de la machinerie Axxis : ses interventions sur les morceaux les plus récents se révèlent être de véritables joutes vocales avec Bernard. Quel dommage de ne pas avoir eu aujourd’hui le morceau "Lady Moon" du dernier album où ses envolées sur les refrains font merveilles ! Mais, ne gâchons pas notre plaisir, Axxis nous aura offert une prestation d’enfer à Raismes, mettant à genoux un public conquis (NdWill : la claque du festival pour moi !!!) : il suffira d’entendre gueuler (le mot n’est pas trop fort !) l’assistance lorsque le morceau "Kingdom of the Night" sera interrompu, faute de temps, pour comprendre que le groupe a marqué des points importants aujourd’hui. A bientôt pour des dates en France ?
Je ne dirai pas grand-chose de la prestation d’Adagio que je n’ai pratiquement pas suivi. Pour la simple et bonne raison que je me suis tapé un vilain coup de fatigue ou de chaud à ce moment-là à force de courir entre les deux scènes pour ne rien rater et écrire ce report ! Donc pause forcée ! J’ai juste pris quelques instants pour prendre quelques photos en fin de set avant d’aller me restaurer.
(NdWill : bon, ben, heureusement que je suis là !!! C’est ça le travail d’équipe…)
Donc, ADAGIO… Voilà certainement un des groupes que je voulais le plus voir ce week-end, tout simplement parce que la direction plus brutale prise sur les albums du groupe d’un Stéphane Forté magistral ce soir, me convient beaucoup plus. Et franchement, ce groupe ce soir, ça a été du grand art heavy / black symphonique (franchement, le titre « Arcanas Tenebrae » est une grave tuerie, avec le chant aigu et black alternés, et les  blasts qui précèdent le solo de fou de Stéph…) ! Voilà certainement ce qu’on fait de mieux dans le style en France et à mon avis, le groupe est complètement sous-estimé… Ces mecs sont monstrueux techniquement, mais parvenant à écrire de vraies chansons, avec un chanteur brésilien assez impressionnant ce soir en live ! Tout le groupe est au diapason de cette prestation très variée, passant de titres bien bourrins à des chansons beaucoup plus mélodiques, le tout magnifié par les interventions cristallines de Stéphane en solo… Les lights étant superbes, le son parfait, ce set restera sans aucun doute un des grands temps forts du festival, et ce n’est pas le public, complètement assommé par tant de talent, qui me contredira ! A revoir en urgence !!
La dernière fois qu’EDGUY a foulé les planches raismoises, en 2002, les Allemands n’étaient encore qu’un espoir de la scène européenne. Depuis la sortie d’"Hellfire Club", en 2004, la situation a bien changé puisque la bande du père Sammet a plus que gravi les échelons et s’est littéralement imposée comme un des groupes majeurs du paysage métallique. Ce soir, c’est la dernière date européenne de la tournée "Rocket Ride" et vu la façon dont certains éléments du public s’égosillent, Edguy est plus qu’attendu. Il faudra quand même attendre un bon petit moment avant que ne retentisse enfin la fameuse et traditionnelle "Marche des gendarmes". Le groupe déboule sur scène avec "Catch of the Century" tiré du dernier album en date. Tobias Sammet semble plutôt avoir la pêche et ne va pas arrêter de placer ses petites "tirades" comiques durant tout le set. Bon, il faut aimer cela, les blagues bas de plafond sur le football ou le sexe mais le style semble avoir ses adeptes vu la réaction du public. Que l’on aime ou pas, le gars reste tout de même une bête de scène qui se dépense sans compter durant tout le show pour capter l’attention des gens et instaurer une ambiance des plus joyeuses. Ce qu’il réussit vu les réactions enthousiastes de l’assistance (cela le changera du bide qu’il se prendra après le concert en essayant vainement de faire monter une jeune fille dans le tour-bus du groupe sous les sarcasmes de ses acolytes musiciens et de ses roadies ! Là, il l’avait plutôt mauvaise le Tobi !) Le reste du groupe, quand à lui, est plus que carré et assure aussi le spectacle. Une machine bien huilée que ce groupe ! Et des classiques à profusion : "Vain Glory Opera", "Lavatory Love Machine", "Mysteria", "King of Fools"… On retiendra aussi la prestation à la batterie de Felix Bohnke sur la musique de Star Wars qui fait plus que son petit effet. En définitive, une bonne prestation d’un groupe qui mérite le statut actuel qu’il occupe. Et un bon clap de fin pour ce Raismesfest !

Que dire en conclusion sinon que cette neuvième édition aura plus que rempli sa promesse : un temps des plus magnifiques (NdeWill : vive le Nord, quoi !!! ;-)…) durant les deux jours, un public nettement plus nombreux que lors des années précédentes, une ambiance bon enfant et chaleureuse durant presque tout le week-end et une affiche du tonnerre qui a dû contenter la majeure partie de l’assistance. Sans parler de la scène "Découvertes" au niveau nettement supérieur à l’année dernière. On regrettera tout de même un son parfois limite et des lights vraiment pas terribles (chose que je n’appréciais déjà pas lors de mes précédentes venues – NdeWill : là, Looner ne parle que de la scène découvertes…). Enfin, ce week-end aura été riche en rencontres en tout genre : Alexa (Defenders of the Faith, accompagnée de Bib), Cyril et Jeff de Metalstorm, Postman, Marie-Christine et Jean-Marie d’Odymetal…

Looner avec quelques annotations de Will Of Death




PESTPOP FESTIVAL / 29 AVRIL 2006 - OKTOBERHALLEN WIEZE (B)

SKEPTICAL MINDS – VALKYRE – BEYOND THE LABYRINTH – ELVENKING – CRUCIFIED BARBARA – ALTARIA – SENGIR – EPICA– JON OLIVA’S PAIN – SONATA ARCTICA – DORO – NATIVE INSTINC


Le 29 avril dernier se tenait, en Belgique, la première édition (et on espère que cela ne sera pas la dernière !) du festival Pestpop. Avec une affiche des plus alléchantes puisqu’elle comportait deux monstres sacrés du metal, Doro et Jon Oliva, accompagnés d’une bonne poignée de "jeunes loups" aux dents longues (mais non, je n’ai pas encore dit que celles de Sonata arctica rayaient le parquet…). Cette nouvelle manifestation métallique se tenait donc à quelques kilomètres de Bruxelles, à Wieze plus précisément. L’Oktoberhallen, lieu où se déroule l’évènement, est une sorte de gros hangar pouvant contenir quelques milliers de personnes. Le parking, avec une petite "friture" sur le côté, est payant mais plutôt bien gardé avec des vigiles qui avaient l’air de se demander de quel pays pouvait venir cette Clio avec un gros autocollant "GRD" sur la lunette arrière ! A l’intérieur, quelques stands de merchandising, dont celui de nos confrères de Mindview quasiment incontournables dans la région. Difficile d’évaluer l’affluence de la journée mais au vue de la salle bien remplie, il me semble qu’elle a été plutôt bonne (1500 personnes au bas mot).
Comme nous sommes arrivés un peu à la bourre avec plus d’une heure et quelques de retard, nous avons manqués quelques groupes, en l’occurrence Skeptical Minds (qui, d’après certaines personnes, aura joué dans une salle quasiment vide…) et Valkyre, et c’est véritablement à la fin du set de Beyond The Labyrinth que nous arrivons enfin devant la scène. Peu de choses à dire donc sur cette formation belge de rock progressif teinté de metal. Le chanteur, Jo De Boeck, semble plutôt statique et manifestement accroché à son pied de micro alors que le guitariste Frederic Ost, avec sa longue chevelure et sa barbe, me fait définitivement penser… au Christ ! Lol ! Plus sérieusement, la musique de Beyond The Labyrinth m’a semblé intéressante mais étant donné notre arrivée tardive, presqu’à la fin du set, je me garderai donc d’aller plus loin et de donner un quelconque avis sur le peu que j’en ai entendu.
A 14h30 tapante, ce sont les Italiens d’Elvenking qui montent sur scène pour une petite quarantaine de minutes de leur "joyeux metal". Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, ce groupe transalpin, qui accompagne Jon Oliva sur sa tournée, joue, en effet, un joli mélange de folk et de metal. Ici, pas vraiment de place pour la mélancolie et la tristesse, c’est bien le côté festif qui est largement mis en avant. Des grosses guitares et de grandes envolées de violon. Le ton est léger et les morceaux, gorgées de mélodies, sont plutôt accrocheurs et entraînants. On regrettera tout de même une toute petite impression de tourner un peu en rond (vous me direz, avec ce genre de musique, on est à deux doigts d’entamer des farandoles dans la salle !) : la structure des morceaux semble définitivement la même et bien (trop ?) souvent, ce sont les interventions du violoniste qui viennent rehausser des parties de guitares tout de même un peu trop "ordinaires" à mon goût. Sur scène, c’est plutôt sympa à regarder, surtout quand le violoniste Elyghen pointe le bout de son nez pour ses parties de violon. Un bon petit groupe qui aura recueilli les faveurs du public.
Le temps de changer le matos et il est près de 15h30 lorsque les quatre Suédoises de Crucified Barbara investissent la scène de l’Oktoberhallen sur le riff de "Play Me Hard". Pour les avoir vues, quelques jours auparavant, dans une petite salle à Boulogne-sur-Mer, devant un  public tout acquis, je m’attendais à une bonne petite prestation. Et ce fut le cas. Devant une assistance qui n’avait pourtant pas l’air de trop les connaître, les filles vont plutôt bien assurer. Encore une fois, scéniquement, c’est la chanteuse et guitariste Mia qui tire son épingle du jeu par rapport à ses petites camarades : véritable centre d’attraction du groupe, il faut la voir beugler comme une malade le refrain de "Killed By Death" à quelques centimètres du caméscope tenu par un membre de son staff dans le photopit ! Bien évidemment, comme à Boulogne-sur-Mer, la setlist donnera la part belle à une grosse partie de leur seul album "In Distortion We Trust" avec les incontournables "Motorfucker" ou "Loosing The Game ». Le tout ponctué de l’inévitable reprise de Motorhead, "Killed By Death", citée plus haut. En résumé, une bonne petite prestation de derrière les fagots qui aura permis de mieux faire connaître cette jeune formation. Le public, lui, a eu l’air d’apprécier.
Pour ceux qui auraient raté un épisode, Altaria, le groupe suivant, est l’ancien groupe du guitariste Jani Liimatainen qui a préféré le laisser tomber, par manque de temps, pour se consacrer essentiellement à Sonata Arctica. Bien lui en pris car on ne peut pas vraiment dire que la musique d’Altaria soit des plus intéressantes ou passionnantes. Véritable resucée de ce que la scène finlandaise nous propose depuis un long moment, je n’irais pas jusqu’à dire que cette formation aligne des compos plus fades les unes que les autres mais ce n’est vraiment pas loin. Ici, l’originalité n’est pas de prime, Altaria suit, comme un bon gros toutou, ce que fait la majeure partie des groupes évoluant dans ce style musical très "nordique". Certaines compos sortent un peu du lot ("Valley Of Rainbows” ou "Frozen Hearts" par exemple) mais rien de bien palpitant. Lorsque je disais, plus haut, que le chanteur de Beyond The Labyrinth était plutôt "statique" sur scène, là, avec Taage Laiho, c’est le pompon ! On dirait que le vocaliste finlandais a les deux pieds plongés dans le béton armé ou soudés à la scène !  De tout le concert, il n’aura, pour ainsi dire, jamais bougé de sa place, ne faisant qu’un avec son pied de micro ! De plus, en gardant constamment son manteau en cuir durant la totalité du set, on a l’impression que ce cher Taage n’a qu’une envie : quitter la salle au plus vite ! Pas vraiment le bon truc pour entraîner le public présent : il suffisait de regarder les premiers rangs pour observer l’ennui de la plupart des gens. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un public s’emmerder comme cela, c’est dire !
L’arrivée de Sengir, peu après 17h30, va réveiller un peu tout le monde. Très populaire ici (le groupe joue quasiment à domicile !), la formation menée par la jolie Ellen va recevoir un accueil des plus favorables. Les compositions sont plutôt intéressantes ("Calling", "Guilty Water") et leur interprétation plutôt sympa. Sur scène, tout tourne néanmoins autour de la chanteuse dont le délicat et séduisant jeu de scène reste franchement très agréable à regarder. Entre l’immobilisme patent d’un Taage Laiho, digne d’un Musée Grévin, et les différents mouvements corporels d’Ellen, véritables chorégraphies par instants, inutile de vous indiquer de quel côté mon cœur balance ! A ses côtés, les autres musiciens sont nettement plus discrets et restent concentrés sur leurs instruments. Un peu dommage ! Néanmoins, voila tout de même une formation à revoir !
Autant le dire de suite, je ne fais pas partie des gens qui ont déjà vu Epica trois, cinq ou dix fois (voire plus !) et lorsque la formation de l’ex-After Forever Mark Janssen déboule sur la scène de l’Oktoberhallen, c’est véritablement avec un regard neuf, limite virginal (!!) que j’aborde ce set. Déjà, on peut remarquer que l’ambiance a changée dans les premiers rangs : ils sont venus en nombre pour Epica, à avoir attendu devant la scène pendant des heures (vu la tronche de certains, littéralement affalés sur la barrière pendant les différentes prestations des groupes précédents, on peut même dire qu’ils en avaient rien à cirer des premières formations !) et ils le font savoir en hurlant le nom du groupe. Beaucoup de "djeunzs" évidemment et notamment des jeunes filles au look gothique bien "branchouille" (une mention spéciale aux deux ados au look gothique quasi-"discount" que l’on a croisé à l’entrée du fest et qui nous ont bien fait marrer !). Un à un, au son de l’intro "Hunab K’u", les musiciens entrent sur scène, acclamés par une assistance plutôt excitée. Lorsque Simone Simon apparaît et entame les premières paroles de "Dance of Fate", on sent que la partie est déjà gagnée pour la formation batave. Le public est complètement acquis au groupe et notamment à sa chanteuse sur laquelle tous les regards sont portés. Cette dernière sait qu’elle représente le pole d’attraction du groupe et bien entendu, elle en joue constamment : un petit sourire par ici, quelques poses bien étudiées par là, un petit coup de ventilateur dans les cheveux pour terminer et le tour est joué ! Vocalement, la belle domine complètement son sujet et son chant est plutôt inspiré. De son côté, le reste de la formation joue plutôt carré : rien à redire là-dessus, tout cela respire la prestation bien pro. Par contre, autant Mark Jensen semble absolument à l’aise sur son petit coin de scène, autant le reste de la formation n’inspire pas franchement la joie de vivre : ainsi, au premier abord, on a franchement l’impression que le bassiste Yves et le guitariste Ad s’emmerdent comme des rats morts ! Niveau setlist, Epica piochera allégrement dans ses deux premiers albums et y ajoutera une petite reprise de Death, "Cristal Mountain". Pas vraiment le genre de morceau écrit pour émoustiller les groupies hystériques du premier rang ! Néanmoins, il aura permis à Simone Simon d’aller se reposer un peu avant la fin du set. Un concert rondement mené donc de la part du groupe hollandais dont la côte de popularité semble en croissance exponentielle depuis quelques temps.
Durant le moment de préparation de la scène pour le groupe suivant, les premiers rangs vont bien changer : ainsi, les fans purs et durs de Simone vont laisser la place à d’autres plus branchés par la bande à Tony Kako et soucieux de squatter le devant de la fosse une heure auparavant. Je dois avouer que s’il n’y avait pas eu le nom de la formation suivante sur l’affiche, j’aurai franchement regardé à deux fois avant de parcourir quelques centaines de bornes en direction de ce petit patelin qu’est Wieze. Non pas que la plupart des autres groupes ne m’intéressaient pas (quoique pour Sonata...) mais il m’aurait fallu bien plus que ce que j’ai vu depuis le début de l’après-midi pour que je fasse faire des bornes à ma voiture. Et lorsque Jon Oliva monte sur scène pour rejoindre son synthé collé sur le devant de la fosse, j’ai déjà le sentiment de ne pas être venu pour rien. Le gars en impose, non seulement par sa carrure mais aussi par sa voix. Une putain de voix qui résonne au sein de l’Oktoberhallen dés les premières mesures de "Jesus Save" ! Commencer par un morceau de Savatage, voila un bon moyen de se mettre une partie des connaisseurs dans la poche ! Et Jon d’enfoncer le clou avec le morceau suivant, "Agony and Ecstacy" ! Alors que l’on s’attendait à des titres issus de son album solo "Taj Mahal", Jon Oliva choisit de remonter le temps et de faire revivre Savatage dès le début du concert. Le bonheur pour tous ceux qui n’ont jamais connu cette formidable formation en live ! Des morceaux de son opus solo, on en aura quand même deux ("The Dark" et "Gimme some Hell") mais ils seront bien minoritaires par rapport au grand nombre de titres issus de la discographie de Savatage joués ce soir. Niveau interprétation, rien à redire : avec ce bonhomme là, l’émotion est toujours présente et on a toujours l’impression que Jon, durant certains passages au piano, ressent chaque note jouée au plus profond de lui-même. Le grand moment du set sera tout de même lorsque qu’il aura une pensée pour son frère Criss avec le titre "Hounds". Sur scène, on ne s’ennuie pas, le chanteur-clavièriste, même caché derrière son instrument, n’arrête pas de faire le spectacle, toujours le sourire à la bouche, passant notamment son temps à aller taquiner son guitariste Matt Laporte durant ses interventions. En ce qui concerne justement les musiciens qui l’entourent, rien à redire non plus, Jon Oliva, en vieux briscard, s’étant constitué une fine équipe de musiciens complètement dévoués à leur mentor. N’empêche, une heure de set, cela va quand même passer très vite ! Trop vite ! Le concert s’achèvera sur le terrible "Hall of the Mountain King" sur lequel Jon impose magistralement sa voix caverneuse. Et merde c’est déjà fini ! Le lendemain, quelques chanceux auront tout de même le privilège de prolonger le plaisir en assistant à une session acoustique du groupe dans le magasin Feedback, à Aalst, organisateur du festival. Avec enregistrement vidéo à la clef par la même occasion.
Après ce super concert, je ne dirais que peu de choses concernant la prestation de Sonata Arctica vers 22 heures. Comme à Raismes l’an dernier, cela commence par une petite excitation prés du photopit avant le concert avec un représentant du groupe en train de donner des directives concernant les prises de vues à un des gars de la sécurité plutôt étonné. Nous, nous ne le sommes pas vraiment : à Raismes, nous avions été fermement "invités" à quitter la fosse alors qu’au départ, il ne semblait pas y avoir de consignes pour les photos. Tout cela devient quand même franchement débile : on interdit aux photographes présents de rester quelques minutes de plus dans la fosse (alors qu’en général, deux ou trois morceaux après ceux autorisés, la majeure partie d’entre eux s’en va pour assister au concert de loin) alors que dans les premiers rangs, on a l’impression d’être au "salon mondial de l’appareil photo numérique compact" : tout ce qui se fait de mieux en petits appareils est là et les fans de Sonata shootent à fond avec les flashs. Il y avait même un gars qui filmait un peu plus loin avec un petit caméscope ! C’est n’importe quoi ! Par ailleurs, quand on voit avec quelle gentillesse Jon Oliva s’est prêté, pendant une bonne heure, aux photos, on se dit que vraiment il y a ceux qui ont la classe et ceux qui ne l’ont pas (et ne l’auront sûrement jamais…). Là, rebelote, tout le monde se fait jeter manu militari au bout de trois morceaux, sauf un gars du staff Sonata avec son petit appareil compact. Fallait voir la tronche plutôt surprise des quelques photographes présents à la sortie ! La prochaine fois, merci de nous donner les consignes concernant les prises de vues, messieurs de chez Sonata, il semblerait que cela soit une chose qui se fait habituellement dans les concerts ! En ce qui concerne le show proprement dit, j’avais déjà assisté à un concert des finlandais, celui de Raismes l’an dernier, et j’avoue que je n’en avais pas gardé un souvenir impérissable. Ce soir-là, le groupe semblait peu intéressé à jouer et avait même montré un visage plutôt désagréable autour des backstages (l’alcool ayant plus que coulé avant le set paraît-il…). Je m’attendais un peu à une redite. Heureusement, cela ne fut pas vraiment le cas, la formation de Tony Kakko étant nettement plus rentre-dedans que la dernière fois. Ce dernier a toujours autant mauvais goût en ce qui concerne les fringues, arborant un pantalon à carreaux des plus horribles (on dirait que cela a été découpé dans une vieille nappe de table pourrie de chez ma grand-mère…). On oubliera aussi par la même occasion leur bassiste, complètement amorphe, et qui a autant de présence scénique qu’un vieux radis oublié au fond du réfrigérateur. Niveau set-list, que du solide avec des morceaux comme "Full Moon", "Victoria Secret", "My Land", ou "Black Sheep" et une "Vodka Song" toujours aussi inutile en guise de conclusion. Le public venu en nombre pour eux semblait définitivement conquis. En ce qui nous concerne, nous avons préféré nous éclipser vers le bar. Autant je peux apprécier Sonata Arctica sur albums (le premier reste magistral, les autres nettement moins bons avec tout de même quelques jolies choses sur chacun d’eux) que sur scène, cela ne passe définitivement pas. Je trouve cette formation "futile" dans le cadre du live. Désolé pour les amateurs ! (Mon avis n’engage que moi heureusement !). On a préféré aussi se diriger vers la séance de dédicaces plutôt sympathique de Jon Oliva au fond de la salle (un exercice auquel les différents groupes se seront gentiment prêtés durant toute la journée). Un Jon Oliva tout étonné de voir débouler des gens pour dédicacer quelques pochettes de Savatage et qui n’a pas arrêté de nous faire comprendre sa joie de nous les signer. Tout simplement heureux le bonhomme !
Dés le concert de Sonata terminé, les premiers rangs se sont rapidement éclipsés au profit de gens un peu plus âgés au look nettement plus "métalleux", la plupart des gens arborant des t-shirts "Epica" ou "Sonata Arctica" étant partis squatter le sol du fond de l’Oktoberhallen (épuisés ?). Il est alors bien plus de 23h30 lorsque débute le concert de Doro. Au fond, on peut voir une grande teinture représentant l’artwork du dernier album, "Warrior Soul", qui met (trop ? elle ressemble de moins en moins à la fresque la dame quand même...) en valeur la jolie Allemande. Cette dernière, toute de cuir vêtue, jaillit comme un diable de sa boite et arrive en courant sur le devant de la scène. Qu’elle ne va quasiment plus quitter durant tout le set. Toujours en avant. Au plus prés de son public. Toujours à haranguer les gens, les yeux dans les yeux. Arborant un large sourire qui ne la quittera jamais de la soirée, Doro va nous asséner plus d’une heure et demi de morceaux d’anthologie qui ont jalonné sa déjà longue carrière solo ("I Rule the Ruins", "Fûr Immer", "Fight", "Always Live To Win"..) ainsi que quelques perles issues de sa période Warlock ("Burning the Witches", "True as Steel"). La majeure partie des titres est repris en cœur par un public qui est lui est complètement acquis. Autant que peut l’être, de son côté, la vocaliste germaniste. On a une réelle impression de communion entre cette dernière et "son" public, le morceau "You’re My Family" prenant ainsi un sens bien particulier. Le son est plutôt bon, bien "heavy" : j’avais des craintes à ce niveau-là vu que la production des derniers albums de l’Allemande n’était pas franchement terrible, mais non ! Sans être extraordinaires, les musiciens qui l’accompagnent sont plutôt bons mais scéniquement, cela semble difficile pour eux de se faire une petite place à côté de Doro, la frontwoman captant l’essentiel des regards de l’Oktoberhallen. Conquis, le public aura droit à deux rappels, "Warrior Soul" et la reprise du Priest, "Breaking the Law" avant que la belle ne se retire. A la fin du show, nous sommes allés directement derrière la scène au moment de sa sortie et je peux vous dire que c’était drôle de la voir toute menue, toute petite et emmitouflée dans un gros peignoir : on aurait dit un boxeur poids plume descendant d’un ring après un combat ! Et toujours un large sourire pour celles et ceux qui l’interpellaient aux alentours ! Un sourire qui s’est vite propagé aux fans qui sont restés dans la salle puisque Doro est restée un long moment pour une tardive séance de dédicaces. Long moment qui a duré… une heure et demie ! Au grand dam de son manager qui rouspétait pour qu’elle reprenne la route vers Paris où elle jouait le lendemain ! Mais Doro ne l’a pas écouté et est restée avec ses fans. Extrêmement disponible, elle s’est prêtée sans relâche aux dédicaces et aux photos sans s’arrêter bien que l’on voyait qu’elle était totalement épuisée. La grande classe !
Et pendant ce temps-là, un groupe jouait sur la scène ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, une formation belge, Native Instinct, était programmée à la suite de Doro ! A plus de deux heures du matin ! Incroyable! Evidemment, il n’y avait plus grand monde dans la salle et c’est devant une assistance plus que clairsemée qu’ils vont jouer. Il m’a semblé qu’ils avaient l’air de filmer leur prestation : faut dire qu’ils bénéficiaient d’un jeu de lights de tête d’affiche, on peut les comprendre! Nous, on a préféré s’éclipser car il restait des bornes à faire pour rentrer!

En conclusion, on peut dire que cette première édition du Pestpop aura montré de belles choses : une jolie affiche, de bonnes prestations et un public venu en nombre. Dommage pour Native Instinct qui n’aura pas pu se produire devant un grand nombre de personnes. On ne peut que souhaiter le meilleur à ce nouveau festival en espérant qu’il prenne, à l’avenir, sa place dans le paysage metal européen.

Looner




X-MASS Festival - Hof Ter Lo - Anvers– 16 Décembre 2006

CRADLE OF FILTH + DEATHSTARS + MELECHESH + AXAMENTA + IN-QUEST

Retrouvez toutes les photos de ce show dans la rubrique Photos du site !

Putain, franchement, une fois de plus n'est pas coutume : les absents ont eu tort de ne pas se déplacer ! Vous avez loupé un des meilleurs fests de l'année à coup sûr !

Arrivés vers 17 h à Anvers, mon collègue de bacchanales Mike et moi attendons l'arrivée des gars de MELECHESH pour qu'ils nous filent les invites... Une fois fait (déjà, un très grand merci à mon pote Moloch pour ça !!!), nous pénétrons dans l'Hof Ter Lo pour se rendre compte que les craintes que j'avais formulées quant à une certaine défection du public suite à l'annulation de la tournée X-Mas, étaient fondées.

C'est donc devant tout au plus 300 / 400 personnes que les Belges d’IN-QUEST ouvrent la soirée. Et de quelle façon une fois de plus ! Le groupe qui, depuis la dernière fois qu'on les a vus, a accueilli un nouveau guitariste qui n'est autre qu'Alveyr, du groupe Mystica, nous a délivré en 40 minutes une prestation d'une grande énergie et son brutal death cybernétique est passé comme une lettre à la poste... Toujours aussi efficace en rythmique et en soli dissonants, le groupe avec son frontman Mike en tête (toujours aussi cool en backstages), met tout le monde d'accord, nous proposant même une petite surprise avec la reprise du "Scary" de Meshuggah, parfaitement exécutée. Le public commence à être bien chaud sous ce déluge de décibels parfaitement maîtrisé et remercie chaleureusement le groupe quand celui-ci quitte la scène pour aller jouer un autre concert le soir-même en tête d’affiche en Belgique ! Belle performance !
On tarde donc de revoir une nouvelle fois le groupe chez nous pour une prestation plus longue. Cheerz guys !

Set-list : Retrospected void, Diffuse Pattern Recognition, Systematic Arhythmetic Hate, Scary (Meshuggah cover), The Cryotron Frequency, The Comatose Quandary, Warpath.

Juste derrière, arrive AXAMENTA. Le groupe Belge pratique une sorte de death black mélodique de bonne facture, et même si le chanteur et les gratteux sont efficaces, ma préférence à ce moment va vers le bar où l’ambiance commence à monter sévèrement avec Mike et quelques potes belges hardcoreux qui sont bien allumés! Juste le temps de prendre quelques clichés et de se rendre compte que le groupe a ses fans dans la salle, ce qui n’est pas usurpé puisque le groupe est bien en place, je retourne goûter un bon diabolo-houblon avec les collègues... lol… Revenu pour le dernier titre du groupe, je me rends compte que là aussi, le public qui a commencé à s’étoffer quelque peu, réserve une belle acclamation au groupe. Quant à moi, je commence à devenir un peu fébrile car Melechesh va bientôt arriver ! Du coup, pour me détendre, je retourne boire un coup ! 


Je ne sais pas si beaucoup d’entre vous ont écouté le dernier album de MELECHESH, Emissaries, mais je peux vous dire que c’est certainement le meilleur album de black qui soit sorti cette année et cette expérience live avec le groupe (qui tourne très peu pour diverses raisons) restera classée dans les annales ! La prestation de MELECHESH aujourd’hui aura tout bonnement été phénoménale en tous points : un des meilleurs concerts de ma vie sans aucun doute, et Dieu sait que j'en ai vus des tonnes, c’est vous dire !!!! Le groupe palestino-hollandais a quelque chose que les autres n’ont pas : un style particulier, très original, avec ce mélange de black furieux et de gammes orientales, où les parties blastées succèdent à des passages mid tempo, voire un peu atmosphériques tout bonnement exceptionnels de créativité. Le groupe est au top ce soir : Ashmedi, dans son rôle de prêtre dément, assène le public de hurlements black assassins et de riffs plus malsains les uns que les autres, avec ce regard très spécial. Moloch, son frère d’armes depuis le début, est lui aussi parfait, que ce soit en rythmique ou en solo, et la section rythmique composée de musiciens hollandais est cataclysmique de précision et de lourdeur quand le groupe part dans son trip oriental. Non contents d’être hyper sympas (le groupe passera tout son temps libre près du bar ou avec ses fans sur son stand merchandising, ne snobant personne, signant tout ce qui était possible de signer et se faisant tirer le portrait des dizaines de fois…), ces mecs ont touché de très près cette chose que j’ai rarement vue en live : la grâce ! Du début à la fin, le public a semblé comme envoûté par le groupe et sa musique très puissante et c’est sous un déluge d’applaudissements que MELECHESH quitte la scène, certain d’avoir marqué tous les esprits… Du grand art !!!! Merci à eux pour leur musique extraordinaire et cette prestation live de très haute volée ! Vivement la tournée en 2007 que les gars sont en train de finaliser… On y sera, et pas que sur une seule date !

Set-List : Secrets of Sumerian Sphnyxology, Of Mercury And Mercury, Leper Jerusalem, Apkallu Counsel, Deluge Of Delusional Dreams (Act.1 – Cast tempest from the East + Act.2 – Enlil’s Retaliation), Triangular Tattvic Fire, Rebirth Of The Nemesis (Enuma Elish Rewritten).

DEATHSTARS : pour avoir écouté un peu ce que le groupe fait sur album, disons que pour être poli, leur style n’est pas vraiment mon trip. Une sorte de death glam gothique pour résumer. C’est donc pendant la prestation du groupe suédois où officie le frère de Jon Nödtveidt (RIP – Dissection) que Moloch et moi allons faire une interview pour Melechesh. Je parviens toutefois à revenir dans la salle pour les deux derniers titres du groupe, et je me rends compte que les fans de Cradle Of Filth apprécient fortement ce groupe aussi, notamment à cause de ce look gothico-glam qui les caractérise. Le chanteur a une belle voix grave et est très charismatique, ça joue très bien, mais y a pas à chier, ça ne me transcende pas, ce qui n’est pas le cas d’une bonne partie du public, qui semble être à fond dedans… Etonnant, j’ai dû louper un wagon avec ce groupe ! Dans un souci journalistique, je prends quand même quelques clichés de la salle au téléobjectif, pour vite repartir vers le bar où la fête avec nos potes de Melechesh a commencé !

Il est presque 22 h 30 quand les maîtres de cérémonie de la soirée très attendus, j’ai nommé CRADLE OF FILTH, montent sur scène. La salle compte maintenant à peu près 800 personnes, ce qui n’est pas trop mal au vu du désastre annoncé de ce X-Mas Fest 2006, qui aura donc été tout bonnement annulé partout en Europe, sauf donc à Anvers, avec cette affiche montée à l’arrache en moins de 10 jours. Tout d’abord, je dois dire que j’ai été impressionné par la scène proposée par Cradle, très belle, avec cette batterie surélevée et ces faux arbres, entre lesquels seront projetées toute la soirée des images sur un écran géant central. Ensuite, le groupe a été ce soir au top de sa forme : Dani Filth et ses acolytes ont arrêté de picoler comme des trous depuis plusieurs mois et ça se voit ! Le groupe délivre ce soir une des meilleures prestations que je leur ai vues proposer : la setlist est parfaite, Dani Filth chante excellemment bien, le groupe derrière est au diapason, sauf peut-être Sarah Djezebel Deva, qui n’est pas toujours juste sur son chant lyrique et qui est d’un rare sexy avec cette sorte de guêpière laissant apparaître ses gras jambons ! Par contre, elle sera parfaite en voix plus rock sur la reprise « Temptation ». La réputation live de CRADLE OF FILTH a été ternie depuis plusieurs années à cause de l’alcool, mais il faut reconnaître que ce concert d’Anvers, marquant la dernière date de la tournée européenne, aura été de toute beauté, montrant un groupe revenu à son meilleur niveau. Et que dire des lights et du son de ce soir, certainement parmi les meilleurs jamais proposés à Anvers depuis un bail ! On tarde donc de revoir le groupe dans d’aussi bonnes conditions et avec un aussi bon niveau ! Bravo !

Set-List : Dirge Inferno, Tonight In Flames, Dusk And Her Embrace, A Ghost In The Fog, Nymphetamine, Ebony Dressed For Sunset / The Forest Whispers My Name, I Am The Thorn, Rise Of The Pentagram, Cruelty Brought Thee Orchids, Temptation, Under Huntress Moon. Rappels : Gilded Cunt, Cthulhu Dawn, From The Cradle To Enslave.

Bref, conclusion : un putain de bon festival, et comme je l’ai dit en intro, j’espère que ce live report fera regretter à tous ceux qui ne se sont pas déplacés de ne pas être venus, notamment pour MELECHESH, le grand gagnant de la soirée, et aussi pour CRADLE OF FILTH, revenu à son meilleur niveau… Pour conclure, je voudrais simplement remercier une fois de plus Nadim et Ashmedi de Melechesh pour leur sympathie et les terribles moments passés en leur compagnie lors de cette soirée ! La soirée fut éthyliquement et musicalement très intéressante… lol… Et surtout, Nadim (alias Moloch), n’oublie pas de venir récupérer ta guitare et tes effets chez moi en janvier avec Ashmedi et sa copine, car on vous réserve une putain de fête à Lille avec Mike !!!
You guys fuckin’ rule !!!!


Will Of Death


ARCH ENEMY + Textures + Spoil Engine - Hof Ter Lo - Anvers– 8 Décembre 2006

Retrouvez toutes les photos de ce show dans la rubrique Photos du site !

Voilà 3 ans que je n'avais pas vu ARCH ENEMY sur scène, et depuis ce temps, le groupe est quand même passé du Biebob de Vosselaar au grand Hof Ter Lo d'Anvers, signe quand même de l'importance que ce combo a pris sur la scène Métal européenne. De plus, avec TEXTURES en première partie, la date devenait plus qu'intéressante...

C'est donc après plus de 3 heures de route en provenance de Lille que nous arrivons à Anvers (c'est vraiment de pire en pire sur le ring d'Anvers - gggrrrrrr...) alors que SPOIL ENGINE en termine avec son set. Le groupe belge de Metalcore semble être assez efficace et la salle est bien remplie, ce qui me laisse à penser que les death metalleux parviennent à apprécier ce groupe assez classique dans ses compos mais avec un chanteur bien allumé, et où les influences thrash transpirent dans pas mal de rythmiques et où quelques soli sont de très bonne facture. Je ne pourrais pas en dire beaucoup plus puisqu'à cause du retard pris, je ne verrais qu'un seul titre complet. Ca avait l'air d'être pas mal en tout cas et le public remercie chaleureusement le groupe pour sa prestation.

Vient le tour de TEXTURES de monter sur les planches, à peine 10 minutes après le set de Spoil Engine. Pas question donc de prendre du retard apparemment, pour Arch Enemy ensuite... Juste le temps de changer la batterie et c'est donc parti pour 40 minutes de déstructuration musicale de très haut niveau. TEXTURES, comme à son habitude, démonte tout sur place, avec la technique qu'on lui connaît, un chanteur bien cool mais qui hurle comme un possédé, et surtout ce bassiste qui saute et court dans tous les sens. Les breaks succèdent aux accélérations fatales, les arpèges de dingue aux rythmiques plombées, les soli dissonants aux parties du claviériste déchaîné et une nouvelle fois, TEXTURES, bien que semblant un peu émoussé par cette tournée, met tout le monde d'accord grâce à un son très clair et une prestation cataclysmique... Le public en redemande donc, surtout après ce magnifique "Regenesis" qui clôt une prestation sans faille ! Quel groupe !

Pour finir, ARCH ENEMY se pointe enfin. Etonnamment, alors que le groupe démarre sur les chapeaux de roues, le public reste assez calme, et d'ailleurs, le fait d'être devant la scène aujourd'hui ne sera pas trop dangereux. Assez étonnant mais il faut dire aussi que les titres du groupe suédois recèlent de très nombreux passages calmes et mélodiques, surtout quand Mike Amott et le terrible Fredrik Akesson partent dans de longs soli. Ceci explique sans doute cela. La section rythmique composée de Sharlee d'Angelo et Daniel Erlandsonn est parfaite aussi. Quant à Angela Gossow, vraiment très sexy ce soir avec cette tenue noire très près du corps  (aucune remarque désobligeante du public belge d'ailleurs, c'est à signaler), elle hurle comme une possédée comme à son habitude, arpentant la scène dans tous les sens, haranguant le public, headbangant comme une damnée. Seule ombre au tableau, sa voix montre quelques faiblesses sur la fin du show, perdant en intensité dans les graves, mais après tout, c'est un peu normal. Les parties solo des uns et des autres et les longues parties instrumentales de certains morceaux lui permettent d'ailleurs de disparaître derrière la scène plusieurs fois pendant plusieurs minutes pour récupérer. Dans l'ensemble, nous avons assisté là à une très belle prestation du groupe, saluée comme il se doit par un public conquis et acquis, avec un son parfait, pas trop fort, avec aussi malheureusement des lights toujours aussi calamiteuses à l'Hof ter Lo. Du grand art qui n'a fait que confirmer tout le bien qu'on pensait déjà du groupe...
Set List : Intro - Nemesis - Enemy Within - Dead Eyes See No Future - My Apocalypse - I Am Legend/Out For Blood - Silent Wars - Skeleton Dance - Drum Solo - Burning Angel - The Immortal - Hybrids Of Steel - Guitar Solo (Fredrik) - Bury Me An Angel – Ravenous.
Rappel : Guitar Solo (Mike) - Dead Bury Their Dead - We Will Rise – Outro

Will Of Death


Black Bomb Ä + Grum Lee - Nouveau Casino – Paris– 15 Novembre 2006

Retrouvez toutes les photos de ce show dans la rubrique Photos du site !

Nous avons eu l’occasion de suivre le groupe pour nous rendre à Paris où il se produisait le 15 novembre. Il s’agissait en fait de leur cinquième date depuis la sortie de leur nouvel album « One Sound Bite To React » le 24 octobre dernier (Ndr : voir aussi interview réalisée par Will Of Death, une semaine et demi auparavant à Montdidier, en ligne sur le site). Et le public était là, attendant pour certains plus d’une heure avant l’ouverture des portes… Le Nouveau Casino est une petite salle pouvant contenir à peu près 300 personnes et elle se remplit en aussi peu de temps qu’il faut pour le dire. Des t-shirts aux logos BBÄ « fleurissaient » de partout. Un public assez jeune somme toute.

L’invité spécial de la soirée fut sans aucun doute l’artiste à qui était confiée la première partie, un certain GRUM LEE, dont nous n’avions jamais entendu parler auparavant. Quand ce mec au look assez particulier pour le souligner (il arborait un casque de viking) est entré sur scène, il semblait venu d’ailleurs. Ce qui s’est confirmé par la suite quand il s’est mis à chanter… Ayant assisté à ses balances, il fallait donc s’attendre à ce qui allait suivre mais le public non averti n’imaginait sans doute rien de tel. La spécialité de Grum Lee : les reprises à sa sauce, allant d’Iron Maiden, aux Wampas, en passant par Trust (accompagné d’Arno pour « Antisocial »)…, avec sa guitare, son kazoo et le fait de chanter volontairement (?) faux ! Bref, il ne se prend absolument pas au sérieux et l’assistance est mitigée. C’est marrant, c’est le but en fait.

Quand les lumières s’éteignent pour laisser place à l’intro et ses battements de cœur caractéristiques, une rumeur monte et on entend alors les fans scander (à la « française ») « Black Bomb A » (littéralement, au lieu de bombay…). Hervé arrive le premier suivi par les autres membres, qui démarrent sur les « chapeaux »  de roue avec le titre du même nom que l’album. Et là, c’est parti pour plus d’une heure et demi de show à bloc, bon nombre de fans se pressent contre le devant de la scène, d’où l’extirpation difficile pour rejoindre la mezzanine de laquelle le spectacle est tout aussi intense (quelques degrés en plus). Avec une vingtaine de morceaux enchaînés (contre une quinzaine en moyenne généralement) et parfois de toutes petites erreurs, le combo assure et la foule suit. On ne se lasse pas de voir de grands cercles se former dans le pit à la demande de Poun, qui finira par slamer comme à son habitude maintenant, de la scène jusqu’au fond de la salle.
Tout cela grâce également à l’excellent travail de l’ingé son qui se trouvait, non pas à niveau du groupe, mais en haut de la mezzanine ; travail délicat à cause de la perception qui diffère, l’air de rien considérablement d’un étage à l’autre. Mission accomplie, un son terrible. Mission accomplie aussi pour le lighteux qui par ses jeux de lumières crée à chaque fois cette atmosphère si particulière au groupe.
Pour conclure, un bon concert assez intimiste mais très pêchu ! Encore une date qui laisse présager une excellente tournée qui débutera début 2007.
A quand la prochaine ?...
Set list : Intro, One sound bite to react, Lady, lazy, Pussy, You can’t save me, Never change, Down, Joke, Everlast, Born 2 die, Salvation, Mary, Look at the pain, Non one knows, She drives me crazy, Communication with god, Make your choice, Double, Father fuckers, Be alive, Police, Beds are burning

Un grand merci à Roger de Base Production, à Arno ainsi qu’à Céd’

Ombeline


BENEDICTUM-CUSTARD - Biebop (Belgique)– 8 Juin 2006


On a beaucoup entendu parler de Benedictum ces derniers mois à l’occasion de la sortie de leur premier album, Uncreation. Beaucoup moins par la qualité générale dudit opus que par la prestation vocale plutôt particulière de sa "frontwoman" Véronica Freeman. Particulière dans le sens où le timbre de voix de la dame navigue complètement à contre-courant d’une grande partie du metal féminin actuel. De passage en Europe pour quelques dates au début du mois de juin, le groupe faisait une petite halte en Belgique et plus précisément au Biebob. Comme nous passions dans le coin pour nous rendre au Arrow Festival qui débutait le lendemain aux Pays-Bas, nous en avons profité pour assister à cette date.
Arrivés un peu à la bourre de notre hôtel de Breda, nous arrivons au Biebob pile poil cinq petites minutes avant le début de la première partie. Bizarrement, il n’y a pas l’habituelle queue au bord de la petite entrée. C’est le genre de truc qui interpelle lorsqu’on a l’habitude de venir ici ! Le temps de prendre les places en vitesse et nous pénétrons dans une salle de concerts quasiment… vide ! Sans rire, on devait être une bonne trentaine en tout dans le Biebob ! Lorsque Benedictum montera sur scène, on sera à tout casser une bonne soixantaine de personnes ! Moi qui croyais avoir toutes les difficultés du monde à m’approcher de la scène pour prendre quelques photos avec le retard que l’on avait ! La faiblesse de l’affluence s’explique probablement par le fait que ce soir là, Metallica jouait à guichets fermés devant 30 000 personnes à un peu plus d’une centaine de kilomètres d’ici. Il y a gros à parier que le retour sur scène des "Four Horsemen" a certainement dû en faire déplacer pas mal du coin en direction des Pays-Bas. A moins aussi, tout simplement, d’une certaine indifférence pour la formation de San Diégo dont l’album n’est sorti que depuis quelques mois…
La soirée débute avec un groupe venant d’Allemagne, Custard. Une formation que je ne connaissais pratiquement que de nom mais qui a déjà vingt ans d’existence et seulement… trois albums à son compteur ! Ici, pas de surprises, on a affaire à du bon gros Power Metal teuton. Le son, sans être du meilleur cru, est potable pour une première partie bien que l’on a tout de même un peu de mal à distinguer certaines parties de guitare. Sur scène, tout semble tourner autour du chanteur Guido Brieke qui passera la majeure partie de son temps à nous imposer toutes les poses inhérentes et carrément caricaturales du "bon chanteur de heavy metal en herbe". Ce qui semblait convenir aux quelques demoiselles du second rang (en fait, des rangs, il y en avait pas beaucoup ce soir-là !), certainement les petites amies du groupe, vite éclipsées à la fin du set et absentes durant celui de Benedictum. Le gars chante quand même plutôt bien même s’il a un peu trop tendance à s’aventurer dans des registres assez aigues bien trop habituels. Musicalement, à l’écoute, on comprends pourquoi Custard est un groupe de seconde voire de troisième zone par chez eux : en effet, la formation pille sans vergogne ce qui a fait le succès de groupes comme Gamma Ray ou Helloween des débuts, les refrains ou les riffs mais sans vraiment y apporter de véritable nouveauté. Un héritage un peu trop facile à récupérer tout de même pour un groupe qui a déjà deux décennies d’existence derrière lui. Custard quittera la scène en balançant un bon petit "In Union We Stand"d’Overkill, véritable hymne passe-partout qui réveillera les quelques personnes présentes (dont votre serviteur !) En définitive, un bon petit groupe, pas original pour un rond mais idéal pour débuter une soirée en sifflotant une bière…
Le temps de changer le matos et c’est au tour de Benedictum de monter sur scène et d’entamer le premier morceau, Uncreation. La première chose qui frappe en ce début de set, c’est le son : trop fort, trop brouillon, trop pourri en somme ! Bien sûr, il va s’améliorer au fur et à mesure du concert mais jamais il n’atteindra un niveau convenable pour une tête d’affiche. Même Custard, la première partie, aura eu un meilleur son ! Un comble ! En milieu de set, le solo de claviers de Chris Morgan s’apparentera même, à mes oreilles, à un simple tintamarre des plus insupportables. Les premières mesures d’ "Uncreation" entamées, c’est au tour de Veronica Freeman de fouler les planches du Biebob. Juchée sur de grosses bottes à semelles compensées, vêtue d’un long manteau en cuir qu’elle troquera un peu plus tard pour une simple mini robe, ses longs cheveux bruns lui cachant la plupart du temps son visage, autant dire que le physique métissé et sexy de la chanteuse de San Diego ne laisse pas indifférent. Et sa voix non plus ! Ses premières paroles seront un peu laborieuses sur le premier morceau mais au fur et à mesure des couplets, la machine va doucement se mettre en marche pour laisser place à un véritable « bulldozer vocal » qui va littéralement écraser le public et même ses partenaires musicaux ! Oubliez les voix plutôt "sucrées" que l’on a l’habitude d’entendre depuis quelques années dans le metal féminin, et dirigez-vous plutôt vers des registres nettement plus agressifs, plus heavy, plus puissants, des registres que l’on a plutôt l’habitude de retrouver chez des… hommes! On la compare souvent à Ronnie James Dio et c’est vrai que les ressemblances sont évidentes mais Veronica a un petit quelque chose qui la différencie de notre elfe préféré sur scène : de la rage ! En live, tant au niveau gestuel que vocal, c’est vraiment évident et… impressionnant ! Impressionnant que de la voir se donner entièrement à chaque instant, s’égosiller à quelques centimètres de vous, les nerfs tendus, les poings serrés, les veines totalement ressorties ! Le genre de truc que l’on ne retrouve que chez des gens comme Angéla Gossow, c’est dire ! Durant tout le set, la belle va arpenter la scène de long en large avec une gestuelle des plus félines et sexy qui fait irrémédiablement songer à Tina Turner. On pense aussi à Doro dans sa façon d’aborder ses relations avec le public : toujours en avant, le plus prés du public, un sourire permanent aux lèvres et des mercis plein la bouche. Les mains se tendent. Constamment. Des deux côtés de la scène. Même s’il n’y a pas grand monde ce soir et que dans le public, certains étaient certainement venus en curieux (Moi par exemple !), Véronica semble mettre un point d’honneur à se donner totalement durant tout le set. Et l’on ne pourra pas l’en blâmer ! Néanmoins, tant de fougue en une seule personne fait que l’attention des gens semble constamment accrochée au regard de la chanteuse et à ses moindres gestes mais il ne faut pas surtout pas oublier qu’il y a tout de même un groupe à ses côtés ! Même s’il faut avouer que cela doit être plutôt difficile d’exister scéniquement lorsqu’on a quelqu’un du calibre de Véronica à ses côtés ! Et avec un son pareil, on part déjà avec un handicap ! Néanmoins, les musiciens de Benedictum sont loin d’être que de simples accompagnateurs. Sans avoir affaire des gars très "techniques", ils parviennent tout de même à tirer leur épingle du jeu, notamment le guitariste Pete Wells qui, sans avoir un style des plus flamboyants, va nous offrir quelques jolies interventions. Quand il parvenait à éviter d’enrouler son jack autour de son retour pour l’entraîner au milieu de la scène ! En ce qui concerne la setlist, peu de surprises : avec un seul album à son actif, Benedictum n’a pas vraiment le choix et est forcé d’y puiser l’intégralité des morceaux interprétés. Néanmoins, à mon avis, certains titres passent mieux l’épreuve de la scène que d’autres : je pense notamment à "Wicca", "4", Walkyrie Rising » ou "Benedictum". Sans oublier les deux reprises du Sabbath, "Heaven and Hell" et "The Mob Rules", présentes sur l’album, et qui, bien évidemment, cartonnent en live. En un peu plus d’une heure, la messe est dite et la bénédiction donnée, Benedictum quitte la scène après un dernier salut au public. Nous quittons la salle quelques minutes plus tard pour Breda car demain, le Arrow nous attend !
En définitive, impression un peu mitigée pour cette première prestation de Benedictum en terres flamandes. Déception bien évidemment liée à la médiocrité du son. Si ce dernier avait été un peu plus "potable", nuls doutes que le quintet de San Diego aurait davantage tiré son épingle du jeu. Néanmoins, la soirée aura permis de découvrir en chair (!) et en os celle qui m’avait quelque peu surpris sur "Uncreation" par la qualité de sa voix. Véritable diamant brut, Véronica Freeman demeure l’atout majeur de cette formation. Sans elle, le groupe ne serait qu’un énième groupe de Power Metal parmi tant d’autres. Et cela, ses comparses le savent certainement !

Looner


MORBID ANGEL + guests - Sint-Lievens-Houtem (Belgique)– 19 août 2006


Alors que nous étions tous en vacances, Christophe, guitariste/chanteur du groupe SCARVENGER, est allé faire un saut en Belgique pour assister à ce concert de MORBID ANGEL, marquant la fin de leur tournée des festivals 2006. On passera sur les groupes belges de première partie (THANATOS, HEADMEAT, SUHRIM, WELKIN) pour directement lire les impressions laiséées par Tophe sur le show des Américains... Merci à lui !
(Will)

Le line-up de l'album Domination était de retour pour fouler les scènes européènnes. Que dire? C'était grandiose de voir David Vincent, Pete Sandoval, Trey Azagtoth et Eric Rutan de nouveau réunis pour nous balancer tous les classiques des 4 premiers albums de l'Ange Morbide.

Ils démarrèrent sur les chapeaux de roues avec Rapture et Pain Divine , et tout y passa : Where The Slime Live, Dominate (oui!!),Day of Suffering, Immortal Rites, Chappel of Ghouls, Lord Of All Fevers and Plague, Maze Of Torment, Evil Spells, et en rappel God Of Emptiness et World Of Shit (The Promised Land).
Ils m'ont fait super méga plaisir en reprenant " Fall From Grace " (OOUUIII !!!), morceau que je n'avais pas entendu en live depuis la tournée "Blessed are the Sick" en 1991... 

Bref sur scène ce fut une tuerie. David Vincent est vraiment très causant avec le public, harangue la foule comme jamais pour faire monter la pression, le public (plus de 300 personnes) chaud comme de la braise s'enflamma à chacune de ses interventions.
Trey, fidèle à ses poses et gimmicks, distilla parfaitement ses solos mais il faut l'avouer, Eric Rutan a bien plus de charisme et ses solos joués à la perfection et son coup de poignet dévastateur en rythmique fit de lui l'attraction principale du show avec David.
Et ce bon vieux Pete ? Et bien blanc comme un mort derrière ses fûts (comme d'hab à moitié stone - Mdr) mais il délivra une fois de plus une grosse démonstration de son talent de cogneur.

On pouvait voir au stand merchandising de Morbid un certain Nick Barker, ancien frappeur de Cradle Of Filth et Dimmu Borgir se faisant chier à vendre des tee-shirts (NdWill : il est maintenant tour manager pour le compte du Metallysée). Putain mais c'est pas là ta place mec ! Quel gâchis de voir ça, et nous qui cherchons un batteur, j'suis bien dég de voir un type de sa trempe en être là.

Bref, soirée excellente, on en redemande tous les jours des shows de cette qualité !!!

Scarventof


Tremplin Raismesfest 2006 - Raismes, salle des fêtes– 20 Mai 2006


Amuse-gueule ou prélude au Raismesfest Festival qui aura lieu les 9 et 10 septembre prochains, le Jumpin’Raismesfest avait lieu ce samedi 20 mai dans la salle des fêtes de Raismes, endroit qu’on commence à plutôt bien connaître depuis quelques années. Pour celles et ceux qui auraient raté l’édition précédente, rappelons que cette manifestation a pour but de désigner le groupe qui ouvrira le festival, ainsi que deux autres formations qui joueront sur la scène "Découvertes". L’année dernière, c’était Oxees qui avait réussi à tirer son épingle du jeu pour aller se défouler sur la grande scène avec sa fusion survitaminée. Aujourd’hui, bien qu’ils ne soient pas en lice pour le tremplin, les Valenciennois sont bien présents dans la salle mais pour clore la soirée. Autant dire que l’ambiance risque d’être assurée dans les heures qui suivent !
En pénétrant dans la salle des fêtes, petit constat : l’endroit est bien loin d’être rempli en ce début de soirée et c’est véritablement devant une audience des plus clairsemées que Lopsided entame sa prestation d’un peu plus d’une vingtaine de minutes (le temps imparti pour chaque groupe). Plutôt curieux de retrouver cette formation valenciennoise à ce concours puisqu’ils étaient déjà présents sur la scène "Découvertes" du Raismesfest 2005 …
Leur prestation festivalière de l’année dernière ne m’ayant pas plus convaincu que cela, j’avoue que je m’attendais à squatter le bar mais finalement, ce soir, tout cela me parait moins ennuyeux que la fois précédente. Malgré des petits problèmes de son en début de set, le groupe semble avoir bien progressé et sans être franchement amateur de leur rock-metal aux multiples influences, tout cela se laisser écouter. Dommage pour eux, c’est véritablement lorsqu’ils ont quitté la scène que le public a commencé à entrer en nombre dans la salle (n’y voyez surtout pas une relation de cause à effet !).
Lopsided parti, c’est au groupe Anachronia d’occuper la scène. Auteur d’un premier album prometteur et d’une ouverture remarquée du concert d’Epica en avril dernier sur ses terres, la formation lilloise faisait partie, sur le papier, des potentiels gagnants de cette manifestation. Malheureusement, dès le premier morceau, les espoirs semblent s’envoler. Essentiellement à cause d’un son défaillant et peu puissant ne permettant pas à la musique du groupe de décoller. Pire, il faudra de longues minutes avant que le chanteur ne récupère du son pour pouvoir s’exprimer. Fatalement, tout cela va plomber un set qui ne parviendra jamais à décoller véritablement. Et pourtant, à l’écoute, on sent bien qu’Anachronia a du potentiel à exprimer mais ce soir, les conditions ne semblent pas vraiment réunies pour cela. Dommage !
Le temps d’aller prendre une bière et c’est au tour de Kill For Peace de s’emparer de la petite scène de la salle des fêtes de Raismes. Et là, c’est une des petites claques dans la tronche de la soirée ! Jeune formation issue du bassin valenciennois, Beber, Mimil et compagnie ont décidé de réveiller le tremplin un poil endormi avec la prestation mitigée d’Anachronia. A gros coups de riffs bien puissants ! Pratiquant un hardcore old-school, pas novateur pour un rond, mais bien pêchu, les Kill For Peace se sont bien entendus pour mettre le feu ! Dans un premier temps sur la scène seulement car dans le public, ils étaient nombreux à garder leurs distances ! Distances que Renaud, le chanteur, a tenté de réduire un peu en descendant vers eux pour s’égosiller mais sans succès. Seuls les amis et fans du groupe sont vite rentrés dans le trip en venant se défouler sur le devant puis carrément sur la scène elle-même ! Assurément une des bonnes petites surprises de la soirée !
Difficile de succéder à une telle débauche d’énergie et pourtant, peu après, Klaws ne va pas vraiment donner dans la figuration. Donnant dans le neo-metal (bien que la musique distillée par le groupe me semble dépasser les frontières du genre), cette formation belge va nous offrir une prestation des plus intéressantes. Les membres du groupe sont des habitués de la scène et cela se voit : l’interprétation est franchement carrée, très pro et les riffs, tout comme le chant, cognent. Là, on sent que l’on est monté d’un cran et que le niveau est franchement supérieur à ce que l’on a pu entendre depuis le début de la soirée. Le groupe qui m’a laissé, à ce stade du concours, la meilleure impression.
Avec Cristal, on change complètement de registre pour s’aventurer vers du "metal néoclassique" (j’ai toujours adoré toutes ces appellations !). Au moment où les musiciens déboulent sur scène, j’avoue que tout cela me fait un peu peur : le chanteur avec son sweat blanc et sa jolie croix autour du cou, le guitariste avec sa petite chemise blanche ouverte "négligemment"… Rhalala, cela part mal tout cela : pendant un court instant, j’ai l’impression d’assister à un casting pour l’émission de Pascal Sevran… Mais, heureusement, comme dit le proverbe, l’habit ne fait pas le moine, et sous leur allures de garçons bien gentils, les jeunes de Cristal balancent un metal mélodique plutôt sympathique qui, sans éviter les clichés (z’ont pas inventés l’eau froide non plus…), offre une petite bouffée d’air frais à ce concours. Cela joue plutôt bien, notamment le guitariste qui nous a gratifié de jolies interventions tout au long des morceaux. On passera quand même sur ses poses style "regardez-moi bien, je joue au guitar hero !" adoptées trop souvent durant le concert. Dommage aussi que le chanteur ait été un peu à la ramasse sur certaines montées vocales. Un des groupes les plus sympas de la soirée tout de même.
Il est près de 22h30 lorsque les musicos de Marlyn’s déboulent sur scène en balançant un tonitruant "de la bière, du sexe et du rock’n’roll !!". Le ton est donné ! Là, on a affaire à un groupe originaire d’Arras qui joue un rock’n’roll bien graisseux que ne renierait pas un certain Lemmy mais avec tout de même une touche bien plus fun. Ici, le sérieux n’est pas vraiment de mise, le groupe est là pour s’amuser et le fait bien ressentir au public présent. Il va nous balancer en quelques dizaines de minutes un set plutôt énergique, sans fioritures, auquel on ne peut qu’adhérer. Un des bons moments de la soirée !
Ce n’est pas un fossé qui sépare Marlyn’s de Fallacious World, le groupe suivant, mais un véritable gouffre ! D’un rock’n’roll bien déjanté des plus funs, on passe à un  "rock gothique" plutôt sombre (vous me direz, la musique gothique, c’est rarement joyeux…). Pas vraiment la bonne soirée pour ce groupe valenciennois qui aura de gros problèmes de son durant la totalité de son set. J’avoue ne pas avoir trop accroché à la musique de cette formation et surtout à son trip. Pire, le chanteur frise le ridicule : comment peut-on faire croire  à un public que l’on vit ses chansons en prenant d’abord une attitude "je porte tout le malheur du monde sur le dos" puis, lorsque le morceau est terminé et que les potes dans la salle applaudissent, sourire béatement d’un air de dire "merci, merci, z’avez-vu comme je le fais bien le gars qui a tout le malheur du monde sur ses pompes ?".
Fallacious World parti, les derniers à fouler la scène raismoise avant les délibérations du jury du Tremplin seront les Boulonnais déjantés de Tronckh auteur d’un premier album appelé "L’empire contre un packh" ! Tout un programme ! Drôle de mixture que leur "deglingo-core" : on a un peu de mal à se retrouver dans ce vaste portnawak sonore composé de fusion, de metal et d’on ne sait trop quoi ! Mais force est d’admettre que le groupe ne laisse pas indifférent, notamment à cause de la fougue scénique de son chanteur, véritable pile électrique sur pieds. Une formation qui n’aura tout de même pas franchement recueilli les faveurs du public…
Les huit groupes participants à ce second tremplin du Raismesfest étant tous passés, c’est au tour des gagnants de l’édition précédente, Oxees, de monter sur scène afin de clôturer la soirée au niveau des concerts. On commence à bien les connaître les Valenciennois d’Oxees depuis quelques temps avec leur "pueril-core". Sur scène, c’est toujours la même bonne humeur qui est de mise en avant avec une grosse envie de déconner. Des "Charlots sous amphéts" en somme ! Là encore, ils vont s’évertuer à mettre l’ambiance comme à leur habitude, à coups de compos marquées par des riffs énergiques. Avec brio puisque dans les dernières minutes du concert, ils parviendront même à faire monter quelques éléments du public pour participer à leurs délires. Néanmoins, sans aller jusqu’à dire que les autres musiciens soient statiques (loin de là !), il faut quand même reconnaître que le groupe possède un atout scénique de poids avec leur bassiste qui n’arrête pas de parcourir tous les recoins de la scène en alternant grimaces et sourires. En définitive, une bonne prestation, bien que courte (une trentaine de minutes), de cette formation qui reste une des valeurs sûres de la scène locale.

Le temps de se taper une bière et les résultats sont prononcés : c’est Marlyn’s qui remporte ce second Tremplin et s’offre par là même l’occasion d’ouvrir la prochaine édition du festival. Victoire plutôt méritée pour les Arrageois au vu de leur prestation. La seconde place revient aux Bruxellois de Cristal dont le style mélodique semble avoir eu les faveurs d’une bonne partie du public. Un groupe qui ne dépareillera pas vraiment par rapport au reste de l’affiche du dimanche. Pour la seconde place sur la scène "Découvertes", je dois dire que je m’attendais à la victoire d’un Klaws voire d’un Kill For Peace mais ce seront finalement les Boulonnais de Tronckh qui vont s’emparer de la troisième marche du podium. Choix qui a semblé plutôt discutable pour une partie du public qui ne s’attendait pas vraiment à les voir rafler cette dernière sélection.

Au final, une bonne petite soirée avec une affluence plus que convenable (près de 250 personnes) et un plateau plus relevé que l’année dernière. De bonnes petites découvertes avec Kill For Peace, Klaws ou Marlyn’s qui devrait faire une bonne ouverture de festival. Reste à espérer que ce Tremplin augure un paquet de bonnes choses pour le Raismesfest en septembre ! La soirée s’est poursuivie avec une « metal party » mais sans nous car les bornes pour rentrer, elles ne se font pas toutes seules !

Looner


Showcase Patrick Rondat - Condette, salle polyvalente du « Petit Bois » – 22 Avril 2006


La municipalité de Condette, un petit patelin près de Boulogne-sur-Mer, organise depuis trois ans une manifestation appelée "Week-end de la Guitare" en relation avec l’école de musique locale. Au menu : des ateliers, des concerts et des masterclass. Cette fois, l’invité principal des sessions était Patrick Rondat, un habitué de ce genre de démonstrations.
En arrivant, peu avant 21 heures, devant la salle flambant neuve du "Petit Bois", on ne peut pas dire que le monde se soit pressé pour cette démonstration. Hormis trois ou quatre personnes qui attendent devant la porte, il n’y a pas foule. A l’intérieur, une petite scène fait face à plusieurs rangées de sièges mis un peu en hémicycle. Le matos de Patrick est déjà installé : juste un ampli et une sono. Pas de partenaires ce soir pour l’accompagner : l’homme sera seul ce soir et c’est bien dommage puisque lors d’autres masterclass, il lui arrive souvent de jouer avec des élèves. A peine le temps de demander une autorisation de prendre des photos à Patrick, par l’intermédiaire du responsable de la manifestation, que la salle se remplit avec peut-être une bonne centaine de personnes. Peu d’amateurs de metal dans le coin, hormis les membres du groupe Amethyste et quelques autres : il faut dire qu’il n’y a pas vraiment eu de publicité sur les supports habituels. La salle est plutôt composée d’élèves de l’école de musique, de leurs parents et d’habitants de Condette. Vers 21 heures, Patrick monte sur scène et explique le programme de la soirée : deux parties instrumentales entrecoupées d’une petite causerie où chacun pourra poser les questions de son choix.
La première partie de la démonstration, débutée par "Donkey’s Island", fait la part belle aux compositions tirées du dernier album solo en date, "An Ephemeral World". Toutes les parties rythmiques sont passées via un cd et Patrick cale ses parties instrumentales par-dessus. Inutile de dire que cela reste impressionnant de le voir "balader" ses doigts sur le manche. Tout semble si facile à le regarder ! Bizarrement, le guitariste nous place son "Vivaldi Tribute" à la fin de cette première partie alors qu’on l’aurait plutôt attendu à fin de la seconde. Néanmoins, nuls doutes que ce morceau terrible a du faire son petit effet dans le public. Après cette première démonstration s’ensuit une discussion plutôt intéressante qui va durer plus d’une demi-heure. Curieusement, la majeure partie des questions ne viendra pas des adultes mais plutôt de quelques jeunes présents dans les premiers rangs (notamment d’une gamine d’une dizaine d’années vêtue d’un t-shirt Slayer qui n’arrêtait pas de le questionner !). Patrick répondra longuement à chacun en expliquant pêle-mêle ses débuts "tardifs" à la guitare, ses influences, sa façon de travailler, ses rencontres (Joe Satriani ou Michel Petrucciani notamment) ou ses projets (la sortie prochaine d’un album de musique classique mêlant guitare et piano). Des choses plus anecdotiques aussi : l’âge du bonhomme (on a peine à croire que le monsieur tape, sous ses allures d’éternel adolescent, les quarante-cinq piges !) ou le pourquoi de la présence du "Vivaldi Tribute" sur l’album "Amphibia"  (à l’origine une idée de Jean-Michel Jarre et non de Patrick lui-même).
Après le feu des questions, le guitariste reprendra son instrument pour nous ressortir quelques petites "vieilleries" selon ses propres termes, notamment quelques extraits de l’album "On The Edge" : "Why Do You Do Things Like That ?" sur lequel il s’écartera légèrement sur le côté de la scène au moment des passages où Didier Lockwood et Michel Petrucciani entament chacun leurs parties instrumentales et "Our Paths Crossed" dédié à sa famille présente dans la salle ce soir-là. Le responsable de la manifestation viendra ensuite sur la scène pour clore la soirée, remercier le guitariste et lui offrir quelques cadeaux  (c’est bien Patrick, t’as l’air super content avec ton bouquet assortie à ton t-shirt !!) Après quelques minutes de pause, Patrick reviendra dans la salle pour une séance de dédicaces et de photos avant de repartir vers Paris.
Une bonne petite soirée en définitive avec un Patrick Rondat plutôt accessible, très disponible, se mettant au niveau des modestes auditeurs que nous étions. Pas de frime, pas d’épate, juste un très grand musicien venu montrer l’étendue de son talent, nous expliquer sa démarche musicale sans artifices. Ceux qui étaient dans la salle et qui ne connaissaient pas ont dû faire une bonne découverte. Pour les autres, ce fut la confirmation que Patrick Rondat est un grand monsieur de la guitare. Tout simplement.

Looner


Crucified Barbara / 18 Avril 2006 – Salle Des Pipots – Boulogne-Sur-Mer 


Ils sont rares désormais les groupes étrangers à tenter l’aventure d’une tournée à travers le territoire français. Une date à Paris, une autre à Lyon ou à Strasbourg parfois et bye-bye retour vers les pays frontaliers comme à l’habitude. Alors, lorsqu’un groupe, les Crucified Barbara en l’occurrence, décide de sillonner les routes de l’hexagone pour une bonne dizaine de dates, après un premier passage quelques mois auparavant, difficile de résister à l’appel de ces nouvelles sirènes suédoises. D’autant que la tournée prévoyait une halte à une petite trentaine de kilomètres de chez moi, à Boulogne-sur-Mer plus précisément.
Le concert a lieu dans la Salle des Pipots, un ancien cinéma d’art et d’essais transformé en petite salle de manifestations culturelles en tout genre (théâtre, concerts, etc..). Plutôt marrant de revenir en ce lieu puisqu’une bonne partie de l’endroit (là où se trouvent désormais le bar et les backstages!) était occupée, quelques années auparavant, par l’ancienne cafétéria de la fac d’Histoire où je faisais mes études. En tout cas, heureusement que nous avions pris nos places quelques jours auparavant car le concert est sold-out ! Bon, il faut relativiser la chose : la Salle des Pipots, ce n’est que 150 places au maxi, ce n’est pas non plus Bercy ! Néanmoins, nul doute que tout cela a du faire bien plaisir au groupe. De plus, l’antenne locale de France3 avait envoyé une équipe pour interviewer les filles et prendre quelques images du concert. Peu avant 21 heures, nous pénétrons dans la salle pour nous apercevoir que les rangées de sièges sont encore présentes ! Un peu étonnés, nous parvenons sans soucis à prendre deux places au premier rang. Sur la scène, le matériel est déjà installé, ce qui nous conforte dans l’idée qu’il n’y aura pas de première partie ce soir. Etant donné que le répertoire des filles, essentiellement composé des titres de leur premier album et de quelques reprises, n’est pas vraiment des plus étoffés, on est au moins certain de ne pas se coucher tard !
Quelques minutes plus tard, les Crucified Barbara investissent la scène avec le morceau "Play Me Hard". Au moment où les premières notes de guitares résonnent dans la salle, nous nous levons pour nous apercevoir… qu’à part un gars assis à nos côtés, tout le monde reste assis derrière ! Je peux vous dire que, dans ces moments là, on se sent bien seuls, bien cons et on repose gentiment ses fesses sur son siège en se demandant ce que l’on fout là ! Heureusement, dès les morceaux suivants, le public va commencer à se lever et donner peu à peu de la voix ! Il faudra tout de même encore quelques minutes pour que quelques téméraires oublient les rangées de sièges et commencent à s’approcher de la petite scène. Ayant eu, quelques temps auparavant, quelques échos assez mitigés quant à la qualité de leur prestation sur certaines dates, je dois avouer que j’avais quelques appréhensions pour cette soirée. Que nenni ! Même si l’on a pas affaire à un groupe des plus transcendants, les Crucified Barbara nous délivre ce soir un set plutôt sympathique, à l’image des sourires largement arborés par les demoiselles. Comme je l’ai précisé auparavant, l’essentiel des morceaux joués est tiré de leur premier et unique album "In Distortion We Trust", le tout agrémenté de quelques reprises ("Shout It Out Loud" de Kiss, "Working Man" des American Dogs et le terrible "Killed By Death" de Motorhead). On regrettera tout de même l’interprétation de ces dernières en plein milieu de set plutôt qu’en rappels, ce qui casse un peu le rythme de la prestation ! Ce dernier morceau de Motorhead aura tout de même permis à Mia de lâcher sa guitare quelques minutes et de s’emparer du micro pour s’égosiller sur le devant de la scène avec quelques fans. Incontestablement le personnage le plus dynamique du groupe avec Nicki, la batteuse, la jolie brune semble de plus en plus à l’aise dans son rôle de "frontwoman", ce que je ne manquerais pas de noter quelques jours plus tard lors du concert suivant au Pestpop. A noter qu’une nouvelle composition, "Burned to be Evil", à paraître sur le prochain album, a été jouée ce soir.
En à peine plus d’une heure, la messe est donc dite et les filles quittent la scène devant un public plus que conquis. Prestation assez convaincante ce soir bien que courte pour une tête d’affiche. Mais peut-il en être évidemment autrement avec un jeune groupe en devenir avec seulement un album au compteur ? Image qui résume bien cette situation : au moment où le set s’est terminé, nous regardions notre montre et avons croisé le regard d’Ida, la bassiste, qui nous fait une petite moue et un sourire d’un air de dire "ben oui, désolée, mais on peut vraiment pas en faire plus…".
Dans les minutes qui ont suivi, les filles sont quand même restées un long moment derrière le comptoir de l’accueil pour des dédicaces et autres photos jusqu’à ce que la majeure partie des fans soit partie. Au grand dam de certaines parties charnues de mon anatomie copieusement pincées par les doux doigts de Loonerette qui ne se privait pas de me faire souffrir à chaque fois que mon regard tombait malencontreusement sur les filles complètement arc-boutées sur le comptoir pour les dédicaces ! Dès que le monde eût quitté la salle, les Crucified Barbara sont reparties vers leur camionnette. En chantant a capella dans les rues de Boulogne-sur-Mer…

Looner


Showcase Amethyste - Boulogne-sur-Mer, Forum des Loisirs – 11 Février 2006


"Mamaaaaaan !! C’est qui les gens à longs cheveux qui font du bruit au fond du magasin ?", "Comment peut-on écouter de la musique pareille ? C’est du bruit !", "Bon, on s’en va, prends ton cd de M.Pokora, c’est trop bruyant ici!" Voici quelques petites remarques bien subtiles qui ont, peut être, été prononcées au moment où les premières notes de "World of Perverstemptation" ont surgies du fond du magasin et couvert le brouhaha des clients à la recherche du dernier Lori ou du double dvd de Brice de Nice.
En effet, ce samedi 11 février, le groupe de death metal Amethyste organisait un petit showcase dans un commerce de Boulogne-sur-Mer, le Forum des Loisirs, afin de présenter son petit dernier, le fameux "Thrown Off Balance", sorti quelques jours plus tôt. Une présentation "à la maison", si l’on peut dire, puisque le groupe est originaire de l’agglomération boulonnaise.
Au fond du magasin, des présentoirs avaient donc été écartés afin de laisser un peu de place au groupe et à son matériel. Jouer sur de la moquette, entre la dernière livraison du Quid 2006 et les gondoles de cds de rap et de musique classique, ce n’est pas des conditions de concert exceptionnelles cela, ma brave dame ?? Pas de batterie, juste un kit électronique qui se révélera bien suffisant pour la démonstration. Sur le côté, une petite table qui fait office de stand de merchandising avec les cds et les t-shirts du groupe. Niveau public, quelques dizaines de personnes attendent le début du set pendant que les musiciens montent le matériel. Lorsque ces derniers sont prêts, la "douce voix" d’une employée nous présente le groupe et Amethyste de nous emmener, durant une quarantaine de minutes,  à la découverte sonore de leur premier album. Six titres seront interprétés cet après-midi, les six premiers de leur production. Une bonne occasion donc pour les gens présents d’écouter "live" ces morceaux dans un lieu inhabituel avant que le groupe n’aille les délivrer sur de véritables planches. Malgré les conditions acoustiques qu’offre l’endroit, le son est plutôt correct. Sur scène (!), on remarquera l’extrême concentration des musiciens ou leur côté statique, c’est selon : ils sont, en effet, rares les moments où ils relèvent le nez de leurs instruments ! Seul le bassiste Xav se déchaînera, par moments, sur le côté, à proximité de la fameuse pile de Quids citée plus haut. Le public, en grande partie composé d’amis et de fans, a eu l’air de plutôt bien apprécier la prestation et ils semblaient être nombreux à être repartis avec un t-shirt et un cd. Dans les rayons alentours, il ne faut pas se leurrer, c’était plutôt l’indifférence qui régnait parmi les clients du magasin. Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir, Amethyste nous a fait passer un bon moment cet après-midi et il nous tarde de découvrir la formation sur une véritable scène. Vite, vite, des dates de concerts pour Amethyste !

Setlist : World of Perverstemptation, Thrown off Balance, Instrumental, I am, Control the Masses, Modern Times Syndrome

Looner




ALIEN(N)ATION FESTIVAL IV
St André (Lille) – 7/8/9 avril 2006

RETROUVEZ TOUTES LES PHOTOS de la 3ème journée dans la rubrique Photos du site !

Vendredi 7 avril 2006
(HED)P.E. – UNSWABBED – SIKH – KEISHAH – (TRI)BALLES - TRONCKH

Putain, (HED)PE, je n'ai jamais rien vu d'aussi piteux en live !!!
 
Le rap mixé au Métal me fait vraiment gerber !!! Et le chanteur est vraiment un gros con, irrespectueux... même si certaines de ses vannes étaient évidemment à prendre au 8ème degré...
Un gros con de Ricain qui a la grosse tête, alors que son groupe derrière, c'est de la merde en tube. Jamais vu ça... enfin si, dans le Rap justement !

Quant au reste des groupes, toute cette daube néo ne mène vraiment plus nulle part et je n'ai même pas envie de les nommer... Tout se ressemble et tous ces groupes misent leur style uniquement sur la rythmique, sans aucune musicalité derrière. Ils savent ce que c’est qu’un refrain et un couplet, ces gens-là ?!!

Dommage tout de même pour UNSWABBED avec cette façade qui a claqué sur leur dernier titre, car c'était quand même pas mal même si le son était beaucoup trop fort (d'où ce problème ?)...

Heureusement qu'y avait mes potes pour se marrer et boire des bières pour oublier tout ça !
Ca sera beaucoup mieux samedi à priori, puisque l'affiche est quand même plus métal !!!
 

Samedi 8 avril 2006
THE OLD DEAD TREE – MANIMAL – TANG – COMITY – HAPPY FACE – ZOE – MYSTICA – THURISAZ

Rebelote avec pas mal de groupes très passables, notamment un certain TANG, groupe d'emo post-core complètement pourri, soporifique au possible ! Je n'ai pas pu voir THURISAZ et MYSTICA, mais d'après ce que m'ont dit les gens qui étaient déjà là, c'était très bien...

Une belle claque dans la gueule avec le stoner / rock de ZOE, que je reverrai avec plaisir... Ca fait du bien un groupe qui sait composer de vrais morceaux rock n' roll, après toute cette daube néo qu'on nous a servi pendant 2 jours !

Une déception aussi en ce qui concerne les grindeux de HAPPY FACE qui ont un style un peu plat, et jouer du grind dans une salle de 1000 places où il n’y a que 100 personnes à tout casser, c’est inapproprié. A revoir donc dans d’autres conditions plus intimistes mais comme sur disque, le groupe a encore des progrès à faire dans la composition pour être plus intéressant.

Heureusement, MANIMAL a sauvé la journée par un set ultra carré et très énergique, bourré d'adrénaline, avec en plus un son d'enfer. La voix du chanteur est insupportable mais il maîtrise le mec... Merde, moi, sur du death, faut une grosse voix, pas le frère du chanteur de Black Bomb Ä ! Ceci dit, le groupe a proposé un set très intense, avec de super riffs qui envoient bien, même si le côté de Psykup un peu néo n’est pas très éloigné… Une belle surprise en attendant. Le public a été unanime pour les désigner grands gagnants de la journée.

Quant à THE OLD DEAD TREE, ces mecs jouent très bien mais sont en quelque sorte des sous-Paradise Lost et parfois, on était limite endormissement... Mention spéciale quand même pour l'apparition tout en finesse d'Asphodel, chanteuse de Nowonmaï, sur un titre. Très beau ! Heureusement, ces mecs possèdent une arme fatale : leur chanteur, qui est très bon et charismatique, et de bien bons riffs death quand même quand ils s’énervent un peu. Le batteur est aussi très bon ! Pas étonnant qu’ils rencontrent le succès cependant.

Dimanche 9 avril 2006
MONSTROSITY – DEEDS OF FLESH – VILE – IMPALED – DSK – PITBULLS IN THE NURSERY

Aujourd'hui, c'était la journée Brutal Death, et je dois dire que l'ambiance est montée d'un cran, avec pas mal de monde (rassurant), tout ceci étant relégué dans la petite salle de 300 places, ce qui n’est pas plus mal...

PITBULLS IN THE NURSERY :
Impeccable, terrible de bout en bout ! De la technique, puissant, du feeling dans les parties à la Death, de très bon soli et un chanteur assez impressionnant ! Mention très bien mais 30 minutes pour un tel groupe, c'est vraiment trop peu... A revoir de toute urgence !
Setlist : Intro, Lunatic Factory, Impact , Corrupt TV, In My Veins, Calibrated, W.Crew, Strong.

DSK :
Les mecs égaux à eux-mêmes, c'est-à-dire un set ultra puissant, grindcore oblige ! Un groupe toujours plus énergique, avec des gars qui descendent carrément dans le public pour continuer de jouer au milieu des pogos... Excellent mais avec une ambiance un peu en-dessous de Pitbulls ; pas facile de passer après une telle déferlante d'autant que le style de DSK est quand même plus primitif...
Setlist : Alive, The Shell, MOPS, With My Organs, The Beast, De Profundis, My Reason To Kill.

IMPALED :
Critiqués pour être des clones de CARCASS, ce qui est vrai d'ailleurs (lol…), ce groupe a complètement foutu le feu dans la salle car leurs compos sont tout bonnement excellentes, et ça joue à la perfection ! Les intros pathologistes, les 3 voix à la Carcass justement, des riffs implacables, tout y était !!! La grosse claque de la journée avec Vile... 10/10 !!! Aussi bons en live que sur disque !
En plus, backstages, ces mecs sont de vraies crèmes, super avenants et sympas !
Setlist : Goreoverture/Mondo Medicale – Gutless – Theatre Of Operations/Preservation Of Death – Faeces Of Death – Dead Inside – Raise The Stakes – Operating Theatre – Critical Condition/The Dead Shall Dead Remain.

VILE :
Un set un peu plus poussif au début de la part des Californiens, mais une fois le son stabilisé, la grosse claque avec un public démonté ! Faut dire que quand on a un batteur de la trempe de Reno Killerich (ex-DIMMU BORGIR) derrière les fûts, la rythmique est plombée ! Du putain de brutal death, exécuté à la perfection, avec une alternance de passages assez old school, mid tempo, et des blasts dévastateurs ! La deuxième grosse claque d'autant que le chanteur est un vrai possédé.
Setlist : Devour, Deafening Silence, Depopulate, Sentenced To Live, Terminal Existence, Unit 731, Butchered, New Age Of Chaos, Abort (The Fetus).

DEEDS OF FLESH :
Le problème de la journée. En fait, comme tous ces groupes ultra techniques et brutaux, faut s'accrocher pour se prendre un tel mur dans la tronche si on ne connait pas les titres. Le son est parfait, pas de souci, ça joue à la perfection avec une précision diabolique, mais le style du groupe est vraiment trop "clinique", et tous les titres se ressemblent trop pour que ça décolle vraiment. Le public préfère aller boire un coup, tout comme moi... J'aurais préféré voir un IMPALED jouer plus longtemps à leur place...

MONSTROSITY :
Malgré un horaire décent quand les mecs arrivent sur scène (22 h), le public, pour cause de retour sur Lille et de boulot ou d'école aujourd'hui, commence à repartir et le groupe finira son set devant 50 personnes. Dommage mais c'est comme ça ! Ceci dit, les Floridiens ne s'en laissent pas compter et assurent leur set, mettant une bonne pagaille dans le pit au début. Le nouveau chanteur a un style proche de Cannibal Corpse, mais il manque de charisme pour vraiment se mettre le public dans la poche. Derrière, ça envoie du bois sévère, Lee Harrison martelant ses fûts sans fausse note et le revenant Mark English à la gratte, nous en met plein la vue avec ses soli cristallins, bien que pour moi, son son en solo n'est pas trop approprié avec le style death metal de Monstrosity. Le bassiste Mike Paggione est un phénomène et n'arrête pas de nous sortir des tappings, pour un résultat très convaincant ! Du très bon Monstrosity, qui rallongera son set de 15 bonnes minutes pour faire plaisir aux derniers die-hard fans du groupe !
Setlist : Intro, Definite Inquisition, Abysmal Gods, Final Cremation, Rise To Power, Ceremonial Void, The Angels Venom, Pillars Of Drear /Guitar solo, Fatal Millenium / Drums Solo, The Exordium, The Hunt, Destroying Divinity, Suffering To The Conquered, Imperial Doom, Shadow Of Obliteration, Chemical Reaction.

Conclusion:
Une très bonne journée, avec des batteurs d’exception dans tous les groupes le dernier jour, pour clore un festival usant pour les organismes et les bourses et qui aura une fois de plus été casse-gueule pour ALIEN ASSO au niveau des entrées avec surtout pas mal de groupes dispensables le vendredi et le samedi. La prochaine fois, vu que c'est ce qui attire pas mal de monde, on espère que la journée death metal sera le samedi soir ! Un grand bravo néanmoins à toute l'organisation qui a fait un travail monumental sur plusieurs jours non stop pour proposer un festival digne de ce nom aux nordistes, avec de superbes conditions d’accueil et de sono /lights, sur deux scènes, le tout avec un prix d’entrée décent vus les moyens engagés. 

Donc une seule chose à rajouter : les absents de ce week-end, fallait se bouger le cul !!!!!!! Ne venez pas chialer si Alien met la clef sous la porte d'ici peu, car au train où vont les choses (échec de Cryptopsy, échec de ce festival en 2 mois...), l'asso ne pourra pas tenir longtemps comme ça ! Or ils sont les seuls sur Lille et environs à essayer encore de proposer des choses intéressantes et une bonne organisation !!! Peu importe le prix, pourvu qu’on ait l’ivraie… 

Respect, messieurs, dames. Juste un petit conseil d'ami : moins de néo / hardcore la prochaine fois et plus de vrai métal, car sinon je déserterai les autres jours si c'est encore comme ça l'an prochain !!!

Will Of Death